facteurs de croissance fibroblastiques n.m.
fibroblastic growth factors
Famille de facteurs de croissance synthétisés essentiellement par les fibroblastes, liant l’héparine et interagissant avec des heparan sulfate proteoglycanes, impliqués dans la cicatrisation des plaies, l’angiogenèse, le développement de l’embryon, la prolifération et la différentiation de nombreux types cellulaires.
Il existe 23 isoformes de structure apparentée dont les 10 premiers (FGF1-FGF10) se lient aux récepteurs FGFR au nombre de 4 (FGFR1-FGFR4). FGF1 est encore appelé acide (FGFa) et FGF2 basique (FGFb). Ces récepteurs possèdent une activité protéine kinase. Parmi eux, les FGF1 et 2 stimulent la prolifération de cellules endothéliales et favorisent l’angiogenèse, le FGF7 est un puissant facteur de multiplication des cellules épithéliales. Le FGF23 a une place à part. Il se comporte comme une hormone contrôlant le métabolisme phosphocalcique. Synthétisé par les ostéocytes, il diminue la réabsorption tubulaire des phosphates et inhibe la 1 alpha-hydroxylase aboutissant ainsi à un déficit en 1, 25 dihydrocholecalciférol. Sa concentration sanguine augmente dans l’insuffisance rénale chronique. Des mutations de son gène sont responsables du rachitisme héréditaire hypophosphatémique et de la calcinose familiale tumorale hyperphosphatémique.
→ angiogenèse, protéoglycanes, calcinose, rachitisme
[K4,I1]
Édit. 2018
facteur tissulaire de la coagulation l.m.
tissue factor
Glycoprotéine transmembranaire, dont la partie exprimée vers l'extérieur des cellules participe à l'initiation des étapes enzymatiques successives de la coagulation.
Il joue un rôle prédominant en physiologie (coagulation et hémostase) et en pathologie de la thrombose et des maladies thrombohémor
Le gène et la protéine ont été entièrement séquencés. La synthèse et l'expression du facteur tissulaire sont induites au niveau des monocytes et des cellules endothéliales, après leur activation. L'activation de la coagulation résulte de la formation du complexe binaire d'activation facteur tissulaire - facteur VII. Le facteur VII activé active à son tour le facteur IX ou directement le facteur X dans la cascade des complexes d'activation de la coagulation. L'inhibiteur spécifique du complexe d'activation facteur tissulaire - facteur VIIa est le TFPI (Tissue Factor Pathway Inhibitor). Le facteur tissulaire initie la voie de coagulation antérieurement dénommée voie extrinsèque de la coagulation et maintenant appelée voie du facteur tissulaire. Cette activité est globalement connue sous le nom de thromboplastine. Cette voie est explorée par le temps de Quick. Il est anormalement exprimé dans les promyélocytes de la leucémie à promyélocytes.
[F4]
Édit. 2018
F-actine n.f.
F actin
Protéine fibrillaire, existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires, formée par la polymérisation en filaments de l'actine globulaire, l'actine G.
Syn. actine-F
→ actine
[A2]
Édit. 2018
ferroportine n.f.
ferroportin
Protéine transmembranaire permettant la sortie du fer hors des cellules.
La ferroportine est la seule protéine connue permettant l'exportation du fer intracellulaire. Elle est fortement exprimée sur la membrane basolatérale des entérocytes, permettant la sortie du fer de la cellule intestinale vers le sang. Elle est également exprimée fortement par les macrophages et les hépatocytes, cellules servant au stockage du fer et capables de le libérer (par l’intermédiaire de la ferroportine) dans la circulation. Le fonctionnement de la ferroportine est bloqué par l'hepcidine qui induit sa dégradation et régule ainsi l'absorption intestinale du fer et son recyclage.
→ hepcidine, maladie de la ferrportine
[C2]
Édit. 2018
ferroptose n.f.
Forme particulière de nécroptose, ferrique dépendante, observée au cours des cristallopathies.
Les cristaux formés lors des cristallopathies entrent dans la cellule par un mécanisme encore inconnu. Une fois dans le cytosol, les cristaux induisent l’oligomérisation et l’auto-activation de la kinase RIPK3 (receptor interacting protein kinase 3) qui va entraîner la phosphorylation de MLKL (mixed lineage kinase domain-like), protéine capable de s’attacher à la membrane plasmique et de favoriser la libération du contenu intra-cellulaire. Une fois la voie nécroptotique engagée, la libération du contenu cellulaire (TNF-alpha) enclenche la voie de TNFR-1 qui, à son tour, amplifie la réponse aux cristaux.
Les cristaux inhibent la glutathion peroxydase GPX4 soit directement soit par l’intermédiaire de la synthèse de glutathion et induisent ainsi une augmentation des peroxydations lipidiques ainsi qu’une diminution du NADPH. Le pool intracellulaire de fer libre joue un rôle essentiel dans les mécanismes redox de la ferroptose : il permet la transformation des espèces oxydantes faiblement actives (telles que le peroxyde d’hydrogène H2O2) en des oxydants beaucoup plus puissants, comme le radical hydoxyle (OH.) capable d’oxyder la plupart des constituants cellulaires.
Contrairement à l’apoptose, la ferroptose se déroule sans induction de la perméabilisation de la membrane externe des mitochondries. Il n’est donc pas observé de libération cytosolique du cytochrome C ou d’activation des caspases.
L’enzyme GPx4 (glutathion peroxydase 4), réduisant les peroxydes membranaires à l’aide du glutathion réduit (GSH), est un régulateur essentiel de la ferroptose. La ferroptose peut être induite par l’érastine (un inhibiteur du système xc- impliqué dans l’import de la cystine nécessaire à la biosynthèse du GSH) ou par RSL3 (un inhibiteur de GPx4), et inhibée par des agents antioxydants ou des chélateurs des ions fer. Des molécules anti-oxydantes à tropisme membranaire, comme le-carotène ou le-tocophérol (vitamine E), protègent les cellules cancéreuses de la ferroptose induite par l’érastine. La déplétion des stocks intracellulaires en fer protège aussi efficacement les cellules de la mort induite par l’érastine.
Étym. lat. ferrum fer ; gr. ptỗsis chute
→ cristallopahie, nécroptose, nécrose, RIPK, MLKL TNF, TNFR, glutathion peroxydase, NADPH, caspases, érastine, RSL3
[C2]
Édit. 2018
facteur de croissance des fibroblastes l.m.
fibroblast growth factor
Famille de facteurs de croissance polypeptidiques comportant actuellement au moins 23 membres bien identifiés, numérotés de FGF 1 à FGF 23. FGF 1 est également appelé FGF acide (aFGF) et FGF 2, FGF basique (bFGF).
Bien que leurs effets aient initialement été caractérisés sur des fibroblastes, d’où leur nom, les FGF stimulent aussi la prolifération, la migration et/ou la différenciation de nombreux autres types cellulaires comme les cellules des surrénales, les myoblastes, les chondrocytes, les cellules gliales, etc. en présence de facteurs de progression tels que les somatomédines et les Insulin-like Growth Factor.
Sigle angl. FGF
[C2,A2 ]
Édit. 2018
fibrome cutané l.m.
dermatofibroma
Petite tumeur bénigne du tissu conjonctif, siégeant principalement aux membres inférieurs de l'adulte, surtout de la femme, caractérisée par l'apparition d'un nodule lenticulaire dur, souvent légèrement pigmenté, enchâssé dans le derme et au niveau duquel la peau parait rétractée et légèrement déprimée.
L'examen histologique révèle une prolifération fibroblastique, constituée de travées irrégulièrement entrecroisées ou tourbillonnantes de cellules fusiformes et de collagène. La lésion occupe toute la hauteur du derme, à l'exception du derme papillaire. Les limites latérales sont imprécises. L'épiderme sus-jacent est fréquemment hypertrophié et prend même souvent un aspect basaloïde. Lorsque la tumeur contient des faisceaux fibromateux associés à des cellules histiocytaires étoilées, le terme d'histiocytofibrome est utilisé par plusieurs auteurs. Ceci souligne l'existence de nombreuses transitions entre le fibrome cutané, l'histiocytofibrome et l'histiocytome.
H. T. Schreus, dermatologue et radiologue allemand (1930) ; A. Civatte, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1956) ; E. Arning et F. Lewandowsky, dermatologues allemands (1911)
Syn. dermatofibrome, dermatofibrome lenticulaire de Schreus, fibroma simplex, fibrome en pastille de A. Civatte, noduli cutanei d’Arning-Lewandowsky
Édit. 2018
fibromoduline n.f.
fibromodulin
Protéoglycane (combinaison d’une protéine et d’un oligo- ou d’un polysaccharide) produit et sécrété par les cellules étoilées du foie, qui intervient dans l’assemblage des fibrilles de collagène 1 entre elles conduisant ainsi à la fibrose.
La sécrétion de fibromoduline est provoquée par les formes actives de l’oxygène produites en excès dans les atteintes hépatiques (toxique, virus). L’activation des cellules étoilées par ces composés entraîne une production accrue de collagène 1 et de fibromoduline cofacteurs de la fibrose.
[C1,F1]
Édit. 2018
fibrose rénale l.f.
renal fibrosis
Dépôt de matrice extracellulaire dans un des composants des reins conduisant soit à la fibrose tubulo-interstitielle, soit à la fibrose glomérulaire, aboutissant progressivement à des lésions irréversibles et à l’insuffisance rénale.
La localisation de l’atteinte initiale rénale détermine le type de fibrose. Ainsi, la polykystose rénale, l’obstruction des voies excrétrices, les infections urinaires aboutissent à la fibrose tubulo-interstitielle, alors que les dépôts immuns (dépôt d’IgA, par exemple), le diabète et l’hypertension artérielle conduisent à la fibrose glomérulaire. Le mécanisme de la fibrose fait intervenir des cellules inflammatoires et des fibroblastes ainsi que des cascades moléculaires complexes incluant le TGF β (Facteur de croissance transformant ou « Transforming growth factor »), le PDGF (Facteur de croissance d’origine plaquettaire ou « Platelet-derived growth factor »), le CTGF (Facteur de croissance du tissu de connexion ou « Connective-tissue growth factor ») et des peptides vasoactifs (angiotensine II et endothéline-1) amenant à la synthèse et au dépôt des protéines de la matrice extracellulaire. Un processus de dégradation par les métalloprotéases s’y oppose. En fin de compte, l’activation continue des cellules effectrices prend le dessus et entraîne des lésions irréversibles. Les premiers traitements efficaces à titre préventif ou au début de la formation des lésions inhibent le système rénine-angiotensine (inhibiteurs de l’enzyme de conversion et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II). Des traitements plus récents ciblent la NADPH (nicotinamide adenine dinucléotide phosphate) oxydase, les voies de signalisation du TGF β (SMAD 3 et 4) et la BMP-7 (Protéine osseuse morphogénétique ou « Bone morphogenetic protein ») qui est un antagoniste endogène du TGF β bloquant la liaison à son récepteur.
→ TGF bêta, PDGF, CTGF, NADPH, protéine osseuse morphogénétique
[M1]
Édit. 2018
fièvre catarrhale ovine l.f.
blue tongue
Maladie animale due à un virus à ARN du genre Orbivirus (famille des Reoviridae) transmis par des Culicoides, atteignant surtout les ovins.
Chez les ruminants, le virus infecte les cellules endothéliales vasculaires, les macrophages et les cellules dendritiques, entraînant des thromboses vasculaires et des nécroses ischémiques des tissus. La maladie est rarement observée et généralement bénigne chez les caprins et les bovins ; le mouton est l'animal le plus fréquemment atteint et le plus sensible. Chez ce dernier, après une incubation de 2 à 6 jours, sont observés, en cas de forme aiguë sévère : fièvre, anorexie, phénomènes congestifs et hémorragiques des muqueuses buccales évoluant vers l'ulcération, cyanose de la langue, pétéchies cutanées, perte de la laine, myosite dégénérative, complications pulmonaires ou digestives et, finalement, un taux de mortalité élevé. Il existe toutefois des formes légères et l'infection peut même parfois demeurer inapparente.
Ce virus infecte, de manière asymptomatique, de nombreux animaux sauvages.
Limité à l'Afrique sub-saharienne jusqu'en 1943, il et est aujourd'hui présent dans le monde entier entre 50° N et 40° S: Afrique, Moyen-Orient, bassin méditerranéen, Asie, Amériques, Australie. L'Europe fut autrefois (dans les années 1950) temporairement touchée par cette arbovirose qui s'y est à nouveau implantée sous forme enzootique à partir de 1999.
On connaît quelques 25 sérotypes viraux. Tous sont transmis par des Diptères Cératopogonides du genre Culicoides, en particulier C. imicola dans l'Europe méditerranéenne, C. obsoletus en Europe du Nord. Des vaccins vivants atténués ou inactivés sont disponibles contre certains sérotypes ; des vaccins recombinants sont à l'étude.
Syn. blue tongue, maladie de la langue bleue
[D1,D5]
Édit. 2018
fimbrine n.f.
fimbrin
Protéine de masse moléculaire 68 kDa présente dans les microvillosités des cellules, où elle s'attache à des molécules d'actine.
On en distingue deux isoformes : T-plastine dans les cellules épithéliales et mésenchymateuses, et L-plastine dans les leucocytes.
Étym. lat. fimbria, frange, chevelu d'une plante
[C1,C3]
Édit. 2018
fodrine n.f.
fodrin
Une des protéines du cytosquelette des cellules, liée à l'actine, analogue à la spectrine des érythrocytes ayant deux chaines α de 240 kDa et deux chaines β de 220 kDa.
Elle est présente dans les cellules musculaires et dans les neurones.
[C1,F1]
Édit. 2018
follicule primaire l.m.
primary follicle
Follicule primordial arrivé à maturation.
A partir de la puberté, un certain nombre de follicules primordiaux commencent leur maturation lors de chaque cycle ovarien. L'ovocyte de premier ordre (qui est encore au stade dictyotène) commence à augmenter de taille, tandis que les cellules épithéliales qui l'entourent, les cellules folliculaires, aplaties dans le follicule primordial, deviennent cubiques. Le follicule prend alors le nom de follicule primaire.
[A1,O3]
Édit. 2018
follicule tuberculeux l.m.
tuberculous granuloma
Lésion tissulaire élémentaire induite par le bacille tuberculeux, entrant dans le cadre de l'inflammation tuberculeuse et formée de cellules épithélioïdes, de cellules géantes de Langhans et de lymphocytes.
Cette lésion peut se caséifier.
K. Köster, anatomopathologiste allemand (1869)
Étym. lat. folliculus : petit sac, de follis : poche, sac
Syn. tubercule élémentaire, follicule de Koester
[A3,D1,K1]
Édit. 2018
Fonsecaea pedrosoi
Fonsecaea pedrosoi
Champignon dimorphique, qui est l'agent le plus fréquent des chromomycoses.
Sa croissance est lente in vitro, avec des colonies noires, duveteuses et, microscopiquement, des formes denticulées (cellules conidiogènes formées d’une partie basse stérile et d’une partie distale fertile) et des blastospores en chaîne courte. In vivo, il produit des "cellules fumagoïdes", levuriformes, brunes, de 6 à 12µ de diamètre, cloisonnées selon les trois axes, groupées en amas muriformes.
A. Pedroso, bactériologiste brésilien (1911)
→ chromomycose, cellules conidiogènes, cellules fumagoïdes, levuriformes
[D1]
Édit. 2018
frottis vaginal de grossesse à terme l.m.
term pregnancy vaginal smear
Aspect cytologique du frottis vaginal dans les deux semaines qui précèdent le terme de la grossesse.
Il est surtout caractérisé par la présence de cellules intermédiaires et la réapparition des cellules superficielles éosinophiles.
[B3, O3, A2]
Édit. 2019
frottis vaginal de grossesse avant terme l.m.
pre-term pregnancy vaginal smear
Aspect cytologique du frottis vaginal en cours de grossesse.
Il est caractérisé par l’abondance des cellules basophiles, l’absence de cellules superficielles éosinophiles.
[B3, 03, A2]
Édit. 2019
Fuchs (syndrome de) l.f.
Fuchs syndrome
Dystrophie endothéliale qui se traduit par l’existence d’un œdème chronique et symptomatique de la cornée.
Elle est liée à la présence d’excroissances de tissu collagène appelées « gouttes » (cornea guttata) au niveau de l’endothélium et de la membrane de Descemet. Ces « gouttes » donnent à la face postérieure de la cornée un aspect martelé . Leur présence implique la diminution progressive du nombre de cellules endothéliales de la cornée, chargées de maintenir dans un état relativement déshydraté le tissu cornéen.
A partir d’une certaine réduction de la densité des cellules endothéliales, on observe l’apparition d’un oedème chronique de la cornée, entraînant la baisse de l’acuité visuelle par réduction progressive de la transparence cornéenne.
E. Fuchs par un ophtalmologiste Autrichien, (1910)
Syn. endothélio-Descemétite de Fuchs
[P2]
Édit. 2020
G-actine n.f.
G actin
Protéine globulaire, existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires, de masse moléculaire 42 kDa, capable de se polymériser en filaments d'actine filamentaire ou actine F.
Syn. actine-G
gaine épithéliale interne du poil l.f.
inner root hair sheath
Gaine épithéliale du follicule pileux se développant à partir des cellules matricielles du bulbe et composée de dehors en dedans de 3 couches : couche de Henle, monostratifiée, externe, couche de Huxley, mono- ou bistratifiée, médiane, et cuticule interne faite de cellules aplaties qui se recouvrent les unes les autres à la façon des tuiles d'un toit.
La gaine épithéliale interne est comprise entre le poil ou son ébauche en dedans et la gaine épithéliale externe en dehors. Elle s'amenuise progressivement de bas en haut et disparaît totalement dans le haut de l'isthme à la hauteur du canal excrétosébacé.
Syn. gaine folliculaire interne
→ Henle (couche de), Huxley (couche de)
galactosylcéramidose n.f.
galactosylceramidosis
Affection congénitale très rare du nouveau-né caractérisée par une dégénérescence du système nerveux central, des contractures et une régression mentale.
Des dépôts lipidiques essentiellement constitués de cérébrosides sont localisés dans des cellules globoïdes, d'où le nom de leucodystrophie à cellules globoïdes donné à cette maladie dite maladie de Krabbe. Paradoxalement la teneur du cerveau en cérébrosides et en sulfatides est diminuée. Les mutations responsables de la déficience en cérébroside-bêta-galactosidase touchent le gène GALC (pour Galactosylceramidase). Ce syndrome est autosomique récessif.
Syn. maladie de Krabbe
→ cérébroside, Krabbe (maladie de)
gamète n.m.
gamete
Cellule sexuée haploïde reproductrice qui, dans l'espèce humaine, possède 23 chromosomes dont 22 autosomes et 1 gonosome.
Le gamète mâle est le spermatozoïde, le gamète femelle est l'ovule ou ovocyte. Ces cellules sexuelles s’unissent pendant la fécondation pour former une cellule diploïde (le zygote), point de départ d’un nouvel individu. En général, les gamètes possèdent la moitié du nombre des chromosomes des cellules somatiques de l’organisme qui les a produits. Cette réduction chromatique a lieu pendant la méiose. Dans certains cas, le gamète est réduit au seul noyau de la cellule.
Exceptionnellement, un gamète peut se développer sans fécondation (parthénogénèse).
gastrine n.f.
gastrin
Polypeptide hormonal sécrété par les cellules G de la muqueuse gastrique au niveau de l'antre pylorique, qui stimule la sécrétion du suc gastrique et de l'acide chlorhydrique par les cellules bordantes de l'estomac.
On reconnaît la présence de plusieurs peptides actifs dérivant d'un précurseur, la préprogastrine comportant 104 aminoacides, qui par protéolyses successives donne naissance à une progastrine (85 aminoacides), puis à une grosse gastrine (47 aminoacides), puis à la petite gastrine ou gastrine I (17 aminoacides) et enfin à une minigastrine (14 aminoacides). La gastrine II, qui possède apparemment les mêmes propriétés, est un dérivé de la gastrine I porteur d'un radical sulfuryle (SO3H) sur la tyrosine.
La sécrétion de la gastrine est déclenchée par les aliments. Une première voie, qui part d'un réflexe d'origine visuelle ou buccale, emprunte le nerf pneumogastrique agissant par l'intermédiaire de l'acétylcholine. Un autre mécanisme dépend de récepteurs membranaires sensibles à des acides aminés ou à d'autres dérivés alimentaires. On a décrit aussi une stimulation hormonale par un peptide analogue à la bombésine, le GRP (gastrin releasing peptide ou peptide libérant la gastrine). On attribue nombre d'ulcères gastriques ou duodénaux à une hypersécrétion de gastrine.
Étym. gr. gastêr : ventre, estomac
gelée de Wharton l.f
Wharton’s jelly
Tissu conjonctif embryonnaire de consistance fluide entourant et protégeant les vaisseaux du cordon ombilical qui se resserre au moment de la naissance et assure un clampage physiologique provisoire.
La gelée de Wharton contient des cellules souches mésenchymateuses capables de se différencier en cellules adultes de différents organes après isolement et culture dans des milieux appropriés.
T. Wharton, médecin et anatomiste britannique (1614-1673)
géminine n.f.
geminin
Protéine des organismes animaux pluricellulaires qui concourt à ce qu’une seule réplication de l’ADN ait lieu au cours du cycle cellulaire.
La géminine intervient dans le contrôle de la prolifération, de la croissance et du développement des cellules, en particulier des cellules neuronales et cancéreuses.