Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cellule X l.f.

X cell

Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules X, appelées aussi bêta ou naines, somment de façon linéaire la distribution de la luminance dans leur champ récepteur. Elles codent donc la position précise du stimulus. Elles constituent l'intégralité du parvosystème et la plus grande partie du magnosystème. Les cellules X du parvosystème codent les signaux de couleur et d'acuité. La latence de leur réponse est longue.

[A2,P2]

centre germinatif l.m.

germinal center.
Zone des régions T-indépendantes des tissus lymphoïdes secondaires, formée à partir d'un petit nombre de cellules B activées, et constituée de centroblastes, de centrocytes, de cellules dendritiques folliculaires et de lymphocytes T CD4+.

[A1,A2]

CFTR sigle angl pour Cystic Fibrosis Transmembrane Conductance Factor.

Protéine comportant 1 480 aminoacides, N-glycosylée, de masse moléculaire 170 kDa, localisée dans les membranes des cellules et jouant un rôle dans le passage transmembranaire des ions Cl-.
Elle est surtout présente dans les membranes apicales des cellules épithéliales du pancréas, des glandes salivaires, et de l’intestin. Elle possède les caractéristiques d’un canal ionique. Elle présente des analogies avec les P-glycoprotéines ou les protéines de résistance aux médicaments.
Sa structure comporte deux domaines transmembranaires, deux domaines fixant l’ATP et un domaine (appelé domaine R ou de régulation) susceptible d’être phosphorylé par une protéine kinase A sous l’effet de l’AMP cyclique.
Le gène CFTR, de 250 kb, est situé chez l’Homme sur le chromosome 7, en position 7q31.2. Gène régulateur de la conductance transmembranaire impliqué dans la fibrose kystique, dont les mutations sont responsables d’une inactivation de ses propriétés régulatrices de la sécrétion des ions chlorure entraînant la mucoviscidose. De très nombreuses mutations de ce gène peuvent être responsables d’une inactivation de ses propriétés régulatrices de la sécrétion des ions chlorure. La plus fréquente des mutations concernées est la délétion de la phénylalanine située en position 508 (deltaF508).

mucoviscidose

[C3]

Chambard (cellule de) l.f.

foam cell

Cellule histiocytaire mononucléée, souvent de grande taille, remplie de microvacuoles lipidiques donnant à son cytoplasme un aspect clarifié du fait de la dissolution des graisses qu'il contenait lors des techniques histologiques d'inclusion.
Le contenu de ces très fines vacuoles peut toutefois être coloré par le rouge Soudan sur des coupes faites en congélation. Avec ou sans les cellules de Touton, les cellules de Chambard constituent la partie la plus importante de l'infiltrat des xanthomes.

E. Chambard, biologiste français (1877) ; K. Touton, dermatologiste allemand (1885)

Syn. cellule spumeuse

cellule spumeuse

cholestéride n.m.

cholesterol ester

Lipide formé par l'estérification d'une molécule de cholestérol par un acide gras, sous l'action soit d'une lécithine-cholestérol-acyl-transférase (LCAT) dans le plasma sanguin, soit d'une acyl-coenzyme A-cholestérol-acyl-transférase (ACAT) dans les cellules.
Les cholestérides (ou esters de cholestérol) sont relativement abondants dans le plasma (plus de 2 g/L), surtout localisés dans les LDL, auxquelles ils confèrent des propriétés athérogènes. Dans les cellules ils représentent la forme de mise en réserve du cholestérol, tant dans le foie que dans les glandes endocrines à hormones stéroïdes. L'accumulation pathologique de cholestérides s'observe dans certaines dyslipidoses telles que la maladie de Hand-Schüller-Christian, ou la polycorie cholestérolique du foie. L'hydrolyse des cholestérides peut être catalysée par une cholestérol-estérase, ou par une lipase plus ou moins spécifique, comme celle qui est activée par phosphorylation dans les glandes à hormones stéroïdes sous l'effet des stimulines hypophysaires et de l'AMP cyclique.

A. Hand, pédiatre américain (1921) ; A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1916) ; H. Christian, médecin interniste américain (1919)

[C1,R1]

cholestérol n.m.

cholesterol

Stéroïde à squelette cholestane, possédant en outre une liaison éthylénique en 5-6 et une fonction alcool secondaire en 3 β.
La structure affecte la forme chaise, plus stable, les substituants se trouvant en position équatoriale ou axiale. La fonction alcool reste libre (cholestérol libre) ou est estérifiée par des acides gras (cholestérol estérifié).
Du moins chez les Eucaryotes, le cholestérol est un des constituants fondamentaux de la membrane cellulaire dont il contribue à assurer la rigidité en s’intercalant entre les chaînes de phospholipides. Le cholestérol est abondant dans le foie d’où il est véhiculé vers toutes les cellules de l’organisme, en particulier par l’intermédiaire des LDL (Low Density Lipoproteins). Les fractions non utilisées ou provenant de la dégradation des cellules retournent au foie en association avec les HDL (High Density Lipoproteins). L’origine du cholestérol est d’une part endogène (biosynthèse depuis le radical acétique, via l’acide mévalonique, le squalène et le lanostérol), d’autre part exogène par l’apport alimentaire, la première origine comptant pour plus de 80 %. Le cholestérol intervient dans la biosynthèse de nombre d’hormones stéroïdiennes. Partiellement métabolisé en acides biliaires, il est excrété par la bile. Par suite d’un défaut de métabolisme des HDL, il peut s’accumuler dans les tissus, en particulier en se déposant sur la paroi des artères et entraîner la formation de plaques d’athérome.

K. Bloch, biochimiste américain d'origine allemande, prix Nobel de médecine en 1964 (1965)

Étym. gr. kholê : bile ; stereos : solide ; ol (alcool)

embolie de cristaux de cholestérol, embolies multiples de cholestérol (syndrome de l'

[C1]

Édit. 2020

chondrosarcome de la paroi thoracique l.m.

chondrosarcoma (chest wall)

Tumeur maligne du tissu cartilagineux avec des zones myxoïdes ou fibroblastiques, des cavités remplies de sang ou de tissus nécrosés.
La densité cellulaire y est anormalement élevée avec des cellules géantes à gros noyaux plurinucléés en mitoses. La tumeur est mal limitée et envahissante.
Elle s'observe surtout au niveau du sternum, rarement au niveau des côtes. Le plus souvent primitive, elle est parfois secondaire à un ostéochondrome ou à un chondrome. Il est des chondrosarcomes postradiothérapiques.
On en distingue trois degrés de malignité, le degré 3 est caractérisé par de nombreuses cellules sarcomateuses. D'évolution redoutable, cette tumeur est marquée par son extension locale et des métastases pulmonaires. Son exérèse doit être large en bloc.

[F2 ]

chromogranine n.f.

chromogranin

Protéine acide présente dans les granules sécrétoires de différentes cellules endocrines : de la parathyroïde, de l'adénohypophyse.
On connaît plusieurs chromogranines humaines (hCgA, hCgB) et d'autres protéines analogues appelées sécrétogranines (sécrétogranine I, II, III, IV, etc.). Elles peuvent jouer un rôle dans la modulation de la sécrétion d'hormones peptidiques. Leur hydrolyse conduit à des peptides biologiquement actifs comme la pancréastatine, qui inhibe la libération de l'insuline du pancréas induite par le glucose, et la chromostatine, qui inhibe la sécrétion des cellules chromaffines.

Syn. sécrétogranine

[C1]

chromosome Philadelphie l.m.

Philadelphia chromosome, Ph chromosome

Anomalie chromosomique identifiée par l'analyse cytogénétique des cellules médullaires et sanguines montrant un raccourcissement du bras long du chromosome 22.
En fait, l'anomalie n'est pas due à une délétion de matériel chromosomique, mais à une translocation entre le chromosome 9 et le chromosome 22, désignée selon la nomenclature internationale de 1991 par t(9 ;22) (q34 ; q11). Cette translocation standard est observée dans plus de 95% des leucémies myéloïdes chroniques (LMC). L'analyse moléculaire montre que la conséquence de cette translocation est la juxtaposition du proto-oncogène ABL du chromosome 9 sur le gène BCR du chromosome 22, donnant ainsi naissance à un gène de fusion qui code pour une protéine chimérique fonctionnelle P210 bcr/abl, qui a la propriété d'être leucémogène. Chez les rares cas de LMC sans translocation détectable, l’analyse moléculaire identifie cependant la présence du gène de fusion bcr/abl. Dans la leucémie aigüe lymphoblastique (LAL) 5% des enfants et 25% des adultes ont un chromosome Philadelphie. Une méthode de biologie moléculaire par RT-PCR plus sensible que l'étude cytogénétique montre en fait que plus de 25% des LAL de l'adulte sont Ph positives. Le point de fusion du gène ABL sur le gène BCR est ici différent de celui des LMC, donnant naissance à un gène hybride dont le produit final est une protéine p190, également leucémogène. La présence d'un Ph confère à la LAL un pronostic péjoratif.
La dénomination Philadelphie (Ph) est liée à l’origine des chercheurs américains qui ont observé, en 1960, cette anomalie chromosomique dans les cultures des cellules hématologiques de malades atteints de leucémie myéloïde chronique. Et quelques années plus tard, par une coloration des bandes chromosomiques, J. Rowley, généticienne de Chicago, découvrit une translocation - ou échange de matériel génétique - entre les chromosomes 9 et 22.

P. C. Nowell et D.A. Hungerford, scientifiques américains de l’Université Pensylvania (1960) J. D. Rowley, médecin généticienne américaine (1973)

Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps

[Q1,F1]

clone n.m.

clone

Ensemble des cellules ou des organismes présentant les mêmes caractères génétiques (le même génotype) car issus d'un seul organisme ou d'une seule cellule par multiplication asexuée.
En immunologie le clonage des lymphocytes T et B ou des hybridomes obtenus par fusion somatique d’un lymphocyte T ou B avec une cellule cancéreuse, peut être réalisé par dilution limite (ensemencement à raison d’une cellule par puits). Les cellules d’un même clone expriment en général la même espèce moléculaire de récepteurs d’antigène (BCR ou TCR). Dans le cas des hybridomes B, les surnageants d’un même clone contiennent une seule espèce moléculaire d’anticorps appelé anticorps monoclonal.

Étym. gr. klôn : rejeton

clonage, transfert de noyaux de cellules somatiques

[Q1]

Édit. 2019

c-Mpl . abr.

Proto-oncogène, homologue cellulaire de l'oncogène v-Mpl traduit dans le génome du virus Mpl-V, responsable de l'acutisation leucémogène d'un syndrome myéloprolifératif de la souris.
Le clonage du c-Mpl proto-oncogène a montré que le gène de structure était localisé en 1p34.
Les études de biologie moléculaire ont montré qu'il était synthétisé uniquement dans les cellules hématopoïétiques destinées à la lignée mégacaryocytaire, et à un degré moindre dans les plaquettes et les cellules endothéliales. L'inhibition de sa synthèse entraînant une inhibition de la mégacaryocytopoïèse, on a envisagé qu'il pouvait être le récepteur d'un facteur de croissance nécessaire à cette lignée. Le clonage, puis la synthèse de son ligand ont permis d'identifier la thrombopoïétine.

[Q1,F1]

c-Myc gene sigle.angl.

Phosphoprotéine nucléaire, gène régulateur, proto-oncogène, situé sur le chromosome 8q24, qui code pour un facteur de transcription et qui joue un rôle dans la progression du cycle cellulaire, l’apoptose et le métabolisme cellulaire
Une forme mutée de Myc est découverte dans de nombreux cancers et conduit dans l’expression non régulée de nombreux gènes tels que ceux impliqués dans la prolifération cellulaire dont en résulte le développement d’un cancer. Quand il est soumis à des mutations ou à une sur-expression, il stimule la prolifération des cellules et se conduit comme un oncogène. Le gène MYC produit un facteur de transcription qui régule l'expression de 15 % de tous les gènes. Le gène Myc fut découvert pour la première fois chez des patients atteints du lymphome de Burkitt. Dans cette maladie, des cellules cancéreuses sont sujettes à des translocations de chromosomes, en particulier sur le chromosome 8 humain. En clonant les points de cassure des chromosomes fusionnés, il a été mis en évidence un gène qui était similaire à l'oncogène viral myelocytose (v-myc)

Burkitt (lymphome de)

colonie cellulaire l.f.

cell colony

Amas de cellules issues d’une seule cellule ou d’un petit nombre de cellules.
Une colonie issue d’une seule cellule constitue un clone.

clone

[Q1]

Édit. 2019

condylome n.m.

condyloma

Petite tumeur saillante d'origine virale localisée aux organes génitaux, de transmission vénérienne.
C'est une tumeur bénigne des muqueuses malpighiennes, échappant par  définition à toute kératinisation, contrairement aux papillomes. On la désigne par sa taille (condylome géant), le siège anal ou génital (crêtes de coq), la surface (condylome plan ou acuminé). La structure histologique est particulière avec des cellules « rouées », les koïlocytes, qui peuvent, à la longue, se transformer progressivement en cellules cancéreuses. La plupart des condylomes sont liés à des virus (papillomavirus) et ils sont très contagieux.

Étym. gr. kondyloma : grosseur calleuse

koïlocyte

[F5,D1]

conjonctivome , s.m.

cojonctivoma.
Type rare de tumeur congénitale d’origine branchiale formée uniquement de cellules appartenant à la série conjonctive.
Les cellules de la partie centrale peuvent subir une désagrégation liquéfiante et donner lieu à la formation d’un kyste séro-albumineux.

[F5,Q2]

corona radiata l.f.

corona radiata
1) En gynécologie, partie du cumulus proliger qui accompagne l'ovocyte lorsque celui-ci est expulsé du follicule.
Une couche de cellules allongées, à grand axe radiaire, recouvre complètement l'ovocyte, donnant à la coupe un aspect en couronne caractéristique. Les cellules en couronne disparaissent rapidement après la ponte de l'ovocyte mais sont nécessaires à la fécondation physiologique.
2) En radiographie pulmonaire, multiples prolongements "en rayons de soleil" visibles à la périphérie d'un nodule ou d'une masse parenchymateuse.
Longtemps considéré comme un élément en faveur d'un cancer primitif périphérique, on l'observe également dans d'autres conditions : granulomes, nodules pneumoconiotiques, paraffinomes, etc.

[O3,B2,K1]

corps de Negri n.m.

Negri ‘s bodies

Inclusions apparaissant dans le cytoplasme de cellules nerveuses infectées par le virus de la rage.
Les corps de Negri sont facilement identifiables par des méthodes de coloration histochimique. Ils ont été utilisés comme outil de diagnostic post- mortem lors d’encéphalites létales. Ils sont composés de protéines et d’ARN de manière analogue aux granules de stress apparaissant dans les cellules soumises à un stress quelconque (stress thermique, oxydant, rayons ultra-violets…)

A. Negri,  anatomopathologiste italien (1903)

rage, protéines du stress, encéphalite

corps godronné l.m.

gyrus dentatus
gyrus dentatus
Couche compacte de cellules granulaires qui, avec l'hippocampe ou corne d'Ammon et le subiculum, constitue la formation hippocampique.
À la façon d'une cupule, elle enveloppe la partie distale de la couche des cellules pyramidales. La majeure partie est située au fond de la fissure hippocampique ou bien est masquée par la fimbria.
La partie antérieure se présente sous la forme de la bandelette de Giacomini. Elle se poursuit en arrière par la fasciola cinerea, visible à l'examen de la face interne du lobe temporal.

hippocampe, subiculum

[H5]

Édit. 2015

corps lipidiques biréfringents l.m.p.

lipid laden cells

Formations présentant une biréfringence au microscope observées dans les cellules épithéliales et les cylindres du sédiment urinaire des patients atteints de syndrome néphrotique, de maladie de Fabry et de leucodystrophie.
Elles témoignent de la surcharge glycolipidique ou cholestérolique de l'épithélium tubulaire et des cellules de la voie excrétrice urinaire.

lipidurie

[A2]

cortex cérébelleux l.m.

cortex cerebelli (TA)

cerebellar cortex

Substance grise périphérique du cervelet comprenant trois couches : externe ou moléculaire, moyenne formée d’une seule rangée de cellules caractéristiques, les cellules de Purkinge et interne ou granulaire.

[H5]

Édit. 2015

couche basale du vagin l.f.

basal vaginal layer

Assise cellulaire profonde de l'épithélium malpighien vaginal faite de cellules alignées régulièrement, cubiques, voire cylindriques, à noyau important dans un cytoplasme basophile.
Sous la couche basale cellulaire se trouve la lame basale anhiste qui la sépare du tissu conjonctif sous-jacent. Au-dessus de la couche basale du vagin, les cellules qui en sont issues vont poursuivre une évolution variable, se multipliant et se diversifiant en fonction de l'imprégnation hormonale.

[A2,O3]

couche des cellules rétiniennes l.f.

layer of rods and cones

Portion du feuillet interne de la rétine où se situent les cônes et les bâtonnets, premiers neurones rétiniens ; le deuxième neurone rétinien est constitué par les cellules bipolaires.
Le troisième neurone rétinien est constitué par les cellules ganglionnaires, situées dans les autres couches du feuillet interne de la rétine.

[A1,P2]

courbe dose-effet l.f.

dose effect curve

Courbe de l'effet observé sur des cellules, en fonction de la dose de rayonnement.
Cette relation est exponentielle pour les bactéries ; la courbe comporte un épaulement pour les cellules humaines.

[F2]

crise blastique l.f.

blast crisis

Terme évolutif de la leucémie myéloïde chronique (LMC), caractérisé par l'apparition dans le sang et la moelle osseuse de blastes leucémiques dont l'origine myéloïde est nettement plus fréquente que la lymphoïde, la mégacaryocytaire ou l’érythrocytaire.
De nouvelles anomalies cytogénétiques s'ajoutent le plus souvent au chromosome Philadelphie. Les cellules malignes qui jusque-là étaient encore capables de différentiation perdent cette capacité pour laisser place à une « progression clonale » de blastes immatures, porteurs d'anomalies cytogénétiques additionnelles. La crise blastique est dans 80% des cas précédée pendant quelques mois par une période intermédiaire dite phase accélérée. Il n'existe pas de traitement véritablement efficace de la transformation aigüe. Les formes lymphoblastiques sont encore sensibles à la chimiothérapie. La prolifération peut alors toucher des organes extra-hématopoïétiques. Mais l'évolution est inexorablement fatale sauf pour les malades qui ont la possibilité de recevoir une greffe de moelle allogénique ou de cellules souches hématopoïétiques.

Syn. transformation aigüe, phase blastique

[F1]

Crosti (réticulose de) l.f.

primary cutaneous follicular centre-cell lymphoma, Crosti's lymphoma

Variété de lymphome cutané B se manifestant habituellement par un ou plusieurs nodules rouge-violacé situés dans le dos et pouvant évoluer lentement durant plusieurs années, actuellement intégré sous l'intitulé de lymphome cutané à cellules centrogerminales (ou centrofolliculaires) dans la classification des lymphomes cutanés.
L'examen histologique montre un infiltrat de cellules centrofolliculaires localisé dans le derme superficiel, dans les lésions récentes, puis diffusant jusqu'au tissu sous-cutané dans les lésions tardives. Le traitement de choix est la radiothérapie.

A. Crosti, dermatologue italien (1951)

Syn. réticulohistiocytome du dos de l'adulte

[F1,J1]

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