Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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terminus de réplication l.m.

replication terminus

→ réplication thêta

terpène n.m.

terpene

Terme générique pour un composé chimique acyclique ou cyclique de formule générale (C5H8)n de type isoprénique. La classification de ces très nombreuses substances naturelles, principalement végétales, est faite selon le degré de condensation et l’on parle d’hémiterpènes en C5 (ex. isoprène), de terpènes proprement dits en C10, de sesquiterpènes en C15, de diterpènes en C20, de triterpènes en C30, de polyterpènes.
Nombre de ces substances possèdent des substituants très diversifiés ce qui explique la richesse de ce groupe chimique et la possession de propriétés pharmacologiques diverses. des terpènes sont liés à la biosynthèse des stérols dont le cholestérol.

Étym. gr. terebinthos : térébinthe

terreur nocturne l.f.

night terror

Parasomnie surtout infantile, caractérisée par des réveils brutaux de type confuso-anxieux avec imagerie effrayante, survenant en sommeil lent profond, habituellement dans le premier tiers de la nuit, débutant par un cri de terreur et suivie d'un retour au sommeil, le plus souvent après quelques minutes.
Elle se différencie des rêves d'angoisse (cauchemars) par la notion d'un état automatique (épisode somnambulique possible) et confusionnel, l'intensité des décharges végétatives et une amnésie de la crise. L'EEG est toujours normal. Elles doit être différenciée notamment des crises épileptiques nocturnes de l'enfant, de l'épilepsie frontale bénigne et des attaques de panique
Sa prévalence est de 1 à 5% à l'âge scolaire, où elle n'a pas de signification pathologique, sinon parfois réactionnelle, avec généralement une durée de trois ou quatre ans. Plus rare chez l'adulte, diverses agressions peuvent la précipiter, notamment émotionnelles.

Syn. pavor nocturnus

Terrien (dégénérescence marginale de) l.f.

Terrien's marginal degeneration

F. Terrien, ophtalmologue français, membre de l’Académie de médecine (1900)

→ Terrien (maladie de)

Terrien (maladie de) l.f.

Terrien's disease

Amincissement stromal annulaire segmentaire paralimbique de la cornée sous un épithélium non ulcéré avec ectasie.
La zone amincie est plus ou moins ectatique et le siège d'une fine vascularisation et de dépôts lipidiques jaunâtres. Cette affection de l'âge moyen entraine un danger de perforation.

F. Terrien, ophtalmologue français, membre de l’Académie de médecine (1900) ; E. Fuchs, ophtalmologue autrichien (1851-1930)

Syn. dégénérescence marginale de Terrien-Fuchs

→ ectasie marginale de la cornée

Terrier (signe de) l.m.

Terrier’s sign

Disparition du thrill et du souffle continu d’une fistule artérioveineuse par la compression exacte de son siège.
Ce signe clinique très caractéristique n’est pas toujours facile à mettre en évidence (fistules larges, fistules profondes).

L. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1837-1908)

territoire d'hypoxie l.m.

Syn. hypoxie sans hypoxémie, territoire de non perfusion

→ hypoxémie, hypoxie (causes de l')

[G1,G2,H1,K1,K2,K4]

Édit. 2017

territoire de non perfusion l.m.

Syn. hypoxie sans hypoxémie, territoire d'hypoxie

→ hypoxémie, hypoxie (causes de l')

[G1,G2,H1,K1,K2,K4]

Édit. 2017

territoire rétinien de non perfusion l.m.

→ occlusion capillaire rétinienne, hypoxémie, hypoxie (causes de l')

Terry (maladie de) l.f.

Terry’s disease, retrolental fibroplasia

Fibroplasie rétrolentale due à la toxicité de l’oxygène en concentration excessive sur la rétine des prématurés, cause de cécité ultérieure.

T.L. Terry, ophtalmologiste américain (1942)

→ fibroplasie rétrolentale

Terson (syndrome de) l.m.

Terson’s syndrome

Hémorragie intravitréenne, rétrohyaloïdienne ou intrarétinienne survenant dans un contexte d’hémorragi e intracrânienne ou sousarachnoidienne.

A.Terson, ophtalmologiste français (1900)

TERT gene acr. angl. pour telomerase reverse transcriptase

Gène situé sur le locus chromosomique 5p15.33, qui donne des instructions à une enzyme appelée télomérase qui maintient les structures des télomères composés de segments répétés d’ADN situés au bout des chromosomes.
Les télomères protègent les chromosomes d’un accolement anormal ou d’une dégradation précoce. Dans la plupart des cellules, les télomères se raccourcissent progressivement à la division cellulaire.
Au moins 18 mutations de ce gène ont été identifiées dans la dyskératose congénitale. Plus de 20 mutations du gène sont reconnues dans la fibrose pulmonaire idiopathique. Ces mutations sont présentes également dans certaines aplasies médullaire associées on non avec une dyskératose congénitale. On reconnaît des mutations géniques dans le cholangiocarcinome et certains cancers du sein.

Syn. EST2, hEST2, TCS1, telomerase-associated protein 2, telomerase catalytic subunit, TERT_HUMAN, TP2, TRT

→ téloméropathies, dyskératose congénitale, fibrose pulmonaire idiopathique, aplasie médullaire, télomérase, télomère, aplasie médullaire, fibrose pulmonaire idiopathique, cholangiocarcinome

[Q1,J1,F1,L1]

Édit. 2018

tertiaire (granule) l.m.

tertiary granule

Sous-population encore mal connue de granules des neutrophiles.

tesla n.m.

tesla

Unité SI de champ magnétique, correspondant à l'induction magnétique qui, répartie uniformément sur une surface de 1 m2, produit à travers celle-ci un flux magnétique de 1 weber.
Les champs magnétiques actuellement utilisés en IRM vont de 0,2T à 7T environ.

N. Tesla, ingénieur yougoslave (1857-1943), W. E. Welber, physicien allemand (1804-1891)

Symb. T

→ champ magnétique

[2018]

Tessier (fentes faciales de) l.f.p.

Tessier’s facial clefts

P. Tessier, chirurgien plasticien français (1976)

→ fentes faciales

test n.m.

test

Épreuve faite avec une technique précise pour déterminer la qualité d'un objet ou d'une personne dans un domaine donné.
Il faut distinguer le test qui définit la mise en œuvre de l'épreuve, du résultat de l'épreuve. Le test peut être, soit uniquement qualitatif ou coté, soit exprimé sous forme d'un indice. Ex. en allergologie le test pour déterminer la substance responsable ou celle risquant de provoquer un accident allergique consiste en une série de scarifications, sur chacune d'entre elles on dépose un allergène choisi dans une liste type. Ensuite vient la lecture du test, son expression peut être donnée selon la forme d'une liste de valeurs mesurées ou de réponses qualitative (réponse + ou -), ou encore d'un graphique. Le résultat peut être condensé sous forme d'un score global.

Étym. vieux fr. test (lat. testum), pot de terre employé par les alchimistes pour faire l'essai de l'or, d'où procédure d'essai ; le sens moderne vient de l'anglais.

→ score

test à l'eau glacée l.m.

ice water test

Test clinique de recherche de l'hyperréflectivité vésicale, utilisé dans les vessies neurologiques.
L'injection rapide de 60 à 90 mL de sérum glacé dans la vessie provoque en cas d'hyperréflectivité l'expulsion dans la minute qui suit du sérum ou du cathéter. Ce test est négatif chez le sujet normal et positif dans les lésions du neurone moteur central, car le réflexe mictionnel peut être déclenché par une stimulation extéroceptive.

test à l'eau glacée l.m.

ice water test

Test clinique de recherche de l'hyperréflectivité vésicale, utilisé dans les vessies neurologiques.
L'injection rapide de 60 à 90mL de la solution physiologique dans la vessie provoque, en cas d'hyperréflectivité, l'expulsion dans la minute qui suit de la solution ou du cathéter. Ce test est négatif chez le sujet normal.

→ hyperréflectivité vésicale, vessie neurologique

[H1, M3]

Édit. 2018

test à l'iode l.m.

iodine test

Test destiné à déceler une éventuelle allergie à l'iode chez un sujet qui doit subir un examen ou un traitement avec un produit iodé.
Il consiste à injecter lentement par voie veineuse un demi millilitre environ du produit à utiliser et à attendre quelques minutes avant de poursuivre l'examen ou d'entreprendre le traitement. L'expérience a montré qu'en réalité, il était peu fiable, mais il sera reproché au praticien de ne pas l'avoir effectué en cas d'accident.
Les anciens tests cutanés ou oculaires étaient sans grande valeur.

→ allergie à l'iode

test à l'obscurité l.m.

→ épreuve de provocation

test à l'urécholine l.m.

 urecholine bladder test

Test diagnostique destiné à prouver l'existence d'une dénervation vésicale.
Il est fondé sur le phénomène d'hypersensibilité des organes dénervés à leurs propres neurotransmetteurs. Une cystomanométrie est réalisée avant et après l'injection sous-cutanée de 2,5 mg d’Urécholine. On considère que le test est positif (c'est-à-dire significatif d'une dénervation parasympathique complète) lorsque la pression vésicale mesurée à 100 ml de remplissage, augmente de plus de 20 cm d'eau. Il est négatif au-dessous de 15 cm d'eau et douteux entre 15 et 20 cm d'eau. L'intensité de la réponse est proportionnelle à l'intensité de la dénervation autonome.

A.C. Diokno et J. Lapides, chirurgiens urologues américains (1972)

Syn. test de Lapides

→ dénervation vésicale, cystomanométrie

test à la cellophane adhésive l.m.

Graham’s test

Méthode utilisée pour le diagnostic de l’oxyurose par mise en évidence des œufs du parasite sur la marge anale.

Syn. Graham (test de), scotch-test

→ oxyurose

[D1]

test à la dexaméthasone l.m.

→ épreuve de provocation

test à la ninhydrine l.m.

Test d’étude de la sudation au niveau des doigts.
Après application des pulpes digitales sur un papier, les traces laissées par les glandes sudoripares sont mises en évidence après traitement de ce support par une solution de ninhydrine et chauffage.

E. Moberg, chirurgien suédois(1958)

Syn. test de Moberg

→ ninhydrine

test à la progestérone l.m.

progesterone test

Test aux progestatifs, utilisant la progestérone elle-même pour induire les règles et non un progestatif synthétique.

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