trouble des conduites alimentaires l.m.
Ensemble de troubles caractérisés par des perturbations persistantes du comportement alimentaire délétères pour la santé : restriction de l’alimentation,accès de gloutonnerie,ingestion de substances non nutritives.
Dans certains cas sont décrits des envies irrésistibles ( « craving ») et des rituels de consommation similaires aux comportements observés dans les pathologies à type de trouble de l’usage de substance psychotrope : ceci nourrit l’hypothèse d’une physiopathologie partagée sous forme de dérégulation du circuit neuronal de récompense dopaminergique.
→ anorexie mentale, boulimie nerveuse, Pica, mérycisme, trouble d’usage d’une substance psychotrope,addiction, craving
[H3]
Édit. 2020
trouble envahissant du développement l. m.
invasive disorder of the development
Trouble caractérisé par de graves anomalies d'acquisition des capacités de communication entre le sujet et son entourage.
Ce trouble, présent dès les premières années de la vie et souvent associé à un retard mental, peut se manifester par des comportements anormalement stéréotypés notamment en regard du stade de développement. Il inclut diverses catégories nosographiques telles que trouble autistique, syndrome de Rett ou encore syndrome d'Asperger. Dans certains cas des marqueurs génétiques ou neuro-anatomiques confirmant la nature neurodéveloppementale du trouble peuvent être retrouvés.
A. Rett, pédiatre autrichien (1966) ; H. Asperger, pédiatre autrichien (1944)
Sigle TED
→ autisme, Rett (syndrome de), Asperger (syndrome d')
trouble factice l.m.
Production par un individu de symptômes physiques ou psychiques sans le contrôle de la volonté et dans le seul but de prendre ou conserver un rôle de malade.
Ces actes ont un caractère compulsif dans la mesure où, par besoin intrapsychique et en l'absence de motifs extérieurs, le sujet ne peut s'en abstenir, même s'il en connait les risques. Ils se différencient de la simulation, qui est l'allégation d'une maladie physique ou psychique en vue d'éviter une contrainte ou une obligation, ou d'en tirer un bénéfice matériel ou moral.
Jean Bernard, hématologue français, membre de l’Académie de Médecine (1967) ; R. Asher, médecin endocrinologue et hématologue britannique (1951)
Étym. : Lasthénie de Ferjol : l'héroïne d'Une histoire sans nom de Barbey d’Aurevilly ; Münchhausen : nom dérive du baron de Münchhausen (1720-1797), un militaire allemand auquel sont attribués des exploits invraisemblab
→ fièvre simulée, Lasthénie de Ferjol (syndrome de), Münchhausen (syndrome de), pathomimie, simulation
trouble fonctionnel l.m.
functional disorder
Plaintes portant sur le fonctionnement d'un ou de plusieurs organes (sphère digestive, cardiovasculaire, ORL, etc.) sans lésions anatomiques reconnues pouvant en rendre compte.
Les troubles fonctionnels, sans lésions anatomiques, sont le fait de personnalités anxieuses, histrioniques. Ils peuvent constituer le signe initial d'une autre affection psychique, notamment dépressive.
[H3, N1]
Édit. 2018
trouble hyperkinétique l.m.
hyperkinetic disorder
Appellation préférée par la CIM à celle d'hyperactivité avec déficit de l'attention formulée par le DSM.
Bien que les troubles de l'attention soient admis par la CIM comme un caractère essentiel de ces états, le terme retenu par le DSM n'est pas utilisé ici, car :"(1) il implique une connaissance des processus psychologiques en cause, ce qui n'est pas encore le cas et (2) il incite à inclure dans cette catégorie diagnostique des enfants sujets à des préoccupations anxieuses ou des rêveurs apathiques, dont les difficultés sont probablement de nature différente".
trouble obsessionnel-compulsif l.m.
obsessive-compulsive disorder
Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification
→ classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).
[H3]
trouble obsessionnel-compulsif l.m.
obsessive-compulsive disorder
Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification
→ classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).
trouble panique l.m.
panic disorder
Trouble anxieux caractérisé par la répétition de plusieurs attaques de panique mensuelles au cours d’une période de plusieurs mois.
La prévalence pendant une vie entière est estimée 2 à 3% avec une légère prédominance féminine. L'évolution spontanée se fait vers la chronicité dans 80% des cas.
Les attaques de panique (ou crises d'angoisse aigüe) associent des symptômes psychiques (sensation de mort imminente, peur sans objet amplification péjorative des stimuli), comportementaux (agitation ou au contraire inhibition) et neurovégétatifs (tachycardie, sueurs, sensation d'oppression thoracique, trouble du transit digestif...). Elles durent 20 à 120 minutes. Aucun facteur déclenchant de nature psychologique n'est clairement identifiable (on dit volontiers que ces crises sont "bêtes".
Il faut éliminer une cause toxique (abus de café, prise de cannabis, d’amphétamine...) ou somatique (dysthyroïdie, hypoglycémie, épilepsie temporale, cardiopathie..).
Le trouble panique est proche du syndrome d'hyperventilation dans ses aspects cliniques et physiopathologiques : chez ces malades l'hyperventilation entraîne une attaque de panique dans 70% des cas.
Les possibles complications sont le suicide, les conduites addictives, les troubles dépressifs.
Le traitement est médicamenteux avec de petites posologies de certains antidépresseurs (imipramine, clomipramine, fluoxétine...) associé à un soutien psychologique et à une hygiène de vie (suppression de la caféine et des psychostimulants, gestion du stress..). Les psychothérapies de type psychodynamique ne sont pas conseillées.
Étym. gr. panikos : terreur causée par le dieu Pan qui, faisant résonner longuement le tonnerre dans les vallées profondes du Pélion, épouvantait les bergers en leur faisant craindre la reprise de la gigantomachie.
→ cannabis, amphétamine, imipramine, fluoxétine, clomipramine
[H3,G5]
Édit. 2017
trouble schizo-affectif l.m.
schizoaffective disorder
trouble schizophréniforme l.m.
schizophreniform disorder
Cadre défini par le DSM-IV (diagnostic and statistical manual of mental diseases) comme répondant aux caractéristiques cliniques des états schizophréniques, mais d'une durée d'un à six mois et sans que soient obligatoires des troubles du fonctionnement social ou occupationnel à un moment quelconque de l'évolution.
En l'absence de certitude d'une guérison, le diagnostic est qualifié de provisoire pendant cette période. Si, dans les deux tiers des cas environ, les manifestations pathologiques persistent au-delà de six mois, le diagnostic devrait devenir celui de schizophrénie ou de trouble schizo-affectif.
A fortiori, selon la CIM-I0 (classification internationale des maladies), ce trouble aigu d'allure schizophrénique doit persister moins d'un mois.
Auparavant, pour les Américains, tout accident délirant aigu était considéré comme schizophrénique. En France, les positions ont toujours été nuancées.
Syn. schizomorphe
→ schizophrénie, psychose délirante aigüe ou subaigüe
trouble schizotypique l.f.
schizotypal personality disorder
trouble ventilatoire mixte l.m.
mixed ventilatory disease
Déficit fonctionnel associant un déficit ventilatoire obstructif et un déficit ventilatoire restrictif.
trouble visuospatial l.m.
visual spatial disorders
Syn. agnosie spatiale
troubles caractériels chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
character disorders after head trauma
Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.
troubles cognitifs légers l.m.p.
mild cognitive impairment (MCI)
Le concept de troubles cognitifs léger permet une meilleure caractérisation de la phase initiale de la Maladie d’Alzheimer en reconnaissant, en l’absence d’altération des activités de la vie quotidienne et de démence, l’existence d’une plainte mnésique corroborée par l’entourage, correspondant à une altération objective de la mémoire, associée à un fonctionnement cognitif global normal.
Ces troubles cognitifs légers se présentent sous deux aspects cliniques :
- une forme mnésique pure avec unique altération de la mémoire,
- une forme comportant au moins deux atteintes cognitives distinctes (mémoire, langage, compréhension ou jugement).
Cet état pré-démentiel est fort instable : le taux de conversion de la phase symptomatique pré-démentielle en maladie d’Alzheimer se situe entre 8 % et 15% par an, mais cet état est aussi à un moindre degré, potentiellement réversible.
A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)
[H1]
Édit. 2018
troubles de l'équilibre l.m.p.
balance disorders
→ ataxie, vertige, équilibration posturale
[H1]
Édit. 2020
troubles de l'orientation l.m.
orientation disorders
Perturbations de la reconnaissance par le sujet des indices qui, dans le monde où il vit, caractérisent l'actualité et correspondent à la désorientation.
La désorientation touche constamment le temps, habituellement l'espace, voire les personnes (fausses reconnaissances possibles), enfin, au niveau le plus profond, la conscience de soi.
Elle est rencontrée classiquement dans la confusion mentale, les états démentiels et les syndromes amnésiques globaux (ictus amnésique, syndrome de Korsakoff). On peut aussi citer le temps disloqué ou figé du schizophrène et les perturbations du temps vécu dans les états thymiques (lent et pesant chez le mélancolique, ample, bondissant et pressé chez le maniaque).
Diverses formes d'agnosie spatiale sont observées en pathologie cérébrale organique.
S.S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)
troubles de la coordination l.m.p.
[H1]
troubles du caractère chez l'adolescent l.m.
adolescent with character disorders
Troubles observés chez les adolescents instables, agressifs, hyperémotifs, anxieux, renfermés ou excités, opposants ou versatiles, coléreux, dont le trait le plus marquant est l’incapacité à se contrôler.
Cette incapacité porte sur: l’acceptation d’une frustration, d’un reproche, d’une simple remarque, ou la prévision des conséquences d’un acte et l’évitement d’un geste impulsif, ou encore la réflexion sur soi. L’adolescent caractériel vit dans le présent et agit dans l’immédiat.
[H4]
troubles du caractère chez l'enfant l.m.
child with character disorders
Ensemble des manifestations pathologiques qui distinguent l’enfant difficile ou inadapté.
Pendant longtemps, la clinique de l’enfant caractériel se fonda sur les thèses constitutionnalistes empruntées aux types classiques de E. Dupré: émotifs, anxieux, paranoïaques, cyclothymiques, etc. Admettre cette terminologie implique un déterminisme rigide qui conduirait de façon linéaire du trouble de l’enfant à celui de l’adulte (cf. le criminel-né de C. Lombroso).
Dans leur grande majorité, les psychiatres d’enfants n’acceptent pas ces théories et accordent aux facteurs affectifs, aux conditions éducatives, une importance au moins égale à celle des facteurs héréditaires.
E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1862-1921)
[H4]
troubles du rythme cardiaque l.m.p.
cardiac rhythm diseases
Anomalies pathologiques des battements cardiaques.
Leur étude électrophysiologique permet d’opposer les troubles de la formation de l’influx (automatismes anormaux et activités déclenchées) et les troubles de la contraction de l’influx.
En fait, cette distinction est trop schématique car les deux mécanismes sont souvent intriqués, les troubles de la conduction pouvant en particulier déclencher des troubles de la génération de l’influx.
troubles du schéma corporel l.m.p.
body image disorders
→ apraxoagnosique de l'hémisphère mineur (syndrome), asomatognosie
troubles du spectre de l'autisme l.m.p.
Dénomination actuelle de la DSM 5 (diagnostic and statistical manual or mental disorders) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.
→ autisme, autisme (modèles physiopathologiques)
troubles endocriniens, épilepsie et déficience mentale l.m.p.
mental deficiency, epilepsy, endocrine disorder
M. Börjeson, H. Forssman, Orla Lehmann, médecins suédois (1962)
→ Börjeson-Forssman-Lehmann syndrome
[H1, H3, O4]
Édit. 2018
troubles envahissants du développement l.m.p.
Dénomination actuelle de la classification internationale des maladies (CIM 10) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.