Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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filtration glomérulaire l.f.

glomerular filtration

Fonction essentielle de chaque néphron qui assure, avec les fonctions tubulaires, la formation de l'urine à partir du plasma.
La filtration glomérulaire correspond à un transfert unidirectionnel des capillaires vers la chambre urinaire suivant un processus purement passif d'ultrafiltration.
La pression moyenne de filtration est la résultante algébrique des pressions hydrostatiques et oncotiques qui s'exercent de part et d'autre du filtre glomérulaire. Elle est de l'ordre de 10 à 12 mmHg. Le volume de l'ultrafiltration est de l'ordre de 100 à 140 mL/mn chez l'adulte, mesuré en clinique grâce aux méthodes des clairances en choisissant des substances endogènes ou exogènes éliminées essentiellement par le processus de filtration comme la créatinine, l'inuline, le mannitol.
La membrane glomérulaire permet la filtration de molécules dont le rayon peut aller jusqu'à environ 3 nanomètres et de poids moléculaire allant jusqu'à 5000 daltons.
La filtration glomérulaire varie en fonction de diverses circonstances. Elle s'élève en cours de grossesse, elle s'abaisse en cas de choc. La réduction progressive de la filtration glomérulaire est le reflet du développement d'une insuffisance rénale chronique.

→ filtrat glomérulaire, débit de filtration glomérulaire

[M1]

Édit. 2018

FIP1L1-PDGFRA gene sigle angl.

Gène de fusion entre le gène FIP1L1 et une partie du gène PDGFRA, situé sur le chromosome 4.
Cette mutation somatique, acquise durant la vie et présente dans les cellules hématopoïétiques, est responsable de la leucémie chronique à éosinophiles associée à FIP1L1-PDGFRA

J. Gotlib, hématologiste américain et J. Cools, médecin généticien belge (2008) ; Carmen P. Montaño-Almendras, biologiste bolivienne (2012)

→ leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA

[F1,Q2]

Édit. 2018

fistule artérioveineuse pulmonaire l.f.

pulmonary arteriovenous fistula

Communication anormale entre les circulations artérielle et veineuse pulmonaires court-circuitant le sang désoxygéné sans que son oxygénation se soit faite, créant un shunt droit-gauche.
Il existe des observations familiales. Les formes localisées sont les plus fréquentes. Les formes diffuses s'intègrent dans le cadre de la maladie de Rendu-Osler.
Révélée dans la moitié des cas avant l'âge de 15 ans, sa triade est faite de cyanose, polyglobulie, hippocratisme digital. L'hypoxie peut être sévère. Le diagnostic repose sur une opacité dense, homogène, arrondie ou ovoïde souvent dans la moitié inférieure du thorax. La tomodensitométrie avec injection vasculaire permet d'affirmer le diagnostic.
Les complications sont l'hypoxémie chronique, les accidents vasculaires cérébraux, l'abcès du cerveau, mais aussi les hémoptysies, l’hémothorax, l’endocardite.
Le traitement s'impose dans les formes compliquées, dans les formes localisées en cas d'hypoxie sévère, et en cas de lésions sous-pleurales : l'embolisation, l'exérèse chirurgicale ou l'association des deux selon les cas s'en partagent les modalités.
Anc. dénom. angiome pulmonaire, hémangiome caverneux, anévrisme artérioveineux pulmonaire

H. Rendu, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1896) ; W. B. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l’Académie de médecine (1901)

Étym. lat. fistula : canal

[A3,K1,K2]

Édit. 2018

fistule labyrinthique l.f.

labyrinthine fistula

Erosion localisée du labyrinthe osseux provoquée par une otite chronique.
Elle siège le plus souvent sur le canal latéral mais peut atteindre toute autre partie du labyrinthe osseux. Elle s’accompagne d’une péri-labyrinthite, qui cloisonne la région fistulaire, expliquant l’absence d’écoulement de périlymphe. Elle peut être aussi d’origine traumatique secondaire à une fracture labyrinthique dans la région des fenêtres.

Étym. lat. fistula : canal

→ otite moyenne chronique

[P1]

Édit. 2018

Fitz-Hugh-Curtis (syndrome de) l.m.

Fitz-Hugh-Curtis’ syndrome

Périhépatite infectieuse provoquant des adhérences fibreuses épaisses entre la capsule de Glisson du foie et la coupole diaphragmatique.
Elle est due à une infection génitale et péritonéale à Chlamydia trachomatis ou Neisseria gonorrhea. Elle entraîne des douleurs qui peuvent simuler une cholécystite aigüe. Elle est diagnostiquée lors des cœlioscopies pratiquées pour salpingite chronique.

T. L. Fitz-Hugh Jr, médecin interniste (1934) et A. H. Curtis, gynécologue (1930), tous les deux américains

→ périhépatite d'origine génitale

[D1,L1,O3]

Édit. 2018

flapping tremor angl. l. m.

Tremblement d'attitude intéressant surtout, mais non exclusivement, les membres, à type particulier de battement d'aile.
Il est recherché en demandant au patient de maintenir les bras étendus, les mains en dorsiflexion, les doigts écartés : apparaissent alors, après un certain temps de latence, des mouvements rapides, irréguliers, arythmiques, de flexion-extension du poignet, de flexion-extension et de latéralité des doigts.
De brusques chutes posturales possibles, irrégulières, avec silence électrique sur le tracé électromyographique, constituent l'astérixis.
Décrit initialement dans l'encéphalopathie hépatique, surtout chronique progressive, ce type de troubles est observé dans d'autres encéphalopathies métaboliques (principalement respiratoire, constituant alors un critère de gravité, et rénale), ou toxiques. Il a été également décrit dans des lésions controlatérales du thalamus et même du cortex pariétal ou du putamen.

→ astérixis

[H1,K1,M1]

Édit. 2018

fluorose n.f.

fluorosis

Intoxication chronique par le fluor, manifestée par une défectuosité de l'émail dentaire qui est tacheté de brun et, plus rarement, par une sclérose osseuse.
Elle peut-être d’origine alimentaire ou professionnelle (tableau n° 32).
La sclérose osseuse, qui est généralisée et symétrique mais qui respecte le crâne et les extrémités, est caractérisée par un densification associée à des productions osseuses d’origine périostée et à des ossifications ligamentaires. Elle s’accompagne de raideur musculaire et de paralysie et peut aboutir à la mort.

P. F. Møller, médecin radiologue danois et S. V. Gudjonsson, médecin danois (1932)

Syn. maladie de Velu-Speder, darmous

→ ostéopathie fluorée

[L1,P3]

Édit. 2018

foie cardiaque l.m.

cardiac liver

Ensemble des anomalies hépatiques secondaires à des altérations hémodynamiques résultant de l’insuffisance cardiaque.
Une hépatomégalie de stase congestive initiale peut, dans l’insuffisance cardiaque chronique, évoluer vers des lésions de cirrhose hépatique (cirrhose cardiaque).

→ foie systolique, foie accordéon

[A1,L1,K2]

Édit. 2018

folliculite à éosinophiles l.f.

eosinophilic pustular folliculitis, eosinophilic pustular dermatosis of Ofuji, Ofuji's disease

Dermatose d'étiologie inconnue caractérisée par la survenue de plaques ou de placards papulopustuleux à contenu stérile, à extension centrifuge, touchant essentiellement les régions séborrhéiques du visage et du tronc, et parfois associée à des pustules palmoplantaires.
L'examen histologique montre une spongiose du follicule pileux qui est massivement infiltré par des polynucléaires éosinophiles et, à un moindre degré, par des polynucléaires neutrophiles et des lymphocytes. L’évolution, chronique, se fait par poussées accompagnées d'une hyperéosinophilie sanguine. Elle laisse parfois une pigmentation résiduelle. Le traitement, non spécifique, fait appel aux glucocorticoïdes par voie locale ou générale, à la dapsone, aux anti inflammatoires non stéroïdiens ou à l’isotrétinoïne.

S. Ofuji, dermatologiste japonais (1970)

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. pustulose folliculaire à éosinophiles d'Ofuji , folliculite pustuleuse à éosinophiles, maladie d'Ofuji

→ folliculite, séborrhée, spongiose, dapsone, isotrétinoïne

[J1]

Édit. 2018

Quinquaud (folliculite décalvante de) l.f.

folliculitis decalvans

Maladie inflammatoire  chronique et progressive, des zones pileuses, en particulier du cuir chevelu, dont la physiopathologie demeure inconnue
Son tableau associe des pustules folliculaires et une hyperkératose sur une peau érythémateuse. Le traitement consiste en une antibiothérapie prolongée, topique et systémique. Le rôle de deux bactéries,
Cutibacterium acnes et Staphylococcus aureus est suspecté mais non démontré. 

C. E. Quinquaud, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1888, 1889)

Syn. folliculite épilante de Quinquaud

→ Cutibacterium acnes, staphylocoque, pustule, folliculaire, hyperkératose

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite disséquante du cuir chevelu l.f.

dissecting folliculitis, dissecting cellulitis of the scalp, perifolliculitis capitis abscediens et suffodiens

Suppuration profonde du cuir chevelu d'étiologie inconnue, atteignant préférentiellement les hommes jeunes et plus souvent noirs que caucasiens, faite de nodules inflammatoires fluctuants sous une peau érythémateuse et œdémateuse plus ou moins dépourvue de cheveux.
L'évolution de la maladie est variable mais chronique, avec des rémissions partielles et des poussées évolutives ; elle atteint le plus souvent le vertex et la région occipitale, mais peut s'étendre à tout le cuir chevelu. Le traitement repose sur une antibiothérapie systémique, une antisepsie locale et éventuellement l'administration d'isotrétinoïne per os à forte dose.

E. Hoffmann, dermatologue allemand (1908)

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. cellulite disséquante du cuir chevelu, perifolliculitis capitis abscediens et suffodiens de Hoffmann

→ folliculite, isotrétinoïne

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite fibreuse de la nuque l.f.

folliculitis keloidalis nuchae

Folliculite inflammatoire chronique de la nuque dont les éléments en se regroupant forment des placards indurés évoluant vers des cicatrices chéloïdes horizontales, en bandes ou en plaques.
Cette affection, très rebelle aux traitements, qui touche presque exclusivement les hommes jeunes de couleur noire après 14 ans est d'étiologie inconnue ; un facteur génétique est probable. L'image histologique est très différente de celle d'une chéloïde.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. acné chéloïdienne de la nuque, acné pseudochéloïdienne

→ folliculite, chéloïde

[D1, J1]

Édit. 2018

Fox-Fordyce (maladie de) l.f.

Fox-Fordyce disease, lichen axillaris, apocrine miliaria

Maladie inflammatoire des glandes sudorales apocrines d'étiologie inconnue, caractérisée par une éruption papuleuse très prurigineuse touchant le plus souvent les aisselles, évoluant de manière chronique, aggravée par les stimulations sexuelles, concernant essentiellement les femmes.
Elle correspond à une rétention sudorale apocrine, dont l'image histologique est plus ou moins nette du fait d'une lichénifaction secondaire.

G. H. Fox et J. A. Fordyce, dermatologues américains (1902)

Syn. miliaire apocrine, hidrosadénome

→ glande sudorale, glande apocrine, lichénifaction

[J1]

Édit. 2018

foyer infectieux l.m.

infectious focus

Siège principal ou exclusif d’une infection.
Il peut être aigu ou chronique. À partir de ce foyer localisé, se développe parfois une infection plus diffuse ou généralisée.

[D1]

Édit. 2018

gamma-glutamyl-transférase (γ-GT) n.f.

gammaglutamyltransferase

Enzyme catalysant le transfert d'un groupe γ-glutamyle provenant du glutathion ou d'autres composés vers un accepteur, qui peut être un acide aminé de type L (cystine, glutamine, méthionine, sérine, etc.) ou une molécule d'ammoniac.
La γ-GT est présente chez les micro-organismes et les eucaryotes. Chez les mammifères, l'activité la plus élevée est située dans les organes impliqués dans les fonctions de transport tels que rein pancréas, foie. Localisée à la surface de la membrane plasmique, elle joue un rôle clef dans le métabolisme du glutathion et la détoxification cellulaire. La γ-GT plasmatique est considérée comme un marqueur classique mais non exclusif de cholestase et de consommation chronique excessive d'alcool.

→ transglutaminase

gammapathie monoclonale et polyneuropathie l.f.

monoclonal gammopathy with polyneuropathy

Polyneuropathie associée à une gammapathie monoclonale IgM ayant une activité anti-MAG (myelin-associated-glycoprotein).
La polyneuropathie sensitive, pure ou à prédominance sensitive est d’évolution chronique, atteignant surtout les hommes de 50à 70 ans. Les examens électrophysiologiques objectivent des signes de démyélinisation à prédominance distale. La gammapathie de signification indéterminée est associée dans 60 % des cas à une activité anti-MAG. L’évolution est lentement progressive et peut conduire à un handicap marqué lié à une dégénérescence axonale.
Des plasmaphérèses associées à des immunosuppresseurs conduisent à freiner l’évolution. L’administration précoce de se révèle d’une bonne efficacité

Anna K. Stalder, neurobiologiste suisse (2009)

→ gammapathie monoclonale de signification indéterminée, myelin-associated-glycoprotein, rituximab

[F1,H1]

Édit. 2018

gastrinémie n.f.

gastrinemia

Teneur du sang ou du plasma sanguin en gastrine.
La gastrine circulante peut être dosée par radio-immunologie ou par chimioluminescence. Des hypergastrinémies peuvent être observées dans le syndrome de Zollinger-Ellison, mais aussi dans de nombreuses autres pathologies comme les sténoses pyloro-duodénales, le syndrome du grêle court, l’insuffisance rénale chronique, certains adéno-carcinomes gastriques, les phéochromocytomes, la polyarthrite rhumatoïde et chez les patients vagotomisés ou traités par la cimétidine.

→ Zollinger-Ellison (syndrome de), insuffisance rénale, adéno-carcinome gastrique, phéochromocytome, polyarthrite rhumatoïde, vagotomie, cimétidine

gastrite achlorhydrique l.f.

achlorhydric gastritis

Gastrite caractérisée par une absence d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique, habituellement secondaire à une gastrite chronique fundique (type A) avec atrophie sévère marquée histologiquement par la disparition des cellules pariétales.
Cette gastrite achlorhydrique est caractéristique de la maladie de Biermer ou anémie pernicieuse.

gastrite chronique antrale (B) l.f.

chronic antral gastritis

Gastrite fréquente localisée à l'antre, diffuse et caractérisée par une augmentation de la population lymphoplasmocytaire du chorion et par la présence de polynucléaires dans les cryptes, ce qui signe l'activité de la maladie.
Une deuxième caractéristique est la modification des glandes qui peuvent être normales (gastrite superficielle) ou plus ou moins atrophiques.
On classe cette atrophie en légère, modérée ou sévère ; la métaplasie intestinale est fréquente. La gastrite chronique antrale accompagne très fréquemment l'ulcère duodénal. Elle se voit également dans l'ulcère et le cancer gastriques. On reconnaît maintenant qu'elle est liée à la présence d'Helicobacter pylori, germe dont la niche est le mucus gastrique.

gastrite chronique mixte (AB) l.f.

chronic antro-fundic gastritis

Forme chronique de gastrite localisée à la fois à l'antre et au fundus.
Il semble exister deux formes évolutives différentes : l'une, la plus fréquente, est l'extension d'une gastrite antrale vers le fundus ; l'autre est l'extension d'une gastrite fundique à l'antre : dans cette forme, probablement auto-immune, on retrouve des anticorps anticellules pariétales.

Gayet-Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de) l.f.

Gayet-Wernicke’s syndrome, encephalopathy

Complication de certains alcoolismes majeurs, rapportée surtout à une carence en vitamine B1, caractérisée par un syndrome aigu, le syndrome de Gayet-Wernicke, suivi d'un syndrome chronique, le syndrome de Korsakoff.
Le syndrome de Gayet-Wernicke débute par des troubles de la conscience. À la confusion mentale initiale s'ajoutent des troubles neurologiques : hypertonie oppositionnelle, signes cérébelleux et, dans un cas sur trois, de très évocatrices paralysies oculomotrices avec nystagmus. Un traitement précoce et intensif par la thiamine évite le passage à la chronicité.
Le syndrome de Korsakoff, caractérisé par une désorientation temporospatiale, une amnésie antérograde sévère avec oubli à mesure massif, des confabulations, une fréquente euphorie et des fausses reconnaissances, s'accompagne parfois de polynévrite des membres inférieurs et/ou d'autres troubles psychiques. À l'évolution démentielle progressive habituelle peuvent se substituer désormais, sous l'effet de la thérapeutique, des formes évolutives plus favorables.
Les lésions histologiques à type de raréfaction neuronale et de prolifération gliale sont communes aux deux syndromes, avec une prédominance, sur le circuit hippocampo-mamillothalamique de Papez, dans le syndrome de Korsakoff.
L'unicité de ces deux syndromes, historiquement et cliniquement distincts, est désormais communément admise.

C. Gayet, ophtalmologiste français, membre de l'Académie de médecine (1875) ; C. Wernicke, médecin allemand (1881) et S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)

→ korsakovien (syndrome), encéphalopathie alcoolique, thiamine

[H1,L1,R1]

Édit. 2018

germes aérobies à Gram négatif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

pneumonia Gram-negative organisms

Infections souvent graves, particulièrement observées en milieu hospitalier et/ou chez des sujets fragilisés.
- Pseudomonas aeruginosa donne une atteinte plurifocale souvent bilatérale, d'évolution grave chez les sujets fragiles.
- Escherichia coli s'observe chez un malade porteur d'une affection pulmonaire chronique. Les empyèmes y sont fréquents.
- Klebsiella pneumoniae entraîne une nécrose précoce et extensive, évoluant souvent vers la chronicisation lorsque le traitement antibiotique n'a pas été précocement adapté.
- Haemophilus influenzae s'observe chez les bronchopathes chroniques.
- Legionella pneumophila évolue par petites épidémies à la suite de contaminations aériennes.

→ infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae et légionellose

giardiose n.f.

giardiasis, lambliasis

Parasitose de la partie initiale de l'intestin grêle due à un protozoaire flagellé, Giardia intestinalis (ou G. duodenalis, ou G. lamblia).
Les trophozoïtes ou formes végétatives mobiles de G. intestinalis vivent à la surface de la muqueuse duodénojéjunale et, chez l'homme et divers animaux, se transforment en kystes éliminés avec les selles. La contamination humaine résulte de l'ingestion de kystes par les mains sales ou les objets, l'eau et les aliments souillés.
Parasitose cosmopolite, la giardiase est plus fréquente chez les enfants et en régions tropicales en cas de médiocre niveau d'hygiène. Le plus souvent asymptomatique, la giardiase est parfois responsable de dyspepsie, de diarrhée chronique avec selles pâteuses, plus rarement, d'un amaigrissement avec stéatorrhée consécutif à une malabsorption intestinale due à une atrophie villositaire.
L'examen parasitologique des selles ou du liquide duodénal permet le diagnostic.
La prescription de nitro-imidazolés s'avère habituellement efficace.

Étym. de A. Giard, zoologiste français (1846-1908)

Syn. giardiase, lambliase (obsolète)

Gilles de la Tourette (maladie de, maladie des tics de, syndrome de) l.f. ou m.

Gilles de la Tourette’s disease

Affection familiale autosomique dominante, surtout masculine, observée plus souvent aux Etats-Unis qu’en Europe, débutant habituellement dans le jeune âge, caractérisée par des tics moteurs multiples, très rapides, débutant le plus souvent par la face et la moitié supérieure du corps, plus ou moins différenciés, parfois automutilants, soit simultanés, soit alternants, disparaissant pendant le sommeil, s'accentuant en période de tension et associés à un ou plusieurs tics vocaux : bruits glottiques, grognements (tics d'aboiements) ou chapelets de mots orduriers et scatologiques.
Peuvent s'y ajouter des phénomènes d'écho (échomimie, écholalie), une coprolalie, une coprophilie sans troubles psychotiques, ainsi que des actes répétitifs (toucher ou aligner des objets) dont on discute la nature.
Bien que, chez les "tourettiens", il n'y ait pas d'atteinte intellectuelle (cf. l'œuvre littéraire de l'anglais S. Johnson, 1704-1784, et l’observation classique de G. Itard concernant la marquise de Dampierre, 1799-1884), l'évolution, chronique, fluctuante, peut comporter des modifications des tics. Elle est souvent invalidante par suite du retentissement affectif et social des troubles et d'une fréquente mise à l'écart du patient par un entourage impressionné.
L'étiologie est source de débats, voire de polémiques, qui concernent p. ex. la fréquence de l'association à une névrose obsessionnelle chez l'enfant, un trouble déficitaire de l'attention, et aussi une transmission génétique. Concernant cette dernière, une mutation dans le gène HDC codant l’histidine décarboxylase (TRP317TER) ainsi que des mutations dans le gène SLITRK1 (SLIT- AND NTRK-LIKE FAMILY, MEMBER 1) ont été décrites (bien que les mutations dans ce dernier soient controversées). En fait, la maladie de Gilles de la Tourette semble multifactorielle.
Les neuroleptiques semblent plus efficaces que les antidépresseurs.

G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1884)

Syn. maladie des tics, maladie des tics habituels, Tourette (syndrome de)

glaucome aigu (crise de) l.f.

acute glaucoma

Hypertonie oculaire aigüe due à la fermeture de l'angle iridocornéen, secondaire à un blocage pupillaire.
Cet accident grave survient principalement chez des sujets hypermétropes ayant un angle iridocornéen étroit ou des yeux ayant un iris plateau. Il s'agit d'une urgence médicale fréquente nécessitant un traitement hypotonisant rapide et une iridotomie au laser. En cas de diagnostic tardif, la formation de synéchies iridocornéennes crée la situation clinique du glaucome chronique à angle fermé, dont le traitement devient rapidement chirurgical (trabéculotomie).

→ blocage pupillaire, iris plateau

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