tétraholoside n.m.
tetrasaccharide
Holoside qui produit par hydrolyse totale quatre oses.
Syn. tétrasaccharide, tétroside
tétrahydro-désoxy-11-corticostérone n.f.
tetrahydrodeoxy-11-corticosterone
Métabolite tétrahydrogéné principal de la désoxycorticostérone.
Son excrétion journalière est faible et ne dépasse pas 100 µg par 24 heures.
Sigle THDOC
tétrahydro-désoxy-11-cortisol n.m.
tetrahydrodeoxy-11-cortisol
Métabolite principal du désoxy-11 cortisol. Son élimination urinaire, à l'état normal, ne dépasse pas 50 à 150 µg/j.
Une augmentation de cette excrétion s'observe en cas de déficit en 11-hydroxylase (hyperplasie congénitale des surrénales, certaines tumeurs surrénaliennes).
Sigle. THS
tétrahydroaldostérone n.f.
tetrahydroaldosterone
Principal métabolite tétrahydrogéné de l'aldostérone, trouvé dans les urines sous forme de glucuronoconjugué. Son élimination journalière est de 30 à 60 µg.
Abrév. TH-aldo
tétrahydrobioptérine n.f.
tetrahydrobiopterin
Forme tétrahydrogénée de la bioptérine qui joue le rôle de donneur d'hydrogènes pour les réactions catalysées par des hydroxylases, comme p. ex. la phénylalanine-hydroxylase qui catalyse l'hydroxylation de la phénylalanine en tyrosine par une molécule de dioxygène en même temps qu'elle oxyde la tétrahydrobioptérine en dihydrobioptérine.
La tétrahydrobioptérine est régénérée grâce à une molécule de NADPH.
tétrahydrocorticostérone n.f.
tetrahydrocorticosterone
Métabolite tétrahydrogéné de la corticostérone.
Il est éliminé dans les urines sous forme de glucuronoconjugué ; son taux journalier ne dépasse pas 500 µg.
tétrahydrocortisol n.m.
tetrahydrocortisol
Métabolite tétrahydrogéné du cortisol, trouvé dans les urines sous forme de glucuronoconjugué.
Son élimination varie entre 500 et 2 000 µg par 24 heures chez l'adulte.
Syn. urocortisol
Sigle THF
tétrahydrocortisone n.f.
tetrahydrocortisone
Métabolite tétrahydrogéné principal du cortisol, trouvé dans les urines sous forme de glucuronoconjugué.
Son élimination varie entre 1 000 et 3 000 µg par 24 heures chez l'adulte.
Syn. urocortisone
Sigle THE
tétrahydrofurane en médecine du travail l.m.
Le tétrahydrofurane ou oxacyclopentane , utilisé comme solvant pour les résines et les matières plastiques (en particulier vinyliques) dans l’industrie des encres, peintures, vernis, colles et dans l’industrie chimique et pharmaceutique, est responsable en cas d’intoxication aiguë de céphalées, de syndromes ébrieux, pouvant aussi entraîner des convulsions voire un coma.
En cas d’expositions répétées, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas d’encéphalopathies chroniques avec un psycho-syndrome organique ou de neuropathie périphérique distale sensitivo-motrice.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) avec un délai d'un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.
Sigle THF
[E2]
Édit. 2018
tétraiodothyronine n.f.
tetraiodothyronine
Dérivé tétraiodé de la thyronine.
Hormone sécrétée par la glande thyroïde, porte deux atomes d'iode sur chacun des deux cycles de sa molécule en 3,5,3',5'.
Sigle T4
tétraméthylènediamine . n.f.
tetramethylene-diamine
tétraosidocéramide n.m.
tetrahexosidoceramide
tétraparésie n.f.
Paralysie incomplète des quatre membres.
Peu usité.
tétrapeptide n.m.
tetrapeptide
Composé formé de quatre acides aminés unis par des liaisons peptidiques.
tétraplégie n.m.
tetraplegia
Paralysie des quatre membres, généralement consécutive à une lésion de la moelle épinière cervicale produite lors de l'accident ou au cours des manœuvres de sauvetage.
Les atteintes de la moelle cervicale inférieure à C5 épargnent les racines des nerfs phréniques (de C3 à C5) et permettent le fonctionnement du diaphragme mais les muscles intercostaux et abdominaux sont paralysés. Il en résulte qu'il n'y a plus de tonus expiratoire et que l'action du diaphragme est peu efficace si le tronc de la victime est en position horizontale, elle est inefficace en position assise. Au contraire si l'on maintient la victime en position déclive tête basse, le poids des viscères abdominaux entraîne le mouvement expiratoire des diaphragmes ce qui assure une certaine ventilation et permet une survie suffisante pour que des soins de réanimation (mise sous respiration artificielle) soient assurés.
Les atteintes cervicales supérieures à C2 causent un arrêt complet de tous les mouvements respiratoires. Si l'atteinte médullaire atteint d'emblée ce niveau, il est exceptionnel que la victime puisse être secourue à temps. Mais l'atteinte peut être à un niveau intermédiaire et la paralysie remonter progressivement vers C2, ce qui laisse, pendant quelque temps, subsister des mouvements diaphragmatiques plus ou moins efficaces, si la victime est en décubitus tête vers le bas. Dans ces conditions certaines victimes peuvent être prises en charge avant l'asphyxie complète.
Les atteintes cervicales produisent aussi des lésions des centres sympathiques cervicaux, entraînant une vasoplégie favorisant un collapsus vasculaire.
En unité de réanimation ces patients n'ont plus aucun mouvement ventilatoire spontané, ils restent sous respiration artificielle strictement contrôlée, ce qui risque de les mettre en hypocapnie si l'on n'y prend garde. Mais subsistent encore les mouvements des muscles innervés par des nerfs dont les noyaux sont au-dessus de la lésion médullaire : branches du trijumeau, mouvements des machoires, et du facial, mouvements des ailes du nez. Ces mouvements sont des signes de dyspnée (battements des ailes du nez) si le réglage du ventilateur ne satisfait pas la demande ventilatoire, p. ex. lors d'une épreuve de débranchement.
Étym. gr. tetraplêgia : frappé aux quatre (membres), tétraplégie
Syn. déconseillé quadriplégie
tétraploïdie n.f.
tetraploidy
Anomalie du nombre des chromosomes, chaque cellule comportant 92 chromosomes, soit 4 paires au lieu de 46 soit deux paires.
tétrasaccharide n.m.
tétrasomie n.f.
tetrasomy
Présence dans le noyau cellulaire d’une paire de chromosomes supplémentaires ou d’un chromosome surnuméraire comportant un bras double (isochromosome).
Par exemple si le chromosome supplémentaire est un chromosome sexuel la formule serait 48,XXXX ou 48,XXXY.
Si l’isochromosome surnuméraire comporte un bras double : par exemple deux bras courts (p) sans bras long (exemple du syndrome de Pallister-Killian) la formule est, pour les filles, 47,XX,i(12p) ou, s’il s’agit d’une mosaïque, 46,XX/47XX,i(12p). Sans mosaïcisme la tétrasomie est habituellement létale.
P.D. Pallister, pédiatre et généticien américain (1977) ; W. Killian, anthropologue et généticien autrichien (1981)
→ isochromosome, Pallister-Killian (syndrome de), mosaïcisme
tétraspanine n.f.
tetraspanin
Famille de protéines à 4 domaines transmembranaires observées chez les eucaryotes multicellulaires aux multiples fonctions dont l’adhérence cellulaire, l’activation de la mobilité, la prolifération cellulaire.
La tetraspanine CD9 a été très étudiée dans le cancer dont elle facilite le développement. Il a été aussi récemment montré que sa surexpression dans les cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman au cours de la hyalinose segmentaire et focale favorisait la migration de ces cellules vers les capillaires glomérulaires aux quels elles s’attachent avant de les détruire.
→ hyalinose segmentaire et focale
[C1, F2, M1]
Édit. 2020
tétraspanine n.f.
tetraspanin
Famille de glycoprotéines membranaires présentes chez les eucaryotes multicellulaires, participant à la régulation de multiples fonctions cellulaires dont l’adhérence, la mobilité et la prolifération.
Les tétraspanines possèdent 4 domaines transmembranaires, d'où leur nom. Elles interagissent entre elles et avec d'autre protéines membranaires comme les intégrines et les récepteurs de facteurs de croissance ou de cytokines, participant ainsi à la signalisation cellulaire. La tetraspanine la plus anciennement connue, appelée CD9, a été très étudiée dans le cancer dont elle facilite le développement D'autres tétraspanines possèdent, par contre, des activités anti-tumorales. Il a été aussi récemment montré que la surexpression de la tétraspanine CD9 dans les cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman au cours de la hyalinose segmentaire et focale favorisait la migration de ces cellules vers les capillaires glomérulaires auxquels elles s’attachent avant de les détruire.
Étym. tétra = 4 en Grec et span = traverser en Anglais
→ intégrine, facteur de croissance, cytokine, signalisation cellulaire, capsule de Bowman, glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale
[C1, F2, M1]
Édit. 2020
tétrastichiasis n.m.
tetrastichiasis
Anomalie de la marge ciliaire, d'origine congénitale, caractérisée par la présence d'une quadruple rangée de cils.
tétravalent adj.
tetravalent
tétrodotoxine n.f.
[C3,G4,H1,K2,Q2]
Édit. 2017
tétrose n. m.
tetrose
Ose à 4 atomes de carbone.
Les tétroses sont des composés solubles dans l'eau. On les trouve comme intermédiaires dans certaines voies métaboliques d’utilisation des glucides.
tétroside n.m.