Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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triangle lombo-costo-abdominal l.m.

→ triangle lombaire supérieur

triangle lumineux l.m.

light reflex

Reflet lumineux de forme triangulaire de la face latérale du tympan visible lors de l’examen otoscopique.

A. Politzer, otorhinolaryngologiste hongrois (1873) ; W. Wilde, Sir, chirurgien irlandais (1853)

Syn. (obsolète) Politzer (triangle de), Wilde (cône lumineux de)

triangle omo-claviculaire l.m.

trigonum omoclaviculare (TA)

omoclavicular triangle, subclavian triangle

Partie antéro-inférieure de la région susclaviculaire, située au-dessous et en avant du muscle omo-hyoïdien.

triangle opto-pédonculaire l.m.

Espace de la base du cerveau limité par les deux pédoncules cérébraux latéralement, et le chiasma optique et les deux tractus optiques en avant.
On y voit, d’arrière en avant, l’espace interpédonculaire, la saillie des corps et processus mamillaires et la tige de l’hypophyse. Cet espace correspond à l’étage inférieur ou hypothalamique du troisième ventricule.

→ tractus optique

triangle sterno-costal l.m.

trigonum sternocostale (TA)

sternocostal triangle

→ trigone sterno-costal

triangulation n.f.

1) En chirurgie :

technique de suture en triangulation qui consiste à placer trois points de suture équidistants au niveau des tranches de section des deux vaisseaux à suturer.
La tension des fils permet alors de placer les autres points de suture entre ces trois points.
2)En psychiatrie :
Système formé par l'enfant et ses parents, qui recouvre un conflit dans lequel l'enfant se trouve à la fois engagé par l'une et l'autre partie.
Selon le moment, l'enfant se vit comme un attaquant soit de l'un, soit de l'autre parent. Une inhibition liée à cette "situation d'équilibre" au sens psychophysiologique peut en résulter, il s'agit alors de rompre une triangulation pathogène.

Alexis Carrel, chirurgien français,  prix Nobel de médecine en 1912

trianope adj.

trianope

Se dit de l'œil dépourvu de perception de la vision du bleu.

trianopie adj.

trianope

Vision dépourvue de la perception du bleu.

Triatoma megista

Triatoma megista

Punaise de grande taille (réduve), sud-américaine, vecteur de la maladie de Chagas.
Cet insecte vit dans les murs de torchis ou les toits de palmes des cases. Il pique la nuit, surtout au visage. La piqûre est indolore. La réplétion complète s’effectue en quelques minutes puis le triatome émet des déjections liquides (liquide coxal) qui peuvent être très riches en Trypanosoma cruzi si l’insecte est infecté. Les parasites pénètrent ensuite par l’orifice de piqûre ou au niveau des muqueuses, en particulier oculaires.

→ Chagas (maladie de), Trypanosoma cruzi

triatome n.m.

Volumineuse "punaise" d’Amérique Latine, vecteurs de la trypanosomose américaine ou maladie de Chagas.
Nom vernaculaire des Triatoma.

triaxe de Bailey l.m.

triaxial reference system

J.J. Bailey, cardiologue américain (1974)

→ double triaxe

tribadisme n.m.

tribadism

Tribade : "Femme qui abuse de son sexe avec une autre femme" (M. Bescherelle ainé, 1869).
Pratiquement synonyme d'homosexualité féminine : lesbianisme, saphisme.
Dans une optique plus organiciste et génétique" : femme dont le clitoris forme une telle saillie, que le vulgaire la prendrait pour un hermaphrodite).

L. N. Bescherelle, grammairien français (1869)

Étym. gr. tribein : frotter

Tribec (virus)

Tribec (virus)

Virus à ARN du genre Orbivirus (famille des Reoviridae) connu de plusieurs pays d'Europe centrale et orientale et d'Asie centrale.
Le virus Tribec est répandu en Slovaquie, en Italie, en Roumanie, en Byélorussie, en Ukraine, en Moldavie, en Russie et en Azerbaidjan. Transmis par des tiques, en particulier Ixodes ricinus, il infecte des rongeurs et des oiseaux. Il peut être responsable, chez l'Homme, de simples syndromes fébriles ou de méningites aseptiques.

Sigle TRBV

→ Ixodes ricinus

TRIC/CCT sigle pour TC-Ring Complex/Chaperonin Containing TC

Chaperonine de la classe II permettant le repliement correct dans l’espace de nombreuses protéines, en particulier des composants du cytosquelette, des protéines régulatrices du cycle cellulaire et des protéines impliquées dans la signalisation intracellulaire. TRIC/CCT est un complexe formé de 8 sous unités protéiques assemblées dans une structure en anneau.

Syn. TRIC

→ chaperonine

tricéphale n.m.

tricephalus

Monstre à trois têtes.

trichauxis n.f.

→ polytrichose

trichiasis n.m.

trichiasis

Déviation anormale des cils, d'origine congénitale ou acquise, caractérisée par leur mauvaise direction ou une position aberrante sur le bord libre palpébral (dont la statique n'est pas, ou peu, modifiée), avec frottement des cils contre le globe oculaire par leur extrémité.

Étym. gr. thrix, trichos : cheveu

trichilemme n.m.

trichilemma, outer hair (or root) sheath

Gaine folliculaire externe du poil faite de plusieurs assises de cellules épithéliales polyédriques, claires, car riches en glycogène, qui va en profondeur vers le bulbe en s'amincissant et produit une kératine dure, compacte, par le processus de la kératinisation trichilemmale, sans kératohyaline.
Cette gaine peut être à l'origine de tumeurs appelées trichilemmome et trichilemmocarcinome.

Étym. gr. thrix, trichos : cheveu, poil ; elêmma : enveloppe

Syn. gaine folliculaire externe, gaine épithéliale externe

trichilemmocarcinome n.m.

trichilemmal carcinoma

Tumeur cutanée maligne rare survenant chez le sujet âgé, siégeant principalement sur le visage, le cou ou les oreilles, légèrement surélevée, rougeâtre, souvent kératosique, de 0,5 à 2 cm de diamètre, histologiquement invasive, dont les lobes se composent de cellules claires, ressemblant à celles de la gaine folliculaire externe, mais contenant des noyaux volumineux et hyperchromatiques.
Son origine est encore discutée  : certains la considèrent comme une néoplasie d'origine folliculaire, donc comme un carcinome pilaire, tandis que d'autres pensent à un carcinome spinocellulaire à différenciation trichilemmale. L'évolution est lente : la néoformation présente une agressivité locale sans formation de métastases. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale.

trichilemmome n.m.

trichilemmoma

Tumeur cutanée bénigne rare, solitaire ou multiple, localisée au visage, n'ayant aucune spécificité clinique.
À l'examen histologique, qui, seul, permet le diagnostic, on observe une prolifération tumorale épithéliale bien délimitée entourant un follicule pileux, et dont les lobes se composent principalement de cellules claires, riches en glycogène, pouvant évoluer vers la kératinisation. Des structures glandulaires peuvent s'y trouver, posant alors le problème de l'origine sudoripare de la lésion. Pour certains, il s'agirait simplement d'une verrue vulgaire ancienne. L'homologue malin de cette tumeur est le trichilemmocarcinome.

Syn. tricholemme

→ trichilemmocarcinome

trichine n.f.

trichina

Nom vernaculaire du nématode Trichinella spiralis.

→ Trichinella spiralis, trichinellose

[D1]

Édit. 2020

Trichinella spiralis

Trichinella spiralis

Ver nématode de la famille des Trichinellidae, à peine visible à l’œil nu, vivipare, agent de la trichinellose.
Chez cet helminthe, les adultes parasitent l’intestin grêle et les larves se développent et s’enkystent dans les muscles de divers mammifères (notamment des Rongeurs et des Porcins) et, accidentellement, de l’Homme. L'Homme parasité est à la fois hôte intermédiaire et hôte définitif, hébergeant les larves et les adultes du parasite, ce qui explique les particularités cliniques de la trichinellose.

→ trichinellose, Trichinella

[D1]

Édit. 2020

Trichinella

Trichinella

Genre de Nématodes parasites, de la famille des Trichinellidae, dont environ 10 espèces sont connues.
Les Trichinella parasitent de nombreux mammifères en se localisant, au cours de leur cycle biologique,  au stade adulte dans l'intestin de leur hôte et, au stade larvaire, dans les muscles du même hôte. La réalisation du cycle de ces helminthes suppose que l'hôte intermédiaire hébergeant des larves dans ses masses musculaires soit dévoré par un carnivore ou un omnivore. Les larves alors libérées deviennent adultes dans l'intestin.
L'espèce le plus souvent en cause dans les infestations humaines est, de loin, Trichinella spiralis. Toutefois, particulièrement en Asie du Sud-Est et en Nouvelle Guinée, d'autres espèces peuvent être rencontrées chez l'Homme, comme T. pseudospiralis ou T. papuae dont les larves ne s'enkystent pas.

→ Trichinella spiralis, trichinellose

[D1]

Édit. 2020

trichinellose n.f.

trichinellosis

Helminthose zoonotique cosmopolite, sporadique ou survenant par petites épidémies, causées principalement par le Nématode Trichinella spiralis dont l'adulte vit dans l'intestin grêle et les larves s'enkystent dans les muscles.
La contamination a généralement lieu à la suite d’une ingestion de viande de porc, de sanglier ou de phacochère contenant des larves enkystées et consommée insuffisamment cuite ou simplement fumée ou salée (charcuterie). Certaines contaminations peuvent avoir lieu par ingestion de viande de chien, de phoque ou d'ours. Chez l'Homme, les larves en impasse évoluent le plus souvent vers la calcification.
Après une courte incubation (24 à 48 heures), l’infection peut débuter par des symptômes gastro-intestinaux précoces (diarrhée et vomissements, vives douleurs abdominales) et par une fièvre élevée avec soif intense. Un syndrome inflammatoire avec une urticaire et un œdème de la face et des paupières sont souvent associés ("maladie des grosses têtes"). Vers le 15eme jour, apparaissent des myalgies intenses. L'évolution se fait vers une phase purement musculaire chronique. Les principales complications sont cardiaques (myocardite, œdème aigu du poumon) ou cérébrales (encéphalite). La trichinose s’accompagne d’une hyperéosinophilie très importante et persistante ainsi que d'une élévation des enzymes d'origine musculaire. Les cas d'infestation massives sont particulièrement sévères, parfois rapidement mortels. Le diagnostic est porté par sérologie (immunofluorescence) ou par biopsie musculaire montrant la présence de larves enkystées. A posteriori, les kystes larvaires calcifiés donnent à la radiographie une image caractéristique en "grains de semoule".
Le traitement fait appel à la diéthylcarbamazine et au thiabendazole et, si nécessaire, à des corticoïdes. La prophylaxie repose sur le contrôle vétérinaire des viandes ou produits de charcuterie qui doivent être consommées après cuisson suffisante.
L'espèce parasitaire la plus fréquemment en cause est Trichinella spiralis. Toutefois, d'autres espèces sont parfois responsables, comme T. pseudospiralis ou T. papuae en Asie du sud-est (Thaïlande, Cambodge) et en Nouvelle Guinée. Ces deux dernières espèces ne forment pas de kystes.

Syn. trichinose

→ Trichinella spiralis, Trichinella

[D1]

Édit. 2020

trichinoscopie n.f.

trichinoscopy

Technique utilisée en médecine vétérinaire (contrôles aux abattoirs) permettant, par observation directe ou par projection sur un écran, de reconnaître la présence de kystes trichiniens du volume d’un grain de blé dans un fragment musculaire préalablement écrasé entre deux lames de verre.

Étym. trichine ; gr. scopein : observer

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