thermolysine n.f.
thermolysin
Enzyme protéolytique bactérien, qui fait partie des métalloprotéinases à zinc et dont la structure active est maintenue par des ions calcium.
La thermolysine est utilisée en biochimie des protéines en raison de sa spécificité d'action sur des liaisons peptidiques précédant un acide aminé hydrophobe ou aromatique.
thermomètre n.m.
thermometer
Dispositif médical ou appareil de mesure de la température ambiante ou localisée.
Les propriétés physiques des corps varient avec la température (ex. la dilatation des gaz, des liquides et des solides, la résistance électrique des semi-conducteurs).
L’échelle thermométrique internationale , qui a été définie à partir de la dilatation des gaz, est centigrade, mais l’écriture avec C fait référence à Celsius, un physicien suédois.
Parmi les thermomètres à liquides, ceux qui sont le plus utilisés sont à base d’alcool ou de mercure. Dans le cas particulier des thermomètres médicaux, la loi de 1904, en France, précisait qu’ils devaient être individuellement certifiés, leur graduation allant, par dixièmes de degrés, de 32 à 44 °C. Mais depuis 1997, en raison des risques de pollution en cas de bris, les thermomètres à mercure ne sont plus autorisés et on les a remplacés par des appareils de mesure des rayons IR enregistrant la température dans le canal auditif externe.
A. Celsius, physicien suédois (1742)
Étym. gr. thermês : chaleur ; metron : mesure
thermométrie fœtale l.f.
fetal thermometry
Mesure de la température fœtale in utero par un capteur céphalique destinée à dépister une souffrance fœtale aigüe pendant le travail.
Thermomonospora viridis
Thermomonospora viridis
Actinomycète thermophile responsable d’alvéolite allergique extrinsèque (poumon des éleveurs d’oiseaux).
→ éleveurs d'oiseaux (maladie des)
thermophile adj.
thermophilic
Se dit d'un organisme dont la température optimale de croissance est supérieure à 45°C.
Thermopolyspora polyspora
Thermopolyspora polyspora
Actinomycète thermophile le plus souvent responsable d’alvéolite allergique extrinsèque (poumon des éleveurs d’oiseaux, poumon de fermier).
→ éleveurs d'oiseaux (maladie des), poumon de fermier (maladie du)
thermorécepteur n.m.]
Terminaison nerveuse sensible à des stimuli thermiques chauds ou froids.
[A1,H1,H5,J1]
thermothérapie prostatique l.f.
trans-urethral microwave thermotherapy of the prostate (TUMT)
Traitement par la chaleur de l'hypertrophie bénigne de la prostate visant à obtenir nécrose et rétraction du tissu prostatique, en vue de supprimer l'obstruction liée au tissu adénomateux.
Une élévation thermique supérieure à 45° (ce qui différencie cette méthode de l'hyperthermie prostatique) est obtenue par l'application trans-uréthrale dirigée de micro-ondes sur le tissu adénomateux, en vue d'obtenir la nécrose secondaire. Un refroidissement concomitant de la muqueuse uréthrale au contact de la sonde thermique est nécessaire. L'involution du tissu prostatique ainsi traité créera en quelques semaines une loge prostatique et lèvera l'obstruction. Le traitement se déroule en une seule séance sous anesthésie locale de l'urèthre. De nombreux types de machines, en évolution technique constante, sont disponibles. L'efficacité réelle de cette méthode est en cours d'évaluation.
Syn. thermothérapie transuréthrale par micro-ondes
thermothérapie transpupillaire l.f.
transpupillary thermotherapy
Méthode de traitement des néovaisseaux choroïdiens occultes sous-foveaux consistant à créer à leur niveau une hyperthermie pour entraîner leur occlusion, sans atteinte rétinienne ou épithéliale secondaire.
On utilise un laser diode de longueur d'onde 810 nm.
thésaurismose n.f.
thesaurismosis
Affection métabolique caractérisée par une accumulation de composés lipidiques, glucidiques ou autres, dans les cellules du système histiocytes-macrophages, p. ex. les cellules de Kupffer.
P. ex., la maladie de Gaucher (ou thésaurismose à glucosylcéramide) est observée surtout chez les filles et due à un déficit en bêtaglucosidase.
La maladie de Fabry (ou angiokeratoma corporis diffusum) est une maladie héréditaire, liée au chromosome X, due à un déficit en galactosidase entrainant une accumulation de sphingolipides (syn. maladie d'Anderson).
E. Gaucher, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1882), J. Fabry, dermatologue allemand (1898) ; W. Anderson, dermatologue et chirurgien britannique (1898)
Étym. lat. thesaurus : trésor
thésaurismose cutanée l.f.
cutaneous thesaurismosis
Étym. gr. thesaurizo : je mets en réserve
thésaurismose cutanée par polyvinylpyrrolidone l.f.
A. Dupont et J-M. Lachapelle, dermatologistes belges (1966)
→ Dupont-Lachapelle (maladie de)
thésaurismose lipoïdique héréditaire de Ruiter-Pompen-Wyers l.f.
A. Pompen, M. Ruiter et H. Wyers, médecins néerlandais (1947) ; J. Fabry, dermatologue allemand (1898)
→ angiokeratoma corporis diffusum de Fabry OK
théta (rythme) l.m.
Thévenard (acropathie ulcéromutilante de) l.f.
A. Thévenard, neurologue français(1942)
Thévenard (acropathie ulcéromutilante familiale de) l.f.
heredit.ary sensory neuropathy, Thévenard’s syndrome, familial acroosteolysis, ulceromutilating acropathy
Maladie familiale à transmission autosomique récessive, caractérisée par l'apparition vers l'âge de 15 à 30 ans de troubles sensitifs majeurs des membres inférieurs, se compliquant de séquelles neurotrophiques tels que maux perforants plantaires, ostéolyse du pied.
Une surdité est souvent associée. Elle est due à une dégénérescence des ganglions spinaux.
A. Thévenard, neurologue français (1942 et 1953)
Étym. gr. akros : extrémité ; pathos : affection
→ acropathie ulcéromutilante de Bureau-Barrière
[H1,N1,Q2]
Édit. 2018
Thévenard (maladie de) l.f.
Thévenard's disease
Acropathie ulcéromutilante familiale, autosomique dominante, comportant des variations phénotypiques importantes d'une famille à l'autre, reflet probable d'une hétérogénéité génétique.
Elle se traduit par un mal perforant plantaire, des ostéopathies, une aréflexie et une dissociation syringomyélique de la sensibilité distribuée en chaussette. L'aggravation des troubles trophiques est progressive.
Considérée d'abord comme une syringomyélie lombosacrée et actuellement comme une axonopathie distale par dégénérescence rétrograde des fibres sensitives de petit calibre Au terme de maladie de Thévenard, on préfère actuellement celui de neuropathie sensitive héréditaire, selon selon la classification de Dyck.
A.Thévenard médecin français (1942), P.J. Dyck, neurologue américain (1975)
Thévenard (syndrome de) l.m.
degenerative radicular neuropathy
thiabendazole n.m.
thiabenzole
Antihelminthique benzimidazolé, disponible en France dans les pharmacies des hôpitaux, utilisé notamment dans le traitement de l’anguillulose (strongyloïdose).
thiacétazone n.f.
thiacetazone
Antibiotique antituberculeux, peu utilisé en raison de ses effets secondaires et aux indications limitées (bacilles tuberculeux multirésistants).
thiaminase n.f.
thiaminase
Enzyme catalysant le transfert du radical pyrimidique de la thiamine sur d'autres composés azotés.
Les viscères de nombreux poissons et crustacés contiennent une thiaminase qui détruit ainsi la vitamine B1.
thiamine n.f.
thiamine
Vitamine hydrosoluble du groupe B constituée d'un cycle pyrimidique et d'un cycle thiazolique, tous les deux portant des chaînes latérales, en particulier le cycle thiazole qui contient un atome de soufre et un atome d'azote, porte un radical hydroxyéthyle à fonction alcool primaire, et le cycle pyrimidine une fonction amine.
C'est cette fonction amine qui est à l'origine du terme de "vitamine" qui a été donné pour cette molécule indispensable à la "vie". Instable sous forme de chlorure liée au Cl au niveau de l'atome N+ du noyau thiazole. On la trouve principalement dans la levure, le germe de blé, le son de riz et le foie d'animaux. Dans certaines espèces elle est produite en quantité suffisante par biosynthèse sous l'action de la flore intestinale.
La thiamine est un agent préventif et curatif du béribéri et un facteur de croissance de micro-organismes. Elle joue un rôle coenzymatique important dans le métabolisme intermédiaire sous forme de pyrophosphate (cocarboxylase). Chez l'Homme, les besoins en thiamine se situent entre 1,3 et 1,8 mg/jour.
Syn. aneurine, vitamine B1, facteur (ou vitamine) antinévritique, vitamine antibéribéri.
thiamine-pyrophosphate n.m.
thiamine pyrophosphate
Ester pyrophosphorique de la thiamine, forme sous laquelle la thiamine ou vitamine B1 joue un rôle coenzymatique comme cocarboxylase pour la décarboxylation des acides α-cétoniques, et comme cotranscétolase dans les interconversions des oses.
Sigle TPP.
thiamine-pyrophosphokinase n.f.
thiamine pyrophosphokinase
Enzyme catalysant le transfert du radical pyrophosphoryle de l'ATP sur la fonction alcool primaire de la thiamine et donnant le TPP, forme biochimiquement active de la thiamine.
thiamphénicol n.m.
thiamphenicol
Antibiotique bactériostatique de la famille des phénicolés.
Il se prescrit par voie orale et parentérale et a une bonne diffusion tissulaire, en particulier dans le parenchyme cérébral, le liquide céphalorachidien, le tissu ganglionnaire.