Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

50 résultats 

échelle de gris l.f.

gray scale

Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.

codage en échelle de gris

[B2, B3]

Édit. 2019

échelle de Kellgren-Copeman l.f.

Kellgren-Copeman scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur  l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
 - 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec  ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
 - 4 : sévère : ostéophytes développés avec  affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.  

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques

arthrose vertébrale

[I1]

Édit. 2019

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

échelle de niveau intellectuel de l'adulte l.f.

Wechsler adult intelligence scale

Échelle de niveau intellectuel élaborée afin de prendre en compte les dernières avancées en psychologie concernant les fondements théoriques de lʼévaluation des capacités cognitives.
Le QIT (quotient intellectuel total) est calculé à partir de 4 indices (compréhension verbale, raisonnement perceptif, mémoire de travail, vitesse de traitement), eux-mêmes composés de 10 subtests principaux. Elle a été validée chez des sujets âgés de 16 à 90 ans. Publiée aux États-Unis en 1950, suivie d’une adaptation en 1968, elle a été l’objet d’une nouvelle version, le WAIS-IV (revised), publiée en 2008 aux États-Unis, dont l'adaptation française a été établie en 2011.

D. Welchsler, psychologue américain, d’origine roumaine (1950), Pearson, psychologue américain (2008)

Sigle WAIS

Réf. Validation de la traduction française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de psychologie appliquée)

[H4]

Édit. 2019

échelle d'intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants l.f.

D. Wechsler, psychologue américain (1896-1981)

Wechsler's intelligence scale for children

[H3,H4,O1]

Édit. 2018

échelle de somnolence l.f.

scale of drowsiness

Epworth (échelle de somnolence d')

[K1]

Édit. 2019

échelle du coma de Glasgow n.f.

Glasgow's coma scale

Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).

La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.

G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)

Étym. Glasgow : ville d’Ecosse

Syn. Glasgow (score de)

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle objective d'évaluation de la douleur chez l'enfant l.f.

objective pain scale

Échelle adaptée à l'évaluation de la douleur chez l'enfant de 1 à 5 ans.
L'échelle comprend 5 items cotés de 0 à 2, dont la somme donne le score (maximum 10).
-
Augmentation de la pression artérielle systolique par rapport à la valeur préopératoire
<10%-->0
de 10 à 20 %-->1
de 20 à 30 %-->2
- Pleurs
pas de pleur-->0
présents, mais enfant consolable-->1
présents, mais enfant inconsolable-->2
-
Mouvements (un enfant immobile et prostré peut avoir une douleur majeure)
enfant calme et endormi-->0
agitation modérée, ne tient pas en place-->1
agitation désordonnée et intense, peut se faire mal-->2
-
Comportement
enfant endormi ou calme-->0
contracté, voix tremblante, accessible aux tentatives de réconfort-->1
non accessible aux tentatives de réconfort, apeuré, accroché aux bras de ses parents ou d'un soignan-->2
-
Expression verbale ou corporelle localisée
endormi ou calme-->0
exprime une douleur modérée non localisée (inconfort global ou position jambes fléchies sur le thorax, bras croisés sur le corps)-->1
douleur localisée verbalement ou désignée par la main ou position jambes fléchies sur le tronc poings serrés, l'enfant porte sa main vers une
 zone douloureuse ou cherche à la protéger-->2

Sigle OPS

[H1, O1]

Édit. 2019

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral l.f.

La présence des réflexes du tronc cérébral est cotée de 0 à 5, ce qui fait passer la classique échelle de Glasgow allant de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente) à une échelle de Glasgow-Liège allant de 3 à 20.
Cotation des réflexes :
- fronto-orbitaire 5
- oculocéphalique ou oculovestibulaire vertical 4
-  photomoteur 3
- oculocéphalique ou oculovestibulaire horizontal 2
- oculo-cardiaque 1
            

Étym. Glasgow : ville d’Écosse

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle visuelle analogique d'autoévaluation l.f.

visual analog scale

Méthode d'autoévaluation d'une sensation subjective, comme l'anxiété ou la douleur, faite par le sujet lui-même au moyen d'une réglette graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
L'infirmière ou le médecin montre la réglette au patient : l'extrémité 0 correspond à  l'absence de douleur ou d'anxiété, l'autre, marquée 10 ou 100 correspond à une douleur maximale ou une anxiété extrême.
Cette méthode simple est reproductible. Elle est utilisée dans les études cliniques des médicaments analgésiques et anxiolytiques pour évaluer l'effet de la prémédication et ajuster les prescriptions d'analgésiques pour calmer la douleur aigüe post-opératoire.

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Abrév. Abrév : EVA

échelle d'anxiété de Spielberger

[E1]

Édit. 2020

Epworth (échelle de somnolence d') l.f.

Epworth (scale of drowsiness)

Evaluation à l'aide d'un questionnaire de la somnolence diurne devant une suspicion d’apnée du sommeil.
L’existence d’une hypertension artérielle et d’un ronflement pendant le sommeil nocturne sont des arguments pour rechercher une apnée du sommeil.
Le questionnaire permet de coter l’importance de la somnolence dans la journée, dans différentes circonstances, en attribuant une note de 0 à 3 suivant la fréquence de l’endormissement (0 jamais, 1 si cela est possible, 2 si cela est probable et 3 si cela est systématique). Les questions concernent les situations suivantes : au cours de la lecture d’un document, devant la télévision ou au cinéma, assis inactif dans un lieu public (salle d'attente, théâtre, cours, congrès, en qualité de passager, depuis au moins une heure sans interruptions, d'une voiture ou d'un transport en commun (train, bus, avion, métro), en étant allongé pour une sieste, lorsque les circonstances le permettent,  en position assise au cours d'une conversation (ou au téléphone) avec un proche, en étant assis à table à la fin d'un repas sans alcool, au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage . Le total varie de 0 à 24. En dessous de 8, il n’existe pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, il existe un déficit de sommeil. - Un total supérieur à 12, caractéristique d’une somnolence diurne excessive, justifie la réalisation d’une polysomnographie.

M. W. Johns, médecin australien (1991)

Étym. Cette échelle a été introduite en 1991 par le Dr Murray W. Johns de l’Epworth Hospital de Melbourne

apnée du sommeil (syndrome d'), somnolence, polysomnographie

[H1, K1]

Édit. 2020

Ferriman et Gallwey (échelle de) l.f.

Echelle d’appréciation de l’importance d’un hirsutisme

  • lèvre supérieure
  1. quelques poils sur le bord externe
  2. une petite moustache sur le bord externe
  3. une moustache s’étendant sur la moitié externe
  4. moustache complète
  • menton
  1. quelques poils péri-aéolaires
  2. poils disséminés avec des zones de concentration
3 et 4. barbe légère ou importante
  • poitrine
  1. quelques poils péri-aréolaires
  2. avec quelques poils médians en plus
  3. les trois quarts de la surface sont recouverts
  4. pilosité recouvrant toute la poitrine
  • partie supérieure du dos
  1. quelques poils disséminés
  2. un peu plus mais encore disséminés
3 et 4. recouvrant complètement la moitié supérieure du dos, toison légère ou épaisse
  • moitié inférieure du dos
  1. touffe de poils sacrée
  2. la même avec extension latérale
  3. les trois quarts de la surface sont recouverts
  4. pilosité diffuse sur toute la surface
  • moitié supérieure de l’abdomen
  1. quelques poils médians
  2. plus fournis et toujours médians
3 et 4. partie supérieure complètement recouverte
  • moitié inférieure de l’abdomen
  1. quelques poils médians
  2. une raie médiane de poils (traînée)
  3. une bande médiane de poils
  4. pilosité en losange
  • bras ; cuisses ; jambes
  1. pilosité clairsemé ne touchant pas plus du quart de la surface du segment de membre
  2. un peu étendue : la couverture reste incomplète
3 et 4. couverture complète légère ou dense
  • avant-bras
  1. couverture complète de la face postérieure
  2. pilosité légère
3 et 4. pilosité dense
Interprétation du score selon Abraham Valeur du score
Normal < 8
Hirsutisme léger 8 à 16
Hirsutisme modéré 17à 25
Hirsutisme sévère > 25
S’il est supérieur à 15une cause organique est suspectée et les bilans biologiques sont nécessaires

D. M. Ferriman et J. D. Gallwey, médecins britanniques (1961)

hirsutisme

[J1,O4]

Édit. 2018

Gesell (échelle de) l.f.

Gesell's developmental schedule

Épreuve qui étudie le rythme de développement des petits enfants âgés de quatre semaines à cinq ans dans six domaines : locomotion, motricité manuelle, adaptabilité manuelle, expression verbale, compréhension verbale, réactions sociales (A. Gesell, 1919).
Ce test a été largement utilisé en France dans les années 1950 par Jenny Aubry et son équipe pour évaluer les enfants placés en institution ("Enfance abandonnée"). Il est peu homogène. Certains domaines d'observation et certaines épreuves ont été retenus pour des tests construits ultérieurement.

A. Gesell, pédiatre et psychologue américain (1928)

Hounsfield (échelle de) l.f.

Hounsfied’s scale

Echelle de densités en scanographie.

G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973)

Hounsfield (unité)

[B2]

Kellgren-Copeman  (échelle de) l.f.

Kellgren-Copeman  scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
- 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
- 4 : sévère : ostéophytes développés avec affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.   

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970), médecins rhumatologues britanniques

logarithmique (échelle) l.f.

logarithmic scale

Echelle graphique utilisée pour transformer de nombreuses courbes expérimentales en droites.
Ce procédé est particulièrement utile en radiothérapie, en pharmacologie, en épidémiologie et en statistique pour déterminer rapidement les grandeurs caractéristiques de la distribution de l'ensemble des observations étudiées.
L'on emploie des graphiques semi-logarithmiques (une seule échelle logarithmique) pour suivre la décroissance des phénomènes exponentiels, pour la radioactivité et l'épuration d'un médicament ou d'un toxique au cours du temps (échelle logarithmique en ordonnée pour l'intensité et échelle proportionnelle en abscisse pour le temps)
Les graphiques bilogarithmiques (deux échelles logarithmiques) sont employés pour rectifier les relations algébrique, par ex. la relation poids-taille, et d'une manière générale les relations d'isométrie pour vérifier l'homogénéité d'une distribution statistique.
En épidémiologie et en pharmacologie, on utilise des graphiques log-probit, échelle logarithmique en abscisse (p. ex. pour la concentration de la molécule active) et échelle de probabilité en ordonnée, pour la mortalité. C'est ainsi qu'on peut déterminer facilement par anamorphose la dose létale médiane d'un toxique, la dose active médiane d'un médicament, l'évolution probable d'un syndrome, p. ex. l'hémorragie, etc.

Henry (anamorphose de)

exponentielle, hémorragie

nouvelle échelle métrique de l'intelligence (NEMI) l.f.

new intelligence metrical scale

Reprise par R. Zazzo  de l'échelle initiale datant de 1949, afin d'améliorer sa validité d'épreuve de développement.
Destinée aux enfants de 3 à 14 ans, prédictive de la réussite scolaire, la NEMI présente néanmoins, malgré des améliorations notables, les limites propres à toutes les échelles issues du test de Binet-Simon.
Le critère du choix des épreuves est la réussite par une majorité. Le résultat d'un enfant donné n'évalue que son avance ou son retard actuel par rapport à cette norme.
L'échelle est structurée en facteur verbal. Un enfant peut obtenir un QI moyen et se trouver en difficulté d'adaptation scolaire. Le niveau global obtenu sous-estime les potentialités de l'enfant mais non ses capacités d'adaptation. Les échecs ou déficits peuvent être mis en rapport avec des perturbations affectives, qui doivent être confirmées par des tests projectifs.

R. Zazzo, psychologue français (1966)

[H4, O1]

Édit. 2018

Parinaud (échelle de) l.f.

Échelle d’acuité visuelle de la vision de près.

M. Parinaud, ophtalmologiste français (1844-1905)

echelle d’intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants l.f.

Wechsler intelligence scale for children

Un des principaux tests utilisés en France pour l'évaluation des capacités intellectuelles des enfants d'âge scolaire, de 6 à 16 ans et 11 mois. 
L'échelle totale permet de calculer le quotient lntellectuel total (QIT) représentant l'aptitude intellectuelle générale. Les 5  indices principaux rendent compte du niveau de performance de l'enfant pour chacune des grandes fonctions cognitives (compréhension verbale, raisonnement fluide, aptitudes visuospatiales, mémoire de travail, vitesse de traitement). Une cinquième version du test est parue en 2014, la traduction française en 2016. -

D. Wechsler, psychologue américain (1949)

Sigle angl. WISC

Réf. Validation de la tradutionfrançaise par l'ECPA (Éditions du Centre de Psychologie Appliquée),(2016)

Wechsler-Bellevue scale, échelle de niveau intellectuel de l'adulte

[H4]

Édit. 2019

échelle de Glasgow-Liège l.f.

Glasgow Liège’s coma scale

L'échelle de Glasgow a été adaptée aux patients trachéotomisés ou intubés qui ne peuvent répondre aux tests vocaux.
L'examen doit se faire dans l'ordre :  ouverture des yeux, réponse verbale, réponse motrice. En cas de trachéotomie ou d’intubation, qui empêchent les réponses verbales, il est retenu simplement si le malade "en semble capable".

Étym. Glasgow : ville d’Écosse ; Liège : chef-lieu de la province de Liège en Belgique

échelle du coma de Glasgow, échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle de Bicêtre l.f.

Bicêtre score

Échelle qui évalue la profondeur du coma d'un jeune enfant et qui est adaptée pour des malades intubés car elle ne prend pas en compte les réponses verbales mais fait une large part aux réflexes du tronc cérébral.
Le total des points va de 0 (coma extrême) à 20 (éveil). Les points concernant le tronc cérébral doivent être additionnés. Ce score prend en considération le caractère central ou périphérique des anomalies constatées. Il peut être utilisé chez le nourrisson à partir de l'âge de six mois.

   Date   Heure
Ouverture des yeux Asymétrie ? (A, B ou C)*
Spontanée + Poursuite
Spontanée
Provoquée
Néant

5
2
1
0

...
...
...
...
Diamètre pupillaire  Asymétrie ? (A, B ou C)*
normal : 2-3 mm
Myosis : < 2 mm
Mydriase : > 2 mm

2
1
0

...
...
...
Réactivité motrice  Asymétrie ? (A, B ou C)*
Localisatrice
Flexion
Extension
Néant

3
2
1
0

...
...
...
...
Réflexes du tronc
cérébral
(cumuler les points)
Grimaces
Photomoteur
Réflexe cornéen
Toux ou ventil. spontanée
Rien
4
5
2
1
0
...
...
...
...
...
   Total Bicêtre  .../ 20  
*A = pas d'asymétrie,
B = asymétrie d'origine cérébrale : retenir le mauvais côté,
C = asymétrie d'origine extracérébrale : retenir le bon côté

Étym. Bicêtre : ancien domaine français situé sur l'actuelle commune du Kremlin-Bicêtre dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

échelle de profondeur des comas, réflexes du tronc cérébral

[H1]

Édit. 2019

échelle d'Amiel-Tison l.f.

Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson utilisable de 0 à 3 ans.

--
Sommeil pendant l'heure précédente: 
 sommeil calme de plus de 10 minutes--> 0,  
courtes périodes de 5 à 10 minutes--> 1,
aucun--> 2.

-
Mimique douloureuse : 
visage calme et détendu--> O,
peu marquée, intermittente--> 1,
marquée--> 2.

- Qualité des 
pleurs :
absence de pleurs--> 0,
modulés, calmés par des incitations banales--> 1,
épétitifs, aigus, douloureux--> 2.

-
Activité motrice spontanée :
activité motrice normale--> 0,
agitation modérée--> 1,
agitation incessante--> 2.

-
Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
calme--> 0,
réactivité excessive à n'importe quelle stimulation--> 1,
trémulations, clonies, Moro spontané--> 2.

-
Flexion des doigts et des orteils :
mains ouvertes, orteils non crispés--> 0,
moyennement marquée, intermittente-->1,
très prononcée et permanente--> 2.

-
Succion :
forte, rythmée, pacifiante--> 0,
discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs--> 1,
absente ou quelques mouvements-->2.-Évaluation globale du tonus musculaire :
normal pour l'âge--> 0,
modérément hypertonique--> 1,
très hypertonique--> 2.

-
Consolabilité : 
calmé en moins d'une minute-->0,
calmé après 1 à 2 minutes d'effort-->1,
aucune après 2 minutes d'effort-->2.- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
facile, prolongée--> 0,
difficile à obtenir-->1,
absente--> 2;

Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).

[G1, H1, O1]

Édit. 2019

Kellgren-Copeman (échelle de) l.f.

Kellgren-Copeman scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur  l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
 - 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec  ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
 - 4 : sévère : ostéophytes développés avec  affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.  

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques

[I1]

Édit. 2019

Echelle de dépression et d'anxiété l.f.

hospital anxiety and depression scale

Cette échelle explore les symptômes anxieux et dépressifs
1) Anxiété
- Je me sens tendu ou énervé
         0 Jamais
         1 De temps en temps
         2 Souvent
         3 La plupart du temps                          
-
J'ai une sensation de peur comme si quelque chose d'horrible allait m'arriver
         0 Pas du tout
         1 Un peu mais cela ne m'inquiète pas
         2 Oui mais ce n'est pas trop grave
         3  Oui, très nettement                                 
- Je me fais du souci
         0 Très occasionnellement
         1 Occasionnellement
         2 Assez souvent
         3 Très souvent
- Je peux rester tranquillement assis à ne rien faire et me sentir décontracté
         0 Oui quoi qu'il arrive
         1 Oui, en général
         2 Rarement
         3 Jamais
- J'éprouve des sensations de peur et j'ai l'estomac noué
         0 Jamais
         1 Parfois
         2 Assez souvent
         3 Très souvent
- J'ai la bougeotte et n'arrive pas à tenir en place
         0 Pas du tout
         1 Pas tellement
         2 Un peu
         3 Oui, c'est tout le cas
- J'éprouve des sensations soudainesde panique
         0 Jamais
         1 Pas très souvent
         2 Assez souvent
         3 Vraiment très souvent
2) Dépression
- Je prends plaisir aux mêmes choses qu'autrefois
         0 Oui, tout autant
         1 Pas autant
         2 Un peu seulement
         3 Presque plus  
- Je ris facilement et vois le bon côté des choses
         0 Autant que par le passé
         1 Plus autant qu'avant
         2 Vraiment moins qu'avant
         3 Plus du tout
- Je suis de bonne humeur
          0 La plupart du temps
          1 Assez souvent
          2 Rarement
          3 Jamais   
- J'ai l'impression de fonctionner au ralenti
         0 Jamais
         1 Parfois
         2 Très souvent
         3 Presque toujours
- Je ne m'intéresse plus à mon apparence
          0 J'y prête autant d'attention que par le passé
          1 Il se peut que je n'y fasse plus autant attention
          2 Je n'y accorde pas autant d'attention que je devrais
          3 Plus du tout
- Je me réjouis d'avance à l'idée de faire certaines choses
           0 Autant qu'avant
           1 Un peu moins qu'avant
           2 Bien moins qu'avant
           3 Presque jamais
- Je peux prendre plaisir à un bon livre
           0 Souvent
           1 Parfois
           2 Rarement
           3 Très rarement

Faire le total du versant anxiété et dépression : 21 points maximum pour chacun.
Entre 8 et 10 : état anxieux ou dépressif douteux. Au-delà de 10 : état anxieux ou dépressif certain.

A. S. Zigmond et R. P. Snaith, psychiatres britanniques, Leeds (1983)

Sigle HAD

Réf. Zigmond AS, Snaith RP. : The Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica 1983 Jun; 67(6):361-370

[H3]

Édit. 2020

échelle de Rankin loc. fém.

Rankin scale

échelle d’évaluation de résultats globaux d’un seul item pour les patients post-AVC. Elle est utilisée pour catégoriser le niveau d’indépendance fonctionnelle en fonction des activités pré-AVC.Niveau de Rankin                                           Description
         0                                     Aucun symptôme
         1                                     Aucune incapacité significative en dépit des symptômes :capable d'effectuer
                                                toutes les tâches et activités habituelles
         2                                     Handicap léger : incapacité d'effectuer toutes les activités antérieures, mais
                                                capable  de s'occuper de ses propres affaires sans assistance
         3                                     Handicap modéré : nécessité de l'aide mais capable de marcher sans
                                                assistance
         4                                     Handicap modérément sévère : incapable de marcher sans assistance et
                                                incapable de s'occuper de ses propres besoins corporels sans assistance
         5                                     Handicap sévère : alité, incontinent et nécessitant de l'attention et des soins
                                                infirmiers constants 

J. Rankin, médecin écossais (1957)

AVC

[H1, K4]

Édit. 2021

| page précédente | /2