tonicardiaque adj.
cardiotonic
Se dit d’une substance naturelle ou artificielle contribuant à accroitre la vigueur de la contraction cardiaque.
Les substances tonicardiaques sont dominées par des glucosides dont le chef de file est la digitaline, extraite de la digitale, et ses dérivés : digitoxine, digoxine, lanotosine C. Ont été également utilisées pour leur action tonicardiaque, la strophantine, l’ouabaïne, etc.
Syn. cardiotonique
tonicoclonique (crise) l.f.
tonicoclonic fit, seizure
Crise épileptique généralisée, caractérisée par un déroulement en trois phases: tonique, de brève durée, clonique, enfin résolutive.
La morsure de langue est possible pendant la phase tonique comme dans la phase clonique ; l'urination est possible mais inconstante.
Sur l'électro encéphalo gramme (EEG), la phase tonique coïncide avec un aplatissement du tracé pendant 1 à 3 secondes, suivi d'une activité rythmique (rythme recrutant) à 20 puis 10 c/s. Cette décharge va peu à peu se morceler, être entrecoupée d'ondes lentes correspondant à la phase clonique (polypointes-ondes rythmiques). La fin de la crise est marquée par un aplatissement du tracé, suivi d'ondes lentes de fréquence croissante et d'amplitude décroissante. Ces anomalies sont toujours bilatérales, symétriques et synchrones.
Les crises tonicocloniques appartiennent au cadre des épilepsies généralisées idiopathiques, cryptogéniques ou symptomatiques.
Dans les épilepsies partielles, comportant des crises secondairement généralisées, la propagation de la décharge peut être si rapide que le début partiel passe inaperçu. L'EEG pendant la phase résolutive peut montrer une asymétrie du tracé.
tonique adj.
tonic
Qui concerne le tonus musculaire.
tonique n.m.
tonic lotion
En dermocosmétologie, préparation fluide, homogène et non grasse permettant de parfaire le nettoyage de la peau, en association à un lait démaquillant, ou qui a une action en lui-même.
Ex. tonique adoucissant à l'eau de rose ou de bleuet, tonique astringent avec tanins et alcool.
tonique (crise) l.f.
tonic fit, seizure
Crise épileptique généralisée, habituellement de brève durée (5 à 20 secondes), caractérisée par une contraction musculaire soutenue, débutant brusquement ou au contraire très lentement, pouvant toucher l'ensemble de la musculature axiale (crises toniques axiales), ou limitée aux muscles axiaux et s'étendant par la suite à la racine du membre (crises toniques axiorhizoméliques) ou bien à l'ensemble des membres (crises toniques globales).
Toujours accompagnée d'une obnubilation de conscience et d'une décharge végétative en masse, elle peut se terminer par quelques clonies distales uni ou bilatérales. L' l'électro encéphalo gramme montre un aplatissement simple du tracé et des décharges plus ou moins amples de pointes répétitives (rythmes recrutants).
Cette crise est observée essentiellement dans le cadre des épilepsies généralisées symptomatiques de l'enfant, tout particulièrement dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
H. Gastaut, neurologiste français, membre de l’Académie de médecine (1957) ; W. G. Lennox, neurologiste américain (1960)
tonofibrille n.f.
tonofibril
Filament intermédiaire constitué de kératine.
→ kératine
tonofilaments n.m.p.
tonofilaments
Filaments intermédiaires du cytosquelette des kératinocytes, d'un diamètre de 8 nm, constitués de kératine, dont une extrémité est attachée à la plaque desmosomiale tandis que l'autre est libre dans le cytoplasme près du noyau, participant ainsi à la cohésion interkératinocytaire intraépidermique.
Les tonofilaments, regroupés en tonofibrilles, sont reconnus par les anticorps anticytokératine.
K. Herxheimer, dermatologiste allemand (1861-1942)
Syn. filaments d'Herxheimer
tonographie n.f.
tonography
Enregistrement des variations de la pression intraoculaire.
La tonographie détermine des courbes de la tension intraoculaire sur le nycthémère permettant une adaptation du traitement.
tonomètre n.m.
tonometer
Il existe des tonomètres à aplanation mesurant cette PIO en exerçant une pression sur la cornée et des tonomètres à air pulsé ne nécessitant pas ce contact.
Appareil servant à mesurer la pression intraoculaire.(PIO)
tonométrie n.f.
tonometry
Mesure de la pression intraoculaire.
De nombreux appareils sont utilisés. En ophtalmologie, le plus répandu est le tonomètre à aplanation. Il repose sur le principe que lorsque la pression s’égalise sur les deux faces d’une membrane élastique, celle-ci s’aplanit. Si l’on exerce donc sur une zone cornéenne une pression, la surface de celle-ci deviendra plane, quand la pression sera égale à la tension oculaire.
tonoscopie n.f.
tonoscopy
Observation avec un ophtalmoscope des pulsations des artères rétiniennes au cours d’une pression dynamométrique sur le globe oculaire.
Étym. gr. tonos : pression, skopein : examiner
tonotopie n.f.
tonotopy
Disposition anatomique particulière du système auditif périphérique caractérisée par une répartition spatiale des cellules ciliées.
Chacune d’entre elles, spécifique d’une fréquence, est disposée régulièrement le long de la cochlée, fréquences basses à l’apex, élevées à la base. Cette organisation est reproduite dans le nerf cochléaire (fibres basses fréquences au centre, hautes fréquences en périphérie) ainsi qu’aux étages supérieurs. Elle serait également présente dans le système vestibulaire.
Étym. gr. tonos : tension; topos : lieu, place
tonsille n.f.
tonsilla
Étym. lat. tonsilla : amygdale
→ amygdale
tonsille cérébelleuse l.f.
tonsilla cerebelli, parafloculus ventralis (TA)
tonsil of cerebellum, ventral parafloculus
Lobule du cervelet faisant saillie de chaque côté de la partie antérieure du vermis inférieur et formant la partie la plus déclive du lobe latéral.
Ce lobule répond à la face inférieure des valvules de Tarin. Ces deux lobules recouvrent la face postérieure du bulbe rachidien, au-dessus du trou occipital. Ils définissent les engagements amygdaliens dans le syndrome d'hypertension intracrânienne. Ils appartiennent au paléocerebellum ou lobe ventral, constitué des deux tiers ventraux du cervelet. Dans les malformations d'Arnold-Chiari, ils sont en situation ectopique, anormalement basse, comblant la grande citerne. Ils sont alors fusiformes et à extrémités inférieures pointues.
L. Bolk, anatomiste néerlandais (1866-1930)
Étym. gr. amugdalê : amande, amygdale
Syn. anc. amygdale cérébelleuse, lobule rachidien, lobe paramédian du cervelet de Bolk
tonsille linguale l.f.
tonsilla lingualis (TA)
lingual tonsil
Ensemble des follicules clos lymphoïdes développés dans le derme de la muqueuse de la partie pharyngienne de la face dorsale de la langue.
Étym. lat. tonsilla : amande, amygdale
Syn. anc. amygdale linguale
tonsille palatine l.f.
tonsilla palatina (TA)
palatine tonsil
Volumineux amas de follicules clos lymphoïdes, en forme d’amande, logé dans la fosse tonsillaire, en arrière de l’isthme du gosier, entre l’arc palato-glosse et l’arc palato-pharyngien, sur chacune des faces latérales de la partie orale du pharynx.
Le tissu lymphoïde est entouré d’une capsule plus résistante, la capsule tonsillaire. La face médiale, libre, est recouverte par un épithélium malpighien qui s’invagine profondément dans le tissu lymphoïde sous-jacent pour former les cryptes tonsillaires. Le tissu lymphoïde qui borde les cryptes contient des follicules semblables à ceux des ganglions lymphatiques. La mise en contact direct des antigènes parvenus par voie aérienne au niveau des cryptes permet leur reconnaissance par le tissu lymphoïde amygdalien.
Certaines cellules épithéliales des cryptes, appelées cellules fongiformes, permettent la translocation des antigènes particulaires vers le tissu lymphoïde et l'induction d'une réponse immunitaire.
Étym. lat. tonsilla : amande, amygdale
Syn. anc. amygdale palatine
tonsille pharyngée l.f.
tonsilla pharyngea (TA)
pharyngeal tonsil
Amas de follicules clos lymphoïdes occupant la paroi supérieure du rhinopharynx et pouvant se prolonger sur toute la hauteur de sa paroi postérieure.
Elle est parcourue longitudinalement par un sillon médian dont l’extrémité inférieure, plus déprimée, constitue le récessus médian. Au fond de ce récessus s’ouvre la bourse pharyngienne.
Étym. lat. tonsilla : amande, amygdale
Syn. anc. amygdale pharyngée
tonsille tubaire l.f.
tonsilla tubaria (TA)
tubal tonsil
Groupe de follicules clos lymphoïdes qui occupent, chez l’enfant, la partie superficielle du chorion muqueux du tube auditif sur tout son segment fibro-cartilagineux et plus particulièrement à la partie moyenne du conduit.
Ils sont régressifs et rudimentaires chez l’adulte.
J. von Gerlach, anatomiste allemand (1860)
Étym. lat. tonsilla : amande, amygdale
Syn. anc. amygdale tubaire, amygdale de la trompe, amygdale de Gerlach
tonsure n.f.
tonsure, bald patch
Zone de cuir chevelu circulaire rasée au sommet de la tête chez les moines et les ecclésiastiques et qui, par analogie, désigne l’alopécie androgénogénétique masculine circulaire du vertex.
Étym. lat. tonsura : action de tondre
tonus cardiaque accélérateur/modérateur l.m.
cardiac tonus
Force réglant en permanence l’équilibre du rythme du cœur.
Elle est faite de deux composantes opposées modulées par la double innervation cardiaque vagale et sympathique. La composante modératrice constitue un tonus cardiofrénateur permanent et dominant à commande vagale. La composante accélératrice moins forte, est un tonus cardioaccélérateur sympathique. Les modifications de la fréquence cardiaque résultent d’une modification de l’un ou l’autre de ces deux tonus, par un mécanisme réflexe (barorécepteur et chimiorécepteur), direct ou intercentral.
tonus musculaire l.m.
muscular tonus
État de légère tension dans lequel se trouve le muscle strié au repos, qui lui donne une consistance caractéristique et que l'on peut apprécier par l'épreuve du ballotement.
Il est supprimé par la section du nerf moteur ou des racines postérieures médullaires correspondantes.
Le réflexe myotatique, lié au fonctionnement du fuseau neuromusculaire, et la boucle gamma constituent le support de l'activité permanente des unités motrices, qui sous-tend le tonus musculaire.
Ainsi, l'étirement musculaire, p. ex. du quadriceps lors de la flexion de la jambe sur la cuisse, met en jeu le réflexe myotatique, provoquant une contraction traduite par une résistance.
Ces éléments sont modifiés dans des conditions pathologiques.
→ dystonie, hypertonie, hypotonie
tonus néonatal l.m.
neonatal tone
Etat de tension des muscles des membres et du tronc du nouveau-né témoin de sa vitalité, l’hypotonie étant le signe d’une souffrance neurologique néonatale.
Coté de 0 (très perturbé) à 2 (normal) dans l’appréciation du score APGAR, il est vérifié plusieurs fois dans les minutes qui suivent la naissance. Il doit être complété par un examen neurologique comportant l’étude des réflexes archaïques et du tonus musculaire : tonus actif (la mobilité spontanée) et tonus passif, par étirement lent évaluant l’extensibilité musculaire et étirement rapide à la recherche d’une spasticité.
- Le nouveau-né normal présente une hypertonie relative des muscles fléchisseurs des membres par rapport aux extenseurs. Les segments de membre sont en légère flexion, la main est ouverte, les doigts un peu fléchis, le pouce vers la paume. Les doigts se ferment sur le doigt de l’examinateur (palmar grasp reflex). Les muscles axiaux ont un tonus très faible : la nuque et le rachis sont souples ; le nouveau-né ne peut ni tenir sa tête ni rester assis.
- En cas d’hypotonie, l’enfant paraît inerte, les membres supérieurs sont en extension, main ouverte ; les membres inférieurs sont en demi-flexion et rotation externe. L’extensibilité musculaire est excessive : les mouvements passifs sont de grande amplitude, la flexion du poignet dépasse 90° ; bras en adduction sur le thorax, le coude dépasse le milieu de la clavicule
- En cas d’hypertonie, l’extensibilité musculaire est limitée ; le membre supérieur est en hyper-flexion, la main est crispée. La raideur de la ceinture scapulaire se mesure lors de l’adduction du bras devant le thorax. Aux membres inférieurs les genoux sont en extension, l’abduction des hanches est limitée, le pied est en équin ou varus équin ; la nuque et le tronc sont raides.
Ces anomalies du tonus peuvent être uni ou bilatérales ; cette asymétrie est notée d’après les mouvements spontanés, le tonus musculaire et les signes de spasticité en particulier du triceps sural.
tonus sphinctérien l.m.
sphincteric tonicity
Activité permanente fondamentale des fibres musculaires lisses ou striées d'un sphincter.
→ dyssynergie vésicosphinctérienne, hypertonie sphinctérienne, hypotonie sphinctérienne
tonus utérin l.m.
uterine tone
Tension du myomètre entre les contractions utérines, normalement voisine de 10 mm de mercure.
Il est mesuré par des manométries externe ou interne, la tocométrie. Son augmentation peut témoigner de la présence d’un hématome rétroplacentaire.
TOPA sigle f. pour Tr OxyPhenylAlanine.
2,4,5-Trihydroxyphénylalanine.
Ce dérivé obtenu par une hydroxylation de la DOPAest présent dans certains enzymes sous forme déshydrogénée en topa-quinone.
→ DOPA