Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ANP sigle angl. pourAtrial Natriuretic Peptide

peptide natriurétique atrial

peptides natriurétiques

[C1]

Édit. 2017

anticorps polyclonaux l.m.p.

Mélange d'anticorps reconnaissant différents épitopes sur un antigène donné, chaque idiotype étant sécrété par un clone de plasmocytes différent.

antidiurétique (hormone) l.f.

antidiuretic hormone (ADH)

Syn. pitressine, vasopressine

Sigle HAD

hormone antidiurétique, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), diabète insipide neurohypophysaire

antidiurétique (sécrétion inappropriée d'hormone) l.f.

inappropriate secretion of antidiuretic hormone

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), hormone antidiurétique

antipyrétique adj.

antipyretic

Qui prévient ou traite la fièvre.

antireflux (opération) l.f.

1 – En chirurgie urologique, intervention destinée à recréer une valve antireflux pour la cure d’un reflux vésico-urétérorénal

Les modalités techniques de ces interventions sont nombreuses :
- préservation du méat urétéral normal (HutchI, Grégoir, plastie muqueuse de Bischoff) ;
- désinsertion et avancement du méat (Innes Williams, HutchII) ;
- désinstion du méat, attraction de l’uretère terminal glissé dans un tunnel sous-muqueux (Cohen, Glenn-Anderson) ;
- véritables réimplantations urétérovésicales après désinsertion et résection plus ou moins étendue de l’uretère terminal (Leadbetter-Politano, Paquin, Mathisen, Lich-Grégoir), le dispositif antireflux reposant sur la confection d’un tunnel sous-muqueux ou d’une trompe urétérale.
Certaines de ces opérations, s’adressant à la cure du méga-uretère refluant de l’enfant, comportent également un modelage urétéral (Hendren).
2 – En chirurgie digestive, intervention destinée à la cure du reflux gastro-œsophagien.
Elle a pour but de pallier l’insuffisance de la contention cardiale en créant un néosphincter du cardia et en reconstituant l’angle de His pour éviter les complications œsopharyngiennes, voire pulmonaires du reflux gastro-œsophagien. Les modalités techniques de ces interventions sont diverses. Certaines, réalisables en cœliochirurgie, sont parmi les plus couramment pratiquées.

R. Nissen, chirurgien suisse (1956); A. Toupet, chirurgien français (1963)

antireflux (dispositif), antireflux endoscopique (technique), Coffey (technique de), Cohen (technique de), Leadbetter-Politano (technique de), Lich-Grégoir (technique de), Petit-Leadbetter (technique de), réimplantation urétérovésicale, résection transvésicale de l'uretère terminal

[M2]

Édit. 2017

antirétroviral n.m.

antiretroviral

Médicament virustatique capable d’inhiber le cycle de réplication du virus de l’immunodéficience humaine à différentes étapes.
On distingue les inhibiteurs nucléosidiques et non nucléosidiques de la transcriptase inverse et les inhibiteurs de protéase.

antisécrétoire gastrique l.m.

gastric secretion inhibitor

Substance inhibant la sécrétion acide gastrique.
Les antisécrétoires gastriques sont utilisés dans les états d'hypersécrétion acide. Dans ce groupe, il faut citer :
- les anticholinergiques (les premiers disponibles),
- les anti-H2 qui bloquent de façon sélective les récepteurs membranaires H2 de l’histamine des cellules pariétales (cimétidine, ranitidine),
- les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) qui bloquent l’activité de l’enzyme H+K+ ATPase (oméprazole, lansoprazole, pantoprazole, rabeprazole).

appendiculo-urétéroplastie l.f.

appendiculo replacement ureteroplasty

Remplacement d'un segment de l'uretère par l'appendice.
Pour des raisons anatomiques évidentes cette plastie urétérale ne s'applique qu'à la partie moyenne de l'uretère droit. Le méso-appendice est conservé pour assurer la vascularisation ; l'appendice est placé en isopéristaltisme, pointe vers le haut. Cette plastie est peu usitée, l'appendice offrant une certaine résistance au flux urétéral normal. L'appendice a été également utilisé pour aboucher un uretère dans une vessie cæcale ou une cæcocystoplastie, et même pour la voie de cathétérisme d'une dérivation urinaire transcæcale continente.

apprêtement de l'antigène l.m.

antigen processing

Processus selon lequel une cellule présentatrice d'antigène dégrade cet antigène en peptides, associe ces peptides à des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité et les présente sur sa membrane cellulaire.
Les mécanismes de l’apprêtement diffèrent selon que les peptides dérivés de l’antigène sont associés à des molécules de classe I ou de classe II.
- Les peptides associés aux molécules de classe I sont en général synthétisés par la cellule présentatrice (ou bien d’origine exogène, mais alors transloqués dans le cytoplasme par macropinocytose, ou par fusion membranaire). Ils sont dégradés par le protéasome et transportés vers le réticulum endoplasmique par un transporteur formé des molécules TAP-1 et TAP 2.

- Les peptides associés aux molécules de classe II sont synthétisés par la cellule présentatrice ou issus du milieu extracellulaire par endocytose, dégradation au sein des endosomes, et association aux molécules de classe II par l’action des molécules HLA-DM.

protéasome,TAP-1, TAP-2, complexe majeur d'histocompatibilité, macropinocytose; endosome

[F3]

Édit. 2019

aquarétique n.m.

aquaretic compound

Médicament augmentant la diurèse aqueuse (aquarèse) et dépourvu d’effets sur l’excrétion urinaire des électrolytes.
Les aquarétiques sont des inhibiteurs non peptidiques des récepteurs V2 de l’hormone antidiurétique (ADH), présents à la face baso-latérale des cellules épithéliales du tube collecteur des reins. L’activation de ces récepteurs est la première étape de la voie de signalisation de l’ADH conduisant à la réabsorption de l’eau. Ils n’ont pas d’effet sur l’excrétion urinaire du sodium et sont donc indiqués dans les hyponatrémies (insuffisance cardiaque, cirrhose, sécrétion inappropriée d’ADH). On les désigne sous le nom de vaptans. Le tolvaptan est un inhibiteur spécifique des récepteurs V2 alors que le conivaptan est un inhibiteur mixte des récepteurs V2 et V1.

ADH, diurèse aqueuse, hyponatrémie

arête du nez l.f.

dos du nez

arrestine 3 rétinienne l.f.

arrestin 3 retinal

Enzyme rétinien hautement spécifique, avec expression dans les articles externes et internes, et dans la couche plexiforme de la rétine.
Il joue un rôle dans l'inactivation de la rhodopsine (MIM 301770.

A. Murakami, ophtalmologue et généticien américain d’origine japonaise (1993)

Syn. ARR3, X-arrestin, ARRX

arrêt cardiaque l.m.

cardiac arrest

Arrêt soudain des battements du cœur (asystolie, fibrillation ventriculaire, dissociation électromécanique, désamorçage cardiaque par collapsus), interrompant la circulation.
Il conduit rapidement à l'anoxie cérébrale, qui entraîne à son tour une encéphalopathie anoxique laissant des séquelles en cas de survie.
Signes immédiats : sensation de malaise, expression de l'angoisse, gasps, puis pâleur, mydriase, absence de pouls carotidien, de bruits cardiaques et de pression artérielle (ne pas perdre du temps pour la rechercher).
Causes : cardiaques (infarctus du myocarde), broncho-pulmonaire (embolie pulmonaire, obstruction des voies aériennes par corps étranger, strangulation, œdème aigu ou noyade) ou nerveuse (réflexe vasovagal), hypoxie exogène.
Il ne faut pas perdre une minute : la ressuscitation cardiorespiratoire se fait en deux phases :
- suppléance, dans le cas général, massage cardiaque externe et bouche à bouche, et si possible oxygénation ; en salle d'opération sur malade intubé mis en oxygène pur, ventilation bouche à canule - en cas de doute sur la qualité du mélange anesthésique - massage cardiaque direct (en chirurgie à thorax ouvert)
- relance du cœur, défibrillation, injection d'adrénaline puis réanimation médicale.
Les soins doivent être prolongés, surtout chez les jeunes en cas d'hypothermie (noyade). Les résultats sont d'autant meilleurs que des premiers soins efficaces ont été prodigués dans les toutes premières minutes (importance du secourisme). La survie est de 50% en moyenne si l'arrêt cardiaque si l'arrêt cardiaque est massé en moins de 2,5 min.

Syn. arrêt cardiorespiratoire

arrêt circulatoire, défibrillateur, dissociation électromécanique, gasp, massage cardiaque, urgence

arrêt cardiaque provoqué l.m.

cardioplégie

arrêt circulatoire l.m.

circulatory arrest

Situation où l'éjection ventriculaire gauche est arrêtée ou du moins très insuffisante.
Deux grandes causes :
- arrêt de la pompe cardiaque (arrêt primaire) par asystolie,
- insuffisance d’alimentation de la pompe (arrêt secondaire) par hypovolémie (par ex. hémorragie) ou par vasoplégie (augmentation du volume du lit vasculaire retenant le sang en périphérie et ne permettant pas son retour au cœur). Dans ce dernier cas la lenteur du remplissage de l’oreillette droite amène le cœur à battre de plus en plus lentement et de moins en moins efficacement jusqu'à ce qu'il s'arrête définitivement. Mais l'activité électrique peut pendant de nombreuses minutes persister très semblable, au début, à celle observée avant l'accident (dissociation électromécanique). Les signes cliniques de l'arrêt circulatoire, quelle qu'en soit la cause, sont ceux de l'arrêt cardiaque.

Syn. arrêt cardiaque.

arrêt cardiaque, dissociation électromécanique, encéphalopathie anoxique, encéphalopathie postanoxique

arrêt de la dilatation l.m.

arrest of dilatation

Arrêt de la dilatation du col utérin d'une durée supérieure à une heure au cours du travail, alors qu'elle était normale jusque-là.
Au-delà d'une durée de deux heures, il exige une intervention thérapeutique.

arrêt de progression de la présentation fœtale l.m.

arrest of progress of the foetal presentation

Stagnation de la descente et de la rotation de la présentation fœtale dans l'excavation pelvienne entrainant une durée d'expulsion supérieure à 20 ou 30 minutes.
Il peut être dû à une hypocinésie utérine, à un défaut de flexion ou d'orientation de la tête fœtale, à un obstacle à la rotation de la tête fœtale au niveau du détroit moyen ou à une résistance exagérée des parties molles du bassin. Son traitement repose sur l'utilisation d'ocytociques, la flexion ou la rotation manuelle de la tête fœtale ou l'extraction instrumentale du fœtus.

arrêt (réaction d') l.f.

arrest (reaction)

réaction d'arrêt

arriération mentale l.f.

mental retardation

Carence du développement intellectuel et des capacités d'adaptation socio-affective.
Aux tests de niveau intellectuel sont adjointes des échelles de maturité et d'adaptation sociale, standardisées selon les normes locales. Il existe actuellement quatre degrés de gravité, mesurés par le quotient intellectuel : léger, de 50-55 à environ 70 ; moyen, de 35-40 à environ 50-55 ; grave, de 20-25 à environ 35-40 ; profond, inférieur à 20-25.
L'examen recherche aussi des précisions sur les facteurs étiologiques en cause : organiques (génétiques, endocriniens, périnataux, principalement), relationnels et sociaux, souvent intriqués, sur l'aspect harmonique ou dysharmonique et sur l'association éventuelle d'une comorbidité psychiatrique, de troubles somatiques et de divers handicaps.

arriération mentale profonde, crétinisme, débilité mentale, oligophrénie, quotient intellectuel

arriération mentale profonde l.f.

profound mental retardation

Condition des personnes dont le quotient intellectuel est inférieur à 20-25, et qui sont seulement adaptables à une certaine vie collective, sans activité productrice.
La fréquence des handicaps associés rend ce groupe extrêmement pesant, comprenant une importante proportion de sujets ne marchant pas ou même grabataires et végétatifs.

crétinisme, idiotie, imbécillité

artère apicale inférieure du tronc basal de l'artère pulmonaire l.f.

Petite branche artérielle inconstante vascularisant la partie basse du segment supérieur du lobe inférieur.
Cette artère ne doit pas être confondue avec les artères des segments subsupérieurs. Peu fréquente à droite (10%), elle s'observe une fois sur deux à gauche.

Syn. rameau subapical du tronc basal de l'artère pulmonaire

[Terme non retenu dans la terminologie internationale]

artère auriculaire postérieure l.f. 

arteria auricularis posterior (TA)

posterior auricular artery

Artère de la tête qui naît de l’artère carotide externe un peu au-dessus de l’artère occipitale et du processus styloïde de l’os temporal.
Elle traverse généralement la glande parotide et se dirige vers le sillon rétroauriculaire où elle se divise en deux branches : la branche auriculaire et la branche mastoïdienne. Elle fournit des rameaux parotidiens et l’artère stylo-mastoïdienne. Elle irrigue essentiellement l’auricule, la région rétroauriculaire (rameau occipital) et accessoirement la glande parotide.

Syn. anc.  artère rétroauriculaire

artère bulbo-uréthrale l.f.

artère uréthrale

artère centrale de la rétine l.f.

arteria centralis retinae (TA)

central retinal arteri

Branche collatérale de l’artère ophtalmique née au-dessous et en dehors du nerf optique dans lesquel elle pénètre à 1cm environ en arrière du bulbe de l’œil.
Elle fournit quelques grêles rameaux au nerf optique et l’artère post-centrale du nerf optique. Après un court trajet au centre du nerf optique, elle s’épanouit au niveau du disque du nerf optique en 4 artères rétiniennes qui vascularisent la rétine jusqu’à l’ora serrata. Chez le fœtus, elle se termine par une branche axiale, l’artère hyaloïdienne, qui parcourt le canal hyaloïdien du corps vitré.

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