Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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trachée-artère l.f.

→ trachée

trachéite n.f.

tracheitis

Inflammation aigüe ou chronique de la trachée.

→ trachée

trachéite aigüe l.f.

acute tracheitis

Inflammation aigüe de la trachée d’étiologie parfois infectieuse, en particulier virale.

→ trachée

trachélectomie n.f.

trachelotomy

Exérèse chirurgicale, amputation du col de l’utérus ou d’une partie du col.

Étym. gr. trachelos : cou, col ; ectomein : enlever

→ col de l'utérus

trachélo-isthmoplastie n.f.

trachelo-isthmoplasy

Procédé chirurgical de cure des béances cervico-isthmiques qui consiste en un remodelage de l’isthme et du col de l’utérus.

Étym. gr. trachelos : cou, col ; isthmos : isthme, partie rétrécie ;  plassein : former, façonner

→ col de l'utérus

trachélo-isthmoraphie n.f.

trachelo-isthmorraphy

Suture en dehors de la grossesse du col et de l’isthme utérins pour traiter une béance cervico-isthmique.

Étym. gr. trachelos : cou, col ; isthmos : isthme, raphê : couture

→ col de l'utérus

trachélocèle n.f.

trachelocele

Prolapsus du col utérin vers l’orifice vulvaire, à travers le vagin, à la faveur le plus souvent d’un prolapsus utérin.
Il existe de faux prolapsus dus à l’allongement hypertrophique du col utérin qui sont traités par trachélectomie.

Étym. gr. trachelos : cou, col ; kêlê : tumeur

→ col de l'utérus, allongement hypertrophique du col utérin, trachélectomie

trachéloraphie n.f.

trachelorraphy

Suture chirurgicale du col de l’utérus, pour réparer une déchirure ancienne, après avivement de ses bords.

Étym. gr. trachelos : cou, col ; raphê : couture, suture

→ col de l'utérus

trachélotomie n.f.

trachelotomy

Section chirurgicale du col utérin, pour supprimer une bride le plus souvent.

Étym. gr. trachelos : cou, col ; tomein : couper

→ col de l'utérus

trachéobronchique adj.

tracheobronchial

Relatif à la région de la trachée et des bronches.

trachéobronchoscopie virtuelle l.f.

→ endoscopie virtuelle

trachéostomie n.f.

tracheostomy

Ouverture à la peau, en principe définitive, de la trachée cervicale sur sa face antérieure.
La peau autour de l'orifice de trachéotomie est suturée avec les lèvres de l'orifice trachéal. On réalise la trachéostomie quand le maintien de la liberté des voies aériennes est nécessaire de façon définitive (laryngectomies, insuffisances respiratoires chroniques) ou prolongée pour une ventilation artificielle quasi-permanente (pour les apnées du sommeil on ne fait plus de trachéostomie, il suffit en général d'une pression expiratoire positive (PEP) sur masque nasal).

Étym. gr. arteria tracheia : artère rugueuse, trachée artère ; stoma : bouche

→ apnée du sommeil, PEP, trachéotomie

trachéotome de Butlin-Poirier l.m.

Instrument utilisé pour pratiquer la trachéotomie d’urgence.
Il comporte une canule trachéale dans laquelle est placé un mandrin courbe terminé d’un côté par une pointe de trocart, de l’autre par un manche.

H. Butlin, Sir, chirurgien britannique (1845-1912), P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1853-1907)

→ trocart

trachéotome de Butlin-Poirier l.m.

Instrument utilisé pour pratiquer la trachéotomie d’urgence.
Il comporte une canule trachéale dans laquelle est placé un mandrin courbe terminé d’un côté par une pointe de trocart, de l’autre par un manche.

H. Sir Butlin, chirurgien anglais (1845-1912), P. Poirier, anatomiste et chirurgien français (1853-1907)

→ trocart

trachéotomie n.f.

tracheotomy

Ouverture temporaire (par opposition à la trachéostomie) de la trachée cervicale sur sa face antérieure pour court-circuiter les voies aériennes supérieures afin de contourner un obstacle situé au-dessus de l'orifice de trachéotomie (trachéotomie de nécessité), pour protéger l'arbre trachéobronchique contre les inhalations (trachéotomie d'opportunité) ou permettre une assistance ventilatoire (trachéotomie de conditionnement).
On réalise la trachéotomie après pré-oxygénation et si possible, intubation préalable, pour éviter le risque d'arrêt cardiaque asphyxique pendant l'intervention, ce qui permet de prendre le temps de faire une trachéotomie réglée. Faute de mieux, en urgence devant un patient qui ne peut être intubé (corps étranger enclavé, écrasement du larynx), on fait directement une trachéotomie de sauvetage, dite expéditive. Le choix entre la trachéotomie et l'intubation prolongée (pas plus d'une quinzaine de jours en principe) doit tenir compte de la durée prévisible de l'intubation.
Indications principales de la trachéotomie :
- substitution à une intubation trachéale si la durée prévisible pour l'intubation apparait trop longue ;
- grands délabrements maxillofaciaux (pour éviter la chute de la langue et l'inondation de la trachée par l'hémorragie) ;
- traumatismes pharyngolaryngés (brûlures, plaies ouvertes ou fermées du larynx, corps étranger enclavé, paralysie laryngée avec asphyxie) ;
- états instables de la colonne vertébrale ;
- traumatismes complexes cervicomaxillofaciaux avec thorax soufflant ;
- volet costal (si l'intubation nasale risque d'être mal supportée) ;
- affections neurologiques, cérébrales ou médullaires avec atteinte tétraplégique ;
L'incision verticale de la face antérieure de la trachée et l'excision de la face antérieure d'un anneau trachéal sont abandonnées au profit de l'incision transversale entre 2 anneaux, soit entre le 2e et le 3e, voire entre 3e et 4e après repérage du cartilage cricoïde (à ne pas blesser pour éviter des séquelles gênant la phonation) ; on introduit ensuite la canule métallique ou la sonde à ballonnet par l'orifice trachéal. Si l'on prévoit une longue durée d'utilisation, la trachéostomie d'emblée avec suture des berges de l'orifice trachéal garantit une grande sécurité.
La trachéotomie expéditive peut être réalisée soit sans incision préalable avec un trachéotome de Shelden (mandrin tranchant dans une chemise métallique), soit après incision de la peau en introduisant une canule métallique (pour les patients qui conservent une respiration spontanée) ou un trocart de fort calibre dans lequel on glisse une sonde souple. Le risque principal de la trachéotomie expéditive est l'arrêt cardiaque par asphyxie, d'où l'intérêt de l'intubation préalable ; elle permet d'assurer la ventilation artificielle pendant l'intervention et d'éviter le passage de sang dans la trachée en cas d'hémorragie. L'emphysème cervicomédiastinal est l'une des complications possibles de la trachéotomie expéditive.

C.H. Shelden et R.H. Pudenz, neurochirurgiens américains (1955)

Étym. gr. médical tracheiotomia (tracheia arteria : trachée artère, artère rugueuse) ; tomê : coupure. La trachéotomie (arteriotomia en gr. ancien) était connue des Anciens qui l'utilisaient en premiers secours dans les asphy

→ coniotomie, trachéostomie

trachome n.m.

trachoma

Kératoconjonctivite, première cause de cécité dans le monde, endémique dans certaines régions d’Afrique et d’Asie à bas niveau d’hygiène, comportant 4 signes : pannus cornéen, follicules conjonctivaux, cicatrices conjonctivales caractéristiques, follicules d’Herbert (deux d’entre eux doivent être présents pour que le diagnostic de trachome soit porté).
Le trachome est provoqué par Chlamydia trachomatis, bactérie transmise par les mains sales, les mouches, la poussière. L’homme est le seul réservoir du germe. L’évolution du trachome est progressive en 4 stades, le stade IV étant celui des complications. Celles ci sont palpébrales (entropion trichiasis), cornéennes (vaisseaux, kératite, ulcères), conjonctivales (xerosis), lacrymales (atrésie des points lacrymaux, dacryocystite), infectieuses, ciliaires (hyper ou atrophie des cils). Il débute par une conjonctivite folliculaire, à laquelle succède une kératite chronique (hyperplasie papillaire, pannus cornéen) qui se développe de manière torpide sur des années et conduit à la cécité en l’absence de traitement (tétracycline, chirurgie).
Le traitement du trachome est médical : préventif (hygiène, pommade à base de tétracycline), et curatif (pommade à la tétracycline associée à un traitement général par érythromycine)
Le traitement chirurgical est celui des complications (entropion- trichiasis)
Seules des campagnes d’éducation sanitaire dans les régions d’endémie permettent d’en limiter la survenue.

→ Chlamydia trachomatis

trachyonychie n.f.

trachyonychia, rough nail

Anomalie de la surface de la tablette unguéale qui prend un aspect rugueux et gris opaque, l'ongle devenant fragile et fissuré à son bord libre.
Selon l'aspect de la tablette unguéale, on distingue deux types : le type 1 avec aspect grisé  et le type 2 avec aspect brillant et accentuation des crêtes longitudinales. La trachyonychie peut être soit secondaire à un agent externe, notamment chimique, ou à une dermatose dont elle peut n'être que le seul signe (pelade, lichen plan, psoriasis, etc.), soit être apparemment idiopathique, congénitale ou acquise, comme dans la "dystrophie des vingt ongles".

R. Baran et A. Dupré, dermatologistes français (1977)

Étym. gr. trachus : rude ; onyx : ongle

→ ongle grésé

tracteur de forceps n.m.

tractor

Pièce métallique s’articulant sur les branches d’un forceps pour faciliter la traction, comme dans le forceps de Tarnier ou de Suzor, parfois aussi lacs en tissu accrochés à la base des cuillers comme dans le forceps de Demelin.

S.E. Tarnier, membre de l'Académie de médecine (1877) ; L. A. Demelin, (1926) ; R.A. Suzor, obstétriciens français

→ forceps de Démelin

traction (test de) l.m.

traction test

Epreuve mécanique destinée à démontrer l’existence d’une béance cervico-isthmique .
Elle consiste à tenter d’extraire de l’isthme utérin, par traction, un ballonnet préalablement gonflé.

traction vertébrale l.f.

→ élongation vertébrale

traction vitréomaculaire (syndrome de) l.m.

vitreomacular traction syndrome

Maculopathie liée à l'existence d'une traction vitréomaculaire chronique antéropostérieure après décollement postérieur du vitré incomplet.
La persistance, après décollement postérieur incomplet du vitré, d'une attache vitréorétinienne au niveau de la macula est responsable d'un syndrome fonctionnel maculaire et d'un œdème chronique dont l'évolution spontanée est le plus souvent défavorable. Le traitement chirurgical permet d'éviter la survenue d'anomalies cystoïdes irréversibles ou d'un soulèvement par traction du pôle postérieur. On distingue des syndromes de traction primitifs et des syndromes secondaires.

traction vitréorétinienne l.f.

vitreoretinal traction

Traction du cortex vitréen sur le neuroépithélium rétinien.
Les forces de traction peuvent être antéropostérieures ou tangentielles.

tractographie en IRM n.f.

IRM en tenseur de diffusion destinée à visualiser le trajet des fibres nerveuses de la matière blanche du cerveau sous la forme d’un tractogramme

.La tractographie est la méthode de choix pour visualiser et localiser les faisceaux de fibres dans la matière blanche. Elle permet d’obtenir une carte des réseaux complexes de connections neuronales. Elle est considérée comme un outil de programmation en neurochirurgie.

→ imagerie de diffusion (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

tractus blanc de Lancisi l.m.

G. Lancisi, anatomiste italien (1654-1720)

→ strie longitudinale médiale

tractus bulbo-réticulo-spinal l.m.

tractus bulboreticulospinalis (TA)

bulbo reticulospinal tract, medullary reticulospinal tract , lateral reticulospinal tract

Tractus efférent de la formation réticulaire de la moelle allongée.

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