Mouchel (incision de) l.f.
Mouchel's incision
Laparotomie transversale, à travers les muscles droits, permettant l'abord du pelvis.
Après une incision cutanée arciforme à concavité supérieure située à 2 cm au-dessus de la symphyse pubienne, on incise l'aponévrose des grands droits sur le même trajet mais légèrement plus haut. Les muscles droits sont ensuite sectionnés en regard à partir de leur bord externe.
J. Mouchel, gynécologue français (1979) ; A. E. Maylard, chirurgien britannique (1907)
Syn. incision de Maylard
muscle cutané l.m.
musculus cutaneus (TA)
cutaneous muscle
Muscle situé sous la peau et parfois compris dans un dédoublement de la toile sous-cutanée.
Ce type de muscle s’attache par une de ses extrémités au moins à la face profonde du derme.
Syn. anc. muscle peaucier ; muscle superficiel
muscle orbiculaire de l'œil l.m.
musculus orbicularis oculi (TA)
orbicular oculi
Muscle peaucier qui occupe les paupières en dépassant leur limite périphérique.
Il est constitué de deux portions principales : une partie palpébrale et une partie orbitaire.
La partie palpébrale (pars palpebralis musculi orbicularis oculi) est elle-même formée de deux parties : le faisceau ciliaire (fasciculus ciliaris partis palpebralis musculi ocularis oculi) et la partie profonde (pars profunda). Le faisceau ciliaire est lui-même constitué de deux ordres de fibres : des fibres marginales préciliaires situées en avant des bulbes pileux des cils, du ligament palpébral médial et de la crête lacrymale postérieure ; des fibres marginales rétrociliaires (muscle de Riolan), situées en arrière des bulbes pileux des cils et présentant les mêmes insertions. La partie profonde du muscle orbiculaire de l’œil est également constituée de deux parties : la partie prétarsale formée de fibres annulaires s’attachant en dedans au tendon direct du muscle orbiculaire des paupières ; la portion préseptale (muscle tenseur du dôme lacrymal) formée de fibres annulaires s’insérant en dedans sur le ligament palpébral médial et sur le dôme du sac lacrymal ; cette portion lacrymale constitue le muscle de Horner.
La partie orbitaire (pars orbitalis musculi orbicularis oculi), périphérique, se détache de la partie la plus élevée de la face cutanée du processus frontal du maxillaire et du versant antérieur du bord supra-orbital de l’os frontal ; elle se termine, après avoir décrit une ellipse, sur le bord inférieur de l’orbite.
Dans son ensemble ce muscle provoque l’occlusion des paupières. Il est innervé par la branche temporo-faciale du nerf facial.
Syn. anc. muscle orbiculaire des paupières ; sphincter des paupières
muscle sphincter externe de l'anus l.m.
musculus sphincter ani externus (TA)
external anal sphincter
Muscle strié situé autour de la portion anale du rectum.
Les fibres qui le constituent forment deux arcs qui circonscrivent le canal anal et se réunissent, en arrière, sur le sommet du coccyx et le raphé ano-coccygien, et, en avant, sur le noyau fibreux central du périnée et la face profonde de la peau. On lui décrit trois parties, sous-cutanée, superficielle et profonde. Il provoque l’occlusion du rectum. Il est innervé par le nerf rectal supérieur, branche du plexus sacré.
Syn. anc. sphincter externe de l’anus
mycobactériose cutanée atypique l.f.
atypical mycobacterial infection, atypical mycobacteriosis
Infection de la peau et/ou des tissus sous-cutanés due à des mycobactéries atypiques, donc non tuberculeuses, ni lépreuses : granulome des piscines (Mycobacterium marinum), ulcère de Buruli (M. ulcerans), infections à M. chelonae, M. gordonae, M. kansasii, M. avium intracellulare, M. terrae, M. haemophilum, M. fortuitum, M. xenopi, etc.
Ces mycobactéries, dont certaines sont peu pathogènes, donnent le plus souvent des infections limitées après inoculation et guérissent spontanément en quelques mois. Elles peuvent, cependant, provoquer des infections graves chez l'immunodéprimé et sont alors peu accessibles aux traitements. L’ulcère de Buruli est, lui, particulièrement grave.
Le terme « mycobactériose cutanée atypique » apparaît d’ailleurs comme peu correct, car ce sont les mycobactéries et non les mycobactérioses qui sont atypiques et il serait donc plus logique de parler de « mycobactériose (ou infection) à mycobactéries atypiques ».
Étym. gr. mukês, mukêtos : champignon ; baktêria : bâton
mycose cutanée l.f.
cutaneous mycosis, ringworm
Localisation cutanée d’une infection provoquée par un champignon.
Étym. gr. mukês : champignon
mycosis fongoïde l.m.
Lymphome cutané T épidermotrope, d'évolution généralement très lente sur des années, comportant des placards érythématosquameux bien délimités prurigineux, plus ou moins infiltrés ou une érythrodermie ainsi que des nodules tumoraux, auxquels s'associent plus ou moins tardivement des atteintes ganglionnaires et viscérales.
La prédominance d'un symptôme sur les autres réalise le type progressif Alibert-Bazin (dont le stade initial est l'érythème prémycosique), ou le type érythrodermique d'Hallopeau-Besnier, ou le type de Vidal-Brocq (dit à tumeurs d'emblée plutôt considéré actuellement comme un lymphome cutané malin non épidermotrope).
La biopsie cutanée montre, aux stades précoces, un infiltrat dermique superficiel riche en cellules mononucléées, dont certaines correspondent aux cellules de Sézary, pénétrant l'épiderme où il forme des thèques encore appelées nids épidermiques de Darier ou microabcès de Pautrier; l'immunomarquage montre qu'il s'agit de lymphocytes auxiliaires CD 4.
Le traitement est fonction du caractère localisé ou disséminé de la maladie. Ce sont la puvathérapie, la chimiothérapie locale (sur les plaques), la radiothérapie, ou la chimiothérapie générale. Ces procédés thérapeutiques n'ont pas toujours une efficacité totale sur les démangeaisons qui sont parfois difficiles à contrôler.
J-L. Alibert, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1806) d'abord appelé pian fongoïde, A. Bazin, dermatologue français (1852); E. Vidal, membre de l’Académie de médecine et L. Brocq, dermatologues français (1885) ; F. H. Hallopeau et E. Besnier dermatologiste français, membres de l’Académie de médecine (1892) ; A. Sézary, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1938)
Étym. gr. mukès, champignon ; lat : fungosus de fungus : dans le sens de spongieux, tumoral
Syn. lymphome épidermotrope, maladie d'Alibert (obs.)
→ syndrome de Sézary, parapsoriasis en grandes plaques, hématodermie
myiase furonculoïde l.f.
furonculoid myiasis
Myiase provoquée par les larves de diverses mouches (Hypoderma, Dermatobia, Cordylobia) et caractérisée par le développement d’une tumeur cutanée d’aspect furonculeux, à contenu purulent, dans laquelle la larve se développe.
Étym. gr. myia : mouche ; lat. furunculus : petit bourgeon ; gr. eidos : aspect, forme
myopathies inflammatoires à micro-organismes l.f.p.
infectious myositis
Infections musculaires acquises définies sur le plan anatomopathologique par un infiltrat inflammatoire et secondaires à une affection virale, bactérienne, parasitaire ou fongique.
Les atteintes virales sont souvent caractérisées par la précession d'un syndrome viral. Le tableau est variable, allant de simples myalgies à des épisodes de rhabdomyolyse. Les agents mis en cause sont le virus de l'influenza A ou B (myosite surale de la grippe infantile, p. par exemple), Coxackie (type B5, en particulier, avec la maladie de Bornholm), virus para-influenza, Adénovirus 2 ou 21, Echovirus 9, Herpès simplex et Epstein-Barr. Les myopathies inflammatoires du VIH peuvent s'intégrer dans quatre tableaux : la myopathie directement associée au virus de l'immunodéficience humaine ; la myopathie à l'azidothymidine (AZT) ; les affections musculaires entrant dans le cadre des myosites infectieuses opportunistes (pyogènes, toxoplasmose) ; l'état cachectique fébrile avec amyotrophie sans germe retrouvé.
Les atteintes bactériennes sont à l'origine de pyomyosites focales ou diffuses (staphylocoque doré, streptocoque, légionellose, maladie de Lyme, etc).
Les myosites parasitaires correspondent aux manifestations musculaires de la trichinose, toxocarose, cysticercose, toxoplasmose, sarcosporidiose.
Rarement observées, les atteintes musculaires de type fungique sont décrites lors d'affections systémiques (candidoses, coccidioïdomycoses, sporotrichoses) ou après une localisation cutanée telle que le pied de Madura (mycétome).
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pathos : maladie
Syn. myosites infectieuses, myosites à micro-organismes
myopéricytome n.m.
myopericytoma
Tumeur bénigne généralement sous-cutanée, composée de cellules ovales ou fusiformes prenant une disposition concentrique périvasculaire, considérées comme des myopéricytes.
Étym. gr. mus : souris, muscle ; peri : autour ; cutos : cellule ; -ome : suffixe indiquant une tumeur
Syn. myofibrome
myosarcome cutané l.m.
cutaneous myosarcoma
Tumeur musculaire maligne dont la localisation cutanée est rare et qui peut être soit un léiomyosarcome, soit un rhabdomyosarcome selon le type musculaire lisse ou strié dont elle dérive.
Étym. gr. mus, muos : souris, muscle ; sark : chair ; -ome : suffixe indiquant une tumeur
→ leiomyosarcome cutané, rhabdomyosarcome
nævus n.m. (pl. nævus)
nevus
Tumeur cutanée bénigne fréquente, d'aspect clinique et de taille très variables, pigmentée ou non, plane ou saillante, apparaissant surtout dans l'enfance mais se développant souvent après la puberté ou pendant la grossesse, siégeant en n'importe quel point du corps, et résultant de la prolifération de mélanocytes, c'est-à-dire de cellules du système pigmentaire qui se groupent généralement en "thèques".
Histologiquement on distingue :
a) le nævus de jonction, où les thèques sont cantonnées au niveau de la jonction dermo-épidermique,
b) le nævus dermique, dans lequel la prolifération cellulaire nævique est située sous l'épiderme,
c) le nævus mixte qui associe des images jonctionnelles à une prolifération intradermique. Les nævus sont bénins, persistent en général indéfiniment, mais peuvent parfois se transformer en mélanomes. L’appellation nævus à pénétration profonde (deep penetrating nevus) a été proposée en 1989 par Seab pour désigner une variété de nævus cellulaire comportant quelques aspects cliniques et histologiques d’un nævus bleu cellulaire, d’un nævus de Spitz mais sans que le pronostic en soit modifié.
Actuellement réservé aux tumeurs cutanées formées de cellules næviques de Unna, le terme nævus s'appliquait aussi précédemment à toute lésion dysplasique circonscrite d'origine embryonnaire de nature épithéliale ou mésenchymateuse : pour éviter toute confusion, ces dernières sont désormais appelées hamartomes.
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. nævus cellulaire, nævus pigmentaire, nævus nævocellulaire, nævus de Unna (obsolète), nævus mélanocytaire (obsolète), mélanocytome (obsolète), nævocytome (obsolète), grain de beauté (familier)
nævus nævocellulaire l.m.
nevocytic nævus, melanocytic nevus, benign melanocytic tumor
Appellation utilisée dans le passé pour distinguer les tumeurs à cellules næviques de Unna de celles dues à une dystrophie cutanée circonscrite ne contenant pas de cellules næviques et résultant d'un développement excessif ou d'une disposition anormale d'un ou de plusieurs tissus matures normalement présents dans la peau : les premières sont actuellement appelées nævus, les secondes sont des hamartomes.
Étym. lat. nævus : marque, tache
nævus palpébral l.m.
eyelid nevus
Tumeur bénigne cutanée le plus souvent pigmentée, de taille variable, bien circonscrite, lentement évolutive.
Les principaux nævus rencontrés au niveau de la région palpébro-orbitaire sont, en fonction de l'étage intéressé dans la profondeur de la paupière :
- le nævus jonctionnel (nævus superficiel, développé à partir de la jonction dermoépidermique) ;
- le nævus composé, en général plus saillant que le précédent, qui possède une forme clinique particulière au niveau palpébral : le nævus en miroir, touche tout ou partie des deux paupières d'un même côté du fait de l'apparition de ce nævus au cours de l'embryogénèse à un stade plus précoce que celui de la séparation palpébrale ;
- le nævus intradermique, plus profond, volontiers hémisphérique ou nodulaire, dont la coloration est plus ou moins intense, et pouvant, au maximum, être complètement dépigmenté (nævus achrome).
Étym. lat. nævus : marque, tache
natural moisturizing factor l. angl. m.
Ensemble de composés hygroscopiques hydrosolubles, présents dans l’épiderme au niveau du stratum corneum, qui permettent la fixation d’eau et participent ainsi au maintien de l’hydratation cutanée.
Il s’agit d’un mélange complexe d’acides aminés, d’acides organiques, d’urée et d’ions minéraux. Ces composés sont élaborés dans les corps d’Odland des kératinocytes et excrétés au niveau du stratum corneum.
Sigle : NMF
nécrobiose lipoïdique l.f.
necrobiosis lipoidica
Dermatose chronique d'étiologie inconnue, marquée par le développement lent et progressif, généralement sur les faces antérieures des jambes, de lésions très caractéristiques cliniquement à type d'érythème infiltré s'étendant pour donner des plaques sclérodermiformes à bordure rouge et à centre atrophique jaunâtre et histologiquement par des granulomes palissadiques disposés autour de foyers de nécrose hyaline des fibres collagène et élastiques du derme et de l'hypoderme, avec fréquents dépôts lipidiques et images de vasculite.
La très grande majorité des cas de nécrobiose lipoïdique concerne des sujets jeunes, atteints d'un diabète insulinorésistant que l'affection cutanée peut parfois révéler; toutefois, l'évolution des lésions semble indépendante du contrôle du diabète.
M. Oppenheim, dermatologue autrichien (1929) ; E. Urbach, dermatologue autrichien (1932)
Syn. maladie d'Oppenheim-Urbach, dyslipoïdose cutanée, necrobiosis lipoidica diabeticorum
→ granulomatose disciforme chronique et progressive, hypodermite sclérodermiforme, vasculite
[J1]
Édit. 2019
nerf fibulaire superficiel l.m.
nervus fibularis superficialis ; nervus peroneus superficialis (TA)
superficial fibular nerve ; superficial peroneal nerve
Branche terminale de bifurcation latérale du nerf fibulaire commun.
Elle descend dans la loge latérale de la jambe, appliquée sur la face latérale de la fibula, entre les insertions du muscle long fibulaire puis, plus bas, entre le plan des muscles long fibulaire et court fibulaire, et le plan du septum intermusculaire antérieur. Elle innerve les muscles long et court fibulaires et, inconstamment, le muscle troisième fibulaire. Devenue sous cutanée au tiers distal de la jambe, elle se distribue, par ses deux branches terminales médiale et latérale à la face dorsale du pied et des orteils dont elle fournit les sept ou neuf premiers nerfs collatéraux dorsaux.
Syn. anc. nerf musculo-cutané de la jambe
nerf grand occipital l.m.
nervus occipitalis major (TA)
greater occipital nerve
Branche postérieure motrice et sensitive du deuxième nerf spinal cervical.
Très volumineuse elle se sépare de la branche antérieure avant ou après avoir traversé le ligament atlanto-axoïdien postérieur. Elle se coude sur la partie moyenne du bord inférieur du muscle oblique inférieur de la tête et se dirige en haut, devenant sous cutanée après avoir perforé la lame tendineuse du muscle trapèze à son insertion occipitale. Elle fournit des rameaux moteurs pour les muscles avec lesquels elle est en rapport : muscle oblique inférieur de la tête, muscle splénius de la tête, muscle longissimus de la tête, muscle semi épineux de la tête et quelques filets au muscle trapèze. Elle s’anastomose avec le nerf suboccipital et avec un rameau de la branche postérieure du troisième nerf spinal cervical ; elle se ramifie dans les téguments de la partie postérieure du cuir chevelu.
Syn. anc. grand nerf occipital d’Arnold
nerf sus-scapulaire l.m.
nervus suprascapularis
suprascapular nerve
Branche du tronc supérieur du plexus brachial (C5, C6).
Il passe sous la portion supérieure du muscle trapèze, puis sur le bord supérieur de l'omoplate à travers l'échancrure scapulaire et se termine en branches motrices des muscles sus et sous-épineux. Il n'a pas de territoire d'innervation sensitive cutanée.
Il peut être comprimé par le ligament de l'échancrure scapulaire et être responsable d'une douleur générale de l'épaule, associée à une atrophie des muscles sus et sous-épineux. Le traitement de ce syndrome comporte des infiltrations et éventuellement, en cas de persistance de la symptomatologie, une neurolyse au niveau de l'échancrure scapulaire.
nerf tibial postérieur l.m.
posterior tibial nerve
Nerf qui fait suite au sciatique poplité interne.
À partir de l'anneau du soléaire, il descend verticalement, appliqué sur le muscle jambier postérieur, sous l'aponévrose jambière profonde recouverte du triceps. À la partie basse de la jambe, il s'incline en dedans, entre les deux tendons fléchisseurs des orteils. Il se termine derrière ou en dessous de la malléole interne en nerf plantaire interne et nerf plantaire externe. Auparavant, il a successivement innervé les muscles soléaire, tibial postérieur, fléchisseur commun des orteils, fléchisseur propre du gros orteil. Il donne une branche cutanée, le nerf calcanéen interne, pour la région talonnière interne.
Sa compression réalise en particulier le syndrome du canal tarsien.
nerf transverse du cou l.m.
nervus transversus colli ; nervus transversus cervicalis (TA)
transverse cervical nerve
Branche cutanée, superficielle du plexus cervical superficiel.
Elle naît de la deuxième anse du plexus cervical qui unit les deuxième et troisième nerfs spinaux cervicaux. Elle contourne le bord postérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et se dirige transversalement en avant dans un dédoublement du fascia superficiel de la gaine de ce muscle puis sur le fascia cervical. Elle croise la veine jugulaire externe. Ses rameaux terminaux traversent le platysma. Les rameaux supérieurs innervent les téguments de la région supra-hyoïdienne ; les rameaux inférieurs innervent les téguments de la région subhyoïdienne. Un de ces rameaux s’anastomose avec une branche du nerf facial destinée au platysma.
Syn. anc. branche transverse du plexus cervical superficiel
neuropathies à petites fibres l.f.p.
small fiber neuropathy SFN
Syndrome regroupant brûlures picotements paresthésies et allodynie constituant un tableau de douleurs neuropathiques avec des troubles neurovégétatifs.
L’examen neurologique et l’électromyogramme standard sont normaux: Seule la biopsie cutanée permet d’affirmer le diagnostic par la présence d’une diminution de la densité intra-épithéliale en fibres nerveuses.
neurilemmome cutané l.m.
cutaneous neurilemmoma
Tumeur bénigne, le plus souvent unique, sphérique, intradermique ou sous-cutanée, recouverte de peau normale, ferme à la palpation, généralement indolore et mesurant de un à plusieurs cm de diamètre, siégeant fréquemment au poignet, sur la face antérieure des avant-bras, dans les plis du coude et des genoux, aux lèvres ou sur la langue.
Elle résulte de la prolifération des cellules de Schwann des petits nerfs périphériques. L'évolution de la tumeur est chronique et lentement progressive. L'ablation chirurgicale est le traitement de choix.
Étym. gr. neuron : nerf ; elemma : enveloppe
Syn. schwannome, neurinome, gliome périphérique, schwannogliome
neuro-ectodermique mélanolysosomique (maladie) l.f.
neuroectodermal melanolysosomal disease
Maladie pédiatrique associant albinoïdisme et troubles neurologiques.
Trois cas ont été décrits dans trois familles colombiennes. Il existe un retard mental profond et un retard de croissance, des crises d’épilepsie, une hypotonie, des convulsions, des infections respiratoires et un décès dans la première enfance. Les cheveux sont argentés et on trouve une hypopigmentation cutanée. Les iris sont bleus, et on a décrit dans un des cas une myopie sévère. L’hypomélanose correspond à une anomalie des mélanolysosomes dans les mélanocytes et les kératinocytes. L’affection est autosomique récessive (MIM 256710).
B. R. Elejalde, médecin généticien américain (1979)
Nicolaier (bacille de) l.m.
Nicolaier bacillus
Clostridium tetani, bacille anaérobie à Gram positif, responsable du tétanos.
Cette bactérie est présente dans l’environnement tellurique où elle persiste longtemps, après sporulation : l’homme se contamine par voie cutanée. La vaccination par l’anatoxine prévient la maladie.
A. Nicolaier, médecin interniste allemand (1884)
Syn. Clostridium tetani
→ tétanos