Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

55 résultats 

insémination artificielle intra-conjugale l.f.

intraconjugual artificial insemination

Méthode de traitement de la stérilité conjugale par insémination avec le sperme du conjoint.
Elle peut être réalisée en cas d’infertilité inexpliquée ou lorsqu’il existe des anomalies mineures des deux partenaires, une anomalie de la glaire et une oligospermie modérée. Elle est aussi utilisée dans les éjaculations rétrogrades, ou les troubles sexuels chez un paraplégique, dans certains cas d’impuissance  ou d’insuffisance spermatique telle l’oligo-asthénospermie.
Elle est souvent couplée au monitorage échographique de l’ovulation. Elle utilise le premier jet du sperme, l’éjaculat fractionné, ou du sperme lavé. Elle peut aussi être réalisée après autoconservation de sperme chez des sujets ayant subi un traitement altérant de façon temporaire ou définitive leur spermatogenèse, traitement chirurgical, radiothérapique ou chimiothérapique.

Sigle  : IAC

intelligence artificielle l.f.

artificial intelligence

Tentative de création de programmes d'ordinateurs susceptibles de copier et/ou d'automatiser les compétences d'un expert humain.
Les algorithmes dits d'intelligence artificielle ont pour base l'étude approfondie des démarches d'un spécialiste humain de la question à traiter, de façon à dégager les voies de réflexion et d'analyse qui l'ont conduit à la solution. Une application possible pourrait être le diagnostic médical, mais pour l'instant les essais réalisés dans ce domaine n'ont été que relativement fragmentaires et parfois peu convaincants. Une autre application concerne l'enseignement, où des réalisations intéressantes ont en revanche vu le jour.

Étym. lat. intelligere : comprendre.

intelligence artificielle et psychiatrie l.f.

artificial intelligence and psychiatry

Ensemble des tentatives entreprises afin de comprendre et imiter l'activité psychique de l'homme et ses troubles.
Il s'agit de faire passer l'ordinateur d'un mode de fonctionnement séquentiel supposant des programmes préétablis, qui traitent les données et les stockent en mémoire, à des réseaux artificiels de neurones sur l'ensemble de leur connexions.
L'homme ne sachant pas mémoriser des données passives, sa mémoire n'est qu'active, modificatrice ; elle est à la fois infidèle et créatrice (M. Ohayon, 1989). La "machine à connexions" réaliserait un stockage "dans une structure de données actives ».
La notion selon laquelle l'ordinateur peut égaler, voire dépasser les processus de la pensée humaine fait l'objet de critiques et de réserves pour l'avenir. Ainsi, R. Penrose s'y oppose, avec l'argument principal selon lequel une partie riche et utile des mathématiques ne pourrait être traitée par l'informatique. A fortiori, il ébauche une théorie qui tend à relier la relativité, la physique quantitative et les phénomènes d'intelligence et de conscience. De tels concepts sont très discutés.

D. W. Hillis, inventeur, ingénieur, scientifique, auteur américain (1985) ;  M. M. Ohayon, épidémiologiste américain (1989) ; R. Penrose, mathématicien britannique (1989)

Étym. lat. intelligere : comprendre.

informatique et psychiatrie

interruption artificielle de l'allaitement l.f.

artificial interruption of lactation

Inhibition de la lactation obtenue par les médicaments à activité antiprolactine, notamment la bromocriptine.

prolactine,bromocriptine

ménopause artificielle l.f.

artificial menopause

Disparition définitive des règles après un acte thérapeutique interrompant l'activité ovarienne tel que l'ovariectomie bilatérale, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hystérectomie avec castration etc.

Étym.  gr. mên : mois ; pausis : cessation

nutrition artificielle l.f.

artificial nutrition

alimentation entérale, alimentation parentérale, nutripompe

peau artificielle l.f.

artificial skin

Ensemble de biomatériaux réalisés à partir de matériel de synthèse ou de macromolécules biologiques, comportant ou ne comportant pas de cellule vivante, et destinés à reconstituer la barrière cutanée physiologique de façon temporaire ou définitive.
L’indication principale est le traitement des grands brûlés.

rupture artificielle de la poche des eaux l.f.

artificial rupture of the bag of water

Geste obstétrical consistant à percer la poche des eaux à l'aide d'un perce-membrane pour évacuer le liquide amniotique pendant le travail.

rupture artificielle des membranes l.f.

artificial rupture of the membranes

Geste consistant à percer les membranes de l'œuf avant le début du travail à l'aide d'un perce-membrane en vue d'un déclenchement artificiel du travail.

spermatocèle artificielle l.f.

Confection chirurgicale avec du tissu veineux, vaginal ou prothétique d'une cavité branchée sur le conduit épididymaire et destinée à créer un réservoir ponctionnable de spermatozoïdes.
Cette technique destinée à l’insémination artificielle n’est presque plus utilisée : elle a été remplacée par la ponction directe de l'épididyme complétée par une fécondation in vitro.

Syn. spermatocèle chirurgical

diagramme ventilation x fréquence l.m.

ventilation x frequency diagram

ventilation x fréquence (diagramme)

jet ventilation l. angl.f.

Ventilation artificielle par jets pulsés, injectés directement dans la trachée avec une fréquence généralement élevée.
L'appareil, un tronçonneur de débit, fonctionne en principe à une fréquence ventilatoire de 80 à 150 par minute (HFJV : high frequency jet ventilation), c'est-à-dire au voisinage de la fréquence propre de la ventilation chez l'adulte, ce qui limite les barotraumatismes, laisse les poumons presque immobiles et évite la curarisation. Ce type de ventilation peut aussi se faire manuellement à une fréquence plus basse et, dans ce cas, on se rapproche d'une fréquence ventilatoire normale (mais le thorax n'est pas immobile). Chez l'enfant, compte tenu de la loi de similitude (la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), il faut utiliser des fréquences plus élevées. Le mélange respiratoire est injecté par une petite sonde qu'on glisse dans la trachée un peu au-dessus de la carène, des sondes d'intubation spéciale avec un canal pour l'insufflation sont aussi utilisées. Primitivement, Sanders utilisait une aiguille rigide coudée dont il plaçait le bec dans l'axe se la trachée. Il faut installer cette petite sonde à l'intérieur d'une assez grosse sonde d'intubation pour assurer l'expiration sans risque de surpression pulmonaire dangereuse que le rétrécissement glottique risque d'entrainer.

R. D. Sanders, médecin anesthésiste américain (1967)

fréquence propre, similitude biologique, ventilation artificielle, ventilation à haute fréquence par oscillations

ventilation n.f.

Partie de la respiration qui concerne qualitativement le renouvellement de l'air dans les poumons et, quantitativement, le débit global d'air assurant ce renouvellement.
1) Chez le sujet normal, les mouvements ventilatoires sont périodiques à une fréquence f. Chaque mouvement déplace un volume courant VT.
Ces mouvements produisent un renouvellement d'air ou ventilation, V' = f. VT, qu'on exprime en général en litres par minute, aux conditions alvéolaires.
La ventilation se mesure à l'aide d'un spiromètre.
En clinique, l'observation en respiration spontanée de l'expansion thoracique, forte ou faible, et de sa fréquence, rapide ou lente, permettent d'apprécier si la ventilation est normale. Une ventilation irrégulière avec des pauses est une oligopnée (ex. rythme de Cheyne-Stokes), une respiration forte, ample et régulière est une polypnée ou une hyperpnée.
2) En hygiène, la ventilation des locaux est un des moyens de lutte contre les infections liées à l’environnement dans lequel séjournent les malades.

L. Gréhant, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1838-1910) ; J. Cheyne, médecin écossais (1818) et  W. Stokes, médecin irlandais (1854)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

respiration, oligopnée, Cheyne-Stokes (respiration de), polypnée, hyperpnée, alvéolaires (conditions), hypercapnie, polypnée, oligopnée, spiromètre, ventilation x fréquence (diagramme), volume courant

ventilation alvéolaire l.f.

alveolar ventilation

Débit d’air qui assure le renouvellement de l’air alvéolaire.
Tout l’air d’un volume courant ne va pas jusqu’aux alvéoles, une partie reste dans l’espace mort sans prendre part aux échanges respiratoires. La différence entre le volume courant VT et le volume mort VD, représente le volume d’air VA, qui assure le renouvellement effectif de l’air alvéolaire : VT=VA+VD.
En terme de ventilation, la ventilation globale est la somme de la ventilation alvéolaire VA+f. VA et de la ventilation de l’espace mort, f.VD, soit V’=V’A+f.VD.
On calcule la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2  et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle dans les artères) et la formule de Rossier (la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire) soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires :
V’A=B. V’CO2 /PaCO2.
Si les centres respiratoires ne sont pas déprimés par un médicament ou un toxique, la ventilation alvéolaire est maintenue stable par les centres respiratoires bulbaires qui stabilisent la PaCO2.

P. H. Rossier, médecin interniste suisse  (1954) ; L. Gréhant, physiologiste françai, membre de l’Académie de médecine s (1838-1910)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Symb. V’A

gaz alvéolaire, espace mort, respiratoire (centre), ventilation x fréquence (diagramme), Enghoff (hypothèse d'), formule de Rossier

ventilation assistée l.f.

assisted ventilation

Mode de ventilation artificielle consistant à laisser le patient respirer spontanément, en se contentant de compléter l'inspiration de manière à apporter l'appoint de ventilation jugé nécessaire.
En anesthésie ce mode de ventilation se fait très simplement en appuyant à la main sur le ballon pour accompagner le mouvement inspiratoire. En réanimation les respirateurs mécaniques munis d'un déclencheur détectent le mouvement inspiratoire du patient et insufflent une quantité d'air supplémentaire qui peut être prédéterminée. Les relaxateurs de pression fonctionnent naturellement sur ce mode de ventilation mais ils ne contrôlent pas le volume insufflé.
La ventilation assistée est le bon mode de ventilation artificielle avant le sevrage du respirateur car il oblige le centre respiratoire à fonctionner à chaque cycle respiratoire.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, trigger

ventilation assistée contrôlée intermittente l.f.

synchronized intermittent mandatory ventilation

Ventilation contrôlée dans laquelle les cycles respiratoires ne sont déclenchés qu'en présence d'une caractéristique spécifique de la respiration spontanée du malade, si, p. ex. le débit expiratoire tombe au-dessous d'une limite donnée.
Ce mode de ventilation est particulièrement intéressant pour faciliter le sevrage.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, sevrage, ventilation contrôlée, ventilation assistée

ventilation avec pression positive expiratoire l.f.

ventilation with positive expiratory pressure

Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant spontanément ou non est plus positive pendant la phase expiratoire que pendant la phase inspiratoire.
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP

ventilation contrôlée l.f.

controlled ventilation, mandatory ventilation

Mode de ventilation artificielle consistant à prendre entièrement en main la ventilation, les centres respiratoires étant mis au repos (ils sont «en apnée»).
Ce mode qui impose de régler la grandeur de la ventilation suppose qu'on satisfasse à la demande ventilatoire du patient. Si cette demande n'est pas satisfaite (ventilation insuffisante) les centres respiratoires réagissent et déclenchent des mouvements inspiratoires incoordonnés avec les insufflations : il y a «lutte» contre le respirateur.
Les respirateurs modernes perfectionnés comportent des programmes permettant à l'appareil de s'adapter automatiquement à la demande ventilatoire.
Ce mode de ventilation s'impose quand les centres respiratoires sont déprimés (notamment au cours de l'anesthésie générale ou chez les patients comateux), mais il a l'inconvénient d'installer une certaine hyperventilation génératrice d'hypocapnie et d'alcalose. Les centres respiratoires moins sollicités ont alors beaucoup de difficulté à reprendre un fonctionnement normal lors du sevrage.
Avant d'arrêter une ventilation contrôlée il faut toujours passer en ventilation assistée ou du moins en ventilation contrôlée intermittente ou encore en ventilation imposée variable : on assure ainsi le sevrage dans de meilleures conditions qu'en faisant des essais de débranchement du ventilateur pendant un certain temps sous prétexte «d'entraîner le patient à respirer seul». Il y a là un risque non négligeable d'accident par oligopnée entraînant une hypoxie : le débranchement intempestif du respirateur peut entraîner un arrêt cardiaque.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, demande ventilatoire, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation imposée variable

ventilation contrôlée intermittente l.f.

intermittent mandatory ventilation (IMV)

Combinaison de la respiration spontanée et de cycles respiratoires périodiquement engendrés par un respirateur.
Ce mode de ventilation est intéressant pour préparer le sevrage du respirateur en diminuant progressivement le réglage de la ventilation.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ventilation contrôlée

ventilation en pression assistée l.f.

pressure assistance

Technique à utiliser lorsqu'un malade respire spontanément, afin que la pression des voies aériennes soit toujours positive à une valeur limite réglable jusqu'à la fin de la phase expiratoire.
Cette technique est utilisée notamment pour le traitement de certains insuffisants respiratoires à domicile avec l'emploi d'un masque nasal.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, masque nasal

ventilation x fréquence (diagramme) l.m.

ventilation x frequency diagram

Diagramme utilisé en physiopathologie respiratoire pour préciser le sens du vocabulaire.
Une bonne définition des termes est utile pour guider l'observation clinique et permettre la conduite d'un traitement efficace avant d'avoir reçu les résultats du dosage des gaz du sang. Le diagramme ci-dessous montre que la vie ne peut être maintenue si la ventilation globale n'est pas supérieure à celle de l'espace mort (sauf oxygénation sous apnée ou jet ventilation) : si l'on n'entreprend pas tout de suite la ventilation artificielle, c'est l'asphyxie.
L'hyperpnée qui entraîne une hypocapnie et donc une alcalose gazeuse, témoigne souvent d'une compensation d'une acidose fixe (acidose lactique, diabète, intoxication) qu'il faut identifier et traiter. Contrairement à ce qui est dit dans la plupart des dictionnaires, «une petite respiration rapide et superficielle» n'est ni une polypnée, ni une hyperpnée. C'est une tachypnée avec oligopnée et donc avec une hypoxie et hypercapnie.
 
Diagramme ventilation x fréquence chez un sujet normal au repos.
Zone pointillée : situation zone impossible à atteindre par la mécanique ventilatoire (supérieure à la ventilation maximale).
Zone hachurée : le sujet ne ventile que l'espace mort, c'est l'asphyxie.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

espace mort, hyperpnée, hypocapnie, alcalose gazeuse, acidose métabolique, oligopnée hypoxie, hypercapnie

ventilation imposée variable l.f.

mandatory minute volume (MMV)

Ventilation préétablie dont le complément par rapport à la respiration spontanée est fourni par le ventilateur si besoin est.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ventilation assistée

ventilation manuelle l.m.

manual ressuscitation

Ventilation artificielle effectuée avec un petit ressuscitateur mu à la main.
Différents dispositifs sont utilisés : ballon d'anesthésie, ballon autogonflable, soufflet à main, etc.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ressuscitateur, système anesthésique, Waters (va-et-vient de)

ventilation maximale l.f.

maximum breathing capacity

Valeur maximale de la ventilation à une fréquence donnée obtenue par une excitation intense, volontaire ou toxique, des centres respiratoires.
Chez le sujet sain, la mécanique ventilatoire fonctionne comme un oscillateur à l'amortissement critique. Dans ces conditions, l'énergie musculaire maximale ayant la même limite constante pour chaque mouvement ventilatoire, le volume courant suit une loi exponentielle (à une approximation du deuxième ordre près), ce qui se vérifie bien expérimentalement : le volume courant maximal, Vmax, à la fréquence f est Vmax = Cv e- f/fo,
avec Cv la capacité vitale et fo la fréquence propre de la mécanique ventilatoire (environ 1,5 Hz = 90/min chez le sujet adulte normal). Elle a sa plus forte valeur pour la fréquence propre. Il en va autrement chez les malades atteints d'un syndrome obstructif (emphysème, etc.) parce que la résistance de la mécanique ventilatoire est plus grande à l'expiration. Cette augmentation des résistances expiratoires se voit par le signe du créneau, lors de l'exécution de l'épreuve de la ventilation maximale : le patient n'arrive plus à expirer normalement.
L'épreuve de ventilation maximale, très utilisée en Allemagne (Knipping) depuis plus de 60 ans, est pénible et difficile à faire exécuter correctement par les patients, mais elle correspond à une valeur essentielle pour l'évaluation de l'insuffisance ventilatoire. C'est pourquoi elle est remplacée par l'épreuve d'expiration forcée d'où l'on tire une valeur approchée dite «ventilation maximale indirecte».

L. Brauer, médecin allemand (1865-1951)

Étym. traduction de l'allemand Atemgrenzwert, «limite de la ventilation» (Brauer, 1932)

emphysème, insuffisance ventilatoire, VEMS, ventilation maximale indirecte, signe du créneau

ventilation maximale indirecte l.f.

indirect maximal breathing capacity

Calcul d'une valeur proche de celle de la ventilation maximale à partir de l'épreuve d'expiration forcée par la formule de Tiffeneau : 30 VEMS = V'max.
Cette relation donne une valeur approchée, dite «indirecte», de la ventilation maximale à la fréquence 30/min). Cette valeur est facile à obtenir par l'épreuve d'expiration forcée lorsqu'elle est exécutée correctement.

R. Tiffeneau, pharmacologue et physiologiste français (1910-1961)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

VEMS, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale, VEMS

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