ventilation par bouche à bouche l.f.
mouth to mouth ventilation
Procédé de ventilation artificielle le plus simple, toujours appliquable en urgence: le sauveteur insuffle directement son air expiré dans la bouche de la victime.
C'est la seule méthode utilisable par un sauveteur en mer. Pour être efficace le sauveteur doit pincer les narines de la victime afin que l'air insufflé ne ressorte pas par le nez. Chez le jeune enfant la bouche du sauveteur peut recouvrir le nez et la bouche. Une position défléchie de la tête en arrière est très importante pour maintenir la glotte ouverte, sinon l'air insufflé va dans l'estomac.
Comme l'air insufflé est plus riche en oxygène au début de l'insufflation (il provient de l'espace mort), il y a avantage à utiliser une fréquence rapide (20 à 25 /min). Des canules spéciales (formées par deux canules de Guedel juxtaposées, une dans la bouche du sauveteur, l'autre dans celle de la victime) permettent d'augmenter l'espace mort et d'éviter les risques de contamination du sauveteur lors d'un bouche-à-bouche direct.
A.E. Guedel, anesthésiologiste américain (1883-1956)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
ventilation par haute fréquence l.f.
ventilation by high frequency
→ ventilation à haute fréquence par oscillations
ventilation pulmonaire l.f.
lungwort ventilation
ventilation volontaire maximale minute l.f.
maximum voluntary ventilation
Maximum du volume de gaz mobilisé par le poumon en une minute au cours d'un effort ventilatoire volontaire.
On demande au sujet de respirer le plus fort possible pendant 15 secondes et on calcule la valeur sur une minute. On peut aussi calculer la ventilation maximale par minute de manière indirecte en multipliant le volume expiratoire maximum par seconde par 35 ou 37. Cet indice est utilisé pour apprécier la fatigabilité des muscles ventilatoires.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
Sigle VMM
→ volume expiratoire maximum par seconde
acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.
palmitic acid-oleic acid ratio
Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.
[C2,K1,O6]
Édit. 2017
Arden (rapport d') l.m.
Arden’s ratio
Rapport (RA) entre deux valeurs obtenues à l’électro-oculographie : le pic à la lumière ou "light peak" (LP) et la dépression à l’obscurité ou "dark through" (DT). RA = LP/DT.
Il est normalement supérieur à 1.85.
Son calcul est capital car il permet l’interprétation de l’électro-oculographie. Une valeur inférieure à 1.85 permet de mettre en évidence une atteinte rétinienne étendue sur plus de trois diamètres papillaires même en cas d’absence de lésions visibles à l’ophtalmoscope.
G. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962)
→ électro-oculogramme, électro-oculographie, électro-oculographique (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne
gyromagnétique (rapport) (γ) l.m.
gyromagnetic ratio
I/E (rapport) l.m. sigle pour Inspiration/Expiration
I/E ratio
Rapport de la durée d'inspiration à celle d'expiration.
L/S (rapport) l.m. sigle pour désigner le rapport Lécithine/Sphingo
L/S ratio
Rapport des phospholipides du surfactant pulmonaire dosés dans le liquide amniotique pour apprécier la maturité pulmonaire fœtale.
La maturité pulmonaire fœtale est considérée comme acquise quand le rapport est supérieur à 2.
rapport de Valsalva l.m.
Valsalva’s ratio
A. M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
rapport AC/A l.m.
AC/A ratio
Montant de la convergence accommodative (AC) induite par unité d'accommodation (A).
Il est déterminé, pour une distance de fixation donnée, en divisant le montant de la convergence accommodative exprimée en dioptries prismatiques par le montant de l'accommodation exprimée en dioptries sphériques (méthode du gradient).
rapport CA/C l.m.
CA/C ratio
Unité d'accommodation convergentielle (CA) induite par unité de convergence (C).
L'accommodation convergentielle n'étant sollicitée qu'en vision binoculaire, elle n'entre plus en jeu en son absence et par voie de conséquence le rapport CA/A ne peut plus alors être mesuré.
Une double interaction existe entre le système accommodatif et le système des vergences (relation croisée) qui permet de mieux comprendre de nombreuses constatations cliniques. Les relations entre l'accommodation et la convergence ne se réduisent donc pas au seul rapport AC/A.
rapport cardiothoracique l.m.
cardiothoracic ratio
Syn. index cardiothoracique
→ index cardiothoracique, défaillance cardiaque
rapport corticodiaphysaire l.m.
cortico medullary ratio
Rapport de la somme de l'épaisseur des deux corticales sur la largeur totale de l'os, mesurées à mi-hauteur de la diaphyse.
Cette mesure, réalisée le plus souvent sur le tibia, donne une évaluation du degré de minéralisation osseuse : à l'état normal, ce rapport est voisin de 0,5 chez l'enfant après 18 mois et le demeure jusqu'à 50 ans.
Syn. index corticomédullaire
rapport corticopapillaire l.m.
[M1]
rapport d'Arden l.m.
Arden’s relationship
G. B. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962
rapport de grille l.m.
grid ratio
Pour une grille antidiffusante, rapport R entre la hauteur des lames h et leur écartement D, soit R= h/D.
Les rapports les plus couramment employés en radiodiagnostic varient de 6 à 12. Les rapports élevés améliorent l'antidiffusion mais nécessitent d'augmenter la dose de rayons X, d'où un compromis suivant le type d'examen.
rapport de hasards l.m.
Risque relatif de survenue d’un événement dans une analyse multifactorielle réalisée selon le modèle de Cox
rapport de masculinité l.m.
Ratio dans un échantillon ou une population du nombre de sujets du sexe masculin pour cent sujets du sexe féminin.
Le sexe ratio à la naissance est voisin de cent six garçons pour cent filles.
Syn. sexe ratio
rapport des chances l.m.
rapport des cotes l.m.
odds ratio, OR
En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.
[E1]
rapport de vraisemblance l.m.
likehood ratio
Dans un examen complémentaire, rapport du pourcentage de « vrais positifs » chez les malades à celui du pourcentage de « faux positifs » chez les sujets inclus dans l’étude, mais qui n’ont pas la maladie.
P. ex. un rapport de vraisemblance égal à quatre signifie que l’examen est quatre fois plus souvent positif chez les malades que chez ceux qui n’ont pas la maladie.
[E1]
Édit. 2020
rapport gyromagnétique l.m.
gyromagnetic ratio
Rapport (gamma) entre la vitesse de précession oméga0 d’un proton placé dans un champ magnétique et l'intensité B0 de ce champ, selon la relation : gamma égale oméga0 sur B0.
Edit. 2018
Syn. constante gyromagnétique
→ précession, spin
[B1,B2,B3]
rapport I/E l.m.
I/E ratio
Rapport entre la durée de l'inspiration et celle de l'expiration dont la valeur normale est de l'ordre de 2/3 = 0,67.
Ci-dessous, pneumotachogramme montrant la mesure correcte des temps inspiratoire (entre le début de l'inspiration et le début de l'expiration) et expiratoire (entre le début de l'expiration et le début de l'inspiration). On voit que l'expiration (phase passive) est toujours plus longue que l'inspiration (phase active). Le réglage des respirateurs doit tenir compte de ce rapport et allonger l'expiration, en cas d'emphysème et surtout en cas de bronchospasme.
→ Fleisch (pneumotachographe de), pneumotachographe, spirogramme, ventilation
rapport nucléocytoplasmique l.m.
nucleoplasmic index, nuclear cytoplasmic ratio
Rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
Ce rapport tend à augmenter dans les cancers, par hypertrophie nucléaire. Le rapport normal est d'environ 1/4 ou 1/6 ; il s'approche de 1/1 dans la cellule cancéreuse.