TREM-1 sigle pour Triggering Receptor Expressed on Myeloid cells 1
Récepteur membranaire exprimé à la surface des polynucléaires neutrophiles et des monocytes jouant un rôle dans l’inflammation
Son gène est situé sur le chromosome 6. Il augmente la productions de cytokines pro-inflammatoires et intervient dans le choc septique et la pancréatite aiguë hémorragique. Sa concentration plasmatique est un indice de mauvais pronostic.
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[D1, F1, L1]
Édit. 2020
trématodes n.m.p.
trematodae
Vers plats à corps non segmenté et foliacé, hermaphrodites dans le cas des douves ou à sexes séparés pour les schistosomes.
tremblante du mouton l.f.
scrapie
Encéphalomyélite du mouton et de la chèvre, classée parmi les encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles qui sont provoquées par des agents infectieux non conventionnels ou prions.
Ses symptômes associent une incoordination motrice avec ataxie, des troubles du comportement et des tremblements ; la mort survient en moins d’un an. L’épidémiologie de la tremblante du mouton est mal connue : consommation de fourrages contaminés, ingestion de placenta d’une brebis infectée par un autre animal.
Syn. scrapie
→ prion, encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles
[D1,D5,E1,H1]
Édit. 20171
tremblement n.m.
tremor, quivering
Petites oscillations rythmiques involontaires de tout ou plutôt d'une partie du corps, caractérisées par leur rapidité, leur périodicité relativement fixe, ainsi qu'une amplitude et une morphologie invariables dans une certaine mesure pendant une longue période.
Elles sont généralement compatibles avec le mouvement volontaire qui, cependant, perd quelque peu de sa précision.
Leur élément électromyographique le plus caractéristique est la constance de l'alternance agoniste-antagoniste.
Le tremblement répond à des indications motrices provenant de différentes localisations cérébrales. Il connait des oscillations plus ou moins grandes. Il s'observe lors d'un effort volontaire ou au repos, dans l'hystérie, après certaines épreuves physiques ou émotionnelles, dans certaines intoxications aigües ou chroniques comme l'alcoolisme ; on le voit au cours de la sénescence même en dehors de la maladie de Parkinson dont il est un symptôme majeur, etc.
Trois entités sémiologiques essentielles sont toujours distinguées selon le mode de survenue : au repos, dans le maintien d'une attitude et lors du mouvement volontaire.
tremblement d'action l.m.
action, intention, kinetic, voluntary tremor
Tremblement qui, bien que présent dans le maintien d'une position fixe, s'intensifie au cours d'un mouvement volontaire, surtout si celui-ci nécessite un effort d'attention, de précision et de visée d'un but défini (tremblement intentionnel).
Dans ses aspects majeurs, hypercinétiques, il constitue un important handicap. La mise en évidence d'un fréquent syndrome cérébelleux sous-jacent est alors difficile.
Majoritaires, les étiologies cérébelleuses sont liées à des atteintes des pédoncules cérébelleux et du tronc cérébral. Après une période d'installation, leur siège est volontiers unilatéral et scapulaire. Trois étiologies prévalent: la sclérose en plaques, les séquelles post-traumatiques, généralement associées à d'autres déficits, et les accidents vasculaires sous-thalamiques, rares, qui semblent déborder plus largement sur le mésencéphale, parfois sur le locus niger. Les rares étiologies non cérébelleuses comprennent la forme clonique de la dystonie idiopathique (T. Larsson, T. Sjögren), certaines encéphalopathies néonatales et la maladie de Wilson.
T. Larsson, statisticien suédois, T. K Sjögren, psychiatre suédois (1957), S. A. K Wilson, neurologue britannique (1912)
Syn. tremblement d'intention, kinétique
tremblement d'attitude l.m.
postural tremor
Type de tremblement le plus commun, d'amplitude faible, parfois asymétrique, apparaissant lors du maintien actif d'une attitude, accentué par les émotions et cédant avec le mouvement et le relâchement musculaire.
Confirmé p. ex. dans le maintien de la main et des bras tendus, il peut devenir gênant et s'accompagner d'altérations de la voix, dues au tremblement des cordes vocales. Parfois observé au cours d'une neuropathie périphérique ou déclenché par des antidépresseurs ou les sels de lithium, il reste sans cause décelable dans sa grande majorité. On parle alors de tremblement essentiel. L'association de celui-ci à une dystonie d'attitude est possible. Une exagération du tremblement physiologique est discutée, malgré l'asymétrie du tremblement essentiel. De plus, la fréquence de la maladie de Parkinson dans cette population est supérieure à celle de la population globale.
Dans cette affection, des doses modérées d'alcool, des sédatifs, barbituriques ou
Syn. tremblement postural
tremblement de repos l.m.
resting tremor
Tremblement apparaissant lors d'un certain degré de relâchement musculaire, cessant à la contraction, en fait s'effaçant avec le sommeil et/ou une détente complète, et facilité par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle (calcul mental).
Ces oscillations régulières sont plus marquées au membre supérieur : mouvements alternés de flexion-extension des doigts, parfois geste d'émiettement. L'EMG enregistre une période de silence électrique qui sépare deux bouffées de contraction musculaire.
Une association est possible au tremblement d'attitude (avec disparition du trouble lors d'un geste volontaire mais retour après la prise d'une attitude), ainsi qu'au tremblement d'action (présence possible d'un syndrome akinéto-hypertonique).
Autant de critères en faveur d'une maladie de Parkinson et d'autres syndromes parkinsoniens, surtout devant une distribution hémicorporelle précédant la bilatéralisation et compte tenu de l'effet positif des substances dopaminergiques.
J. Parkinson, médecin britannique (1817)
tremblement de terre (médecine de catastrophe au cours d'un) l.f.
disaster medicine in earthquake
Mise en œuvre d'interventions médicales adaptées aux tremblements de terre de grande magnitude (elle se mesure sur l'échelle de Richter) qui sont une cause importante de catastrophe.
Une forte intensité (elle se mesure sur l'échelle de Mercalli) correspond à de grands dommages : un grand nombre de victimes peut être causé en quelques secondes si des mesures préventives n'ont pas été prises. Les secours sont alors difficiles du fait de la désorganisation des communications, de la surcharge des centres de traitement et des destructions plus ou moins grandes qu'ils ont subi.
Les séismes se produisent dans des régions à risque situées surtout au niveau de la jonction des plaques tectoniques. Dans ces régions une réglementation sévère impose souvent des normes de construction strictes permettant aux bâtiments, aux hôpitaux notamment, de résister au tremblements de terre et d'éviter les tsunami (pas d'implantation en bord de mer). Mais il ne suffit pas que le bâtiment résiste, encore faut-il que les objets qu'il contient ne soient pas projetés lors des secousses : cela risque de les détruire ou de les rendre inutilisables (bris des verreries, cisaillement des alimentations d'eau, de gaz ou électriques, renversement des feux causant des incendies, destruction des réserves d'eau ou de médicaments, chutes d'objets lourds sur les sujets couchés causant des fractures, etc.). Dans les zones à risque, il est donc nécessaire de prévoir un aménagement protégé pour le matériel de secours et de prendre des précautions pour le matériel de réanimation en service (notamment les perfusions doivent être solidaires du lit). Les approvisionnements doivent être protégés, une alimentation électrique de secours est nécessaire et des communications autonomes (sans fil et sur piles) avec le SAMU, ou l'équivalent, doivent être prévues. Ce dernier doit évidemment avoir pris des mesures préventives pour se protéger lui-même. Etant donné la destruction possible des routes et des ponts, certains envois de secours ou transferts de victimes ne peuvent se faire efficacement que par hélicoptère. Le personnel circulant à l'extérieur doit être entrainé à se protéger (risque de chutes de cheminées, de pots de fleurs, de bris de verre, etc.), par contre dans une ambulance on est en sécurité si l'on n'est pas trop près des maisons ou de structures qui risquent de s'abattre sur la chaussée. Les lésions rencontrées à la suite des tremblements de terre sont surtout traumatiques, il peut y avoir des difficultés à désincarcérer des victimes prises sous des bâtiments éboulés. Les incendies consécutifs au séisme peuvent causer des brulures, le voisinage de la mer ou de grand lac peut avoir facilité des noyades et les cardiaques peuvent être des victimes tardives (arrêts cardiaques par peur lors de répliques longtemps après la secousse principale). Dans les pays à risque comme le Japon ou la Californie une instruction civique de la population est faite dès l'école pour apprendre aux gens de se protéger en cas de tremblement de terre.
C. F. Richter, sismologue américain (1935) ; G. Mercalli, sismologue italien (1902)
tremblement essentiel l.m.
essential tremor
Mouvement anormal le plus fréquent, prédominant aux membres supérieurs, apparaissant au maintien de l'attitude, voire lors du mouvement lent, mais disparaissant au repos.
Il peut toucher la tête et la langue, entrainant une voix chevrotante. Majoré par l'émotion mais souvent atténué par la prise d'alcool, souvent asymétrique, il se voit à tout âge et l'on parle de tremblement juvénile ou sénile. Son évolution est lente et sa symptomatologie reste le plus souvent bénigne.
L’hérédité autosomique dominante est habituelle :il existe trois gènes de susceptibilité en 2p22-25, en 3q13 et sur le chromosome 6p.
Le traitement le plus efficace utilise les bêtabloquants.
tremblement, nystagmus et ulcère duodénal l.m.
tremor, nystagmus and duodenal ulcer
Le tremblement disparaît temporairement avec l'alcool ; le nystagmus est présent même sans tremblement. Il existe parfois un ulcère duodénal qui précède l'apparition du tremblement (plusieurs membres de cette famille sont devenus alcooliques). L’affection est autosomique dominante (MIM 190310).
G. Neuhäuser, généticien américain (1976)
Trendelenburg (démarche de) l.f.
Trendelenburg’s gait
F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1844-1924)
Trendelenburg (équation de) l.f.
Trendelenburg’s equation
Équation colorée (1941) dérivant de l'équation d'Engelking (1925), consistant à égaliser l'aspect d'une radiation monochromatique bleu-vert (490 nm) par un mélange de bleu (470 nm) et de vert (519 nm).
Cette équation classique a été remplacée par l'équation de Moreland, qui présente l'avantage d'être peu ou pas influencée par l'absorption sélective des radiation par le pigment maculaire.
W. Trendelenburg, physiologiste allemand (1941) ; E. Engelking, ophtalmologiste allemand (1924) ; J. D. Moreland, physiologiste britannique (1974)
Trendelenburg (manœuvre de) l.f.
Trendelenburg’s test
Manœuvre clinique destinée à mettre en évidence l’insuffisance valvulaire veineuse dans les varices des membres inférieurs.
Le membre inférieur ayant été vidé de son sang veineux en position verticale, lors de la pose d’un garrot à la racine du membre et de la position debout, les varices superficielles se remplissent de haut en bas.
F. Tredelenburg, chirurgien allemand (1891)
Trendelenburg (opération de) l.f.
Trendelenburg’s procedure
Opération chirurgicale d’urgence consistant à ouvrir le tronc de l’artère pulmonaire pour en extraire un gros caillot embolique obstructif.
Représentant la dernière chance d’un patient frappé d’une embolie pulmonaire massive, cette opération de haute gravité, n’est à la portée que d’un chirurgien habile et entrainé, mais elle peut obtenir une véritable résurrection chez un malade mourant. L’urgence extrême constituée par les véritables embolies pulmonaires massives, ne laisse habituellement pas le temps d’envisager une désobstruction sous circulation extracorporelle, solution préférable lorsque l’évolution en laisse le temps.
F. Tredelenburg, chirurgien allemand (1908)
Trendelenburg (position de) l.f.
Trendelenburg's position
Position opératoire en décubitus, latérocubitus ou procubitus, tête plus basse que les pieds, le plan tête-pieds du patient fait un angle de 10 à 25° avec l'horizontale.
Cette position améliore les conditions opératoires en refoulant les viscères abdominaux dans le thorax (meilleure vision en chirurgie gynécologique et en cœlioscopie, diminution du saignement), prévient les embolies gazeuses cérébrales et augmente la pression veineuse centrale et cérébrale (mise en place d'un cathéter central).
Mais elle apporte une gêne respiratoire du fait du refoulement du diaphragme haut dans la cage thoracique. Cette position nécessite une grande vigilance de la part de l'anesthésiste : la mise sous ventilation assisté est utilisée, sauf pour des interventions très courtes.
Surtout employée en gynécologie, cette position était connue de Guy de Chauliac (XIVe siècle).
F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1890) ; Guy de Chauliac, chirurgien français (1298-1368)
Trendelenburg (signe de) l.m.
Trendelenburg’s sign
Signe d'insuffisance des muscles abducteurs de hanche ou d'appui insuffisant de la tête fémorale.
Normalement en position debout unilatérale, le bassin s'élève du côté non portant par contraction des muscles abducteurs du côté portant. En cas d'insuffisance de ces muscles abducteurs, le bassin s'abaisse du côté non portant et le tronc et les épaules se déplacent du côté opposé, côté portant, pour rétablir l'équilibre. Ce signe est visible tant par l'avant que par l'arrière.
F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1895)
trépan n.m.
trepan, trephine
Instrument de forage, à forme de couronne à bord libre en dents de scie, à mouvement rotatif, mû au moteur ou à la main à l’aide d’un vilebrequin.
En neurochirurgie, le trépan permet de découper un disque osseux pour ouvrir la boîte crânienne. Très peu utilisé en chirurgie orthopédique car de diamètre trop important, on lui préfère une tréphine.
Étym. gr. trupanon : tarière
tréphine n.f.
trephine
Instrument chirurgical.
Sorte de trépan muni d'un foret creux denté, destiné à prélever des carottes tissulaires, en particulier osseuses, dans un but diagnostique ou thérapeutique.
Étym. gr. trupanon : tarière
[B3]
Édit. 2018
tréphine n.f.
trephine
Instrument rotatif, mû par un moteur, permettant de découper un cylindre osseux.
En chirurgie orthopédique, il sert principalement à des prélèvements biopsiques.
trépidation épileptoïde l.f.
epileptoid tremor
→ clonus
trépied fémoral l.m.
femoral artery bifurcation
Ensemble anatomique siégeant dans le triangle de Scarpa, constitué par l’artère fémorale commune et ses deux branches de division, l’artère fémorale superficielle et l’artère fémorale profonde.
Treponema carateum
Treponema carateum
Spirochète responsable du caraté ou pinta.
Étym. gr. trepein : tourner; nêma : fil
→ pinta
Treponema pallidum l.m.
Treponema pallidum
Spirochète strictement humain responsable de la syphilis et du béjel et qui est mis en évidence par l'ultramicroscope.
F. Schaudinn, zoologiste et E. Hoffmann, médecin allemands (1905)
Étym. gr. trepô : tourner; nêma : fil
Syn. tréponème pâle, tréponème
Treponema pertenue
Spirochète très proche de Treponema pallidum et responsable du pian.
Étym. lat. per : sur toute l'étendue ; tenuis : mince
Syn. Treponema pallidum subsp. pertenue
→ pian
Treponema vincentii
Treponema vincentii
Bactérie de la famille des Spirochaetaceae, commensale de la cavité buccale de l'Homme.
T. vincentii est considéré comme non pathogène bien qu'il soit parfois retrouvé, associé à d'autres bactéries commensales comme des Fusobacterium necrophorum dans des lésions de gingivite ulcérative et nécrosante (angine fuso-spirillaire de Vincent).
J. H. Vincent, médecin général français, membre de l’Académie Nationale de Médecine (1896)