clone n.m.
clone
Ensemble des cellules ou des organismes présentant les mêmes caractères génétiques (le même génotype) car issus d'un seul organisme ou d'une seule cellule par multiplication asexuée.
En immunologie le clonage des lymphocytes T et B ou des hybridomes obtenus par fusion somatique d’un lymphocyte T ou B avec une cellule cancéreuse, peut être réalisé par dilution limite (ensemencement à raison d’une cellule par puits). Les cellules d’un même clone expriment en général la même espèce moléculaire de récepteurs d’antigène (BCR ou TCR). Dans le cas des hybridomes B, les surnageants d’un même clone contiennent une seule espèce moléculaire d’anticorps appelé anticorps monoclonal.
Étym. gr. klôn : rejeton
→ clonage, transfert de noyaux de cellules somatiques
[Q1]
Édit. 2019
c-Mpl . abr.
Proto-oncogène, homologue cellulaire de l'oncogène v-Mpl traduit dans le génome du virus Mpl-V, responsable de l'acutisation leucémogène d'un syndrome myéloprolifératif de la souris.
Le clonage du c-Mpl proto-oncogène a montré que le gène de structure était localisé en 1p34.
Les études de biologie moléculaire ont montré qu'il était synthétisé uniquement dans les cellules hématopoïétiques destinées à la lignée mégacaryocytaire, et à un degré moindre dans les plaquettes et les cellules endothéliales. L'inhibition de sa synthèse entraînant une inhibition de la mégacaryocytopoïèse, on a envisagé qu'il pouvait être le récepteur d'un facteur de croissance nécessaire à cette lignée. Le clonage, puis la synthèse de son ligand ont permis d'identifier la thrombopoïétine.
[Q1,F1]
c-Myc gene sigle.angl.
Phosphoprotéine nucléaire, gène régulateur, proto-oncogène, situé sur le chromosome 8q24, qui code pour un facteur de transcription et qui joue un rôle dans la progression du cycle cellulaire, l’apoptose et le métabolisme cellulaire
Une forme mutée de Myc est découverte dans de nombreux cancers et conduit dans l’expression non régulée de nombreux gènes tels que ceux impliqués dans la prolifération cellulaire dont en résulte le développement d’un cancer. Quand il est soumis à des mutations ou à une sur-expression, il stimule la prolifération des cellules et se conduit comme un oncogène. Le gène MYC produit un facteur de transcription qui régule l'expression de 15 % de tous les gènes. Le gène Myc fut découvert pour la première fois chez des patients atteints du lymphome de Burkitt. Dans cette maladie, des cellules cancéreuses sont sujettes à des translocations de chromosomes, en particulier sur le chromosome 8 humain. En clonant les points de cassure des chromosomes fusionnés, il a été mis en évidence un gène qui était similaire à l'oncogène viral myelocytose (v-myc)
colonie cellulaire l.f.
cell colony
Amas de cellules issues d’une seule cellule ou d’un petit nombre de cellules.
Une colonie issue d’une seule cellule constitue un clone.
→ clone
[Q1]
Édit. 2019
condylome n.m.
condyloma
Petite tumeur saillante d'origine virale localisée aux organes génitaux, de transmission vénérienne.
C'est une tumeur bénigne des muqueuses malpighiennes, échappant par définition à toute kératinisation, contrairement aux papillomes. On la désigne par sa taille (condylome géant), le siège anal ou génital (crêtes de coq), la surface (condylome plan ou acuminé). La structure histologique est particulière avec des cellules « rouées », les koïlocytes, qui peuvent, à la longue, se transformer progressivement en cellules cancéreuses. La plupart des condylomes sont liés à des virus (papillomavirus) et ils sont très contagieux.
Étym. gr. kondyloma : grosseur calleuse
[F5,D1]
conjonctivome , s.m.
cojonctivoma.
Type rare de tumeur congénitale d’origine branchiale formée uniquement de cellules appartenant à la série conjonctive.
Les cellules de la partie centrale peuvent subir une désagrégation liquéfiante et donner lieu à la formation d’un kyste séro-albumineux.
[F5,Q2]
corona radiata l.f.
corona radiata
1) En gynécologie, partie du cumulus proliger qui accompagne l'ovocyte lorsque celui-ci est expulsé du follicule.
Une couche de cellules allongées, à grand axe radiaire, recouvre complètement l'ovocyte, donnant à la coupe un aspect en couronne caractéristique. Les cellules en couronne disparaissent rapidement après la ponte de l'ovocyte mais sont nécessaires à la fécondation physiologique.
2) En radiographie pulmonaire, multiples prolongements "en rayons de soleil" visibles à la périphérie d'un nodule ou d'une masse parenchymateuse.
Longtemps considéré comme un élément en faveur d'un cancer primitif périphérique, on l'observe également dans d'autres conditions : granulomes, nodules pneumoconiotiques, paraffinomes, etc.
[O3,B2,K1]
corps de Negri n.m.
Negri ‘s bodies
Inclusions apparaissant dans le cytoplasme de cellules nerveuses infectées par le virus de la rage.
Les corps de Negri sont facilement identifiables par des méthodes de coloration histochimique. Ils ont été utilisés comme outil de diagnostic post- mortem lors d’encéphalites létales. Ils sont composés de protéines et d’ARN de manière analogue aux granules de stress apparaissant dans les cellules soumises à un stress quelconque (stress thermique, oxydant, rayons ultra-violets…)
A. Negri, anatomopathologiste italien (1903)
→ rage, protéines du stress, encéphalite
corps godronné l.m.
gyrus dentatus
gyrus dentatus
Couche compacte de cellules granulaires qui, avec l'hippocampe ou corne d'Ammon et le subiculum, constitue la formation hippocampique.
À la façon d'une cupule, elle enveloppe la partie distale de la couche des cellules pyramidales. La majeure partie est située au fond de la fissure hippocampique ou bien est masquée par la fimbria.
La partie antérieure se présente sous la forme de la bandelette de Giacomini. Elle se poursuit en arrière par la fasciola cinerea, visible à l'examen de la face interne du lobe temporal.
[H5]
Édit. 2015
corps lipidiques biréfringents l.m.p.
lipid laden cells
Formations présentant une biréfringence au microscope observées dans les cellules épithéliales et les cylindres du sédiment urinaire des patients atteints de syndrome néphrotique, de maladie de Fabry et de leucodystrophie.
Elles témoignent de la surcharge glycolipidique ou cholestérolique de l'épithélium tubulaire et des cellules de la voie excrétrice urinaire.
[A2]
cortex cérébelleux l.m.
cortex cerebelli (TA)
cerebellar cortex
Substance grise périphérique du cervelet comprenant trois couches : externe ou moléculaire, moyenne formée d’une seule rangée de cellules caractéristiques, les cellules de Purkinge et interne ou granulaire.
[H5]
Édit. 2015
couche basale du vagin l.f.
basal vaginal layer
Assise cellulaire profonde de l'épithélium malpighien vaginal faite de cellules alignées régulièrement, cubiques, voire cylindriques, à noyau important dans un cytoplasme basophile.
Sous la couche basale cellulaire se trouve la lame basale anhiste qui la sépare du tissu conjonctif sous-jacent. Au-dessus de la couche basale du vagin, les cellules qui en sont issues vont poursuivre une évolution variable, se multipliant et se diversifiant en fonction de l'imprégnation hormonale.
[A2,O3]
couche des cellules rétiniennes l.f.
layer of rods and cones
Portion du feuillet interne de la rétine où se situent les cônes et les bâtonnets, premiers neurones rétiniens ; le deuxième neurone rétinien est constitué par les cellules bipolaires.
Le troisième neurone rétinien est constitué par les cellules ganglionnaires, situées dans les autres couches du feuillet interne de la rétine.
[A1,P2]
courbe dose-effet l.f.
dose effect curve
Courbe de l'effet observé sur des cellules, en fonction de la dose de rayonnement.
Cette relation est exponentielle pour les bactéries ; la courbe comporte un épaulement pour les cellules humaines.
[F2]
crise blastique l.f.
blast crisis
Terme évolutif de la leucémie myéloïde chronique (LMC), caractérisé par l'apparition dans le sang et la moelle osseuse de blastes leucémiques dont l'origine myéloïde est nettement plus fréquente que la lymphoïde, la mégacaryocytaire ou l’érythrocytaire.
De nouvelles anomalies cytogénétiques s'ajoutent le plus souvent au chromosome Philadelphie. Les cellules malignes qui jusque-là étaient encore capables de différentiation perdent cette capacité pour laisser place à une « progression clonale » de blastes immatures, porteurs d'anomalies cytogénétiques additionnelles. La crise blastique est dans 80% des cas précédée pendant quelques mois par une période intermédiaire dite phase accélérée. Il n'existe pas de traitement véritablement efficace de la transformation aigüe. Les formes lymphoblastiques sont encore sensibles à la chimiothérapie. La prolifération peut alors toucher des organes extra-hématopoïétiques. Mais l'évolution est inexorablement fatale sauf pour les malades qui ont la possibilité de recevoir une greffe de moelle allogénique ou de cellules souches hématopoïétiques.
Syn. transformation aigüe, phase blastique
[F1]
Crosti (réticulose de) l.f.
primary cutaneous follicular centre-cell lymphoma, Crosti's lymphoma
Variété de lymphome cutané B se manifestant habituellement par un ou plusieurs nodules rouge-violacé situés dans le dos et pouvant évoluer lentement durant plusieurs années, actuellement intégré sous l'intitulé de lymphome cutané à cellules centrogerminales (ou centrofolliculaires) dans la classification des lymphomes cutanés.
L'examen histologique montre un infiltrat de cellules centrofolliculaires localisé dans le derme superficiel, dans les lésions récentes, puis diffusant jusqu'au tissu sous-cutané dans les lésions tardives. Le traitement de choix est la radiothérapie.
A. Crosti, dermatologue italien (1951)
Syn. réticulohistiocytome du dos de l'adulte
[F1,J1]
CRX gene l.angl. pour cone-rod homeobox-containing gene
Gène, situé sur le locus chromosomique 19q13.3, codant pour la protéine cone-rod homeobox, formée dans la rétine.
Cette protéine, se liant à des régions spécifiques du DNA pour contrôler l’activité de certains gènes, est appelée facteur de transcription.
CRX gene aide les cellules photoréceptrices à évoluer en deux types de cellules : les bâtonnets nécessaires pour la vision de la lumière de faible intensité, les cônes pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cônes et des bâtonnets, les formes dominantes d’amaurose congénitale de Leber et de rétinite pigmentaire tardive.
Syn. cone-rod homeobox protein, CORD2, CRD, LCA7, orthodenticle homeobox 3, OTX3
→ dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de), protéine cone-rod homeobox
CSF sigle angl. m. pour Colony Stimulating Factor
Facteur de stimulation de colonies cellulaires.
On connaît plusieurs CSF : le CSF-1 impliqué dans le développement de cancers ; le G-CSF stimulant les granulocytes, le M-CSF pour les macrophages, le GM-CSF stimulant granulocytes et macrophages, etc.
Les CSF font donc partie des facteurs de croissance hématopoïétiques. Ce sont des protéines sécrétées par de nombreuses catégories de cellules (surtout les monocyte-macrophages, mais aussi les lymphocytes T, les fibroblastes, les cellules endothéliales, etc.) lorsqu'elles ont été stimulées par d'autres cytokines comme l'interleukine 1 et le TNF.
[F1,C2]
cubiline n.f.
cubilin
Protéine de masse 450 kDa présente au niveau des membranes des cellules épithéliales et jouant un rôle dans le transport épithélial de la vitamine B12 (cobalamine) liée au facteur intrinsèque, dont elle serait un récepteur dans les cellules iléales.
Sa structure comporte 8 domaines EGF du côté N-terminal et 27 domaines CUB (Complement/Urchine/Bone morphogenic protein l) de 110 acides aminés, qui constituent 80% de la protéine, d’où le nom qui lui a été donné, et qui présentent des possibilités de liaison avec de nombreuses espèces moléculaires. La cubiline peut interagir avec des protéines, des lipides et des glucides. Les anticorps anticubiline ont des effets tératogènes.
[C1,C3]
culture de moelle l.f.
Technique qui consiste à cultiver dans des milieux semi-solides appropriés, en présence de facteurs de croissance, des cellules progénitrices médullaires ou des cellules souches hématopoïétiques sanguines non morphologiquement reconnaissables, qui vont ainsi donner naissance en quelques jours à des colonies clonales appartenant à une seule lignée hématopoïétique.
Le principe des cultures à long terme, dérivées de cette technique, repose sur la reconstitution in vitro du microenvironnement médullaire.
[F1]
cytaphérèse n.f.
Prélèvement sanguin sélectif d'un seul type d'éléments cellulaires, les autres éléments
étant restitués au donneur.
Les éléments prélevés peuvent être des plaquettes (thrombaphérèse), des
leucocytes (leucaphérèse), des lymphocytes (lymphaphérèse), des hématies
(érythrophérèse), des cellules immatures contenant les cellules souches hématopoïétiques
(en vue d’allogreffe ou d’autogreffe)
Étym. gr. kutos : cellule ; aphaïresis : enlèvement
→ thrombaphérèse, leucaphérèse, lymphaphérèse, érythrophérèse
[F1]
cytolyse hépatique aigüe l.f.
acute hepatic cytolysis
Destruction massive des cellules du foie.
Les signes cliniques sont une asthénie profonde, un astérixis, une torpeur, une tendance hémorragique, des convulsions évoluant vers le coma avec ralentissement des tracés électro-encéphalographiques.
La destruction massive des hépatocytes libère leur contenu d'où élévation très forte des transaminases plasmatiques SGOT (serum glutamic oxaloacetic transaminase) et SGPT (serum glutamic-pyruvic transaminase) appelées respectivement aussi actuellement AST ou ASAT (aspartate-aminotransférase) et ALT ou ALAT (alanine-aminotransférase). La diminution du nombre de cellules fonctionnelles du foie entraîne la diminution des produits de synthèse à courte demi-vie, tels que les protéines de coagulation, alors que l'albuminémie reste stable plus longtemps. Dans les formes graves l'ammoniémie s'élève et, le stock de glycogène s'épuisant, l'hypoglycémie est manifeste.
Si le syndrome est intense et durable, un œdème cérébral peut se développer.
Étym. gr. (en biologie) cyte- : cellule ; lyse : dissolution des tissus
→ insuffisance hépatocellulaire de l'enfant, mort cellulaire, œdème cérébral
[L1]
cytodiagnostic de Tzanck l.m.
Tzanck's cystodiagnosis (ou test ou smear)
Procédé permettant un diagnostic rapide de pemphighus auto-immun en mettant en évidence, sur des frottis obtenus par raclage au vaccinostyle du plancher de la bulle et après coloration de May-Grünwald-Giemsa, des kératinocytes ou cellules épidermiques dissociées et basophiles monstrueuses, encore appelées cellules de Tzanck.
A. Tzanck, dermatologiste français, créateur du centre national de transfusion sanguine (1947)
[J1]
cytologie n.f.
cytology
1) Au sens large, étude des cellules.
2) Dans un sens plus restreint, mais d'usage courant, étude des cellules desquamées : cytologie exfoliatrice ; ou recueillies par ponction, essentiellement pour le diagnostic de cancer.
Étym. gr. kutos : cellule ; logos : discours
[A2]
cytologie urinaire l.f.
urinary cytology
Méthode de recherche des tumeurs urologiques, par étude morphologique des cellules de desquamation de l'arbre urinaire présentes dans l'urine.
Plusieurs classifications cellulaires ont été proposées. Cette recherche est utile pour les tumeurs urothéliales, beaucoup moins pour celles des parenchymes rénal ou prostatique. La découverte de cellules dont l'aspect évoque un processus tumoral est généralement considérée comme une simple indication et non une preuve de celui-ci, et incite à poursuivre les explorations complémentaires.
[A2,M1,M3]