Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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légionellose n.f.

legionellosis

Infection due à des bactéries du genre Legionella, le plus souvent Legionella pneumophila, petit bacille à Gram négatif, à développement intracellulaire.
Legionella pneumophila se transmet par aérosols issus de milieux hydriques (douches, climatisation, etc.). Après une courte incubation, la légionellose consiste en une pneumopathie extensive fébrile, pouvant provoquer un syndrome de détresse respiratoire. Il s’y associe volontiers des signes extrapulmonaires, neurologiques (confusion, troubles psychiques), digestifs (diarrhée). Le diagnostic repose sur l’isolement du germe (hémoculture, liquide alvéolaire ou pleural) et sur le sérodiagnostic en immunofluorescence directe. La recherche d’antigènes solubles urinaires permet un diagnostic rapide et précoce. Le traitement comporte un macrolide ou une fluoroquinolone, en association à la rifampicine dans les formes graves.
Une autre espèce, Legionella longbeachae, dont le réservoir est constitué par le sol et non plus par l'eau, est responsable d'environ 5 % des cas de légionellose ainsi que de cas de fièvre de Pontiac. La contamination est ici liée aux activités de jardinage.
La légionellose est apparue en juillet 1976 aux États-Unis chez des vétérans de l'"American Legion".

Syn. maladie des légionnaires

→ Legionella

lente n.f.

nit

Œuf de Pediculus humanus corporis, de Pediculus humanus capitis ou de Phtirius pubis, blanchâtre, en forme de petit tonnelet mesurant environ 1 mm de long et qui est fixé aux fibres végétales des vêtements (Pediculus humanus corporis) ou aux cheveux ou aux poils (Pediculus capitis, Phtirius pubis).

Étym. lat. lens, lentis : lentille

→ pou

Leptospira interrogans

Leptospira interrogans
Espèce de bactéries à Gram négatif, de forme hélicoïdale, appartenant à la famille des Leptospiraceae et dont on distingue 25 sérogroupes dont certains sont responsables de  leptospiroses.
Le réservoir naturel de ces zoonoses est constitué d’animaux sauvages et domestiques tels que le rat et d’autres rongeurs sauvages du bétail pour Leptospira pomona. Ces bactéries, éliminées dans le milieu extérieur par l’urine de ces animaux, survivent pendant plusieurs mois dans l’eau douce et le sol. La contamination humaine s’effectue par contact avec des animaux, par morsure de rat ou plus souvent par l’intermédiaire de milieux hydriques (baignade en eau douce) ; les leptospires pénètrent dans l’organisme par la peau (plaies ou érosions), la conjonctive, l’inhalation ou l’ingestion de liquides contaminés. Pour certains métiers (égoutiers, employés à l’entretien de cours d’eau, travailleurs de rizières, vétérinaires, éleveurs, personnel des abattoirs, etc.), les leptospiroses sont des maladies professionnelles. Le diagnostic biologique repose sur la mise en évidence du leptospire (examen direct, culture) à partir du sang ou des urines du malade et sur la sérologie (réactions de dépistage rapide, réaction d’agglutination de Martin et Petit) ; de nouvelles techniques de biologie moléculaire sont à l’étude. Les leptospires sont sensibles aux pénicillines et aux tétracylines. Une vaccination (vaccin tué) permet de prévenir la leptospirose ictéro-hémorragique chez les personnes exerçant une profession exposée.

→ leptospirose

ligament brachial interne l.m.

Arcade fibreuse tendue entre les insertions humérales du muscle coraco-brachial et le petit tubercule de l’humérus.
Elle laisse persister entre elle et le col chirurgical de l’humérus une fente de passage pour les tendons des muscles grand rond et grand dorsal, et les vaisseaux circonflexes antérieurs.

J. Struthers, Sir, anatomiste écossais (1854)

Syn. anc. arcade de Struthers

ligament coraco-huméral l.m.

ligamentum coracohumerale (TA)

coracohumeral ligament

Ligament large, épais de 3mm, qui se détache du bord latéral du processus coracoïde et se termine sur le col anatomique de l’humérus par deux faisceaux qui prennent en fourche le sillon intertuberculaire.
Le faisceau principal se fixe sur le grand tubercule de l’humérus. Le faisceau accessoire se fixe, avec le ligament gléno-huméral supérieur, dans la fossette située au-dessus du petit tubercule de l’humérus.

Syn. anc. ligament suspenseur de la tête de l’humérus ; ligament suspenseur du bras

ligament coronaire du foie l.m.

ligamentum coronarium hepatis (TA)

coronary ligament of liver

Ligament péritonéal, court et large, qui relie la face postérieure du foie au diaphragme.
Il est constitué de deux feuillets supérieur et inférieur et divisé en deux segments droit et gauche dont les extrémités amincies forment les ligaments triangulaires droit et gauche. La limite entre les deux segments est constituée, en haut, par la continuité du feuillet supérieur avec le ligament falciforme et, en bas, par celle du feuillet inférieur avec le petit omentum. Le ligament hépato-rénal se rattache au feuillet inférieur.

ligament gléno-huméral moyen l.m.

Ligament de l’articulation gléno-humérale qui s’insère, en dedans, sur la face antéro-supérieure du bourrelet glénoïdien et la partie voisine du rebord osseux de la glène, et, en dehors, sur le petit tubercule de l’humérus sous l’insertion du muscle subscapulaire.
Son bord supérieur, libre, limite en bas le foramen ovale de Weitbrecht

L. Farabeuf, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1841-1910) ;J. Weitbrecht, anatomiste allemand (1702-1747)

Syn. anc. ligament sus-gléno-préhuméral de Farabeuf

→ foramen ovale de Weitbrecht

ligament gléno-huméral supérieur l.m.

Ligament de l’articulation gléno-humérale tendu du versant antéro-supérieur du bourrelet glénoïdien et du col de la scapula à la fossette située au-dessus du petit tubercule de l’humérus.
Son bord supérieur s’écarte du ligament coraco-huméral pour permettre le passage du chef long du muscle biceps brachial. Son bord inférieur limite en haut le foramen ovale de Weitbrecht.

L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1841-1910) ; J.Weitbrecht, anatomiste allemand (1702-1747)

Syn. anc. ligament sus-gléno-sushuméral de Farabeuf

→ foramen ovale de Weitbrecht

ligament hépato-colique l.m.

ligamentum hepatocolicum (TA)

hepatocolic ligament

Prolongement inconstant du petit omentum, à droite du pédicule hépatique.
Il relie la vésicule biliaire au duodénum, à l’angle colique droit et au colon transverse. Il peut s’étendre en bas et en dehors jusqu’au grand épiploon.  Il limite en avant l’entonnoir prévestibulaire d’Ancel et Sencert.

Syn. anc.  ligament cystico-duodéno-colique, ligament cystico-colique de Bricon, ligament cystico-duodéno-colo-épiploïque de Guttierez, ligament hépato-colique de Huschke, ligament hépato-duodéno-épiploïque d’Ancel et Sencert, membrane de Haller.

ligament hépato-duodénal l.m.

ligamentum hepatoduodenale (TA)

hepatoduodenal ligament

Bord libre du petit omentum tendu de la face inférieure du foie à la face profonde postérieure de la portion supérieure du duodénum et de l’angle duodénal supérieur.
Entre ses deux feuillets séreux cheminent les éléments du pédicule hépatique.

Syn. anc. ligament duodéno-hépatique, ligament duodéno-hépato-cave, ligament suspenseur du duodénum, pars vasculosa du petit épiploon

ligament hépato-gastrique l.m.

ligamentum hepatogastricum (TA)

hepatogastric ligament

Partie moyenne très mince du petit omentum, tendue entre la face inférieure du foie et la petite courbure gastrique.

Syn. anc. ligament gastro-hépatique, pars flaccida du petit épiploon

ligament hépato-œsophagien l.m.

ligamentum hepatoesophageal (TA)

hepato-oesophageal ligament

Partie supérieure, gauche, juxta- œsophagienne du petit omentum.
Epaisse, elle contient, entre ses deux feuillets séreux, du tissu cellulaire, des rameaux vasculaires (rameaux hépatiques de l’artère gastrique gauche) et nerveux (branches hépatiques du nerf vague gauche).

C. Toldt, anatomiste autrichien (1840-1920)

Syn. anc. pars condensa du petit épiploon de Toldt

ligament hépato-phrénique l.m.

ligamentum hepatophrenicum (TA)

hepatophrenic ligament

Portion suprême du petit omentum, située au-dessus du ligament hépato-œsophagien.
Elle est comprise entre le foie, le diaphragme et l’œsophage abdominal.

Syn. anc.  ligament phrénico-œsophagien

ligament hépato-surréno-rénal externe l.m.

Petit repli péritonéal accessoire se détachant du feuillet inférieur du ligament coronaire du foie et se fixant sur la face antérieure de la glande supra-rénale droite et la face antérieure du pôle supérieur du rein droit, en dehors et en arrière du ligament hépato-surréno-rénal interne.
Ces deux ligaments se forment par étalement du feuillet inférieur du ligament coronaire sur les organes de la paroi abdominale postérieure.

Syn. ligament hépato-rénal supérieur ; ligament hépato-rénal postérieur.

ligament pulmonaire l.m.

ligamentum pulmonale (TA)

pulmonary ligament

Petit méso pleural résultant de la réflexion de la plèvre médiastinale pariétale sur la plèvre médiastinale viscérale.
Il s’étend verticalement du pôle inférieur du hile du poumon jusqu’à proximité du diaphragme. Son feuillet postérieur s’insinue à droite entre l’œsophage et la veine azygos et à gauche entre l’œsophage et l’aorte descendante. Son feuillet antérieur s’insinue entre le péricarde et la face antérieure de l’œsophage.

Syn. anc. ligament triangulaire du poumon

ligament spléno-colique l.m.

ligamentum splenocolicum (TA)

splenocolic ligament

Petit repli du grand omentum, inconstant, qui unit le ligament gastro-colique, à hauteur de la base de la rate, avec la courbure colique gauche ou son méso au niveau du ligament phrénico-colique.

E. Payr (Payre), chirurgien autrichien, (1871-1946)

Syn. anc.  ligament spléno-mésocolique ; membrane de Payre

ligament suspenseur de Lockwood l.m.

Lockwood’s suspensory ligament

Ligament formé par les prolongements latéraux et postérieurs des gaines du petit oblique et du droit inférieur.
Ce ligament ressemble à un hamac qui contribue à maintenir le globe oculaire dans sa position.

C. B. Lockwood, chirurgien et anatomiste britannique (1856-1914)

ligament transverse inférieur de la scapula l.m.

ligamentum transversum scapulae inferius (TA)

inferior transverse scapular ligament

Petit ligament inconstant s’insérant au-dessus du ligament transverse supérieur de la scapula, sur les berges de l’incisure de la scapula.
Il contribue à former le canal ostéo-fibreux du nerf supra-scapulaire.

Syn. anc. ligament coracoïdien accessoire

ligament tubo-ovarien l.m.

tubo-ovarian ligament

Petit faisceau musculaire souvent atrophique, parfois absent, qui unit plus ou moins lâchement le pavillon tubaire à l'ovaire.
La frange muqueuse la plus développée du pavillon, appelée frange de Richard, est accolée sur ce ligament et joue un rôle important dans la captation de l'ovocyte au moment de l'ovulation.

ligne glutéale antérieure l.f.

linea glutea anterior (TA)

anterior gluteal line

Ligne courbe rugueuse, concave en bas et en avant qui parcourt la face glutéale de l’os ilium, depuis l’angle antéro-supérieur de l’os jusqu’à la partie moyenne du bord supérieur de la grande incisure ischiatique.
Elle sépare les surfaces d’insertion des muscles petit glutéal en avant et moyen glutéal en arrière. Chacun d’eux s’insère sur le versant correspondant de la ligne.

Syn. anc.  ligne demi-circulaire antérieure ; ligne semi-circulaire antérieure

ligne glutéale inférieure l.f.

linea glutea inferior (TA)

inferior gluteal line

Lèvre supérieure rugueuse du sillon supra-acétabulaire de l’os coxal.
Elle  limite en bas l’insertion du muscle petit glutéal.

Syn. anc. ligne fessière ; ligne semi-circulaire inférieure ; ligne spino-cotyloïdienne ; crête supra-tegminale

ligne inter-trochantérique l.f.

linea intertrochanterica (TA)

intertrocanteric line

Ligne de rugosités qui limite en dehors la face antérieure du col du fémur.
Elle s’étend obliquement de haut en bas et de dehors en dedans du tubercule prétrochantérique supérieur au petit trochanter dont elle reste séparée par une fossette prétrochantérique. Elle donne insertion à la capsule articulaire coxale et au ligament iliofémoral. A son extrémité inférieure des rugosités plus marquées constituent le tubercule prétrochantérique au-dessous duquel se poursuit la ligne de trifurcation médiale de la ligne âpre.

J. Testut, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1849-1925)

Syn. ligne inter-trochantérienne antérieure, crête inter-trochantérienne antérieure, ligne oblique du fémur de Testut

ligne nuchale inférieure l.f.

linea nuchalis inferior (TA)

inferior nuchal line

Crête rugueuse de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital.
Transversale, concave en avant, elle se détache du milieu de la crête occipitale et se dirige vers le processus jugulaire. Son premier segment médial donne insertion au muscle petit droit postérieur de la tête. Son segment latéral et la surface sous-jacente de l’écaille de l’occipital donnent insertion au muscle grand droit postérieur de la tête. Elle limite, avec la ligne nuchale supérieure, une surface de l’écaille de l’occipital sur laquelle s’insère en dedans le muscle semi-épineux de la tête et en dehors le muscle oblique supérieur de la tête.

Syn. anc.  ligne courbe occipitale inférieure

ligne pectinéale du fémur l.f.

linea pectinea femoris (TA)

pectineal line of femur ; spiral line of femur

Branche moyenne de trifurcation de la ligne âpre à son extrémité proximale.
Elle se dirige vers le petit trochanter et donne insertion au muscle pectiné.

Syn. anc. crête du pectiné ; crête pectinéale du fémur

lingula pulmonaire l.f.

pulmonary lingula

Ancienne dénomination du petit prolongement en forme de langue, situé à l'extrémité inférieure du lobe supérieur gauche.
Ce terme a été remplacé par celui de processus linguiforme pour éviter toute confusion avec la « lingula » dénommée ainsi par Churchill et Bealsey et qui correspond à un lobe moyen du poumon gauche.

E. D. Churchill, chirurgien américain, membre de l’Académie de médecine et R. Belsey, chirurgien britannique (1939)

→ processus linguiforme du poumon

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