tumeur calcifiée à grandes cellules de Sertoli l.f.
large cell calcifying Sertoli’s tumour
→ Sertoli (tumeur calcifiée à grandes cellules de)
tumeur carcinoïde l.f.
carcinoid tumor
Initialement individualisées au niveau digestif pour les distinguer des autres tumeurs intestinales en raison de leur meilleur pronostic et de leurs spécificités anatomopathologiques, les tumeurs carcinoïdes désignent en réalité des tumeurs constituées au dépens des cellules neuroendocrines productrices de sérotonine.
Les tumeurs carcinoïdes constituent 1% des cancers. Leur localisation est traditionnellement liée à leur origine à partir de l’intestin primitif : foregut ou intestin antérieur (pharynx, trachée, bronche, œsophage, estomac, duodéno-pancréas, jéjunum), midgut ou intestin moyen (iléon, appendice, caecum), hindgut ou intestin postérieur (colon, rectum). Les tumeurs carcinoïdes se révèlent au niveau de la bronche (30% des cas) ou de l’ensemble du tractus digestif (50% des cas) notamment de l’intestin grêle, du côlon, de l’appendice (1% des pièces d’appendicectomie). Elles se développent aussi à partir du pancréas, de l’ovaire.
Leur révélation précoce est rare (image ronde du poumon, subocclusion intestinale liée à un syndrome de Koenig). Au stade des métastases hépatiques, l’absence de dégradation de la sérotonine par le foie explique la survenue de flushs liés au syndrome carcinoïde, de diarrhée chronique, d’atteintes valvulaires de la tricuspide.
Leur mise en évidence est permise par les tomodensitométries, la TEP-FDG, les scintigraphies à l’octréoscan. Les signes cliniques (flushs diarrhée) sont réduits par les analogues retard de la somatotatine.
Étym. gr. karkinôma : tumeur cancéreuse (de karkinos : crabe, cancer), et suffixe -eide du grec eidos : sorte.
→ carcinoïde, syndrome carcinoïde, tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes.
[F2, K1, L1, O4]
Édit. 2020
tumeur carcinoïde appendiculaire l.f.
Localisation la plus fréquente des tumeurs carcinoïdes du côlon, découverte à l’occasion d’un syndromeappendiculaire.
→ tumeur carcinoïde intestinale
tumeur carcinoïde bronchique l.f.
carcinoid bronchial tumor
Forme la plus différenciée des tumeurs neuroendocrines pulmonaires représentant 3% des tumeurs bronchopulmonaires.
Elle nait aux dépens des bronches proximales. On distingue des polypes endobronchiques et des tumeurs en iceberg qui sont endo- et péribronchiques. Histologiquement les cellules tumorales sont petites, à noyaux réguliers, agencées en ilots ou travées dans un tissu conjonctif très vascularisé. Les mitoses sont exceptionnelles.
Les carcinoïdes périphériques, nés sur les bronchioles, forment des nodules bien limités parfois volumineux. Leur aspect histologique est plus polymorphe (carcinoïde à cellules fusiformes).
Le terme de tumeur carcinoïde bronchique doit être réservé à la forme bénigne de traitement exclusivement chirurgical.
→ carcinome neuro-endocrine pulmonaire
tumeur carcinoïde bronchique atypique l.m
carcinoid atypical lung tumor
→ carcinome neuro-endocrine pulmonaire
[F2,K1]
tumeur carcinoïde bronchique malin l.m.
carcinoid atypical lung tumor
→ carcinome neuro-endocrine pulmonaire
[F2,K1]
tumeur carcinoïde du rein l.f.
carcinoïd renal tumor
Tumeur maligne rare du rein, d'origine neuro-ectodermique.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur carcinoïde intestinale l.m.
Tumeur épithéliale développée à partir des cellules argentaffines de Kultchitzky des cryptes de Lieberkühn qui peut être localisée du duodénum distal jusqu’au côlon ascendant (majoritairement autour de la valvule iléo-cæcale).
De lente évolution (10 à 15 ans), elle se manifeste par des accidents d’obstruction intestinale et après l’existence de métastases hépatiques, par les manifestations paroxystiques du syndrome carcinoïde ainsi qur par des troubles permanents tels qu’une diarrhée, une couperose et parfois des lésions valvulaires cardiaques.
Ces manifestations sont secondaires à la sécrétion tumorale de sérotonine et de kallicréine. La première s’élimine dans les urines sous la forme de 5 hydroxy-indol-acétique.
N. Kultchitzky, histologiste russe (1897); J. N. Lieberkühn, anatomiste allemand (1745); O. Lubarsch, anatomopathologiste allemand (1888); S. Oberndorfer, anatomopathologiste allemand (1907)
→ sérotonine, syndrome carcinoïde, acide 5-hydroxy-indole-acétique, cellule de Kulchitsky-Masson, cryptes de Lieberkühn, couperose
[L1]
Édit. 2018
tumeur carcinoïde thymique l.m.
thymus carcinoid tumor, carcinoid thymic tumor
Tumeur neuro-endocrine du thymus, d'un degré de malignité très variable.
Elle est rare. Elle s'associe parfois à des manifestations neuroendocrines. Son traitement est l'exérèse chirurgicale toujours complétée de radiothérapie si l'exérèse n'a pu être complète.
[F2]
tumeur cérumineuse l.f.
ceruminoma
Tumeur du conduit auditif externe se manifestant par une douleur et un syndrome obstructif, développée aux dépens des glandes à cérumen.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. céruminome
tumeur d'Ewing l.f.
Ewing’s sarcoma
J. Ewing, anatomopathologiste américain (1921)
tumeur de blastème l.f.
blastemal tumor
Tumeur embryonnaire maligne faite de nappes de cellules ayant conservé l'apparence du blastème primitif, mais pouvant offrir des aspects de différenciation épithéliale et conjonctive.
Production tumorale, possédant à la fois les propriétés de prolifération et d’indifférenciation des processus cancéreux et les potentialités multiples de différenciation l’ébauche embryonnaire correspondante.
Un hépatoblastome sera ainsi capable de produire, sur un mode anarchique des ébauches de d’hépatocytes, de canaux, des cellules hématopoïétiques, du tissu conjonctif et même du tissu cartilagineux. Le suffixe blastome désigne la plupart d’entre-elles : néphroblastome (ou tumeur de Wilms), neuroblastome, glioblastome, pneumoblastome etc. Ces tumeurs s’observent plus volontiers dans l’enfance, où elles sont parfois associées à des ensembles malformatifs. Certaines possèdent des anomalies chromosomiques définies.
R. Wilms, chirurgien allemand (1899)
Étym. lat. tumor : gonflement
→ glioblastome, neuroblastome, pneumoblastome, Wilms (tumeur de), blastème, hépatoblastome, néphroblastome
[A4,F2, O1]
Édit. 2019
tumeur de Brenner l.f.
Brenner's tumor
Tumeur de l'ovaire, solide ou kystique, épithéliale et conjonctive, habituellement bénigne, sécrétant parfois des œstrogènes, responsable alors d'une hyperplasie, voire d'un cancer de l'endomètre.
F. Brenner, anatomopathologiste allemand (1907)
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur de Brodie l.f.
Brodie’s tumor
Fibro-adénome intracanaliculaire cellulaire du sein, révélé par un écoulement mamelonnaire unipore, localisé par une galactographie et traité par une exérèse chirurgicale.
Étym. lat. tumor : gonflement
B.C. Brodie, Sir, chirurgien britannique (1839)
tumeur de Castleman l.f.
Castelman’s tumor
B. Castelman, anatomopathologiste américain (1956)
tumeur de Darier et Ferrand l.f.
Syn. dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
→ dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
[F2]
Édit. 2018
tumeur de Frantz l.f.
Virginia Frantz, anatomoathologiste américaine (1959)
Syn. tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas
→ tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas
tumeur de Grawitz l.m.
clear cell renal cell carcinoma
Forme histologique la plus fréquente des cancers du rein (70% des cas).¨
P. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. cancer du rein à cellules claires
→ cancer du rein à cellules claires, cancer du rein
tumeur de Könen l.f.
Koenen’s tumor, periungueal fibroma
J. Koenen, neurologue néerlandais (1932)
tumeur de Krukenberg l.f.
F. Krukenberg, gynécologue et anatomopathologiste allemand (1896)
tumeur de l'infundibulum pilaire l.f.
→ infundibulum pilaire (tumeur de)
tumeur de l'interstitium rénal l.f.
reno-medullary interstitial cell tumor
Tumeur mésenchymateuse bénigne du rein.
La plupart du temps de petite taille et asymptomatique, elle n'est habituellement diagnostiquée que par une imagerie occasionnelle, et sa structure histologique connue seulement lors d'une chirurgie rénale intercurrente ou dans les séries d’autopsie.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur de l'ovaire l.f.
ovarian tumor
Formation kystique, solide ou mixte, bénigne ou maligne, primitive ou secondaire, développée aux dépens du revêtement épithélial ou du stroma, des cellules germinales ou endocrines de l’ovaire.
H.J. von Halban, gynécologue autrichien (1915)
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur de la faux du cerveau l.f.
falx cerebri tumor
Tumeur intracrânienne développée au contact de la faux du cerveau.
Cette définition topographique englobe les tumeurs implantées sur les faces latérales ou le bord inférieur de la faux, mais aussi, selon certains, les tumeurs médianes des hémisphères cérébraux et parasagittales ayant des rapports intimes avec le sinus longitudinal supérieur.
Il s'agit le plus souvent de méningiomes (frontaux pour la moitié, rolandiques pour un tiers, postérieurs pour un cinquième des cas). Bien plus rarement, sont observées des métastases cancéreuses ou d'autres lésions.
Ces tumeurs se traduisent par des signes focaux (épilepsie, déficits sensitivomoteurs) et d'hypertension intracrânienne.
Le problème thérapeutique chirurgical est lié à la nécessité du respect des veines corticales et du sinus longitudinal postérieur.
→ méningiome, hypertension intracrânienne, métastase cérébrale
[H2]
Édit. 2018
tumeur de la granulosa l.f.
granulosa cell tumor of the ovary
Tumeur endocrine de l'ovaire développée aux dépens des cellules de la granulosa.
Sécrétant des œstrogènes, elle entraine chez la fillette une puberté précoce isosexuelle, chez la femme des ménométrorragies par hyperplasie de l'endomètre.
Son traitement est chirurgical, avec ou sans chimiothérapie selon qu'elle est histologiquement bénigne ou maligne.
Étym. lat. tumor : gonflement