topaquinone n.f.
topaquinone
Quinone dérivée de la trihydroxyphénylalanine ayant une fonction coenzymatique dans certains enzymes du plasma, du rein ou du tissu conjonctif.
P. ex. la lysyloxydase du tissu conjonctif qui joue un rôle dans la formation du collagène et de l'élastine est un enzyme à topaquinone.
Sigle TPQ
tophus n.m.
Concrétion uratique nodulaire visible sous la peau, de consistance dure, caractéristique de la goutte chronique ;
Il est constitué de cristaux d'acide urique et d'urate de sodium.
Les tophus se déposent en général une dizaine d'années après la première crise de goutte. Ils augmentent progressivement de volume. Les sièges d'élection sont les articulations interphalangiennes, le pavillon de l'oreille (où ils occupent l'hélix et la gouttière qui sépare l'hélix de l'anthélix).
Étym. gr. tophos : tuf, pierre spongieuse et friable
→ goutte
topique n.m.
topical remedy
Médicament préparé pour une action locale (ex. cataplasme, sinapisme).
Étym. gr. topos : lieu
→ cataplasme, sinapisme, administration topique
[G3,G5]
Édit. 2017
topique (point de vue) l.m.
topographical point of view
Aspect de la métapsychologie freudienne qui s'attache à décrire les systèmes ou les instances psychiques du point de vue de leurs rôles et de leurs situations les uns par rapport aux autres. S. Freud se sert de métaphores spatiales avec lesquelles il délimite des lieux, des points de passage ou de filtrage, des aires communes aux frontières indéfinies, etc.
Deux modèles de représentation de l'appareil psychique ont successivement été proposés par Freud. La première topique distingue essentiellement l'inconscient, le préconscient et le conscient. La deuxième, à partir de 1920, est plus anthropomorphique et met en place les trois instances du ça, du moi et du surmoi.
S. Freud, neuropsychiatre et psychanaliste autrichien (1856-1939)
topique antiviral l.m.
antiviral (agent, topical)
Médicament appartenant à la famille des nucléosides artificiels utilisé en applications locales, quoique peu efficaces, dans le traitement local de l'herpès : p. ex. 2-désoxyuridine, 2- désoxycytidine, aciclovir, vidarabine, etc.
topique digestif l.m.
topical digestive
Médicament agissant localement dans le tractus digestif.
Les topiques comportent :
- des antiacides (carbonate de calcium ; oxyde de magnésium ; hydroxyde, phosphate et silicate d’aluminium ; sucralfate, complexe de saccharose octasulfate et de polyhydroxyde d’aluminium) ; ils neutralisent chimiquement l’excès d’acide chlorhydrique gastrique ;
- des médicaments qui diminuent la sécrétion gastrique d’HCl : antagonistes des récepteurs histaminiques H2 responsables de la sécrétion d’ions H+par l’estomac(cimétidine, ranitidine, etc.) ; inhibiteurs de la pompe à protons H+K+-ATPase de la cellule pariétale gastrique (oméprazole, lansoprazole, etc.) ; misoprostol : prostaglandine analogue synthétique de la prostaglandine E1, antisécrétoire et cytoprotecteur, puissant contracturant utérin, contrindiqué chez la femme enceinte ;
- des anticholinergiques : alcaloïdes (atropine) et nombreuses substances de synthèse.
→ topique
topo-isomérase n.f.
topoisomerase
Enzyme catalysant la transformation d'un topo-isomère en un autre.
Les topo-isomérases qui modifient la structure spatiale des doubles hélices d'ADN agissent en coupant l'un des deux brins et en le ressoudant après relâchement. L'énergie de liaison est conservée du fait que le phosphate du brin coupé est transféré sur une tyrosine de l'enzyme et ainsi prêt à se refixer sur l'extrémité du brin qui s'est désenroulé.
On distingue deux types de topo-isomérases : dans le type I un seul brin est coupé et la superhélice gauche peut se relâcher ; dans le type II, l'enzyme coupe les deux brins et peut provoquer des surenroulements négatifs, voire positifs, en utilisant de l'énergie par hydrolyse d'ATP ; les gyrases bactériennes sont des enzymes de ce type II. Certains inhibiteurs de topo-isomérases II sont utilisés comme anticancéreux ou comme antibiotiques : urotrate, noroxine, dérivés de l'adriamycine, dérivés de l'étoposide, etc.
topo-isomère adj.
topoisomer
Se dit de molécules ayant la même formule mais une disposition spatiale différente.
Ce terme s'applique particulièrement à des acides nucléiques où les enroulements des chaines peuvent varier par le nombre d'enlacements, présentant des états relâchés, où la tension de la double hélice est minimale, ou surenroulés, où l'axe de la double hélice s'enroule sur lui-même pour former une superhélice : dans le cas d'un surenroulement "positif", le nombre d'enlacements est augmenté et on parle de superhélice droite ; inversement, dans un surenroulement "négatif", le nombre d'enlacements diminue et on obtient une superhélice gauche qui favorise la séparation des deux brins.
→ hélice
Topografov (virus) l. m.
Topografov virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
En Europe et en Sibérie, ce virus est probablement responsable, chez l'Homme, de fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Son réservoir est le Lemming (Lemmus sibiricus). Il existerait également en Amérique du Nord.
Sigle TOPV
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, Hantavirus
topographie cornéenne l.f.
corneal topography
Analyse topographique cornéenne assistée par ordinateur qui permet d’établir une cartographie précise des différents rayons de courbure de la face antérieure de la cornée.
Il existe plusieurs types de topographe cornéen, tous basés sur le même principe : projection de mires en nombre variable sur une surface étendue de la cornée. La distance séparant deux mires successives sur un axe donné permet de déterminer la puissance ou le rayon de courbure de la cornée à ce niveau. Elle joue un grand rôle en chirurgie réfractive et dans la surveillance des astigmatismes postopératoires.
→ vidéokératographie, kératomètre
topoisomérases (inhibiteurs des)
Cytotoxiques utilisés comme anticancéreux :
- inhibiteurs de la topoisomérase I : irinotecan, topotecan, camptothécine et lamellarine D ;
- inhibiteurs de la topoisomérase II :
- anthracyclines : daunorubicine, doxorubicine, doxorubicine liposomale pégylée, épirubicine ;
- antracènedione : mitoxantrone ;
- bléomycine .
- Autres inhibiteurs : épipodophyllotoxines , étoposide.
torcel n.m.
Larve de stade 3 de Dermatobia hominis, agent d’une myiase pseudo-furonculeuse.
Nom vernaculaire.
torcular d'Hérophile l.m.
Hérophile, anatomiste et médecin grec (335-280 av. J.-C.)
Toremalm ( nez artificiel de)
l.m.
N. G. Toremalm, otorhinolaryngologiste suédois (1960)
Syn. échangeur de chaleur et d'humidité
→ échangeur de chaleur et d'humidité
[G1 G5, K1]
Édit. 2019
Torg (syndrome de) l.m.
Torg’s syndrome
Association d’une ostéolyse, d’arthropathies douloureuses, de déformation des articulations et d’une néphropathie.
L’affection débute vers trois ans par des douleurs et une ostéolyse carpotarsienne, la cavité médullaire des os longs est élargie avec ostéoporose, les doigts sont déformés, les articulations du coude, du genou et des hanches sont en flexion. Plus tard peut apparaître une néphropathie évoluant vers l’insuffisance rénale. L’affection est autosomique récessive, liée à des mutations du gène MMP2 en 16q12 comme dans le syndrome de Winchester auquel le syndrome de Torg a été assimilé.
J. S. Torg, chirurgien orthopédiste américain (1968-69), Patricia Winchester, radiologue pédiatrique américaine (1969)
Syn. Torg-Winchester (syndrome de), ostéolyse multicentrique idiopathique
Torg-Winchester (syndrome) l.m.
Torg-Winchester’ s syndrome
Toriello-Carey (syndrome de) l.m.
Toriello-Carey’s syndrome
Helga V. Toriello, généticienne et J. C. Carey, pédiatre américains (1988) ; P. Robin, stomatologue français (1923)
→ agénésie du corps calleux avec dysmorphie faciale et syndrome de Pierre Robin
Tornwaldt ( kyste de) l.m.
Tornwaldt (syndrome de) l.m.
Tornwald’s syndrome
Inflammation de la glande naso-pharyngée de Luschka.
G.T Tornwaldt (ou Thornwaldt) médecin allemand (1885)
torr n.m.
torr
Ancienne unité de mesure de la pression barométrique (torriccelli ou torr, utilisée en physiologie), égale au millimètre de mercure à la température de la glace fondante.
Le millimètre de mercure, unité plus ancienne que le torr est encore très utilisée en médecine.
Le torricelli est rattaché aux unités internationales (1mm Hg = 1 torr = 1,3158 hPa). L'unité internationale de pression est le pascal (1 Pa = 1 Newton/m2). La pression barométrique normale au niveau de la mer est de 1 Atm = 1013,25 hPa = 760 Torr.
A 0°C on a 1 Torr = 1 mm Hg, mais comme la colonne de mercure se dilate avec la température (ainsi que le tube qui la contient) la même pression correspond à une hauteur de colonne variant légèremen avec la température, c'est pourquoi cette référence a été abandonnée. En physiologie respiratoire et en météorologie on utilise de plus en plus l'hectopascal, hPa, au lieu du torr ou du millibar (1 mb =1 hPa).
E.Toricelli physicien italien (1608-1647), inventeur du baromètre, élève de Galilée.
Torre-Muir (syndrome de) l.m.
Muir-Torre’s syndrome, Torre's syndrome
Syndrome associant des adénomes sébacés multiples du visage et des cancers profonds, en général du tractus gastro-intestinal, d'apparition précoce dans la vie, souvent multiples mais de malignité réduite.
Les adénomes sébacés, parfois associés à des carcinomes sébacés, à des kératoacanthomes ou des carcinomes basocellulaires, peuvent précéder la découverte de la néoplasie ou n'apparaitre qu'après elle. Les cancers digestifs surviennent dans 60 p. cent des cas à un âge moyen de 44 ans ; ils sont plus fréquents dans le colon droit. Les cancers urogénitaux surviennent dans 20 p. cent des cas ; les autres cancers, du sein, des voies biliaires, sont moins fréquents.
La transmission est autosomique dominante dans près de 60 p. cent des cas. Elle est liée à une mutation des gènes hMLH1 en 3q21.3 ou hMSH2 en 2p22-p21, plus rarement MSH6 en 2p16, codants pour des protéines de réparation de l’ADN. Des mutations des mêmes gènes, responsables du mésappariement de l’ADN sont responsables du syndrome de Lynch, cancer colique héréditaire sans polypose, dont le syndrome de Torre-Muir est considéré comme une variante allélique. Dans les familles concernées, des examens réguliers de dépistage des cancers du colon et de l’endomètre sont nécessaires au moins à partir de 35 à 40 ans.
E. G. Muir, Sir, chirurgien britannique (1967) ; D. Torre, dermatologiste américain (1968)
Syn. syndrome de Muir-Torre
torsade de pointes l.f.
torsade de pointes, polymorphic ventricular tachycardia
Trouble paroxystique du rythme cardiaque, consistant en accès de tachycardie ventriculaire polymorphe différents de ceux de la tachycardie ventriculaire ou de la fibrillation ventriculaire.
Il se traduit sur l’électrocardiogramme par une succession rapide de salves (de 200 à 250 par minute) d’une vingtaine de complexes ventriculaires élargis et irréguliers et donnant un aspect torsadé autour de la ligne isoélectrique du fait d’une variation cyclique de la polarité du QRS.
L’accès est bref, spontanément curable mais récidivant et peut évoluer vers une fibrillation ventriculaire. Les torsades de pointes répondent à une altération profonde de la conduction intraventriculaire.
F. Dessertenne, cardiologue français (1966)
torsion n.f.
torsion, twisting, torque
Action de faire tourner une structure longitudinale selon son grand axe de façon à porter une extrémité dans un sens, l'autre extrémité tournant en sens inverse ou restant fixe.
torsion axiale d'un utérus myomateux l.f.
axial torsion of a myomatous uterus
Rotation de l’utérus entrainé par le poids d’un myome autour d’un axe vertical.
torsion axiale de l'utérus gravide l.f.
axial torsion of the gravid uterus
Rotation de l’utérus gravide entrainé par son poids autour d’un axe vertical, vers la droite le plus souvent.