Tumarkin (vertige de) l.f.
→ Menière (maladie de), Tumarkin (attaque de)
tuméfaction n.f.
swelling, tumefaction
→ œdème
tuméfaction isosmotique l.f.
tumescence pénienne l.f.
penile intumescence
Phase initiale de l'érection du pénis, caractérisée par une augmentation importante du volume pénien dû à l'afflux sanguin dans les corps caverneux, mais où l'augmentation de la pression intrapénienne est encore faible puisque l'albuginée n'est pas sous tension.
tumeur n.f.
tumor
Masse cellulaire ou tissulaire néoformée, en excès par rapport au tissu hôte, et dont les cellules prolifèrent et persistent de façon indéfinie et autonome.
Une tumeur peut se développer aux dépens soit des tissus épithéliaux, soit des tissus mésenchymateux, soit exceptionnellement des deux. On distingue :
1) la tumeur bénigne, plus ou moins encapsulée, dont l'accroissement est exclusivement local, qui refoule les tissus environnants sans les envahir, ne donne pas de métastase et ne récidive pas après exérèse complète ;
2) la tumeur maligne ou cancer, dont l'accroissement est infiltrant et destructeur, qui peut s'accompagner d'une propagation à distance du site primitif constituant la tumeur secondaire ou métastase, avec risque de récidive après exérèse, et dont l'évolution spontanée est mortelle.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. néoplasme, néoplasie, néoformation
tumeur à cellules claires l.f.
clear cell tumor, sugar tumor
Tumeur bénigne exceptionnelle, à cellules claires régulières, sans atypies cytonucléaires.
Elles sont difficiles à différencier d'une métastase d'un cancer à cellules claires du rein.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. tumeur sucre
tumeur à cellules claires de l'ovaire l.f.
clear cell carcinome of the ovary
Syn. tumeur mésonéphroïde de l'ovaire
tumeur à cellules claires du rein l.f.
clear cell renal adenocracinoma
tumeur à cellules de Sertoli l.f.
Sertoli’s cell tumour
→ Sertoli (tumeur à cellules de)
tumeur à cellules géantes des os l.f.
giant-cell tumor, myeloplaxoma
Tumeur osseuse épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune, principalement entre 20 et 40 ans, formé d’un tissu très vasculaire dans lequel se trouvent de grandes cellules multinucléées les myéloplaxes.
Elle est située le plus souvent à l’extrémité des os longs et plus particulièrement au genou : extrémité distale du fémur et proximal du tibia, dans les os plats ; tout os peut être atteint. La tumeur est ordinairement unique, très rarement multicentrique. Quand elle se développe avant la fermeture du cartilage de croissance osseuse elle est située du côté métaphysaire ; après la fermeture, elle est épiphyso-métaphysaire. D’abord située dans l’os spongieux, elle se développe de façon excentrique, atteint la corticale osseuse qu’elle peut détruire et les tissus mous (et parfois l’articulation adjacente) qu’elle refoule ou envahit. La tumeur,douloureuse, peut former une voussure palpable.
L’imagerie médicale montre une ostéolyse homogène, sans reconstruction osseuse, avec très peu de réaction périostée. Le contenu est mou, de couleur brun-rouge, parfois vacuolaire ou hémorragique. L’examen histologique montre un stroma assez homogène très vasculaire contenant, à côté de cellules mononuclées, de grandes cellules multinucléées, les myéloplaxes ou cellules géantes. L’évolution est variable : certaines formes sont latente (stade 1), le plus souvent la tumeur est active et expansive (stade 2), parfois elle est rapidement évolutive (stade 3).
La nosologie tumorale de cette tumeur n’est pas clairement établie. Bien que la tumeur soit considérée comme bénigne elle peut donner des métastases, pulmonaires le plus souvent de même structure histologique et souvent peu évolutives parfois même résolutives. Une transformation maligne sarcomateuse est rare ; elle se voit au cours de récidives après traitement chirurgical et surtout après radiothérapie (qui n’est pratiquée que pour des tumeurs inaccessibles ou inopérables). Le traitement est chirurgical par exérèse large, curetage ou résection osseuse suivie de comblement ou de reconstruction.
A. P. Cooper, Sir, membre de l'Académie de médecine et B. Travers, chirurgiens britanniques (1818)
Syn. tumeur à myéloplaxes, ostéoclastome, myxoplaxome (désuet)
tumeur à cellules granuleuses l.f.
granular cell tumor
Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkéra
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison.
A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof
→ tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome
tumeur à cellules lipidiques de l'ovaire l.f.
lipidic cell carcinoma of the ovary
Tumeur stéroïdienne active de l'ovaire, qu'elle sécrète des œstrogènes, des androgènes, ou qu'elle contienne des reliquats surrénaliens.
tumeur à mastocytes l.f.
→ tumeurs myofibroblastiques inflammatoires
tumeur à myéloplaxes l.f.
giant-cell tumor, myeloplaxoma
Tumeur osseuse bénigne épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune à caractère plus ou moins extensif désignée plus généralement sous le nom de tumeur à cellules géantes.
E. Nélaton , chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860)
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. tumeur à cellules géantes, ostéoclastome
→ tumeur à cellules géantes, myéloplaxe
tumeur à stroma remanié l.f.
→ tumeur (dite) mixte de la peau
tumeur adénomatoïde de l'épididyme l.f.
adenomatoïd tumour of the epididymis
Tumeur bénigne rare de l'épididyme, la plus fréquente des tumeurs primitives de cet organe.
Son origine est incertaine. Elle peut envahir l'interstitium du rete testis. Son traitement est l'épididymectomie.
Étym. gr. epi : sur: diduma : testicule
Syn. adénofibrome épididymaire, mésothéliome épididymaire.
[F5, M2]
Édit. 2020
tumeur adénomatoïde de la trompe de Fallope l.f.
adenomatoid tumor of the Fallopian tube
Nodule de la paroi musculaire de la trompe de Fallope, formé d'un mésothéliome bénin.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ mésothéliome bénin de la trompe de Fallope
tumeur anaplasique l.f.
anaplastic carcinoma
tumeur anaplasique de l'ovaire l.f.
anaplastic tumor of the ovary
Cancer du revêtement épithélial de l'ovaire.
Quatrième cancer génital féminin par la fréquence, il survient le plus souvent chez les femmes de plus de 45 ans. Insidieux, il est diagnostiqué à un stade souvent évolué comportant une atteinte extra-pelvienne. Il se traite par la chirurgie de réduction et la chimiothérapie. Selon le type cellulaire, la tumeur est classée comme étant séreuse, mucineuse, endométrioïde, mixte, épithéliale, indifférenciée, brennerienne ou non classée. Selon l'étendue initiale, la survie à 5 ans varie de 60% à 5%.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur artérioveineuse acrale de Carapeto, Garcia-Perez et Winkelmann l.f.
acral arterio-venous tumor
Hamartome dérivé du canal de Sucquet-Hoyer, observé principalement chez l'adulte masculin, siégeant généralement au visage, au cuir chevelu, aux mains et aux pieds, consistant en papules plus ou moins hémisphériques ou en nodules de teinte rouge foncé et mesurant environ 1 cm de diamètre.
Histologiquement, la lésion consiste en amas vasculaires comprenant des artères, des veines et des vaisseaux de transition bordés de cellules musculaires lisses et non pas de cellules glomiques. L'ablation chirurgicale amène une guérison définitive.
F. J. Carapeto, A. Garcia-Perez dermatologistes espagnols, R. K. Winkelmann, dermatopathologiste américain (1977) ; A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)
Étym. lat. tumor : gonflement
→ tumeur d'Abrikossoff maligne
tumeur bénigne de la grande lèvre l.f.
labia majora benign tumor au lieu de benign tumor of labia majora
Désignation commune du fibrome, du lipome, de l’angiome caverneux de la grande lèvre.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur bénigne des voies biliaires l.f.
bile duct benign tumor
Les principales tumeurs bénignes des voies biliaires sont le polype vésiculaire et le papillome des voies biliaires.
Ces deux tumeurs peuvent néanmoins être l'objet d'une transformation maligne.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ polype vésiculaire, papillome des voies biliaires
tumeur bénigne du foie l.f.
benign hepatic tumor , benign tumor of liver
Les principales tumeurs bénignes du foie sont l'adénome (constitué par des hépatocytes normaux ou surchargés en graisses), l'hyperplasie nodulaire focale (formée de plusieurs nodules d'hépatocytes normaux, séparés par des bandes fibreuses), et les hémangiomes (formés de cavités vasculaires dans lesquelles le sang circule lentement).
Étym. lat. tumor : gonflement
→ adénome, hyperplasie nodulaire focale, hémangiomes
tumeur bénigne du sein l.f.
benign breast tumor
Formations non cancéreuse du sein : adénofibrome, kyste, tuberculome, lipome, etc.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur blanche l.f.
white swelling
Arthrite tuberculeuse chronique d’une articulation superficielle.
Elle désigne le plus souvent l’arthrite tuberculeuse du genou.
Étym. lat. tumor : gonflement