Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénite sinusale cytophagique l.f.

sinus histiocytosis with massive lymphadenopathy, Rosai and Dorfman’s Syndrome

La maladie est rare en Europe, d’étiologie inconnue et survient surtout chez le jeune enfant vivant dans des conditions socio-économiques précaires (tiers-monde en particulier).
Elle débute par des adénopathies cervicales volumineuses, pseudotumorales, indolores, puis s’étend à tout le corps. La fièvre est marquée, la polynucléose habituelle, la vitesse de sédimentation élevée. L’examen histologique d’un nœud (ganglion) montre une distension des sinus par l’accumulation d’histiocytes contenant de nombreux lymphocytes à des stades variables de destruction. L’évolution de cette lymphocytophagie est chronique, habituellement bénigne.

P-P. Destombes, anatomopathologiste français (1965), J. Rosaï, anatomopathologiste américain d’origine italienne (1969 et 1972) et R. F. Dorfman, anatomopathologiste américain (1969 et 1972)

Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire

Syn. histiocytose sinusale hémophagocytaire, syndrome de Destombes-Rosai-Dorfman, maladie de Destombes, lymphadénopathie massive par histiocytose sinusale avec hémophagocytose

[N1 ,P1 ]

Édit. 2017

adénopathie médiastinale l.f.

mediastinal adenopathy

Affection des nœuds (ganglions) lymphatiques du médiastin, quelque en soit la cause, bénigne ou maligne.
Les causes de ces adénopathies sont variables, pouvant être bénignes, sarcoïdose, tuberculose ou malignes, métastases, lymphomes hodgkiniens ou non hodgkiniens, par exemple.
La tomodensitométrie thoracique permet de localiser ces adénopathies. Le diagnostic histologique peut être obtenu, suivant leur localisation, par médiastinoscopie, médiastinotomie ou thoracoscopie.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[K1]

Édit. 2017

agoraphobie n.f.

agoraphobia

Trouble qui concerne étymologiquement la peur des espaces découverts mais inclut actuellement un ensemble de phobies apparentées comme la peur des foules, celle de ne pouvoir se réfugier facilement en un lieu sûr, celle des grands magasins et des endroits publics, la crainte de quitter le domicile.
Les manifestations anxieuses et les conduites d'évitement qui en découlent sont de fréquence et d'intensité variables selon les patients, parfois très invalidantes, au point que certains sujets restent confinés à leur domicile.
Plus souvent observée chez la femme que chez l'homme, l'agoraphobie peut être associée à des symptômes dépressifs, obsessionnels, des phobies sociales et des attaques de panique.
L'évolution est souvent chronique en l'absence de traitement. Celui-ci est médicamenteux (antidépresseurs) et psychothérapique (thérapie cognitivo-comportementale).
D'autres phobies spatiales peuvent en être rapprochées : acrophobie (vertige des hauteurs), claustrophobie (peur des espaces confinés).

Étym. gr. agora : place publique, phobos : crainte

acrophobie, claustrophobie, dépression, névrose obsessionnelle

[H3,H4]

Édit. 2017

air n.m.

air

Mélange d'oxygène, d'azote, de vapeur d'eau et d'autres gaz.
L'air, constituant l'atmosphère respirée par les êtres vivants, véhicule de nombreuses aérosols solides (poussières, neige) ou liquides (brouillards, pluie, etc.) sa composition en vapeur d'eau varie selon la température et l'humidité. Mais l'air trachéal et pulmonaire est dépoussiéré et saturé en vapeur d'eau. La composition gazeuse de l'air pur et sec est stable et varie peu avec l'altitude mais il peut être souillé par du gaz carbonique et des polluants dont les concentrations sont variables.

aérosol, altitude, gaz, vapeur d'eau

[B1,C1]

Édit. 2017

air médical l.f.

medical air

Air sec épuré des poussières et autres aérosols, des gaz et des vapeurs qui sont en quantités variables, destiné à l'usage médical (respirateurs, instruments de chirurgie à moteur pneumatique).
Pollué par des gaz toxiques (CO, CO2, SO2, etc.) et par des aérosols d'huiles septiques et toxiques, l'utilisation de l'air comprimé industriel a entraîné des complications pulmonaires (oléomes) au cours des ventilations artificielles ou l'infection de plaies chirurgicales (instruments alimentés à l'air comprimé).
Pour éviter ces complications il y a lieu d’utiliser l'air médical distribué dans l'hôpital avec les gaz médicaux. Cet air est, soit reconstitué à partir d'O2 et d'N2 liquéfiés, soit, le plus souvent, extrait de l'air ambiant par des compresseurs sans huile. L'air passe ensuite sur des filtres bactériologiques (tamis moléculaires) qui garantissent sa pureté, s'ils sont changés régulièrement.

air, aérosol, oléome pulmonaire

[B3]

Édit. 2017

albinisme n.m.

albinism

Ensemble de maladies génétiques dues à un déficit congénital du métabolisme de la mélanine, contrastant avec un nombre normal de mélanocytes et se manifestant par des macules cutanées dépigmentées ou  peu pigmentées d'extension variable et par des troubles oculaires. .
Chez le sujet atteint, le mélanocyte, cellule spécialisée dans la fabrication du pigment, est présent mais il est incapable d'élaborer le pigment.
Il existe de nombreuses formes cliniques correspondant à des déficits différents du système pigmentaire ; certaines sont associées à d'autres anomalies. Ces formes sont très variables, depuis celles limitées à l'œil jusqu'aux atteintes cutanées diffuses L'albinisme peut être partiel et localisé : piebaldisme, albinisme oculaire ; ou généralisé (oculocutané) ou incomplet (albinoïdisme). Le risque évolutif majeur est l'apparition de cancers cutanés dus à l'absence de protection contre le rayonnement solaire.
L'albinisme existe chez l'Homme et chez tous les animaux, mammifères, batraciens, oiseaux, poissons, insectes, et mollusques. La fréquence globale de l'albinisme est estimée chez l'Homme à 1/2500. La transmission est variable, autosomique dominante ou récessive, ou liée au sexe, suivant les formes cliniques Le locus de l'albinisme humain a plus de soixante allèles (dont l'allèle pour l'albinisme mutant jaune) ; il est situé sur le gène de la tyrosinase (TYR) en 11q14.3.
Le diagnostic anténatal est fait par biopsie de peau fœtale.

Étym. lat. albus : blanc

tyrosinase positive (test d'incubation à la tyrosine du bulbe pilaire), achromie, leucodermie, Tietz (syndrome de), TYR gene

[J1,P2,Q2]

Édit. 2017

albinisme oculo-cutané type 4 (AOC4) l.m.

albinism 4

Forme d’albinisme oculo-cutané caractérisé par des degrés variables d'hypopigmentation de la peau et des cheveux, de nombreux changements oculaires et une décussation des fibres du nerf optique au niveau du chiasma.
La prévalence mondiale est estimée à 1/100 000 ; elle est plus élevée au Japon.
L'hypopigmentation cutanée est souvent visible dès la naissance et des signes de nystagmus et de strabisme se manifestent au cours de la première année. Le nystagmus diminue généralement avec le temps ; il est plus notable avec la fatigue, le stress, l'anxiété ou la colère. L'hypoplasie fovéale est associée à la réduction de l'acuité visuelle. Un large spectre de phénotypes cliniques peut être trouvé dans l'AOC4. L'iris est bleu ou marron. La photophobie est courante. L'examen ophtalmologique révèle la vascularisation de la choroïde, une pigmentation rétinienne réduite et une hypoplasie fovéale. Strabisme alternant, réduction de la vision stéréoscopique, et un potentiel évoqué visuel altéré sont associés à la décussation des fibres du nerf optique au niveau du chiasma. Les anomalies visuelles se stabilisent généralement après l'enfance.
La couleur des cheveux des nouveau-nés va de blanc argenté à jaune clair, ils peuvent foncer légèrement (châtain clair) mais restent relativement inchangés. La peau est le plus souvent blanc crème. Avec le temps, la peau devient épaisse, rugueuse et infiltrée, et les kératoses actiniques sont courantes chez les patients avec une exposition solaire importante. Un risque accru de développer des carcinomes squamocellulaires et basocellulaires existe, mais le mélanome est rare.
L'AOC4, de transmission autosomique récessive, est dû à des mutations du gène de la protéine de transport associée à la membrane (MATP) SLC45A2, qui code pour une protéine de transport qui agirait comme un médiateur dans la Synthèse de la mélanine. Les patients ont des mélanocytes qui continuent de produire de petites quantités de mélanine (principalement phéomélanine jaune).
Le test génétique permet d'affirmer le diagnostic.

M. Hayashi et T. Suzuki, dermatologues japonais, Orphanet ( Avril 2014)

Étym. lat. albus : blanc

albinisme oculocutané, SLC45A2 gene

[J1,P2,Q2]

Édit. 2017

aldostérone n.f.

aldosterone

Hormone stéroïde à vingt et un carbones, dérivée du delta 4-prégnène, possédant des fonctions cétone sur les carbones 3 et 20, des fonctions alcool sur les carbones 21 et 11 et une fonction aldéhyde sur le carbone 18 liée par un pont hémi-acétalique avec la fonction alcool du carbone 11.
L'aldostérone est la principale hormone minéralocorticostéroïde, sécrétée par les glandes corticosurrénales. Elle agit sur le métabolisme minéral (excrétion de K+ et rétention de Na+) et régule les volumes d'eau extracellulaires. Elle est éliminée dans les urines sous forme de dérivés hydrogénés. On la prescrit dans le traitement de la maladie d'Addison, de certaines hypertensions artérielles et insuffisances cardiaques.
L’aldostérone peut être dosée dans le sérum, le plasma ou l’urine par des techniques radio-immunologiques. Le prélèvement doit être effectué le matin chez un patient en régime normosodé, à jeun, soit couché, soit debout depuis au moins une heure. Le dosage n’est pas normalisé et les concentrations usuelles sont donc très variables selon la technique utilisée par le laboratoire. Il est utilisé pour l’exploration des insuffisances surrénaliennes et des hyperaldostéronismes primaires et secondaires

[K2,04]

Édit. 2017 

alpha 1-antichymotrypsine (déficit en) l.m.

alpha 1-antichymotrypsin deficiency

Affection congénitale caractérisée par un manque d’ alpha1-antichymotrypsine.
La concentration plasmatique normale de l’ alpha1-antichymotrypsine est environ le dixième de celle de l' alpha1- antitrypsine. Les rares adultes porteurs du déficit, qui se transmet sur le mode dominant autosomique, présentent des degrés variables d'atteinte pulmonaire et hépatique comparables à ce qui est observé dans les déficits en alpha1-antitrypsine.

[C1,C2,C3,Q2]

Édit. 2017

alvéolite pulmonaire n.f.

alveolitis pulmonary

Ensemble lésionnel, de nature inflammatoire, caractérisé par la présence, dans la cavité alvéolaire pulmonaire et dans des proportions variables en fonction de l’agent causal et du stade évolutif aigu ou chronique de la maladie, d’un œdème, de cellules alvéolaires desquamées, de cellules inflammatoires en diapédèse (macrophages, leucocytes), d’hématies, de fibrine, de membranes hyalines.
La paroi alvéolaire proprement dite est modifiée : congestion capillaire, infiltration inflammatoire, développement de fibroblastes. L’examen histologique peut, dans certains cas, retrouver un agent causal : diverses bactéries, bacille de Koch, ou le soupçonner en présence de cellules géantes dans le cas des viroses, par ex. D'un point de vue anatomopathologique on décrit, selon la prédominance des cellules qui la composent, les alvéolites macrophagiques, lymphocytaires, à polynucléaires neutrophiles, à polynucléaires éosinophiles et les alvéolites mixtes. L'alvéolite peut intéresser les septums interalvéolaires (alvéolite murale) ou la lumière alvéolaire (alvéolite luminale), les deux étant souvent associées. Elle peut être aigüe, subaigüe ou chronique. Du point de vue physiopathologique, l'alvéolite est considérée comme un stade précoce des maladies infiltratives diffuses pulmonaires.
Une alvéolite peut guérir sans laisser de séquelles ; à l’inverse, le contenu de la cavité alvéolaire peut se nécroser et évoluer vers la constitution d’un abcès. La paroi alvéolaire peut de son côté se fibroser et s’épaissir ; l’extension d’une fibrose systématisée et/ou mutilante vient gravement compromettre, et de façon définitive, les échanges gazeux. Une forme particulière, dite alvéolite extrinsèque ou pneumopathie d'hypersensibilité, répond à une maladie granulomateuse chronique pulmonaire liée à l'inhalation de substances organiques agissant comme antigène déclenchant une réaction d'hypersensibilité, par ex. le poumon de fermier.

Étym. lat. alveolus : petite cavité

[K1]

Édit. 2017

anacatadidyme n.m.

anacatadidyme

Monstre tératopage de la classe des autosites doubles, réunis en H avec des complémentarités d'organes variables ou dans le prolongement l'un de l'autre.
Ce sont des eusomphaliens ou des monomphaliens.

Syn. tératopage

[A4,O6,Q3]

Édit. 2017

analyse factorielle de correspondance l.f.

factorial analysis of correspondence

Méthode d’analyse multifactorielle descriptive applicable si les variables étudiées sont catégorielles.
Son principe est assez proche de celui des analyses en composante principale.

Étym. gr. analusis : décomposition

analyse multifactorielle

[E1]

Édit. 2020

analyse spectrale en échographie l.f.

ultrasonography spectral analysis

En échographie doppler, représentation graphique sur un écran cathodique ou sur papier, d'un flux circulatoire en temps réel, prenant en compte trois variables : le temps mesuré en abscisse, la fréquence en ordonnée et l'énergie de chaque fréquence indiquée par une échelle de gris.
Après analyse informatique des différentes bandes de fréquence par transformée de Fourier, on obtient un tracé représentatif du courant circulatoire d'un vaisseau ou du cœur, contribuant au diagnostic.

Étym. gr. analusis : décomposition

Syn. spectre doppler

fréquence doppler

[B1,B2, K4, K2]

Édit. 2020

analyse unifactorielle l.m.

univariate analysis

Analyse qui étudie les liens qui existent entre deux variables.
L’importance de ces liens est évaluée à l’aide de tests statistiques. Il ne faut pas confondre ces liens avec une causalité. Un exemple est celui des doigts jaunes du fumeur et le cancer du poumon : il y a lien entre les deux, mais pas causalité. 

Étym. gr. analusis : décomposition

test statistique

[E1]

Édit. 2020

anarchie ventriculaire l.f.

ventricular prefibrillation

Succession paroxystique ou continue de battements cardiaques irréguliers, en général rapides, dont l’enregistrement électrocardiographique montre des complexes atypiques et variables défiant toute description systématique.

[K2]

Édit. 2017

anévrysme cardiaque l.m.

cardiac aneurysm

Cavité limitée par la paroi myocardique et communiquant avec l’intérieur du cœur.
Selon Laubry et Soulié elle se présente sous deux aspects :
1 – l’anévrysme en géode, formé par une perte de substance de la paroi ventriculaire et déterminant soit un amincissement sans dépression nette (anévrysme diffus de Thurnam), soit une dépression en cupule qui ne s’accompagne pas de saillie extérieure ;
2 – l’anévrysme saillant, plus commun, poche de dimensions variables, qui communique par un orifice plus ou moins large avec la cavité ventriculaire et déforme le contour épicardique ; il siège habituellement sur le ventricule gauche et souvent à la pointe.
L’anévrysme cardiaque est consécutif à un infarctus du myocarde.

C. Laubry, membre de l’Académie de médecine (1872-1960) et P. Soulié, membre de l’Académie de médecine (1903-1970), cardiologues français ; J. Thurnam, médecin britannique (1810-1873)

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

Syn. anévrysme passif

anévrysme pariétal, infarctus du myocarde

[K2]

Édit. 2019

angiome plan l.m.

port wine stain

Malformation vasculaire congénitale, c'est-à-dire hamartome vasculaire, fréquente, constituée d'une macule ou d'une plaque érythémateuse bien délimitée, d'étendue et de forme variables, résultant d'une densification du réseau capillaire dermique superficiel, sans prolifération cellulaire.
L'angiome plan peut être le marqueur de lésions vasculaires profondes comme dans les maladies de Sturge-Weber-Krabbe ou de von Hippel-Lindau et le syndrome de Klippel-Trénaunay ou de Parkes-Weber.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

Syn. angiome simple cutané, hémangiome plan, nævus flammeus (obs.), nævus telangiectaticus unilateralis (obs.), nævus vasculaire plan (obs.), tache de vin

[J1,K4,Q2]

Édit. 2017  

angioscotome n.m.

angioscotoma

Déficit campimétrique physiologique dont l'aspect reproduit la disposition des vaisseaux rétiniens qui partent de la papille et qui peut s'étendre plus ou moins loin dans le champ visuel.
Les angioscotomes sont dus à une diminution de la sensibilité lumineuse rétinienne du fait de l'interférence des vaisseaux avec la lumière projetée sur la rétine. Ils sont variables dans le temps et avec le diamètre des vaisseaux rétiniens.

angioscotomètre

[K4,P2]

Édit. 2017

anticorps (domaine d'un) l.m.

domain of one antibody

Un des segments répétitifs des régions constantes et variables des chaînes légères et lourdes des anticorps.
Cette structure répétitive de la molécule d'un anticorps suggère qu'ils sont issus d'une série de duplications d'un gène unique primitif.

anticorps (gène des)

anticorps (gène des) l.m.

antibody gene

Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère kappa, la chaîne légère lambda  et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.

anticorps (domaine d'un), segment de gène J lambda, site de combinaison antigénique

antigène spécifique de prostate l.m.

prostatic specific antigen (PSA)

Protéase sécrétée par les cellules épithéliales bordant les acinus prostatiques et les glandes péri-uréthrales, dont le rôle physiologique est la liquéfaction du liquide séminal, et dont le taux sérique est utilisé comme marqueur de l'activité du tissu prostatique normal et pathologique.
Le PSA, protéine d'un poids moléculaire de 33Dd, circule dans le sérum sous plusieurs formes : deux sont complexées, l'une principale liée à l'alpha1-antichymotrypsine, dosable, l'autre liée à l'alpha2 macroglobuline, non détectable et sans pouvoir enzymatique, une troisième forme est libre et dosable. Le PSA est très faiblement exprimé dans d'autres tissus que la prostate : endomètre, sein, sérum féminin, tumeurs du sein et du rein.
Les dosages de PSA s’effectuent par techniques immuno-néphélémètriques. Le dosage du PSA total mesure le PSA complexé avec l’alpha1-antichymotrypsine et le PSA libre. La concentration sérique normale est classiquement de 2,5 à 4 ng/mlL. Le seuil d’alerte augmente toutefois avec l’âge.
D’une manière générale, il existe une corrélation entre la concentration de PSA et le volume du tissu prostatique présent. Tout processus pathologique, tumoral, inflammatoire, infectieux, augmente cette teneur dans des proportions très variables. Par ex. le tissu carcinomateux secrète dix fois plus de PSA à poids égal que l'HBP. Des variétés individuelles sont néanmoins fréquentes. Son taux peut également être altéré par divers agents pharmacologiques et manœuvres urologiques locales.
Le PSA est un marqueur du tissu prostatique mais non de l'adénocarcinome pour lequel sa sensibilité est bonne, mais sa spécificité médiocre. L'on essaie d'affiner la signification des variations de taux de PSA par l'étude de son rapport avec le poids prostatique, sa courbe d'évolution, le rapport de ses différentes fractions. Ainsi, lorsque le PSA total est élevé, une diminution du rapport PSA libre /PSA total est en faveur de l’existence d’un cancer de la prostate.
Le PSA est un marqueur très précieux dans la surveillance de l'évolution des cancers traités. Il est utilisé en immunohistochimie pour la reconnaissance des cellules prostatiques.

PSA (densité du), PSA libre, PSA (vélocité du), cancer de la prostate

antihistaminiques anti-H1 l.m.p.

anti-H1 antihistamines

Antagonistes spécifiques des récepteurs de type H1 de l'histamine, dont la stimulation entraîne la contraction des fibres musculaires lisses.
Comme l'histamine augmente aussi la perméabilité capillaire et intervient dans les phénomènes inflammatoires et allergiques, en dermatologie les anti-H1 sont essentiellement indiqués dans le traitement de l'urticaire et de l'angio-œdème ; il y a peu de raisons de penser qu'ils puissent être utiles dans la prise en charge de dermatoses inflammatoires au cours desquelles l'histamine n'intervient pas. Les antihistaminiques sont bien absorbés par la muqueuse digestive ; les effets secondaires sont variables d'un individu à l'autre : sensation vertigineuse potentialisée par l'alcool, somnolence ou effets anticholinergiques : (bouche sèche, rétention d'urine). Des épisodes convulsifs peuvent être la conséquence de surdosage. Il existe plusieurs groupes d'antihistaminiques anti-H1 : dérivés d'action rapide, parfois sédatifs ; dérivés d’action longue et possédant plus d’effets sédatifs. Plus récemment, des dérivés dépourvus d'action sédative ont été commercialisés. Les anti-H1 peuvent entraîner des réactions allergiques paradoxales après application locale de crème, pommade ou lotion les contenant. Leur prise orale peut augmenter les risques de ces effets secondaires indésirables.

apathie n.f.

apathy

Insensibilité, indifférence, absence de réaction aux stimulus habituels, acceptée sans inquiétude par un patient dont les intérêts intellectuels sont amoindris à des degrés variables.
Elle se rencontre dans des circonstances diverses, par ex. : confusions mentales à leur début, intoxications (alcool, cannabis, etc.), états commotionnels, démences organiques, chocs affectifs. Une indolence innée, parfois associée à une arriération intellectuelle (débilité apathique), est possible.

aphasie transcorticale sensorielle l.f.

transcortical sensory aphasia

Aphasie caractérisée par un discours oral fluent, rendu souvent incohérent par la richesse en paraphasies verbales et en circonlocutions vides de sens.
En revanche, les paraphasies phonétiques ou phonémiques sont absentes. La répétition est préservée, mais suscite souvent une tendance écholalique. La compréhension orale et écrite est sévèrement perturbée. Le langage écrit présente les mêmes anomalies que le langage oral.
Les lésions causales sont assez variables, touchant la région marginale postérieure à l'aire périsylvienne : gyrus angulaire, régions temporales postérieures et inférieures.

Étym. gr. aphasia : impuissance à parler

appariement statistique n.m.

statistical matching

En statistique, l’appariement est une méthode utilisée pour évaluer l’effet d’un traitement en comparant des individus visant à rendre les groupes les plus semblables possibles.
La méthode la plus précise pour mesurer l’effet d’un traitement est de mener une étude expérimentale où un certain nombre de patients sont randomisés (c’est-à-dire déterminés par tirage au sort) en deux groupes, l’un qui reçoit le traitement (groupe intervention), et l’autre qui reçoit un autre traitement ou un placebo (groupe témoin). Lorsque la randomisation est effectuée correctement, il n’y a pratiquement aucun risque de différences entre les deux groupes quant aux caractéristiques de base. L’appariement est parfait. Il s’agit donc d’un essai de phase 3, (indiqué après l’essai de phase 1 qui évalue la toxicité du traitement, l’essai de phase 2 qui évalue la posologie optimale et avant la phase 4, après la mise sur le marché qui évalue à long terme les effets indésirables rares du médicament). Dans l’essai de phase 3, le médicament testé est comparé au médicament de référence ou à un placebo. Les médicaments doivent être administrés « en aveugle » ou, lorsque cela est possible en « double aveugle ». Le critère de jugement principal est le critère qui va servir à définir l’efficacité du traitement étudié (survie, raccourcissement de la durée de la maladie…). Le calcul du nombre de sujets nécessaires dépend de la différence minimale à laquelle on s’intéresse. La puissance du test est la probabilité minimale de mettre en évidence une différence quand elle existe. Les tests statistiques de comparaison utilisés dépendent de la taille des échantillons. Lorsqu’on compare deux moyennes ou deux pourcentages sur de grands échantillons, on peut tester l’hypothèse nulle, c’est-à-dire que la moyenne des 2 échantillons est égale ou l’hypothèse alternative c’est-à-dire que la moyenne des 2 échantillons est différente. En cas de comparaison de 2 moyennes de petits échantillons, les tests statistiques utilisés sont différents lorsque les variables sont distribuées selon une loi normale (test t de Student Fischer) ou non normale (tests non paramétriques).
On peut aussi réaliser des études d’observations sur des cohortes de patients analysés de façon rétrospective ou prospective. Les facteurs de confusion doivent être éliminés le plus possible. On a le choix entre différentes techniques parmi lesquelles l’appariement entre le groupe traité et le groupe non traité est fait avant l’analyse. Les facteurs de confusion doivent être identifiés. La probabilité de suivre un traitement déterminé (la propension à se le voir prescrire) dépendra donc d’un certain nombre de facteurs de confusion. Il est possible d’utiliser un score « le score de propension »qui signifie tendance, qui désigne la probabilité d’être exposé à un traitement. À l’aide d’un programme informatique, on peut ensuite apparier le groupe sous traitement à celui qui n’y est pas exposé en veillant à ce que la différence absolue entre les scores de propension soit la plus petite possible.

randomisation

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