Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

40 résultats 

transport primaire d'un patient l.m.

patient primary transport

Transport d'un patient du lieu de «relève» (domicile éventuellement) vers un centre de soins.
Ce transport doit toujours être effectué après mise en condition sur place et convoyage, si nécessaire par une équipe médicale mobile (SMUR). Généralement le transport est effectué en ambulance ou, éventuellement en hélicoptère.

transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transport rénal l.m.

renal transport

Processus par lequel les reins ajustent l'excrétion urinaire d'une substance donnée par des mouvements trans- ou para-épithéliaux de réabsorption ou de sécrétion.
On distingue les transports passifs qui se font le long d'un gradient de concentration et/ou de potentiel électrique et les transports actifs qui se font contre de tels gradients. Les transports actifs consomment de l'énergie apportée par l'hydrolyse de l'adénosine triphosphate (ATP) et nécessitent de l'oxygène. Les principaux transports actifs sont ceux du sodium, du potassium, du glucose, des bicarbonates, des phosphates, des acides aminés, du calcium, du magnésium et du chlore. Les principaux transports passifs sont ceux de l'eau et de l'urée. Les transports actifs sont souvent limités par une masse tubulaire de réabsorption (Tm) représentant le débit massique maximum transporté par unité de temps.

transport secondaire d'un patient l.m.

patient secondary transport

Transport médicalisé d'un patient ayant pour objectif son transfert d'un centre de soin primaire où il a été mené vers un centre hospitalier où il pourra recevoir des soins spécialisés plus efficaces.
Ce transport peut être effectué par ambulance sur petite distance (de l'ordre de moins de 100 km), par hélicoptère éventuellement selon l'urgence et la distance (de l'ordre de moins de 250 km) ou par avion sur les grandes distances.

transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transport tertiaire d'un patient l.m.

patient tertiary transport

Transport souvent non médicalisé si le patient ne nécessite pas de soins particuliers, effectué pour des raisons médicosociales afin de ramener un patient en phase de consolidation vers un centre de convalescence ou pour le reconduire à son domicile.
S'il est effectué sur de longues distances (ex. rapatriement) ce transport se fait par avion.

transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients

transport intestinal du calcium l.m.

calcium intestinal transport

Transport du calcium qui se fait à l’état normal selon deux formes : un flux entérocytaire paracellulaire qui est un mouvement passif, non saturable qui s’effectue par simple diffusion sur tout l'intestin grêle et suit le mouvement de l’eau et des solutés osmotiquement actifs, et un flux transcellulaire actif et saturable, dépendant de la vitamine D, impliquant une protéine porteuse (Ca BP), qui s’effectue dans le duodénum et le haut jéjunum.
Ce flux prévaut dans la plupart des situations où les besoins de calcium sont accrus (croissance, gestation, lactation).
Normalement, un sujet adulte du monde occidental ingère entre 600 et 1 000 mg de calcium par jour (15 à 25 mmol).

transport sanitaire l.m.

Déplacement de toute personne malade, parturiente ou blessée vers une structure diagnostique et/ou thérapeutique à l’aide de moyens sanitaires terrestres, aériens ou maritimes.
L’assurance maladie prend en charge sur prescription  médicale les frais de transport de l’assuré ou des ayants-droit dans l’obligation de se déplacer pour recevoir les soins qu’implique leur état ou pour se soumettre à un examen, sur la base du trajet et du mode de transport le moins onéreux compatible avec l’état du bénéficiaire.

évacuation sanitaire , transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients

complexe de blocage de l'expression génique par des ARN l.m.

RNA-induced silencing complex

Complexe multiprotéique s’associant à un micro-ARN ou à un petit ARN interférent capable de bloquer les ARN messagers complémentaires en inhibant leur traduction ou en les dégradant.
Impliqué dans le maintien de l’hétérochromatine, il agit en se liant à de petits ARN interférents.

Syn. complexe RITS

Sigle RITS

interférence ARN, micro-ARN, petit ARN interférent, ARN message, protéine argonaute, hétérochromatine

[Q1]

Édit. 2019

déconditionnement émotionnel par le mouvement des yeux

eye movemet desentization and reprocessing EMDR

Méthode de psychothérapie par stimulation sensorielle, faisant référence aux mouvements oculaires qui accompagnent le traitement et permettent la résolution rapide et souvent même la guérison de traumatismes psychologiques du passé.

Syn. psychothérapie de déconditionnement par le mouvement des yeux

Abrév. DEMY

dystocie par relèvement des bras l.f.

dystocia due to extended arms

Dystocie propre à l'accouchement du fœtus en présentation du siège : au cours de l'accouchement des épaules, les bras se relèvent au-dessus du plan du détroit supérieur, le plus souvent en avant de la face du fœtus, à la faveur d'un excès de volume fœtal, d'une anomalie pelvienne ou de manœuvres intempestives d'extraction sur le fœtus.
L'abaissement du bras antérieur, plus l'abaissement du bras postérieur permettent de lever la dystocie.

froid (conservation des aliments par le) l.m.

preservation of food by freezing

On peut conserver les aliments par le froid au-dessous de 3°C, mais cela ne les stérilise pas.
Au-dessous de - 20°C on parle de congélation et aux très basses températures, de surgélation.
Le froid arrête le développement des microorganismes, mais certains se développent encore au-dessous de 10°C. La limite de développement des micro-organismes pathogènes ou toxinogènes se situe à 3°C. Au-dessous de - 10°C les bactéries ne peuvent se multiplier. Mais on rencontre trois principales difficultés pour la conservation des aliments : leur refroidissement après la préparation, leur protection contre les souillures lors des manipulations et le maintien de la «chaine du froid» au cours des transports jusqu'à la distribution.
L'élaboration des produits alimentaires nécessite un certain nombre d'étapes des matières premières jusqu'à la distribution des produits finis. Il faut respecter des règles strictes d'hygiène pour éviter les intoxications alimentaires. Ces règles de «Bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication» sont données dans la Directive européenne 93/43/CEE du 14 juin 1993 et reprises dans les Arrêtés (9/5/95, 28/5/97, 29/9/97, 20/7/98 publiés au J.O.) :
Après cuisson ou retraitement la température à cœur du produit doit passer de + 10°C à + 63°C en moins de 2 h (des exceptions sont tolérées pour la purée, le rosbeef, la soupe, etc.) et le réchauffage à + 63°C doit se faire en moins d'1 h.
Entre + 63°C et + 100°C, zone de pasteurisation, les formes végétatives sont détruites, il y a peu de risque, mais tout aliment peu acide, riche en substances nutritives (à base d'œufs, lait ou viande) risque d'être contaminé après la cuisson, soit par le personnel ou par le matériel, soit par les poussières et les aérosols pathogènes. Il faut respecter les chaines du chaud (la température doit rester au-dessus de + 63°C) et du froid : les attentes trop longues à la température ambiante permettent le développement des microorganismes.

intoxications par les conserves

ondes de choc (traitement des affections musculo-squelettiques par l.m.p.

A côté du traitement des calculs urinaires ou biliaires (lithotripsie) les ondes de choc peuvent être utilisées dans le traitement de diverses affections de l’appareil moteur : tendinopathies chroniques calcifiantes ou non, enthésopathies, aponévropathies

Le principe du traitement est d’occasionner un traumatisme du tendon ou de son enthèse par le moyen d’une forte et brutale augmentation de pression, pour susciter une réaction physique et chimique bénéfique,
Deus sortes d’ondes de choc peuvent être utilisées : extra-corporelles et radiales.
Les ondes de choc extra-corporelles sont produites par des dispositifs piézo-électriques, électro-magnétiques ou électro-hydrauliques. Très puissantes (jusqu’à 1000 bars), elles sont extrêmement brèves, et émises en rafales. Leur épicentre est situé en profondeur. Un repérage échographique peut être utilisé.
Les ondes de choc radialessont dues à une masse, propulsée par air comprimé, qui vient percuter la peau. L’augmentation de pression est moins importante que précédemment (1 à 10 bars), mais plus prolongée (5ms en moyenne). Maximale en superficie, elle diffuse de façon conique en profondeur en perdant progressivement de sa puissance.
Quelques séances sont réalisées. Les résultats, différés, sont variables en fonction des affections.

lithotripsie extracorporelle, lithotripsie

[B3,I3]

Édit. 2017

produits caustiques (intoxication et brûlure par des) l.f.

intoxication and burn caused by caustic products

Brûlures particulièrement redoutables produites par les produits caustiques parce que le produit continue son action tant qu'il n'a pas été neutralisé par les tissus ou éliminé par le traitement.
Quand l'action du caustique est externe, il faut laver largement et très rapidement la surface souillée (peau, œil).
Au contraire, en cas d'ingestion de produits caustiques (soude, eau de Javel, acide, etc.) il faut être très prudent car la brûlure peut rapidement perforer l'œsophage. En première urgence, ne pas faire vomir pour éviter que le caustique repasse par l'œsophage et y aggrave la brûlure, de même ne pas faire boire pour éviter de faire passer dans l'estomac le caustique qui reste dans la bouche ou la gorge. Seules les lèvres et la bouche peuvent être rincées. L'ingestion d'un produit caustique demande l'hospitalisation d'urgence en service spécialisé (indiquer le caustique en cause). Ne pas intuber ni faire de fibroscopie. S'il y a lieu le caustique passé dans l'estomac sera évacué par voie chirurgicale. Même bien traitées les brûlures du pharynx, du larynx et de l'œsophage, plus particulièrement par les caustiques acides, donnent souvent lieu à des cicatrices sténosantes.
L'ingestion des produits caustiques est surtout le fait d'enfants, elle peut être aussi le fait d'un geste suicidaire. De sérieuses mesures préventives doivent être prises pour que les enfants ne puissent atteindre les bouteilles de liquides caustiques et qu'ils ne puissent pas les ouvrir (bouchons normalisés).

brûlure

protéines des larmes séparées par électrophorèse l.f.

anodal tear proteine

Il existe un polymorphisme héréditaire des protéines des larmes séparées par électrophorèse sur gel de polyacrylamide.
La transmission est héréditaire et de type codominant ; la fréquence des gènes et les variantes alléliques sont bien définies (MIM 186890).

E. A. Azen, médecin généticien américain (1976)

traitement hygiénique des mains par friction l. m.

hygienic handrub

Traitement des mains par un produit bactéricide approprié dont l’activité est ciblée sur les micro-organismes de la flore transitoire, afin de prévenir leur transmission, sans tenir compte de l’action sur la flore résidente de la peau.
La friction hydro-alcoolique peut être utilisée en remplacement du lavage hygiénique sur des mains visuellement propres, non souillées par des liquides ou matières organiques, sèches et en l’absence de talc et poudre. Elle ne dispense pas du port de gants (non talqués) pour la protection du personnel lors de soins exposant à un contact avec du sang ou des liquides biologiques. Une friction hydro-alcoolique doit être effectuée immédiatement après le retrait des gants. La procédure d’application de la friction est décrite dans la norme européenne EN 1500.

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

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