Thompson (maladie de) l.f.
Thompson’s disease
Anémie hémolytique héréditaire qui se différencie de la maladie de Minkowski-Chauffard par l’absence de sphérocytose.
Syndrome rare associant hémolyse, symptômes neuromusculaires ou cardiaques et infections à répétition du à un déficit en triose-phosphate-isomérase
Son origine est variable : anomalie enzymatique, anomalie membranaire, hémoglobinopathie, porphyrie érythropoïétique.
W.P. Thompson, médecin interniste américain (1939)
→ Minkowski-Chauffard (maladie de), hémoglobinopathie
[F1]
Édit. 2015
Thompson (signe de) l.m.
Simmonds-Thompson test
Signe clinique en faveur d'une rupture complète du tendon calcanéen (d'Achille).
Normalement, la pression transversale du mollet déclenche une flexion plantaire de la cheville. En cas de rupture du tendon d'Achille, cette manoeuvre n'entraîne plus de flexion plantaire : signe de Thompson positif.
Réf. F.A. Simmonds, orthopédiste américain (1957). T.C. Thompson, orthopédiste américain (1962); Elizabeth Brunet-Guedj, médecin du sport français.
→ rupture du tendon calcanéen, tendon calcanéen, Brunet-Gedj (signe de)
[I2]
Édit. 2019
Thoms (classification de) l.f.
Thoms’ classification
Classification radiologique des bassins obstétricaux en quatre catégories en fonction des diamètres du détroit supérieur : brachypellique (légèrement aplati d’avant en arrière), platypellique (très aplati d’avant en arrière), dolichopellique, aplati transversalement et mésatipellique, ou bassin rond.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)
Thoms (indice de) l.m.
Thoms’ index
Evaluation chiffrée de l’aire du détroit inférieur du bassin obstétrical fondée sur les dimensions des diamètres biischiatique et sagittal.
Inférieur à quinze il laisse prévoir des difficultés théoriques de dégagement du fœtus.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)
Thoms (position de) l.f.
Thoms’ position
Lors de la radiopelvimétrie, position demi-assise de la patiente sur la plaque de radiographie permettant une orientation des rayons X perpendiculaire au détroit supérieur du bassin obstétrical.
Une seconde exposition à travers une grille métallique perforée (règle de Thoms) placée à la même hauteur que le détroit supérieur permettait des mesures directes sur le film avec correction du coefficient d'agrandissement.
Cette technique, très irradiante pour la mère et le foetus est actuellement pratiquement abandonnée au profit de techniques non ou très peu irradiantes : échographie, scanner très basse dose, voire IRM.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)
[B2, 03, B3]
Édit. 2020
Thoms (technique de) l.f.
Thoms’ technique
Technique, lors de la pratique d’une radiopelvimétrie, permettant l’analyse du détroit supérieur du bassin obstétrical, la patiente étant demi-assise sur la plaque et l’ampoule au-dessus de l’abdomen, perpendiculaire au bassin.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)
Thomsen (maladie de) l.f.
Thomsen's disease
Myotonie congénitale non dystrophique, de transmission autosomique dominante, atteignant plus sévèrement les garçons.
Comme au cours des maladies dominantes, sémiologie très variée parmi les membres de la famille lors de l'enquête systématique. Début apparent parfois dans la petite enfance, mais le plus souvent à l'adolescence ou même après. La myotonie spontanée est diffuse, caractérisée par une raideur indolore à l'origine de chutes ; maximale dans les mouvements brusques, elle est liée à l'intention, transformant le patient en véritable statue lorsqu'il veut effectuer un mouvement. S'y associe la myotonie mécanique, déclenchée par la percussion de tout muscle. Une hypertrophie musculaire de type athlétique est fréquente (quadriceps, mollets, nuque, deltoïdes, biceps, avant-bras). L'EMG confirme la myotonie sous forme d'averses myotoniques à haute fréquence, reflet de l'anomalie sarcolemmique.
Les modifications histologiques du muscle sont peu accentuées, en général médiocrement spécifiques. La physiopathologie repose sur une diminution membranaire de la conductance au chlore, secondaire à une anomalie des protéines des canaux chlore. Une mutation a été décrite dans le gène du canal chlore situé sur le chromosome 7 (7q32-qter).
L'évolution est pratiquement nulle. La myotonie a plutôt tendance à décroitre, mais l'hypertrophie musculaire persiste toute la vie. Certains traitements pharmacologiques ont été proposés mais restent souvent de peu d'effets (baclofène, diazépines).
A.J Thomsen, médecin danois (1876)
Thomson (syndrome de) l.f.
Thomson’s syndrome
M. S. Thomson, dermatologiste britannique (1923)
thon (intoxication par les conserves de) l.f.
poisoning by caned tuna
thoracentèse n.f.
thoracique adj.
thoracic
Relatif au thorax, région du tronc située entre la base du cou et l'abdomen.
En anatomie, canal thoracique, vertèbres thoraciques ; en pathologie, scoliose thoracique, tumeur intrathoracique ; en chirurgie, voie d'abord thoracique, intervention, intrathora
Le terme dorsal s’applique à la région postérieure de l’organisme.
Étym. gr. thorax : poitrine
thoracique (courbure scoliotique) l.f.
thoracique curve
Se dit d'une courbure scoliotique dont la vertèbre au sommet se trouve sur le rachis thoracique.
thoracique (rachis) .m.
thoracic spine
Partie de la colonne vertébrale comprise entre la 1ère et la douzième vertèbre thoracique.
Cette dénomination remplace celle de rachis dorsal.
Étym. gr. thorax : poitrine
thoracique asphyxiante (dysplasie) l.f.
asphyxiating thoracic dysplasia
M. Jeune, pédiatre français (1955)
thoracoabdominal (signe) l.m.
iceberg sign
Sur une radiographie thoracique de face, signe permettant de situer l'origine d'une masse dans le médiastin postéro-inférieur.
Lorsque son contour externe s'écarte du rachis puis s'interrompt nettement au dessous de l'image de la coupole, la masse est à la fois thoracique et abdominale ; si son contour rejoint rapidement le rachis, même au dessous de la coupole, la masse est uniquement thoracique. C'est une application du signe de la silhouette.
Actuellement, la scanographie permet de mieux étudier la lésion dans l'abdomen, (partie immergée de l'iceberg).
Syn. iceberg (signe de l')
thoracobrachial adj.
Relatif à la jonction entre le thorax et le membre supérieur.
thoracodyme n.m.
thoracodyme
Monstre double autosomite, résultant de la fusion totale ou partielle du thorax de deux embryons jumeaux.
thoracogénique adj..
thoracogenic
1° Lié au développement du thorax.
Ex. scoliose thoracogénique.
2° Lié à une maladie ou une séquelle traumatique ou une opération sur la région thoracique.
Ex. synostose costale, thoracoplastie.
Étym. gr. thorax : poitrine ; genesis : développement
thoracométrie ultrasonique l.f.
ultrasonographic thoracometry
Mesure échographique, peu utilisée en pratique, des diamètres du thorax du fœtus in utero.
thoracopage n.m.
thoracopagus
Monstre double autosite formé par la fusion, de l’ombilic à la base du thorax, de deux embryons jumeaux dont certains viscères, le foie par exemple, peuvent être communs.
Syn. jumeaux siamois
thoracophréno-laparotomie n.f.
thoracophreno-laparotomy
Grande voie d’abord chirurgicale destinée à l’exposition large de certains organes thoraciques (cœur, aorte, œsophage) ou abdominaux (foie, estomac), qui consiste sur un sujet placé en décubitus latéral, et par une longue incision curviligne à ouvrir simultanément la cavité thoracique, la cavité abdominale et le diaphragme qui les sépare.
Elle offre une très large exposition, irremplaçable pour des lésions ou des organes volumineux, mais son caractère mutilant a conduit à la délaisser au profit d’expositions multiples ou plus étroites.
thoracophrénotomie n.f.
thoracophrenotomy
Ouverture thoracique latérale basse dans le 7e ou 8e espace intercostal associée à une incision du diaphragme radiée, ou mieux périphérique passant à 15 mm des insertions costales du muscle (respectant ainsi son innervation).
Cette voie d'abord permet du côté gauche une vue correcte sur le tiers inférieur de l'œsophage, ainsi que sur la rate, l'angle colique gauche, le fundus gastrique et la région cardiale. Du côté droit elle permet l'abord du dôme du foie et le traitement de lésions telles que abcès et kystes hydatiques localisés à cette zone.
thoracoplastie n.f.
thoracoplasty
Résection sous-périostée de plusieurs côtes ou portions de côtes, pour provoquer l'affaissement du poumon.
C'était le vieux traitement de la tuberculose pulmonaire, progressivement mis au point durant les 30 premières années du XXe siècle.
Actuellement on l'utilise pour effacer une poche pleurale : "la paroi va au poumon, puisque le poumon ne va pas à la paroi", transposition de la formule célèbre "si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi". d'Alexandre Dumas.
Il en est de nombreuses variétés.
thoracoplastie d'Andrews l.f.
Andrews' thoracoplasty
Résection de plusieurs côtes avec ouverture de la poche pleurale et suture des fistules bronchiques présentes.
Elle est destinée au traitement des empyèmes chroniques. Les côtes sont enlevées totalement en arrière et en avant la résection costale dépasse un peu les limites de la poche. La poche est ouverte et nettoyée. S'il existe des fistules bronchiques, elles sont suturées, puis le plan musculopériosté désossé est suturé à la plèvre viscérale ou médiastinale épaissie. L'affaissement terminé, l'ouverture pleurale est refermée ainsi que la paroi thoracique.
N.C. Andrews, chirurgien thoracique américain (1961).
thoracoplastie de Sauerbruch-Maurer l.f.
thoracoplasty
Résection d'une série de côtes contigües en conservant leur périoste, rendant la paroi thoracique souple.
L'affaissement diminue le volume de l'hémithorax et collabe la zone pulmonaire en regard.
Elle entraîne une respiration paradoxale, dans ses indications pulmonaires, qui s'atténue dans les semaines et mois suivants, à mesure que s'ossifient les lits périostés. La thoracoplastie permet d'obtenir le collapsus du poumon ou d'une poche pleurale sous-jacente.
L'étendue de la résection des côtes va du bord supérieur de la zone pathologique jusqu'à la côte sous-jacente à la zone que l'on désire affaisser. L'exérèse costale doit emporter le tubercule, le col et la tête de la côte qui est désarticulée. Elle s'étend en avant jusqu'au cartilage costal pour les 3 premières côtes puis s'en éloigne progressivement de la 4e à la dernière côte à réséquer.
Si la thoracoplastie devait dépasser 5 côtes, elle était réalisée en 2 temps, à 2 ou 3 semaines d'intervalle.
La thoracoplastie a longtemps été le seul traitement de la tuberculose pulmonaire avec le pneumothorax thérapeutique jusqu'à l'apparition de la streptomycine.
Les indications actuelles sont rares et son étendue limitée à 5 côtes habituellement. On la pratique parfois pour affaisser une cavité pulmonaire quand une résection pulmonaire est impossible fonctionnellement ; elle garde surtout une indication pleurale : persistance d'une réexpansion insuffisante d’un poumon après résection pulmonaire partielle, ou après décortication pour empyème chronique.
F. Sauerbruch, chirurgien allemand (1904), A. Maurer, chirurgien français (1929)