Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fimbrine n.f.

fimbrin

Protéine de masse moléculaire 68 kDa présente dans les microvillosités des cellules, où elle s'attache à des molécules d'actine.
On en distingue deux isoformes : T-plastine dans les cellules épithéliales et mésenchymateuses, et L-plastine dans les leucocytes.

Étym. lat. fimbria, frange, chevelu d'une plante

[C1,C3]

Édit. 2018

fodrine n.f.

fodrin

Une des protéines du cytosquelette des cellules, liée à l'actine, analogue à la spectrine des érythrocytes ayant deux chaines α de 240 kDa et deux chaines β de 220 kDa.
Elle est présente dans les cellules musculaires et dans les neurones.

actine, spectrine

[C1,F1]

Édit. 2018

follicule primaire l.m.

primary follicle

Follicule primordial arrivé à maturation.
A partir de la puberté, un certain nombre de follicules primordiaux commencent leur maturation lors de chaque cycle ovarien. L'ovocyte de premier ordre (qui est encore au stade dictyotène) commence à augmenter de taille, tandis que les cellules épithéliales qui l'entourent, les cellules folliculaires, aplaties dans le follicule primordial, deviennent cubiques. Le follicule prend alors le nom de follicule primaire.

[A1,O3]

Édit. 2018

follicule tuberculeux l.m.

tuberculous granuloma

Lésion tissulaire élémentaire induite par le bacille tuberculeux, entrant dans le cadre de l'inflammation tuberculeuse et formée de cellules épithélioïdes, de cellules géantes de Langhans et de lymphocytes.
Cette lésion peut se caséifier.

K. Köster, anatomopathologiste allemand (1869)

Étym. lat. folliculus : petit sac, de follis : poche, sac

Syn. tubercule élémentaire, follicule de Koester

[A3,D1,K1]

Édit. 2018

Fonsecaea pedrosoi

Fonsecaea pedrosoi
Champignon dimorphique, qui est l'agent le plus fréquent des chromomycoses.
Sa croissance est lente in vitro, avec des colonies noires, duveteuses et, microscopiquement, des formes denticulées (cellules conidiogènes formées d’une partie basse stérile et d’une partie distale fertile) et des blastospores en chaîne courte. In vivo, il produit des "cellules fumagoïdes", levuriformes, brunes, de 6 à 12µ de diamètre, cloisonnées selon les trois axes, groupées en amas muriformes.

A. Pedroso, bactériologiste brésilien (1911)

chromomycose, cellules conidiogènes, cellules fumagoïdes, levuriformes

[D1]

Édit. 2018

frottis vaginal de grossesse à terme l.m.

term pregnancy vaginal smear

Aspect cytologique du frottis vaginal dans les deux semaines qui précèdent le terme de la grossesse.
Il est surtout caractérisé par la présence de cellules intermédiaires et la réapparition des cellules superficielles éosinophiles.

[B3, O3, A2]

Édit. 2019

frottis vaginal de grossesse avant terme l.m.

pre-term pregnancy vaginal smear

Aspect cytologique du frottis vaginal en cours de grossesse.
Il est caractérisé par l’abondance des cellules basophiles, l’absence de cellules superficielles éosinophiles.

[B3, 03, A2]

Édit. 2019

Fuchs (syndrome de) l.f.

Fuchs syndrome

Dystrophie endothéliale qui se traduit par l’existence d’un œdème chronique et symptomatique de la cornée.
Elle est liée à  la présence d’excroissances de tissu collagène appelées « gouttes » (cornea guttata) au niveau de l’endothélium et de la membrane de Descemet. Ces « gouttes » donnent à la face postérieure de la cornée un aspect  martelé . Leur présence implique la diminution progressive du nombre de cellules endothéliales de la cornée, chargées de maintenir dans un état relativement  déshydraté  le tissu cornéen.
A partir d’une certaine réduction de la densité des cellules endothéliales, on observe l’apparition d’un oedème chronique de la cornée, entraînant la baisse de l’acuité visuelle par réduction progressive de la transparence cornéenne.

E. Fuchs par un ophtalmologiste Autrichien, (1910)

Syn. endothélio-Descemétite de Fuchs

[P2]

Édit. 2020

G-actine n.f.

G actin

Protéine globulaire, existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires, de masse moléculaire 42 kDa, capable de se polymériser en filaments d'actine filamentaire ou actine F.

Syn. actine-G

gaine épithéliale interne du poil l.f.

inner root hair sheath

Gaine épithéliale du follicule pileux se développant à partir des cellules matricielles du bulbe et composée de dehors en dedans de 3 couches : couche de Henle, monostratifiée, externe, couche de Huxley, mono- ou bistratifiée, médiane, et cuticule interne faite de cellules aplaties qui se recouvrent les unes les autres à la façon des tuiles d'un toit.
La gaine épithéliale interne est comprise entre le poil ou son ébauche en dedans et la gaine épithéliale externe en dehors. Elle s'amenuise progressivement de bas en haut et disparaît totalement dans le haut de l'isthme à la hauteur du canal excrétosébacé.

Syn. gaine folliculaire interne

Henle (couche de), Huxley (couche de)

galactosylcéramidose n.f.

galactosylceramidosis

Affection congénitale très rare du nouveau-né caractérisée par une dégénérescence du système nerveux central, des contractures et une régression mentale.
Des dépôts lipidiques essentiellement constitués de cérébrosides sont localisés dans des cellules globoïdes, d'où le nom de leucodystrophie à cellules globoïdes donné à cette maladie dite maladie de Krabbe. Paradoxalement la teneur du cerveau en cérébrosides et en sulfatides est diminuée. Les mutations responsables de la déficience en cérébroside-bêta-galactosidase touchent le gène GALC (pour Galactosylceramidase). Ce syndrome est autosomique récessif.

Syn. maladie de Krabbe

cérébroside, Krabbe (maladie de)

gamète n.m.

gamete

Cellule sexuée haploïde reproductrice qui, dans l'espèce humaine, possède 23 chromosomes dont 22 autosomes et 1 gonosome.
Le gamète mâle est le spermatozoïde, le gamète femelle est l'ovule ou ovocyte. Ces cellules sexuelles s’unissent pendant la fécondation pour former une cellule diploïde (le zygote), point de départ d’un nouvel individu. En général, les gamètes possèdent la moitié du nombre des chromosomes des cellules somatiques de l’organisme qui les a produits. Cette réduction chromatique a lieu pendant la méiose. Dans certains cas, le gamète est réduit au seul noyau de la cellule.
Exceptionnellement, un gamète peut se développer sans fécondation (parthénogénèse).

gamétogénèse

gastrine n.f.

gastrin

Polypeptide hormonal sécrété par les cellules G de la muqueuse gastrique au niveau de l'antre pylorique, qui stimule la sécrétion du suc gastrique et de l'acide chlorhydrique par les cellules bordantes de l'estomac.
On reconnaît la présence de plusieurs peptides actifs dérivant d'un précurseur, la préprogastrine comportant 104 aminoacides, qui par protéolyses successives donne naissance à une progastrine (85 aminoacides), puis à une grosse gastrine (47 aminoacides), puis à la petite gastrine ou gastrine I (17 aminoacides) et enfin à une minigastrine (14 aminoacides). La gastrine II, qui possède apparemment les mêmes propriétés, est un dérivé de la gastrine I porteur d'un radical sulfuryle (SO3H) sur la tyrosine.
La sécrétion de la gastrine est déclenchée par les aliments. Une première voie, qui part d'un réflexe d'origine visuelle ou buccale, emprunte le nerf pneumogastrique agissant par l'intermédiaire de l'acétylcholine. Un autre mécanisme dépend de récepteurs membranaires sensibles à des acides aminés ou à d'autres dérivés alimentaires. On a décrit aussi une stimulation hormonale par un peptide analogue à la bombésine, le GRP (gastrin releasing peptide ou peptide libérant la gastrine). On attribue nombre d'ulcères gastriques ou duodénaux à une hypersécrétion de gastrine.

Étym. gr. gastêr : ventre, estomac

gelée de Wharton l.f

Wharton’s jelly

Tissu conjonctif embryonnaire de consistance fluide entourant et protégeant les vaisseaux du cordon ombilical qui se resserre au moment de la naissance et assure un clampage physiologique provisoire.
La gelée de Wharton contient des cellules souches mésenchymateuses capables de se différencier en cellules adultes de différents organes après isolement et culture dans des milieux appropriés.

T. Wharton, médecin et anatomiste britannique (1614-1673)

cellules souches

géminine n.f.

geminin

Protéine des organismes animaux pluricellulaires qui concourt à ce qu’une seule réplication de l’ADN ait lieu au cours du cycle cellulaire.
La géminine intervient dans le contrôle de la prolifération, de la croissance et du développement des cellules, en particulier des cellules neuronales et cancéreuses.

germen n.m.

germen

Dans un organisme, ensemble des cellules reproductrices.
Dans la conception opposant le germen au soma les cellules du germen se différencient précocement au cours de l'embryogénèse : elles ont un comportement spécifique dans le développement de l'individu et, en transmettant le matériel héréditaire d'une génération à l'autre, elles assurent la continuité de l'espèce.

  soma

germinatif adj.

germ line

Qui a trait aux cellules sexuelles ou germinales.
La division des cellules germinatives conduit chez l'homme au spermatozoïde et chez la femme à l'ovocyte, qui constituent les gamètes.

germinome n.m.

germinoma, germ cell tumor

Tumeur rare (0,1 à 3,4% des tumeurs intracrâniennes), développée sur la ligne médiane, notamment dans la loge de la glande pinéale, près d'elle et dans la loge hypophysaire, observée principalement chez l'homme entre 15 et 25 ans.
Souvent volumineuse, mal limitée, infiltrant les structures voisines, elle apparaît lobulée, formée d'une double population de grandes cellules polygonales à gros noyau central nucléolé fréquemment en mitose et de lymphocytes T, groupés autour des vaisseaux.
Elle est habituellement incluse parmi les tumeurs germinales du fait de sa similitude histologique avec le séminome testiculaire. Son origine embryologique reste inconnue. Certaines théories évoquent à son origine une migration aberrante des cellules germinales primitives. Elle est souvent source de métastases.
Cliniquement, elle se révèle par des signes d'hypertension intracrânienne et/ou des paralysies oculomotrices, voire une pseudopuberté précoce chez l'enfant. Une ponction ou biopsie en conditions stéréotaxiques va permettre le diagnostic histologique en s'aidant de marqueurs tels que les phosphatases alcalines placentaires.
Les traitements radiothérapiques, associés ou non à la chimiothérapie, sont très efficaces. Une surveillance au long cours est cependant d'autant plus nécessaire que des localisations secondaires par propagation dans le liquide céphalorachidien peuvent survenir.

glande exocrine l.f.

exocrine gland

Glande à sécrétion externe reliée aux surfaces épithéliales, peau ou viscères creux, par un canal excréteur et constituée de cellules épithéliales reposant sur une membrane basale.
On distingue les glandes simples et composées, selon que leur canal excréteur est non ramifié ou ramifié. La partie sécrétoire est entourée de cellules myoépithéliales qui assurent l’expulsion du produit de sécrétion. Leur sécrétion est de type holocrine, eccrine ou mérocrine, ou apocrine.

gliome (classifications de l'OMS) l.f.

Astrocytome pilocytique curable par chirurgie
- Grade II Tumeurs oligodendrogliales
Oligoastrocytomes deux types de cellules : astrocytes et oligodendrogiales
Oligodendrogliomes, infiltrante bien différentiée
Astrocytomes diffus, tumeur de l’adulte jeune, évolution lente vers Astrocytomes anaplasiques puis Glioblastome multiforme
- Grade III Gliomes malins
Oligodendrogliomes anaplasiques
Oligoastrocytomes anaplasiques
Astrocytomes anaplasiques, anaplasie focale ou diffuse
- Grade IV
Glioblastome multiforme (néo vascularisation, nécrose, évolution rapidement péjorative).
La classification 2016 de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est une avancée conceptuelle et pratique sur la précédente de 2007.
Pour la première fois, la classification de l'OMS pour les tumeurs de cerveau intègre des paramètres moléculaires en plus des paramètres histologiques de la classification précédente pour définir de nombreuses entités tumorales. Ce nouveau concept pour le diagnostic des tumeurs cérébrales devrait permettre de mieux structurer les analyses à notre époque moléculaire. Il effectue une restructuration majeure des gliomes diffus, du médulloblastome et autres tumeurs embryonnaires, et incorpore de nouvelles entités qui seront définies par l’histologie et les caractéristiques moléculaires, y compris le glioblastome, le glioblastome avec IDH (isocitrate déshydrogénase, enzyme oxydo-réductase présente dans les cellules humaines) de type sauvage, le glioblastome avec IDH muté, les gliomes de la ligne médiane diffus, les gliomes pédiatriques avec mutation de l'histone H3 K27M (les mutations sur les histones H3F3A et HIST1H3B K27M définissent deux sous-groupes de gliome du tronc cérébral avec des pronostics différents ; les gliomes du tronc cérébral, DIPG, avec mutation K27M sur l’histone H3.3 (H3F3A) ne répondent pas aussi bien à la radiothérapie, récidivent ou métastasent que celles avec mutation sur H3.1) , les épendynomes avec fusion RELA, le médulloblastome avec WNT-Activé et le médulloblastome avec SHH-Activé, les tumeurs embryonnaire avec plusieurs facettes, arrangements C19MC.
Les mutations sur le gène IDH1 sur le bras long du chromosome 2, 2q32-qter en position 132 sont fréquentes dans les gliomes et ces mutations semblent être liées au grade de la tumeur; elles sont statistiquement un facteur de bon pronostic :
- oligodendrogliomes de bas grade avec délétion 1p et 19q : 90% de mutations ;
- gliomes de bas grade : 70% ;
- gliomes anaplasiques de grade III : 50% ;
- gliomes de grade IV (glioblastome) : 6% ;
- gliomes malins avec amplification du facteur de croissance épidermique EGF ; 1%.
La classification 2016 a ajouté des néoplasmes reconnus récemment, et a effacé quelques néoplasmes qui ne sont plus diagnostiqués et/ou pertinents biologiquement. Les autres changements notables incluent l'addition de l'invasion au cerveau en critère pour le méningiome atypique et l'introduction d'une analyse particulière de tissus combinée pour l'hémangiopéricytome.

[A2,A3,H1,H2]

glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale l.f.

focal and segmental glomerulosclerosis

Néphropathie qui atteint l'enfant et l'adulte jeune se révélant habituellement par un syndrome néphrotique, le plus souvent impur (en raison d’une hématurie microscopique), parfois cortico-sensible (quand moins de 30% des glomérules sont atteints) ou partiellement voire totalement corticorésistant.
Les lésions histologiques qui siègent par foyer, associent au niveau d'un ou de plusieurs lobules, un collapsus plus ou moins large des anses capillaires avec décollement des podocytes, formant une lésion segmentaire, limitée par un voile clair sur lequel repose des cellules épithéliales rangées les unes contre les autres. Ces lésions segmentaires peuvent comporter des cellules avec surcharge lipidique, des dépôts hyalins et former des synéchies à la capsule de Bowmann. L’étude en immunofluorescence montre au niveau des lésions segmentaires des dépôts non spécifiques d’immunoglobulines M et de C3. Plusieurs formes sont distinguées : celles avec prolifération  mésangiale les tip lesions (présence au pôle tubulaire du flocculus), la forme périhilaire (au pôle vasculaire du flocculus), la forme avec collapsus (gonflement majeur des cytoplasmes des podocytes contenant de nombreuses vacuoles et gouttelettes hyalines cernant des parois capillaires plissées sans lumières capillaires visibles). Quand un grand nombre de glomérules sont atteints, l’évolution, se fait vers l’insuffisance rénale terminale.
Les causes de cette glomérulopathie sont multiples : elles peuvent être liées à un facteur circulant d’origine lymphocytaire avec dans ce cas un risque de récidive certain contre-indiquant la transplantation avec un donneur apparenté, elles peuvent être d’origine génétique avec des mutations concernant des gènes du podocyte avec transmission autosomique dominante (INF 2, TRPC6, ACTN4, WT1,LMX1B ,SMARCAL1) ou autosomique récessive (NPHS1, NPHS2, PLCE1, LAMB2, ITGB4), elles peuvent être secondaires (virales, toxiques, liées à une réponse adaptative structurelle/fonctionnelle ou tumorales)

néphrotique (syndrome)

glomique (tumeur) l.f.

glomus tumor, paraganglioma

Tumeur développée à partir du tissu paraganglionnaire non chromaffine, constituant les chémorécepteurs.
Elle siège surtout dans la région de la tête et du cou : tumeur du corpuscule carotidien (près de la bifurcation carotidienne), tumeur du glomus jugulaire (près du golfe de la veine jugulaire), ou tumeur du glomus tympanique, dans l'oreille moyenne. D'autres se localisent dans le médiastin supérieur, le larynx, le cœur, la région de la queue de cheval. Ces tumeurs sont de taille variable, uniques ou multiples, de couleur brun rougeâtre, mal limitées histologiquement. Elles sont constituées de deux types cellulaires : les cellules principales, volumineuses, à noyau arrondi ou irrégulier, regroupées en lobules, et les cellules sustentaculaires, petites, allongées en périphérie des lobules, au contact d'un riche réseau capillaire. On peut y mettre en évidence des médiateurs et des peptides. L'apparition d'une métastase est le critère de malignité de ces tumeurs. Cependant, il en existe de multicentriques ou bilatérales souvent trompeuses.
Cliniquement, elles sont reconnues devant des signes de compression ou des manifestations fonctionnelles notamment liées à l'hypersécrétion, notamment, de catécholamines. La scintigraphie à la métaiodo-benzyl guanidine (MIBG) marquée à l'iode 131 permet de les reconnaître. L’importance de la vascularisation conditionne la facilité de l'exérèse.
Il existe des formes familiales de transmission autosomique dominante et des formes associées à d'autres tumeurs, notamment des glandes endocrines.

Syn. chémodectome, paragangliome, glomangiome de Bailey, angioneuromyome (obsolète)

tumeur glomique cutanée

glucose n.m.

glucose

Sucre simple, aldohexose le plus répandu dans la nature, servant de référence à la classe des glucides.
Le D-glucose a pour formule brute C6H12O6, soit C6 (H2O)6 (d'où le terme « hydrate de carbone », à éviter). Sa formule spatiale se présente comme un hexagone gauche, plié en forme de chaise, dont un sommet est constitué par l'atome d'oxygène qui fait un pont entre le C5 et le C1 : chacun des carbones 1 à 5, tous asymétriques, constitue un sommet portant une fonction hydroxyle (OH pour les C1 à 4 et CH2OH pour le C5), en position équatoriale.
Substance réductrice, de répartition ubiquitaire dans les deux règnes, il peut être isolé sous forme d'une poudre blanche de saveur sucrée, très soluble dans l'eau, dextrogyre. Fermentescible, il est utilisé dans les milieux de culture. C'est un aliment énergétique essentiel, surtout pour les cellules nerveuses et sanguines, ainsi que pour les muscles en contraction rapide hypoxique. Sa dégradation métabolique fournit aux cellules une énergie utilisable sous forme de molécules d'ATP, la glycolyse anaérobie d'une molécule de glucose fournissant 2 liaisons riches en énergie et la glycolyse aérobie 38. Son métabolisme, ainsi que sa mise en réserve sous forme de glycogène, met en jeu sa phosphorylation par une kinase. Il peut aussi conduire à la formation de réserves lipidiques par le foie et par les tissus adipeux après transformation en triglycérides. Le principal aliment apportant du glucose à l'Homme ou aux animaux est l'amidon, les végétaux ayant la faculté de synthétiser le glucose à partir de gaz carbonique par photosynthèse.

Étym. gr. glukus : doux, sucré

Syn. dextrose

aldohexose

glycocalyx n.m.

glycocalyx, cell coat

Revêtement fibrillaire visible en microscopie électronique situé à la face externe de la membrane plasmique de certaines cellules, notamment fibroblaste, myofibroblaste, cellules musculaires lisses et striées, à laquelle il adhère étroitement.
Il est constitué de glycoprotéines et de polyosides, notamment d'acide hyaluronique. Il a un rôle de protection membranaire et intervient dans les phénomènes d’absorption par ses enzymes, dans la perméabilité de la cellule et dans le contrôle de phénomènes de reconnaissance cellulaire par les antigènes de surface.

Étym. gr. glukus : doux ; kalux : enveloppe d’un fruit

Syn. glycolemme

glycoprotéine de structure l.f.

structural glycoprotein

Macromolécule de la matrice intercellulaire synthétisée in situ par les cellules mésenchymateuses dans les tissus conjonctifs, présente dans les membranes basales et dans les espaces intercellulaires.
Ces glycoprotéines peuvent se combiner avec des protéines fibreuses, comme le collagène ou l'élastine, ou avec des protéoglycanes et interviennent ainsi dans l'organisation tridimensionnelle de la trame fibreuse et dans le positionnement des cellules au sein du tissu conjonctif. Certaines sont bien identifiées, telles la laminine ou la fibronectine.

 laminine, fibronectine

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