rameaux pulmonaires thoraciques sympathiques l.m.p.
rami pulmonales thoracici (pars sympathica) (TA)
thoracic pulmonary branches (sympathetic part)
Rameaux nerveux nés de la chaine sympathique thoracique en particulier des 2e, 3e et 4e ganglion thoracique, mais aussi du ganglion cervicothoracique et des nerfs cardiaques.
Ils se jetent dans le plexus pulmonaire correspondant.
vaisseaux lymphatiques pulmonaires l.m.p.
pulmonary lymphatic vessels
Vaisseaux naissant d'un plexus superficiel sous-pleural et d'un plexus profond périadventitiel bronchovasculaire.
Ils accompagnent les branches des vaisseaux pulmonaires et les bronches. Le plexus profond des grosses bronches, a une portion sous-muqueuse et une portion péribronchique. Pour les petites bronches existe un simple plexus étendu jusqu'aux bronchioles mais non aux alvéoles lesquelles n'ont pas de vaisseaux lymphatiques.
Les efférents superficiels contournent les scissures pour gagner les nœuds lymphatiques bronchopulmonaires. Les efférents profonds gagnent le hile le long des vaisseaux et bronches. Il y a peu d'anastomoses entre les lymphatiques superficiels et profonds sauf dans la région hilaire. Dans les parties périphériques du poumon, de petits canaux connectent les lymphatiques superficiels et profonds.
[A1]
Édit. 2019
vascularites pulmonaires l.f.p.
pulmonary vasculitis
Affections caractérisées par une inflammation des vaisseaux pulmonaires dont la paroi est infiltrée par des cellules inflammatoires.
Ces lésions vasculaires pulmonaires concernent essentiellement les artères pulmonaires, et elles sont souvent associées à une vascularite systémique (granulomatose avec polyangéite, gtanulomatose éosinophilique avec polyangéite, polyangéite microscopique, Behçet (maladie de), Takayashu (artérite de), artérite à cellules géantes).
F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; B.T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Syn. angéites pulmonaires
→ vascularite, vascularite nécrosante systémique, granulomatose avec polyangéite, gtanulomatose éosinophilique avec polyangéite, polyangéite microscopique, Behçet (maladie de), Takayashu (artérite de), artérite à cellules géantes
[K1,K4, N3]
Édit. 2020
vésicules pulmonaires l.f.p.
lungwort vesicles
[A1]
Édit. 2019
nœuds lymphatiques broncho-pulmonaires l.m.p.
nodi lymphoidei bronchopulmonales (TA)
bronchopulmonary lymph nodes
Nœuds lymphatiques intrathoraciques viscéraux situés au niveau des ramifications broncho-vasculaires intrapulmonaires, à proximité du hile ou sous la plèvre pulmonaire.
On distingue donc les nœuds intrapulmonaires proprement dits et les nœuds sous-pleuraux. Ils reçoivent les lymphatiques du poumon homologue. Ils se drainent dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs homologues et dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs.
Dans la classification internationale des tumeurs malignes broncho-pulmonaires, l’atteinte tumorale isolée des nœuds lymphatiques hilaires est classée N1. L’atteinte des nœuds lymphatiques médiastinaux associée ou isolée est par contre classée N2.
Syn. anc. ganglions lymphatiques intrapulmonaires, ganglions lymphatiques hilaires, ganglions lymphatiques des pédicules pulmonaires
acanthome intra-épidermique l.m.
intraepidermic acanthoma
→ épithélioma intra-épidermique
[J1]
Édit. 2016
analgésie intra-arachnoïdienne l.f.
intra arachnoid analgesia
Syn. rachi-anesthésie, analgésie intra-dure-mérienne
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie intra-dure-mérienne l.f.
intradural analgesia
Syn. rachi-anesthésie, analgésie intra-arachnoïdienne
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
anesthésie intra-arachnoïdienne l.f.
intra arachnoid anaesthesia
→ analgésie intra-arachnoïdienne, rachianesthésie
[G1]
Édit. 2017
anesthésie intra-dure-mérienne l.f.
intradural anaesthesia
→ analgésie intra-dure-mérienne
[G1]
Édit. 2017
arthrodèse intra-articulaire l.f.
intra-articular fusion
Arthrodèse pratiquée avec pénétration dans l’articulation, le plus souvent par arthrotomie large, pour exposer les surfaces articulaires, les aviver, les fixer et traiter dans le même temps d’éventuelles lésions pathologiques.
Dans certains cas particuliers l’intervention peut être faite par voie endoscopique.
Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fusion
ballon intra-aortique l.m.
intraaortic balloon
Ballon gonflable, placé dans l’aorte descendante thoracique à l’aide d’un cathéter introduit par voie artérielle fémorale.
Technique de réanimation cardiaque permettant de compenser temporairement une insuffisance circulatoire aigüe ou un choc cardiogénique. L’inflation du ballon, synchrone de la diastole ventriculaire gauche, augmente la pression aortique améliore la perfusion coronaire et carotidienne et chasse le sang de l’aorte vers les territoires périphériques. Le dégonflage présystolique rapide évite d’accroître le travail du ventricule gauche.
S. D. Moulopoulos (1962), A. Kantrowitz (1968), médecins américains
Syn. assistance circulatoire, contrepulsion aortique
Édit. 2017
ballon intra-gastrique l. m.
intra-gastric balloon
Méthode thérapeutique des obésités morbides consistant à réduire le volume du bol alimentaire par la mise en place d’un ballon dans l’estomac.
Il existe des ballons à eau et d’autres à air. Le ballon intragastrique a de nombreuses contrindications et de nombreux effets secondaires. Son résultat qui n’est pas supérieur à la prise en charge standard de l’obésité, est inférieur à la prise en charge chirurgicale. Il doit être retiré au bout de six mois. Il est quasiment abandonné dans la prise en charge de l’obésité.
→ obésité, chirurgie bariatrique
Édit. 2017
Borst-Jadassohn (épithélioma intra-épidermique de) l.m.
Borst-Jadassohn’s intraepidermal epithelioma
M. Borst, anatomopathologiste allemand (1904) ; J. Jadassohn, dermatopathologiste allemand (1926)
Édit. 2017
bulle intra-épidermique l.f.
intra-epidermal bulla ou blister
Cavité liquidienne, siégeant au sein de l'épiderme, dont la formation, secondaire à la perte de cohésion des kératinocytes entre eux, peut être due à différents phénomènes pathologiques : soit un œdème intracellulaire pouvant aboutir à une destruction cellulaire ou nécrose, comme dans une infection virale, soit un œdème intercellulaire ou spongiose comme dans l'eczéma, soit une disparition des ponts intercellulaires ou acantholyse, comme dans le pemphigus.
Étym. lat. bulla : bulle
Édit. 2017
cancer biliaire intra-hépatique l.m.
intrahepatic biliary carcinoma
Tumeur maligne développée à partir de l'épithélium des voies biliaires intra-hépatiques. Atteignant les canaux hépatiques ou la convergence, elle représente 10% des cancers des voies biliaires la majorité de ces tumeurs (90%) étant extra-hépatiques.
Encore appelé cholangio-carcinome intra-hépatique, on lui reconnaît certains facteurs de risque, notamment des tumeurs bénignes (adénomes, papillomes) ou une cholangite sclérosante primitive. Le plus souvent « périphérique », elle peut aussi se développer à partir de la confluence des canaux hépatiques dans 30% des cas (tumeur de Klastkin). L'immunohistochimie peut aider à la différencier du carcinome hépato-cellulaire ou des métastases d'adénocarcinome colorectal. Le traitement chirurgical, lorsqu'il est possible, peut seul permettre des survies prolongées.
On distingue trois types de tumeurs : les cholangiocarcinomes (ou carcinomes cholangiocellulaires) intrahépatiques, les cystadénocarcinomes biliaires et les carcinomes développés à partir d'un papillome biliaire.
G. Klatskin, anatomopathologiste hépatologue américain (1965)
Syn. carcinome biliaire intra-hépatique
[F2,L1]
cancer intra-épithélial l.m.
intraepithelial neoplasia
[F2]
cancer intra-épithélial du col utérin l.m.
intra-epithelial carcinoma of the cervix
→ cancer in situ du col utérin
[F2,O3]
capteur intra-oral l.m.
intraoral sensor
Système miniaturisé destiné à être placé en bouche afin de réaliser une radiovisiographie.
[B2,B3]
carcinome intra-épidermique l.m.
intraepidermal carcinoma
Terme actuellement recommandé dans certaines nomenclatures pour désigner la maladie de Bowen.
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ épithélioma intraépidermique, Bowen (maladie de)
[F2,J1]
carcinome intra-épithélial de la vulve l.m.
intraepithelial carcinoma of the vulva
Cancer épidermoïde de la vulve qui n’effondre pas la couche basale de l’épithélium, n’envahit pas le stroma conjonctif et ne dissémine pas vers les ganglions inguinaux.
Il succède à une dysplasie sévère ou néoplasie intra-épithéliale vulvaire de type 3, dont le sigle anglais consacré est VIN 3, à une maladie de Bowen, une maladie de Paget ou un lichen sclérovulvaire. Il se traite par la vulvectomie partielle ou par la vulvectomie totale car il est volontiers multifocal.
J. T. Bowen dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer in situ de la vulve
→ cancer de la vulve, Bowen (maladie de), maladie de Paget (maladie extra-mammaire de), lichen scléro-atrophique de la vulve
[F2,O3]
chirurgie intra-utérine l.f.
intrauterine surgery
1) Acte chirurgical portant sur le fœtus, après incision utérine ou par voie endoscopique transutérine.
Les rares indications ont été la pose in utero, d’un cathéter vésical dans la cure d’uropathie obstructive par valve de l’urètre postérieur, ou d’un cathéter intraventriculaire de dérivation en cas d'hydrocéphalie, quelques tentatives enfin de réparation d’une hernie diaphragmatique.
2) Chirurgie portant sur le contenu de la cavité utérine pratiquée par endoscopie, p. ex. une endométrectomie ou une résection de cloison utérine.
[O3,O6]
corps étranger intra-oculaire (repérage d'un - par déplacement du regard) l.m.
intraocular foreign body (physiological method of localisation by eye moving projection)
Technique radiologique de repérage d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque. Des clichés sont réalisés en incidence d’orbite dans les quatre directions cardinales du regard, qui permettent de différencier un corps étranger situé dans le segment antérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le même sens que les mouvements oculaires) par rapport à un corps étranger situé dans le segment postérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le sens contraire des mouvements oculaires).
Cette technique est devenue désuète avec la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
[P2]
défaut de croissance fœtale intra-utérine l.m.
intrauterine growth retardation
Anomalie de la croissance du fœtus qui se traduit par un poids de naissance inférieur à ce qu'il devrait être pour l'âge gestationnel.
Il peut être dû à une diminution du débit utéroplacentaire au cours d'un syndrome vasculorénal, à une lésion placentaire vasculaire ou tumorale, un chorio-angiome, à une anomalie funiculaire, une insertion vélamenteuse du cordon, une artère ombilicale unique, ou à un déséquilibre circulatoire entre deux jumeaux, à un état de malnutrition ou à une cardiopathie cyanogène maternelle. Il est alors dysharmonieux, affectant le tronc et les membres, respectant la tête. Il peut aussi être secondaire à une embryofœtopathie virale (la rubéole, l’herpès, le cytomégalovirus, le parvovirus) ou parasitaire (la toxoplasmose), ou toxique (l’alcool ou le tabac) ou tératogène ou enfin malformative, chromosomique ou génétique. Il est alors harmonieux, affectant en même temps le tronc, les membres et la tête. Le diagnostic est suspecté par la mesure de la hauteur utérine et confirmé par des mesures biométriques échographiques. La gravité de la souffrance fœtale chronique est attestée par l'augmentation de la résistance vasculaire ombilicale mesurée en vélocimétrie Doppler, et les ralentissements tardifs à l'enregistrement du rythme cardiaque fœtal. En l'absence de traitement médical efficace, il nécessite souvent une interruption prématurée de la grossesse.
Étym. lat. de : préfixe intensif, fallo : tromper, manquer à ce qu'on aurait dû faire
Syn. hypotrophie fœtale, malnutrition fœtale intra-utérine, souffrance fœtale chronique, retard de croissance intra-utérin
dispositif intra-utérin l.m.
intrauterine contraceptive device
Corps étranger placé dans la cavité utérine dans un but contraceptif.
Il comporte une partie en plastique et une en cuivre dont certaines libèrent également de la progestérone. L'index de Pearl, nombre de grossesse pour 100 femmes/an, est de 1,5 à 3. Les effets secondaires sont une augmentation du risque de salpingite-péritonite, de grossesse extra-utérine, de perforation utérine et de ménorragies. Il est contre-indiqué chez la nullipare et la diabétique. Il doit être changé tous les 3 ans.
Syn. stérilet