Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

50 résultats 

maladies auto-immunes du foie et des voies biliaires l.f.p.

auto-immune disease of liver and ductuli biliferi

Affections du foie et/ou des voies biliaires à mécanisme auto-immun : l'hépatite auto-immune (où la cible de la réaction auto-immune est l'hépatocyte) ; la cirrhose biliaire primitive (où la cible de la réaction auto-immune est l'épithélium des petites voies biliaires intrahépatiques) ; la cholangite sclérosante primitive (où la cible de la réaction auto-immune est représentée par les grosses voies biliaires intra et extrahépatiques).
Les syndromes de chevauchement associent chez le même malade deux des maladies auto-immunes précédemment mentionnées : cirrhose biliaire primitive et hépatite auto-immune, ou cholangite sclérosante et hépatite auto-immune.

papillomatose des voies biliaires l.f.

biliary papillomatosis

Prolifération tumorale diffuse des canaux biliaires intra- et/ou extrahépatiques.
Les canaux dilatés sont remplis de projections papillaires tumorales, faites de cellules épithéliales cylindriques soutenues par des axes fibrovasculaires. Une transformation maligne est possible.

paucité des voies biliaires syndromique l.f.

syndrome d'Alagille

[A4,O6,Q2]

plaie des voies biliaires l.f.

biliary tree lesions

Plaie concernant les voies biliaires intra- ou extra-hépatiques survenue au cours d'une intervention chirurgicale ou d'un traumatisme violent de l'abdomen, et pouvant aller de la blessure latérale plus ou moins étendue de la voie biliaire à sa section complète, avec comme conséquence directe l'écoulement de bile dans la cavité péritonéale.

voies biliaires

suractivation des voies sympathiques cervicales l.f.

F. Pourfour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727) (1664 - 1741)

syndrome de Pourfour du Petit

[A1,G1,H1,H5,P2]

tumeur bénigne des voies biliaires l.f.

bile duct benign tumor

Les principales tumeurs bénignes des voies biliaires sont le polype vésiculaire et le papillome des voies biliaires.
Ces deux tumeurs peuvent néanmoins être l'objet d'une transformation maligne.

Étym. lat. tumor : gonflement

polype vésiculaire, papillome des voies biliaires

voies d'administration des médicaments l.f.p

route of administration

Modes de pénétration utilisé pour qu'un médicament pénètre dans l'organisme visé.
On distingue : la voie entérale ou orale (introduction par la bouche dans le tube digestif), les voies parentérales (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intraartérielle, intrarachidienne, intracardiaque), les voies transmuqueuses (voie rectale, buccolinguale, alvéolaire) et les voies locales (applications sur la peau ou sur les muqueuses, injections intrapleurales ou intraarticulaires).

Étym. lat. medicamentum :  médicament, poison

médicament

voies biliaires (atrésie des) l.f.

biliary atresia

M. Kasai, chirurgien japonais (1959)

atrésie des voies biliaires

voies biliaires (plaie des) l.f.

biliary tree lesions

plaie des voies biliaires ()

absence de voies lacrymales l.f.

absence of lacrimal ways

agénésie des voies lacrymales, larmoiement, épiphora

[P2,Q3]

Édit. 2016

accouchement par voies naturelles l.m.

vaginal delivery

Accouchement par voie vaginale.

Étym. lat. accubare : se mettre au lit

[O3]

Édit. 2016

voies optiques secondaires et accessoires l.f.p.

secondary visual tracts

Voies visuelles connectées avec des structures cérébrales assurant les réactions réflexes, automatiques et inconscientes.
- La voie photique ou rétino-hypothalamique met en rapport les cellules rétiniennes avec les noyaux suprachiasmatiques situés sur la ligne médiane, dans le diencéphale entre le thalamus et le mésencéphale. Cette voie transmet directement aux noyaux les impulsions des bâtonnets. Ce système, très réactif à la lumière, véritable horloge biologique assure la régulation et la synchronisation des rythmes circadiens. Par ses relations avec l’épiphyse il agit sur la sécrétion de la mélatonine.
- La voie rétino-tectale ou colliculaire, oculomotrice, met en rapport les cellules rétiniennes avec les tubercules quadrijumeaux antérieurs (colliculi superiores) en arrière du mésencéphale. Le colliculus est connecté au corps géniculé latéral (CGL) par les bras conjonctivaux. Cette voie a un rôle dans l’oculo-motricité : coordination des mouvements de la tête et des yeux, et dans la fixation du regard : saccades, mouvement de poursuite. Une voie directe vers le prétectum stabilise également l’image sur la rétine, contrôle l’ouverture de la papille et intervient dans le réflexe photomoteur.
- Parmi les systèmes optiques accessoires le pulvinar a un rôle important : ses noyaux inférieurs reçoivent des axones du tractus optique, du CGL et sont connectés avec le colliculus supérieur, l’aire visuelle occipitale striée et par son intermédiaire avec l’aire occipito-pariétale impliquée dans la détection du mouvement. Il a un rôle dans l’attention visuelle, la coordination du regard avec les mouvements du corps et la reconnaissance visuospatiale. Trois autres petits noyaux (dits terminaux) près du colliculus supérieur, en relation avec le tractus visuel, ont également un rôle dans la stabilisation de l’image au cours des mouvements de la tête et du cou ; chacun d’eux est impliqué dans une des trois directions de l’espace.

tubercules quadrijumeaux, pulvinar, noyau suprachiasmatique, prétectum, mouvement de fixation, mélatonine

voies acoustiques l.f.p.

auditory tract

Ensemble des éléments situés entre le labyrinthe membraneux et la première circonvolution temporale du cerveau : nerf auditif, stries acoustiques, lemniscus latéral et corps genouillé interne.

voies auditives

voies aéro-digestives supérieures l.f.p.

superior aerodigestive ways

Terme regroupant les fosses nasales, la cavité buccale, le pharynx, le larynx et leurs dépendances.

Sigle VADS

voies auditives l.f.p.

auditory tract

Structures anatomiques débutant au protoneurone du nerf cochléaire au niveau du pédicule cochléovestibulaire de la VIIIème paire crânienne et aboutissant à la première circonvolution temporale.
La réception périphérique s'effectue dans l'oreille moyenne qui, par la chaîne des osselets, transmet les vibrations du tympan à la partie acoustique de l'oreille interne, formée par la canal cochléaire. Celui-ci contient le ganglion ou organe spiralé de Corti, constitué des cellules ciliées réceptrices et de l'origine des fibres du nerf cochléaire, lequel chemine avec le nerf vestibulaire, atteint la jonction bulboprotubérantielle et se termine dans les noyaux cochléaires dorsal et ventral, sur la face latérale du pédoncule cérébelleux inférieur.
Au niveau central, la plupart des fibres effectuent un croisement : celles issues du noyau dorsal formant les stries acoustiques, situées sous le plancher du 4e ventricule, et celles issues du noyau ventral, le corps trapézoïde. Par le lemnisque latéral, elles rejoignent le tubercule quadrijumeau postérieur directement ou après un relais dans le lemnisque médian. Les noyaux cochléaires projettent aussi sur l'olive supérieure homo- ou controlatérale, d'où se détachent des fibres qui vont également au tubercule quadrijumeau postérieur par le lemnisque médian. De plus, des projections des noyaux cochléaires sur la formation réticulée jouent un rôle important dans les activités réflexes.
Par la suite, les afférences auditives gagnent le corps genouillé interne, puis l'aire corticale auditive primaire, située à la face supérieure de la première circonvolution temporale (gyrus transverse de Heschl, aires 4I et 42).
Il existe également des voies efférentes partant du cortex temporal pour atteindre la périphérie, dans l'organe de Corti. Leur rôle apparaît important dans l'inhibition des bruits de fond parasites et la focalisation sur les signaux sonores significatifs.
Les voies acoustiques sont explorées par les potentiels évoqués auditifs (PEA), dits potentiels évoqués du tronc cérébral.

A. Corti, anatomiste italien (1851)

cochléaire (canal), Corti (organe spiralé de)

voies cordonales postérieures l.f.p.

posterior cordonal tracts

Faisceaux de fibres nerveuses qui cheminent dans le cordon postérieur de la moelle et qui comportent deux types de fibres ascendantes.
Les fibres afférentes primaires cheminent dans le cordon postérieur de la moelle avec une distribution somatotopique bien définie : fibres sacrées les plus internes, fibres cervicales les plus externes. Ayant fait relais dans la partie caudale des noyaux bulbaires de Goll et de Burdach, elles décussent pour gagner le lemniscus médian controlatéral puis aboutissent au noyau ventrolatéral du thalamus. Ces voies lemniscales proprement dites transmettent les sensibilités tactiles fines et proprioceptives conscientes.
Plus récemment, chez l'animal, des fibres afférentes post-synaptiques ont été individualisées dans le cordon postérieur, qui véhiculent les informations nociceptives, représentant 10% des fibres cordonales postérieures.

E. Burdach, anatomiste allemand, membre de l’Académie de médecine (1801-1876) ; F. Goll, neuroanatomiste suisse (1829-1903)

cordonal postérieur (syndrome), tabès

voies de conduction cardiaques l.f.p.

cardiac conduction ways

Ensemble des structures intracardiaques qui assurent la naissance et la propagation de l’onde électrique d’excitation destinée au déclenchement de la contraction cardiaque.
Les altérations anatomiques ou fonctionnelles de ces voies entraînent des troubles dits conductionnels, dont le diagnostic et le traitement ont pris une grande importance dans la cardiologie moderne (action pharmacologique, cardiologie interventionnelle, stimulation cardiaque).

voies de conduction optique l.f.p.

tractus opticus
optic, visual tracts
Voies qui assurent l'acheminement des sensations visuelles de la rétine au cortex cérébral et qui comprennent, à partir de la rétine : la voie primaire formée par  le nerf optique, le chiasma optique, la bandelette optique, un relais dans le corps genouillé latéral, les radiations optiques (voies optiques intracérébrales) vers le cortex occipital et des prolongements secondaires vers les aires de reconnaissance du cortex occipito-pariétal et occipito-temporal.
Les cellules sensorielles, cônes et bâtonnets, envoient leurs informations aux cellules ganglionnaires par l’intermédiaire des cellules bipolaires. Les axones issus des cellules ganglionnaires se regroupent à la papille pour former le nerf optique (IIème paire crânienne) qui traverse le canal optique. Les deux nerfs droit et gauche se rejoignent au dessus de la partie antérieure de la selle turcique pour former le chiasma optique où se produit le croisement (décussation) sur la ligne médiane des axones qui proviennent de la région nasale de la rétine. Les axones provenant des régions temporales de la rétine ne croisent pas et restent homolatéraux. Ainsi les informations provenant du champ visuel droit sont dirigées vers l’hémisphère gauche et vice versa.
Les axones issus des angles postérieurs du chiasma forment les bandelettes optiques (ou tractus) qui atteignent les corps genouillés latéraux (CGL, partie du thalamus). Les cellules du CGL sont réparties en six couches. Les fibres issues des cellules ganglionnaires de grande taille (type M) de la rétine périphérique forment des synapses avec les grandes cellules des couches 1 et 2 ; celles-ci, avec leurs axones, forment le système magnocellulaire (5% des fibres). Les couches 3 à 6 formées de petites cellules reçoivent les axones issus de cellules P de la rétine et forment le système parvocellulaire (90% des fibres). Des cellules très petites forment la couche ventrale K (koniocellulaire) du CGL; elles reçoivent les axones de cellules ganglionnaires connectées aux cônes de type B (bleu).
 Les axones issus du CGL forment les radiations optiques de Gratiolet qui, à travers la substance blanche, se dirigent vers le cortex occipital et aboutissent à l’aire visuelle primaire V1 du cortex strié (ex aire 17 de Brodmann), de part et d’autre de la scissure calcarine à la face axiale du lobe occipital. Les fibres provenant de la macula par l’intermédiaire du CGL aboutissent à la partie toute postérieure du cortex strié.
A partir de V1 les informations visuelles se propagent aux aires extra-striées V2 à V5, aires d’intégrations, avec deux voies principales : la voie dorsale ou occipito-pariétale vers le cortex pariétal, spécialisé dans la localisation spatiale et le mouvement et la voie ventrale, occipito-temporale pour la reconnaissance des formes, des objets et de la couleur.
Les aires visuelles occipitales correspondent approximativement aux aires rétiniennes (organisation rétinotopique) sans proportionnalité. 

L. P. Gratiolet, anatomiste et zoologiste français (1854) ; K. Brodmann, anatomiste et neurologue allemand (1905 et 1908)

Syn. voies optiques

cellule ganglionnaire, corps géniculé latéral (CGL), chiasma optique, cortex visuelaire V1, aires visuelles, koniosystème, magnosystème, parvosystème, lobe occipital, voie dorsale, voie ventrale, organisation rétinotopique

voies de conduction visuelle l.f.p.

visual conduction tracts

voies de conduction optique, voies optiques secondaires et accessoires

voies olfactives l.f.p.

olfactive ways

Ensemble anatomique récepteur et transmetteur de l'olfaction à partir du nerf olfactif (1ère paire crânienne), formé par le groupement en fascicules d'axones des neurones bipolaires situés dans la muqueuse nasale.
Après la traversée de la lame criblée de l'ethmoïde, s'effectue une synapse dans le bulbe olfactif avec les cellules mitrales, dont les axones parcourent d'avant en arrière le pédoncule olfactif, puis traversent les bandelettes ou stries olfactives. Le pédoncule et les bandelettes constituent le tractus olfactif. C'est surtout dans le neurone olfactif et le bulbe olfactif que se réalise l'analyse de ces signaux.
Peu étendues, les projections centrales comprennent : des aires de projection primaires conscientes, néocorticales, formées du cortex prépiriforme (partie postérieure du gyrus orbitaire) et du cortex périamygdalien ; une aire secondaire, faite de péri-archicortex, constituée du cortex entorhinal ou aire 28, partie antérieure de la circonvolution hippocampique rattachée au cortex parahippocampique, donc limbique, support de la dimension affective (sensation d'odeur agréable ou désagréable). L'aire secondaire reçoit des fibres provenant des aires olfactives primaires.

olfactif (bulbe), tractus olfactif, olfactif (pédoncule), olfactives (bandelettes)

[A1,H5]

Édit. 2017

voies optiques l.f.p.

tractus opticus
optic, visual ways

voies de conduction optique, voies optiques secondaires et accessoires

voies spermatiques l.f.p.

seminal tract

Ensemble des voies d'excrétion du sperme.
Elles sont constituées par les tubes droits, le rete testis, les cônes efférents, l'épididyme, le canal déférent, les vésicules séminales et les canaux éjaculateurs.

sperme, tubes droits, rete testis, épididyme, canal déférent, vésicule séminale, éjaculateur (canal ou conduit)

voies urinaires l.f.p.

urinary tract

voie excrétrice urinaire

voies vestibulaires l.f.p.

vestibular tract

Structures anatomiques participant au contrôle postural et à l'équilibre, depuis l'appareil récepteur jusqu'aux diverses connexions vestibulaires centrales, et issues, comme nerf cochléaire, de la VIIIème paire crânienne.
L'appareil récepteur périphérique comporte les canaux semi-circulaires, sensibles aux accélérations angulaires, l'utricule et le saccule. Ce labyrinthe membraneux baigné de lymphe est situé à l'intérieur du rocher. Chacun des trois canaux semi-circulaires présente une crête ampullaire qui est un récepteur sensoriel dont l'efficacité est liée au déplacement de la lymphe. Les macules otolithiques de l'utricule et du saccule renseignent notamment sur la position de la tête et sont sensibles aux accélérations linéaires.
Cheminant avec le nerf cochléaire dans le conduit auditif interne, le nerf vestibulaire traverse l'angle pontocérébelleux et pénètre le sillon bulboprotubérantiel, juste en arrière du facial. Il se divisera pour gagner les quatre noyaux vestibulaires situés sous le plancher du 4ème ventricule. Le lobe flocculonodulaire est, lui aussi, destinataire direct de ces fibres.
Les connexions vestibulaires centrales sont variables : soit parvenant, par l'intermédiaire du thalamus, au cortex de la partie la plus basse de la pariétale ascendante et intervenant dans l'information sur la position et le déplacement de la tête ; soit s'intégrant à un niveau sous-cortical (cervelet, réticulée, noyaux gris centraux, noyaux oculomoteurs) et ménageant les adaptations posturales de l'axe du corps.

macule otolithique, vestibulaire (nerf), vestibulaires (noyaux)

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

| page précédente | /2