Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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structure d'une population par âge l.f.

Répartition des sujets d’une population par classes d’âge.
Elle est généralement indiquée séparément pour les sujets de sexe masculin et féminin.

structure de réanimation l.f.

intensive and critical care structure

Structure qui reçoit des patients présentant une ou plusieurs défaillances viscérales aigües pouvant mettre en jeu le pronostic vital à court terme et ce, pour une durée variable mais souvent prolongée, et devant répondre à des critères précis (circulaire du Ministère de la Santé du 7. 2. 89 - Définition de la Société de Réanimation de Langue Française).
Elle a pour caractéristiques :
- locaux spécialement aménagés (nombre minimal de lits : 8, nombre maximal : 20) ;.
- proximité d'un plateau technique important et complet ;
- permanence médicale sur place 24 h/24, qualifiée et spécifique (c'est-à-dire ayant en charge uniquement des malades de réanimation) ;
- $ermanence soignante assurée par du personnel expérimenté en nombre suffisant affecté uniquement au service.
Des critères fonctionnels permettent de juger de l'activité de ces structures : indice de gravité élevé des patients hospitalisés, pourcentage des patients nécessitant une assistance ventilatoire supérieure à 30%. Pourcentage de patients nécessitant une assistance ventilatoire d'au moins 48 h. supérieure à 20%. Coefficient d'occupation compatible avec de puissantes possibilités d'accueil.
On doit distinguer les structures de réanimation (services ou unités de réanimation médicale, cardiologique, chirurgicale, médicochirurgicale polyvalente, pédiatrique) des unités de soins intensifs et des unités de surveillance continue.

structure démographique l.f.

demographic structure

structure d'une population

structure en épingle à cheveux l.f.

Syn. boucle en épingle à cheveux, épingle à cheveux

boucle en épingle à cheveux

[Q1]

Édit. 2019

structure vestigiale l.f.

vestigial structure

reliquat embryonnaire

Strudwick (dysplasie spondylo-épimétaphysaire congénitale de type)  l.f.

spondyloepimetaphyseal congenital dysplasia, Strudwick’s type

Étym. Strudwick est le nom du premier patient porteur de cette anomalieAA

dysplasie spondylo-épimétaphysaire congénitale

strumite n.f.

strumitis

thyroïdite

Strümpell-Lorrain (maladie de) l.f.

Strümpell’s disease

E. von Strümpell, neurologue allemand (1880), M. Lorrain, neurologue français (1898)

Syn. paraplégie spastique, paraplégie spastique familiale, atrophie cérébelleuse

paraplégie spasmodique familiale de Strümpell-Lorrain

STS gene sigle angl. pour steroid sulfatase (microsomal), isozyme S

Gène situé en Xp22.31 dont lamutation est à l’originr de l’ichtyose liée au sexe.
Il est proche du gène à l’origine de albinisme oculaire de type 1

ichtyose liée au sexe, albinisme oculaire de type 1

Stuart et Drumm (index de) l.m.

Stuart and Drumm's index

Rapport de la vitesse moyenne des hématies en systole et en diastole, mesurées chez le fœtus par effet Doppler sur une des artères ombilicales au cordon.
Il est le reflet de la vascularisation du placenta et indirectement du bien être fœtal.

B. Stuart et J. Drumm, gynécologues irlandais (1980)

Stuart-Maxwell (test de) l.m.

Stuart and Maxwell’s test

Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre deux variables qualitatives pour plus de deux groupes de patients appariés.

A. Stuart, mathématicien britannique (1955) et A. E. Maxwell, neurologue britannique (1970)

apparié

stuccokératose n.f.

stuccokeratosis

Dermatose rare faite de lésions verrucoïdes lenticulaires siégeant électivement, chez le sujet âgé, sur la partie postérieure des jambes, respectant les paumes et les plantes et dont la squame, comme collée sur la peau (stuck on), s'enlève facilement et en bloc.
Histologiquement, on y voit une importante hyperkératose surtout orthokératosique, « en clochers d'église ».

E. Kocsard, dermatologiste australien et F. Ofner, dermatologiste australien (1966)

Syn. kératoélastoïdose verruqueuse des extrémités (obs.)

hyperkératose

[J1]

Édit. 2019

Studdiford (critères de) l.m.

Studdiford's criteria

Ensemble des arguments qui permettent de conclure au caractère primitif d'une grossesse abdominale : trompes et utérus sains, œuf de plus de douze semaines reposant directement sur le péritoine.

W. E. Studdiford, gynécologue obstétricien américain (1942)

Student (test de) l.m.

Student test

Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre une variable qualitative dans deux échantillons indépendants et une variable quantitative.

W.S. Gosset (pseudonyme Student), chimiste et statisticien britannique (1908)

tests paramétriques

[E1]

Édit. 2020

Stühmer (balanite de) l.f.

Stühmer’s balanitis

A. Stühmer, dermatologiste allemand (1928)

balanitis xerotica obliterans

stupéfiant n.m., adj.

narcotic

Substance, médicamenteuse ou non, douée d'un effet narcotique et euphorisant susceptible d'induire une toxicomanie.
La prescription et la délivrance de tels produits, lorsqu'ils entrent dans la composition d'un médicament, sont soumises à une réglementation sévère destinée à limiter leur emploi. Ils sont inscrits sur le liste I des médicaments.
Appartiennent à ce groupe : l'opium, la morphine et leurs dérivés, le cannabis, la cocaïne, etc.

Étym. lat. déverbal de stupéfier : produire la stupeur

stupéfiants (trafic et usage de), stupéfiants (transport in corpore des)

stupéfiant (transport in corpore de) l.m.

in corpore transport of illicit drugs
Mode de transport utilisé par un transporteur de drogue illicite pour cacher des sachets ou des capsules de ces substances (morphine, cocaïne, etc.) dans son rectum, en général (parfois des capsules étanches sont avalées).
La drogue est expulsée ultérieurement lors de la défécation.
Chez les suspects appréhendés par la police, les conteneurs peuvent être retrouvés dans les selles après une purge. Le toucher rectal ou la radiographie permettent aussi de confirmer le diagnostic. Ce mode de transport de drogues très toxiques n'est pas sans risque : la rupture d'un conteneur (parfois au cours d'un toucher rectal de contrôle) dans le corps du porteur peut provoquer sa mort.

Étym. lat. in corpore : dans le corps

stupéfiant, stupéfiants (trafic et usage de)

stupéfiants (registre des) l.m.

narcotic register

Registre dont la tenue incombe aux pharmaciens d’officine et aux pharmaciens responsables des entreprises pour noter les mouvements des produits stupéfiants qu’ils détiennent.
Ce registre, coté et paraphé par le maire ou le commissaire de police, est conservé pendant dix ans et doit être présenté à toute réquisition des autorités compétentes.

Étym. lat. déverbal de stupéfier : produire la stupeur

carnet à souche du pharmacien, ordonnancier

stupéfiants (trafic et usage de) l.m.

narcotics (traffic and use of)

Ensemble des activités relatives à la production, à la vente, voire à la prescription de substances chimiques, naturelles ou de synthèse, plus communément nommées drogues, de même que de plantes considérées comme des drogues classées comme « stupéfiants » (art. L.5131-1 à (5131-9 du code de la santé publique).
Sont ainsi qualifiés crimes et réprimés : la direction ou l’organisation de groupements ayant pour objet le trafic, la production, la fabrication, l’importation ou l’exportation illicites des « stupéfiants » en bandes organisées.
Sont répertoriés et qualifiés délits et réprimés : l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites, la facilitation de l’usage illicite, la provocation de mineurs à l’usage illicite, l’obtention ou la délivrance des mêmes produits par des ordonnances fictives, le blanchiment par tout moyen du produit du trafic, la provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, la cession ou l’offre pour la consommation personnelle, l’usage aux fins de toxicomanie. Cette dernière infraction obéit à un régime de poursuite particulier destiné à favoriser les cures de désintoxication et la surveillance médicale qui évitent les sanctions pénales (art. 222-34s du code pénal ; art. L.3421-1 du code de santé publique).l

Étym. lat. déverbal de stupéfier : produire la stupeur

stupéfiant, drogue, toxicomanie, stupéfiants (transport in corpore des)

stupeur n.f.

stupor

Sidération de la personnalité avec réduction extrême ou même suspension de toute activité motrice et expressive.
Selon l'anamnèse, les circonstances et la clinique, on s'orientera plutôt vers : un choc émotionnel, notamment un psychotraumatisme majeur de paix ou de guerre (en général précoce et de courte durée), un état mélancolique, un syndrome catatonique, une confusion souvent toxique ou infectieuse, un " sommeil hystérique " ou, plus rarement, une hypertension intracrânienne.
Ces états ne seront pas confondus notamment avec une hypersomnie, un précoma, un état végétatif chronique, un mutisme akinétique, un syndrome de désafférentation motrice (" locked-in syndrome "), une simulation.

Étym. lat : stupor : engourdissement, état d’insensibilité, paralysie

stupidité n.f.

stupidity

1) Amoindrissement de la raison (Avicenne) et plus généralement selon la médecine ancienne, maladie mentale entraînant une obtusion intellectuelle.
2) Selon E. Georget (1820), absence accidentelle et transitoire de la pensée, différente de la "démence", affaiblissement irréversible de l'intelligence.
En 1851, sous le nom de "confusion", E. Delasiauve spécifia et décrivit une forme de la "stupidité".

E. A. Georget, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1820) ; L. Delasiauve, psychiatre français ( 1851)

Sturge-Weber (angiomatose de) l.f.

Sturge-Weber’s angiomatosis, disease

W.A. Sturge (1879) ; F.P. Weber (1922) médecins britanniques ; K.H. Krabbe, neurologiste danois (1934)

Sturge-Weber-Krabbe (maladie de)

Sturge-Weber-Krabbe (maladie de) l.f.

Sturge-Weber-Krabbe disease

Phacomatose relativement rare, caractérisée par la présence et le développement de lésions malformatives vasculaires de l’extrémité céphalique, à localisations trigéminée et leptoméningée homolatérales.
Typiquement, on observe un angiome plan de l'hémiface supérieure, un angiome méningocérébral occipital homolatéral, souvent un angiome choroïdien et des crises épileptiques précoces, focales ou généralisées, pharmacorésistantes. Plus de la moitié des patients développent un glaucome du même côté que l'angiome plan facial, surtout si l'angiome  occupe les paupières supérieure et inférieure. La fréquence de calcifications cérébrales (rarement présentes chez le nourrisson) autour des malformations vasculaires, associée aux anomalies cutanées, est un élément quasi-pathognomonique. L'IRM avec séquence angiographique est un moyen fiable de diagnostic. Les localisations neurologiques de la maladie de Sturge-Weber-Krabbe sont explorées, outre par la radiographie du crâne, par l’électroencéphalogramme, et surtout par scanner avec injection de contraste iodé, ou mieux IRM avec injection de gadolinium (aux données plus précoces et plus riches que celles du scanner). Lorsque cela est possible, l'imagerie cérébrale fonctionnelle complète permetl'évaluation neuroradiologique (débit sanguin cérébral au xénon, ou SPECT = single photon emission computed tomography, ou étude du métabolisme cérébral par analyse de la consommation de glucose, ou PET = positron emission tomography).
Le pronostic dépend surtout de la répétition et de l'importance des crises d'épilepsie apparaissant souvent dès la première année de vie et pouvant provoquer des paralysies dans certaines zones du corps et un retard mental léger à sévère. Le recours à des gestes de neurochirurgie reste exceptionnel.
La prédisposition familiale est très faible.

W. A. Sturge, médecin britannique (1879), F. P. Weber, médecin britannique (1922), K. H. Krabbe, neurologue danois (1934) ; S. Kalischer, médecin allemand (1901), V. Dimitri, neurologue argentin (1885-1956)

Syn. angiomatose de Sturge-Weber-Krabbe, angiomatose encéphalofaciale, angiomatose encéphalotrigéminée, angiomatose méningofaciale, angiomatose neurocutanée, maladie de Krabbe, maladie de Weber, syndrome de Sturge-Kalischer-Weber, syndrome de Jahnke

Sigle SSW et  SWS pour Sturge-Weber-Krabbe (maladie de)

phacomatose, angiome, angiome plan, épilepsie, glaucome, SPECT, tomographie par émission de positons

[J1, H1]

Édit. 2019

Stüve-Wiedemann (syndrome de) l.m.

Stüve-Wiedemann’s syndrome

Chondrodysplasie caractérisée par une incurvation des os longs associée à des troubles de la régulation thermique et de la déglutition, de pronostic sévère.
L’incurvation osseuse est importante aux membres inférieurs ; la partie concave de l’os est condensée, les métaphyses sont élargies, peu minéralisées ; une camptodactylie, des pieds bots peuvent être notés. Les crises d’hyperthermie maligne, les accès d’hypothermie, les troubles de la déglutition, la détresse respiratoire sont responsables du décès précoce dans la première année. En cas de survie, la taille reste petite avec un risque de fractures et de scoliose et des signes de dysautonomie. Il n’y a pas de retard mental. Le diagnostic anténatal est possible.
L’affection est autosomique récessive liée à une mutation du gène LIF en 5p13 sur le site d’un récepteur aux cytokines.

Anne Marie Stüve, pédiatre allemande et H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1971)

stylalgie n.f.

styloid dysphagia

Douleurs spontanées et provoquées de la région amygdalienne liées à la longueur anormale de l’apophyse styloïde.

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