antifibrinolytique n.m.
antifibrinolytic
Molécule naturelle ou pharmacologique s'opposant au système fibrinolytique.
Selon leur mode d'action, on distingue les molécules à activité antienzymatique s'opposant aux facteurs du système fibrinolytique et les molécules qui s'opposent à la formation du complexe d'activation du système fibrinolytique. Parmi les molécules physiologiques ayant une activité antiplasminique, il faut citer l'alpha-2-antiplasmine. Parmi les molécules employées en thérapeutique pour s'opposer aux activités enzymatiques, en particulier celle de la plasmine, la plus utilisée est l'aprotinine, et celles s'opposant à la formation des complexes d'activation du système fibrinolytique dérivent soit de l'acide tranexamique, soit de l'acide epsilon-aminocaproïque.
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de la fécondation à 2,5 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (0 to 2,5 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons I à VIII de Streeter et aux stades carnegie 1 à 8 ; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 1,5mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : disque embryonnaire plat ; formation de la ligne primitive et du nœud primitif (de Hensen) ; apparition de la plaque, des crêtes et gouttière neurales (fin de la période présomitique);
- tube digestif et ses glandes : intestin non individualisé de la vésicule vitelline ;
- cavité cœlomique et les mésos : présence du cœlome extra-embryonnaire ; cœlome embryonnaire sur le point d’apparaître ;
- système urogénital : présence de l’allantoïde ;
- système vasculaire : les ilots sanguins apparaissent dans le chorion et la vésicule vitelline ; plicature de l’aire cardiogénique ;
- système squelettique : invagination des cellules notochordales dans le nœud primitif en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale ;
- téguments et leurs annexes : ectoderme à une seule couche de cellules ;
- système nerveux : gouttière neurale marquée.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
dysautonomie n.f.
dysautonomia
Dysfonctionnement du système nerveux autonome, dont le polymorphisme clinique est dominé par une hypotension orthostatique.
Son étude, relativement complexe, peut comporter l'exploration pupillaire de collyres, celle de la fonction sudorale, le réflexe cutané sympathique, des investigations cardiovasculaires à la recherche de modifications de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque au cours de différentes épreuves (hypotension orthostatique,table basculante -"tilt test"-, manœuvre de Valsalva à la station debout, à l'inspiration profonde, avec mesure de la variation de l'espace R.R. sur l'électrocardiogramme). Les dosages des catécholamines et de l'activité rénine plasmatique peuvent aussi être utilisés. En revanche, les études électrophysiologiques ne permettent pas, au niveau du système nerveux périphérique, d'explorer les petites fibres myélinisées et les fibres amyéliniques qu'emprunte le système nerveux autonome.
Il existe des dysautonomies par atteinte du système nerveux central ou périphérique. Les polyneuropathies dysautonomiques peuvent être isolées, idiopathiques ou secondaires, ou associées à des atteintes sensitives ou motrices. Les neuropathies dysautonomiques rencontrées au cours des polyneuropathies sont fréquentes : soit latentes, soit dominant le tableau clinique.
Les causes des dysautonomies secondaires sont surtout le diabète et les amyloses primitives ou familiales. Les dysautonomies des syndromes de Guillain-Barré ne sont pas rares, au contraire de celles survenant au cours des atteintes alcoolocarentielles, paranéoplasiques, etc. Il existe aussi des neuropathies dysautonomiques primitives ou idiopathiques, parfois aigües, qui ont été rapprochées du syndrome de Guillain-Barré.
G. Guillain et G. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; R. R. Young, neurologue et R. D. Adams, neuropathologiste américains (1975)
→ neuropathie héréditaire sensitive, pandysautonomie aigüe, Riley-Day (syndrome de), Young et Adams (pandysautonomie aigüe de)
dysautonomie familiale l.f.
familial dysautonomia, familial autonomic dysfunction, hereditary sensory and autonomic neuropathy (HSAN) type III, Riley-Day syndrome
Maladie héréditaire autosomique récessive rare (prévalence ‹1/1 000 000 - incidence annuelle de 1 sur 3 600 naissances) caractérisée par une perte des sensations et par une altération sévère de l'activité du système nerveux autonome entraînant des dysfonctionnements multisystémiques.
Elle affecte presque exclusivement la population juive d'Europe de l'Est. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes. Elle est présente dès la naissance et est progressive. Elle est caractérisé par une petite taille et un faciès particulier. Les manifestations neurologiques concernent le système autonome et le système de la vie de relation :
C. M. Riley, R. L. Day, pédiatres américains ( 1949)
Syn. neuropathie héréditaire sensitive et autonomique type 3, syndrome de Riley-Day, alacrymie congénitale, NHSA III
Édit. Orphanet, F. Axelrod, G. Gold von Simson (2007)
immunisation fœtomaternelle l.f.
feto-maternal immunization
Apparition d’anticorps dans la circulation maternelle dirigés contre les antigènes correspondants du fœtus.
Ces anticorps maternels utilisent la voie transplacentaire pour atteindre la circulation fœtale où ils provoquent la
destruction de cellules fœtales. Sa gravité est évaluée par le dosage de la bilirubine fœtale dans le liquide amniotique et le dosage de l’hémoglobine fœtale obtenue par cordocentèse. Elle se traite par des transfusions in utero, dans la veine ombilicale, de sang rhésus négatif, jusqu’à la viabilité fœtale, autour de 34 semaines d’aménorrhée en pratique. Elle se prévient par l’injection dans les 72 heures qui suivent la naissance, de gamma globulines anti-D à toute femme rhésus négatif non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, cette sérothérapie s'applique aussi à toute femme enceinte rhésus négatif non immunisée à l’occasion d’une fausse couche, d’une grossesse extra-utérine, d’une amniocentèse, d’un cerclage, d’une version par manœuvre externe ou de métrorragies d’un placenta praevia.
Cette immunisation peut concerner le système érythrocytaire rhésus avec production d’anticorps anti-D, anti-E, anti-e, anti-C, anti-c et le système Kell. Il peut s’agir d’une immunisation antiplaquettaire dans le système Pla, responsable de purpura thrombopénique néonatal, ou d’une immunisation antileucocytaire dans le système HLA, responsable de granulopénie transitoire.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunoglobuline anti-D, maladie hémolytique du nouveau-né, plasmaphérèse, transfusion fœtale in utero
inertie n.f.
inertia
Propriété que possède un système (mécanique, électrique, chimique, pharmacologique, physiologique, sociologique, économique, etc.) à s'opposer à toute variation.
L'inertie se mesure par le rapport de la «force» opposée à la variation de son évolution. Elle s'oppose à l'élasticité, facilité avec laquelle un système se laisse déformer.
Si Q est une valeur caractéristique de l'état du système (masse, self induction, nombre d'individus dans une situation donnée, masse financière, etc.), v la vitesse avec laquelle le système évolue dans le temps (v = dQ/dt) et F la «force» qui s'oppose à la variation de vitesse, on appelle «inertie» le rapport
I = F/(dv/dt).
Par ex., en mécanique, une masse M (inertie), obéit à la loi de Newton F = M. dv/dt. En électricité une intensité I passant à travers une self induction L, produit une force contre-électromotrice,
U = L . dI /dt (loi de Lenz). En mécanique la masse est analogue à la self en électricité.
Ces analogies sont utilisées en médecine, pour des simulations sur montages électriques ou sur ordinateur permettant d'éviter des expérimentations animales, voire humaines, ou pour ajuster automatiquement la délivrance des médicaments actifs en anesthésie.
Étym. lat. inertia : ignorance de tout art (in et ars), indolence, inertie, répugnance pour le travail
interface cerveau-machine (ICM) l.f
brain-computer interface
Système de liaison directe entre un cerveau et un ordinateur autorisant un individu à communiquer avec son environnement sans passer par l’action des nerfs périphériques et des muscles.
La structure d’une ICM inclut un système d’acquisition et de traitement des signaux cérébraux (langage neuronal ou ses dérivés), un système de classification de ces signaux dans un ordinateur et un système de commande de dispositifs externe ou interne. Enfin l’ICM comprend une boucle finale d’apprentissage par rétroaction (« machine learning » ) permettant à l’utilisateur de progresser dans sa maîtrise et aussi à l’ICM d’affiner l’interprétation des activités cérébrales enregistrées. Parmi les dispositifs externes citons : déplacement de curseur, bras robotique, fauteuil roulant, clavier sur écran pour la sélection de lettres ou de mots. Parmi les dispositifs internes mentionnons: la régulation d’une stimulation cérébrale profonde (SCP) en boucle fermée, cette SCP étant destinée à contrecarrer le dysfonctionnement électrique de certaines structures nerveuses ou l’injection de « patrons (patterns) » d’activité normaux dans des zones cérébrales capables de suppléer des régions qui ont perdu leur fonctionnalité.
→ cyborg
[H1]
Édit. 2018
muscle n.m.
musculus (TA)
muscle
Organe du système musculaire doué de la propriété de se contracter sous l’influence d’une excitation.
On en distingue deux groupes : les muscles striés innervés par les neurones moteurs placés sous le contrôle des centres nerveux supérieurs du cerveau donc de la volonté (par exemple : muscles de l’appareil loco-moteur) ; les muscles lisses, muscles des organes de la vie végétative, placés sous le contrôle du système nerveux autonome et dont la contraction échappe à l’action de la volonté (par exemple : tunique musculaire de l’intestin grêle). A part, le muscle strié du cœur ou myocarde, de type syncicial, dont les contractions sont sous la dépendence d’un système myocardique autonome d’excitation et de conduction régulé par le système nerveux autonome.
neuropathie héréditaire sensitive (NHSA) l.f.
hereditary sensory neuropathy
Affection du système nerveux sensitif d'origine génétique (terminologie utilisée dans la classification de Dyck), associant à des degrés divers de troubles de la sensibilité tactile, thermique et algique et du système végétatif.
Elles sont dues à une atteinte des neurones du système nerveux sensitif périphérique et du système nerveux végétatif (troubles trophiques, cutanés et osseux).
Le classement actuel est fondé sur les éléments génétiques connus et les signes cliniques :
- les maladies à caractère neuropathique prédominant, à transmission autosomique :
--> soit dominante : neuropathie radiculaire sensitive de Denny-Brown, maladie de Thévenard (NHSA-I),
--> soit récessive : neuropathie sensitive récessive autosomique congénitale, non progressive ou progressive (NHSA-II), dysautonomie familiale ou syndrome de Riley-Day (NHSA III), neuropathie sensitive congénitale avec anhidrose, ou insensibilité congénitale à la douleur, Swanson (NHSA-IV), neuropathie sensitive héréditaire avec perte prédominante des petites fibres myélinisées, avec insensibilité congénitale à la douleur ayant une distribution neuropathique ( NHSA-V), soit enfin à transmission liée à l'X ; seules les formes III et IV présentent une atteinte ophtalmologique conséquence de l'anesthésie de la cornée ;
- les neuropathies héréditaires associées à une paraparésie spastique (de type Strumpell-Lorrain), à transmission autosomique soit dominante, soit récessive (syn. : neuropathie héréditaire sensitive et autonome, acropathie ulcéromutilante notamment) ;
- les neuropathies sensitives associées à une ataxie héréditaire, à transmission autosomique:
--> soit dominante (avec ataxie, ou bien ataxie cérébelleuse bénigne associée à une thermoanalgésie extensive, ou bien maladie de Parkinson de début tardif avec ataxie et neuropathie),
--> soit récessive (ataxie de Friedreich, autres maladies ataxiques : ataxie-télangiectasie, xeroderma pigmentosum, syndrome de Cockayne, syndrome de Behr, maladie de Chediak-Higashi).
Dans l'avenir, et comme pour les différentes formes de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, il est très vraisemblable que la détermination des anomalies géniques conduira à une classification différente.
P. K. Thomas, neurologue britannique (1994) ; P. J. Dyck, neurologue américain (1975)
→ classification de Dyck, douleur neuropathique (critères diagnostiques), Denny-Brown (neuropathie de), maladie de Thévenard, neuropathie sensitive et autonomique de type 2, Riley-Day (syndrome de), insensibilité congénitale à la douleur, paraplégie spasmodique familiale de Strümpell-Lorrain, acropathie ulcéromutilante, maladie de Parkinson, ataxie de Friedreich, ataxie-télangiectasie, xeroderma pigmentosum, Cockayne (syndrome de), Behr (maladie de), maladie de Chediak-Higashi
[H1]
Édit. 2018
parasympathique (système nerveux autonome) l.m.
Pars parasympathica (pars autonomica systematis nervosi peripherici) (TA)
parasympathetic part (autonomic part of peripheral nervous system)
Système nerveux de la vie végétative antagoniste du système sympathique agissant sur les viscères par l'intermédiaire de l'acétylcholine.
On le divise en :
- système parasympathique crânien dont les fibres naissent de cellules situées dans la moelle cervicale, le bulbe, la protubérance ou le mésencéphale. Ces fibres entrent dans la constitution de certains nerfs crâniens : le III, VII, VIIbis, le IX et le X.
- système parasympathique sacré pelvien qui a son origine dans la substance grise de la région intermédiolatérale de la moelle sacrée. Les fibres pelviennes constituent les 4 derniers nerfs sacrés.
Syn. parasympathique (système) (désuet)
→ système nerveux autonome (végétatif), sympathique (système nerveux), système nerveux autonome (atteinte du)
PD-L1, PD-L2 sigles angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1, Programmed Death protein-Ligand 2 l.m
Protéines exprimées à la surface des cellules, en particulier cancéreuses, en réponse à des stimuli inflammatoires, qui se lient spécifiquement à PD-1, protéine membranaire des cellules T porteuses des antigènes CD4 et CD8.
PD-L1, encore appelée B7-H1, et PD-L2, appelée aussi B7-DC, sont des protéines transmembranaires, ligands du récepteur PD-1 (« Programmed Death protein 1 ») exprimé à la surface des cellules T. PD-L1 est le composé majoritaire de ce système. Dans la situation normale, la liaison de PD-L1 sur PD-1 provoque l'apoptose des cellules T CD4+ et CD8+, ce qui induit une tolérance immunitaire. Ce système intervient par exemple dans la tolérance des femmes enceintes vis-à-vis de l’embryon et de celle des sujets transplantés vis-à-vis du greffon. Cependant, il joue aussi un rôle essentiel dans la capacité des tumeurs à résister au système immunitaire de l’hôte. En effet, PD-L1 et PD-L2 sont surexprimés par les cellules de certains cancers agressifs, notamment les mélanomes, et la liaison de PD-L1 ou PD-L2 portés par les cellules tumorales à leur récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T induit une tolérance du système immunitaire vis à vis de la tumeur. De très nombreux essais thérapeutiques contre divers cancers ont été conduits avec des anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre PD-1 ou PD-L1 et certains d'entre eux ont déjà bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis ou en Europe (par exemple le Nivolumab pour le traitement des mélanomes non resécables ou métastatiques et de certains cancers bronchiques non à petites cellules).
Syn. B7-H1 pour PD-L1, B7-DC pour PD-L2
→ cellules T, CD4, CD8, PD-1,tolérance immunologique, apoptose, anticorps monoclonal
[C1, C3, F2, F3]
Édit. 2019
shunt portosystémique l.m.
portal systemic shunt
Dérivation entre une veine du système porte et une veine du système cave destinée à faire baisser l'hypertension dans le système porte et pallier ses conséquences pathologiques.
Les shunts portosystémiques peuvent se développer spontanément lorsqu'existe une hypertension dans le système porte, en particulier dans la cirrhose hépatique. Ils peuvent être réalisés par une intervention chirurgicale. La dérivation du sang portal dans la veine cave peut être totale (anastomose portocave ou mésentéricocave, ou splénorénale centrale), partielle (dérivation portale partielle), ou sélective (intervention de Warren, anastomose coronarocave). Il est également possible de réaliser une dérivation portale percutanée par introduction, par l'intermédiaire de la veine jugulaire interne, d'une prothèse entre la branche droite de la veine porte et l'une des trois veines hépatiques principales
W. D. Warren, chirurgien américain (1986)
système éboueur l.m.
scavenger pathway
Voie particulière du métabolisme cellulaire des lipoprotéines, principalement active dans les monocytes-macrophages, selon laquelle les lipoprotéines qui l'empruntent pénètrent dans les macrophages au prorata de leur concentration extracellulaire, sans limitation par un système de rétrocontrôle, ce qui permet la transformation spumeuse.
Les lipoprotéines impliquées sont, en particulier, des lipoprotéines de basse densité dont les propriétés physiques ont été modifiées par une réaction chimique comme l'acétylation et, surtout, l'oxydation. Le système éboueur met en jeu des récepteurs spécifiques dont une famille, dite récepteurs des LDL acétylées, a été caractérisée dans les macrophages humains, avec 2 isoformes codées par un même gène, dénommés SR-AI et SR-AII. La voie du système éboueur s'oppose à la voie classique du récepteur des LDL, présente dans presque toutes les cellules, mais qui, étant soumise à un rétrocontrôle étroit, ne permet l'entrée du cholestérol qu'en stricte proportion des besoins cellulaires, empêchant ainsi la transformation spumeuse. Dans certaines conditions expérimentales, des cellules musculaires artérielles peuvent aussi exprimer le système éboueur, mais il manque encore la preuve qu'une telle adaptation métabolique se produise dans les plaques athéroscléreuses humaines.
J. L. Goldstein et M. S. Brown, biochimistes américains (1979 et 1980)
unité SI l.f.
IS unit
Unité du système international.
Le système international d’unités a été créé en 1960 par la Conférence internationale des poids et mesures. Il permet de rapporter toutes les unités de mesure à des étalons fondamentaux : le mètre pour la longueur, le kilogramme pour la masse, la mole pour la quantité de matière, etc…En Biologie, le système des unités SI tend à remplacer progressivement les unités traditionnelles. Seul le litre (L) reste traditionnellement employé comme unité de volume, bien qu’il ne fasse pas partie du système d’unités SI (1L = 10-3 m3).
PD-L1, PD-L2 sigles angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1, Programmed Death protein-Ligand 2
Protéines exprimées à la surface des cellules, en particulier cancéreuses, en réponse à des stimuli inflammatoires, qui se lient spécifiquement à PD-1, protéine membranaire des cellules T porteuses des antigènes CD4 et CD8.
PD-L1, encore appelée B7-H1, et PD-L2, appelée aussi B7-DC, sont des protéines transmembranaires, ligands du récepteur PD-1 (« Programmed Death protein 1 ») exprimé à la surface des cellules T. PD-L1 est le composé majoritaire de ce système. Dans la situation normale, la liaison de PD-L1 sur PD-1 provoque l'apoptose des cellules T CD4+ et CD8+, ce qui induit une tolérance immunitaire. Ce système intervient par exemple dans la tolérance des femmes enceintes vis-à-vis de l’embryon et de celle des sujets transplantés vis-à-vis du greffon. Cependant, il joue aussi un rôle essentiel dans la capacité des tumeurs à résister au système immunitaire de l’hôte. En effet, PD-L1 et PD-L2 sont surexprimés par les cellules de certains cancers agressifs, notamment les mélanomes, et la liaison de PD-L1 ou PD-L2 portés par les cellules tumorales à leur récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T induit une tolérance du système immunitaire vis à vis de la tumeur. De très nombreux essais thérapeutiques contre divers cancers ont été conduits avec des anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre PD-1 ou PD-L1 et certains d'entre eux ont déjà bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis ou en Europe (par exemple le Nivolumab pour le traitement des mélanomes non resécables ou métastatiques et de certains cancers bronchiques non à petites cellules).
Syn. B7-H1 pour PD-L1, B7-DC pour PD-L2
→ cellules T, CD4, CD8, PD-1,tolérance immunologique, apoptose, anticorps monoclonal
[C1, C3, F2, F3, O3]
Édit. 2020
instabilité des microsatellites l.f.
microsatellite instability
L’instabilité des séquences répétées du génome (appelées microsatellites) est une conséquence de l’inactivation fonctionnelle du système de réparation des erreurs produites au cours de la réparation de L’ADN (système MMR, mismatch repair).
Elle signe un phénotype tumoral fréquent appelé MSI (microsatellite instable). Les cancers MSI sont fréquents : du côlon, de l’estomac, de l’endomètre et d’autres cancers. L’analyse est réalisée à partir de l’ADN extrait du tissu tumoral. Il est possible de réaliser l’analyse en parallèle à partir de l’ADN extrait de tissu sain (adjacent à la tumeur) ou des lymphocytes du sang périphérique. Cette analyse comparative permet d’augmenter la sensibilité pour le dépistage de l’instabilité des microsatellites lorsque l’instabilité d’un marqueur ne se manifeste que par un décalage de quelques nucléotides. Ceci est particulièrement souhaitable en cas d’étude d’une tumeur non colorectale et notamment, en cas d’étude d’une tumeur endométriale. Les cancers MSI peuvent être héréditaires mais sont le plus souvent de nature sporadique. Dans le syndrome de Lynch ou cancer héréditaire sans polypose, MSI dans 95 % des cas, les cancers sont favorisés du fait de mutations constitutionnelles hétérozygotes d’un des gènes codant les protéines majeures du système MMR (MLH1, MSH2, MSH6 ou PMS2). Une forme plus sévère de ce syndrome, caractérisée par des mutations bi-alléliques d’un des gènes du système MMR appelé syndrome CMMRD (constitutive MMR-deficiency syndrome) a été rapportée. Le phénotype MSI est systématiquement recherché en cas de cancer colorectal sporadique où il est présent dans 15 à 20 % des cas et recommandé pour les autres tumeurs. Les cancers du côlon MSI se développent principalement au niveau du côlon droit et chez la femme. Elles sont associées à un profil biologique faisant intervenir des mutations diverses tout au long de la carcinogénèse. La détermination du statut MSI contribue à l’identification de patients ayant un cancer colorectal héréditaire .Il est, en cas de métastase, un critère d’orientation thérapeutique leur permettant d’être traités par les nouvelles thérapies, immunothérapies par exemple. Le phénotype MSI dans les cancers colo-rectaux non métastatiques est globalement un facteur de bon pronostique. Les récidives et l’évolution métastatique sont rares. Seulement 5 % des cancers colorectaux métastatiques présentent une instabilité des microsatellites.
Syn. MSI
Symb. MSI
→ système MMR (mismatch repair), réparation de l'ADN
[F2, L1, Q1]
Édit. 2020
agoniste dopaminergique l.m.
dopaminergic agent
Stimulant des récepteurs présynaptiques et postsynaptiques de la dopamine.
Généralement, ils sont localisés dans l'encéphale (système nigro-striatal, système mésolimbique, système tubéro-infundibulaire) et au niveau périphérique (rein, vaisseaux). Ces agonistes sont divisés en deux principaux sous-groupes D1 et D2. Parmi les agonistes des récepteurs D2, on range l'apomorphine et la bromocriptine d’autres médications apparentées comme le quinagolide et la cabergoline.
Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement
→ apomorphine, bromocriptine, quinagolide, cabergoline
[C2, C3, O4]
Édit. 2020
attelle dynamique l.f.
dynamic splint
Appareil de maintien d’une articulation des membres associé à un système permettant une mobilisation active ou passive de cette articulation et des articulations adjacentes.
Il est surtout utilisé pour les articulations des doigts par un système de rappel élastique. Pour les grosses articulations du membre inférieur, le coude et le genou en particulier un système électromécanique permet la mobilisation (arthromoteur).
cavernome portal l.m.
Ensemble formé par les vaisseaux collatéraux du système porte qui, en cas de thrombose de la veine porte, prennent une taille exagérée et un trajet contourné.
Nés du système porte en amont de l’obstacle, ils retournent au système porte en aval de l’obstacle permettant ainsi de maintenir le flux portal vers le foie. L’augmentation des résistances qui s’en suit est responsable d’une hypertension portale.
[L1,K4]
cœur n.m.
cor (TA)
heart
Organe central moteur de la circulation, sanguine.
C’est un muscle creux, le myocarde, tapissé intérieurement par l’endocarde et recouvert extérieurement par le péricarde séreux. Il a la forme d’une pyramide triangulaire. On lui décrit trois faces : une face sternocostale, antérieure, une face diaphragmatique, inférieure, une face pulmonaire, latérale gauche et une base postérieure. Son grand axe est oblique en avant, à gauche et en bas. Le sommet est antéro-gauche. Ses quatre cavités, deux atriums et deux ventricules se groupent en un cœur droit dans lequel circule le sang veineux et un cœur gauche dans lequel circule le sang artériel. Ces deux parties du cœur sont séparées par un septum qui comporte trois portions : le septum interventriculaire, le septum interatrial et un petit segment de septum atrioventriculaire. Atriums et ventricules communiquent par les ostiums atrioventriculaires droit et gauche. Chacun muni d’une valve atrioventriculaire (mitrale à gauche, tricuspide à droite). Le cœur est un muscle doué de contractions automatiques involontaires réglées par un système autonome, le système de conduction du cœur qui est soumis à la double influence des nerfs vagues, cardio-modérateurs et de la partie sympathique du système nerveux autonome, cardio-accélératrice.
[A1]
Édit. 2015
compétence vectorielle l.f.
vector competence
Ensemble des relations existant entre un agent infectieux et son vecteur.
La compétence vectorielle tient aux seuls facteurs intrinsèques au système, d'ordres mécanique, physico-chimique, moléculaire, génétique, tels qu'on peut les étudier dans les conditions expérimentales, c'est-à-dire sur un système micro-organisme – vecteur soustrait à l'action des facteurs de l'environnement. La compétence est la résultante de l'aptitude du vecteur à s'infecter (réceptivité), de son aptitude à assurer le développement de l'agent infectieux et de son aptitude à le transmettre. Elle représente le degré de compatibilité (ou de coadaptation) entre la population du micro-organisme et celle du vecteur. Elle est donc propre à ce système biologique et susceptible de variation dès que change l'une des deux populations concernées.
Elle doit être distinguée de la capacité vectorielle.
→ vecteur, capacité vectorielle
[D1]
contrôle de la miction l.m.
voiding control
Ensemble des phénomènes réflexes ou volontaires organisés par les centres nerveux, qui permettent un fonctionnement harmonieux du cycle continence-miction.
La coordination entre les forces d'expulsion vésicale et la force de retenue sphinctérienne est sous le contrôle d'une inhibition réciproque du système parasympathique d'une part, et sympathique et somatique d'autre part ; il est organisé par des boucles réflexes dont les centres sont médullaires (centre vésicospinal de Budge) ou dans les plexus ganglionnaires périphériques pour le système autonome (sympathique et parasympathique) et au niveau du tronc cérébral pour la coordination parasympathique et somatique.
Le contrôle volontaire permet d'interdire ou de déclencher (en dehors de la sensation des besoins) la miction, dont l'exécution est prise en charge par les circuits réflexes. Les centres sont situés dans le système limbique et dans le néocortex.
L. J. Budge, physiologiste allemand (1851)
→ dyssynergie vésicosphinctérienne, synergie vésicosphinctérienne
[M3]
cytosquelette n.m.
cyto-skeleton
Système de réseau fait de filaments et de tubules et assurant la permanence, le maintien de la structure cellulaire.
Encore dénommé système des protéines fibreuses de la cellule, il est constitué de trois éléments principaux : microfilament, microtubule et filament intermédiaire ; ainsi que de protéines associées ou protéines de liaison, qui relient ces structures entre elles, à la membrane plasmique et à celle des organites intracellulaires. Outre son rôle de support de la membrane plasmique, des organites cellulaires et de certains systèmes enzymatiques, le cytosquelette permet les mouvements des organites intracellulaires, de la membrane plasmique et des autres constituants du cytosol ; il constitue le système locomoteur des mouvements amiboïdes et des structures mobiles spécialisées (cils et flagelles) et assure la contractilité des cellules de certains tissus spécialisés comme le tissu musculaire.
Étym. gr. kutos : cellule ; skeletos : desséché, squelette
Syn. système des protéines fibreuses de la cellule
[A2]
division du système nerveux autonome l.f.
autonomic division
Le système nerveux autonome est divisé en deux parties : le système sympathique et le système parasympathique.
Syn. système nerveux végétatif
dopamine n.f.
dopamine
Dihydroxy-phényléthylamine, neuromédiateur biosynthétisé par différentes cellules nerveuses dites dopaminergiques, de la médullosurrénale ou des cellules chromaffines de l'intestin.
Elle est classée parmi les hormones dites catécholamines.
Dans la maladie de Parkinson, son déficit est constant au sein du locus niger et du striatum. Administrée par voie générale, elle ne franchit pas la barrière hémato-méningée. En revanche son précurseur, la L-dihydroxy-phénylalanine (L-dopa) pénètre dans le système nerveux où la dopadécarboxylase la transforme en dopamine. Mais une décarboxylation en dopamine se produit dans la plupart des tissus, si bien que seule, une fraction de la dose ingérée est disponible pour le système nerveux et que des doses élevées de l’ordre de 3 à 4 grammes par jour sont nécessaires. Ces doses ont des effets seconds sur l'ensemble de l'organisme, en raison des productions digestives et cardiovasculaires de dopamine. L'association à la L-dopa d'un inhibiteur de la décarboxylase qui ne peut pas franchir la barrière hémato-méningée, prévient ces effets indésirables et réserve au système nerveux central l'action du médicament.
Son rôle dans la régulation de la LH-RH est discuté. Ses propriétés pharmacologiques en font un médicament adrénergique utilisé dans le choc cardiogénique et les anuries du choc.
A. Carrlsson, neuropharmacologiste suédois, prix Nobel de médecine en 2000 (1957)
[G3]
Édit. 2020