thrombophlébite infectieuse l.f.
infectious thrombophlebitis
Inflammation d’une veine entraînant la formation d’un caillot sanguin dans la lumière et secondaire à une infection bactérienne, localisée ou généralisée.
Étym. gr. thrombos : caillot ; phlebs : veine
transmissible (maladie infectieuse) l.f.
transmissible infectious disease
Maladie infectieuse qui peut être transmise d’un individu à l’autre.
transmission d'une maladie infectieuse l.f.
infectious disease transmission
Passage d’une maladie infectieuse d’un individu à un autre.
vascularite infectieuse l.f.
infectious vasculitis
Inflammation de vaisseaux de tout calibre, induite par une infection bactérienne, virale ou fongique.
La vascularite nécrosante se caractérise par une nécrose de la paroi vasculaire associée à une infiltration cellulaire inflammatoire ; elle affecte surtout les veinules, les capillaires et les artérioles. De nombreuses bactéries, dont le bacille tuberculeux, divers virus (VIH, virus des hépatites, Cytomegalovirus, parvovirus B19, etc.).
→ vascularite, vascularite nécrosante, Koch (bacille de), VIH, virus des hépatites, Cytomegalovirus, parvovirus B19
[D1, K4]
Édit. 2020
mononucléose infectieuse l.f.
infectious mononucleosis
Maladie aigüe fébrile correspondant à la primo-infection symptomatique par un virus du genre Lymphocryptovirus (virus d’Epstein-Barr) de la famille des Herpesviridae, de transmission exclusivement salivaire, caractérisée par une fièvre associée à une lymphocytose avec présence de lymphocytes atypiques de grande taille.
Cette primo-infection est le plus souvent inapparente au cours de l’enfance ou de l’adolescence.
La mononucléose infectieuse se manifeste par une angine érythématopultacée ou pseudomembraneuse, avec une fièvre modérée, un œdème de la luette, un purpura pétéchial du voile du palais ; il existe fréquemment des adénopathies cervicales et une splénomégalie qui peut être déclenchée par la prise d’ampicilline. Les complications sont rares : hépatite, encéphalite, anémie hémolytique, purpura thrombopénique. Une asthénie prolongée est fréquente. La formule sanguine met en évidence un syndrome mononucléosique à mononucléaires hyperbasophiles ; une augmentation des transaminases est fréquente.
Le diagnostic de certitude repose sur les examens sérologiques : test d’agglutination rapide sur lame (MNI-test), réaction de Paul-Bunnel-Davidsohn détectant les anticorps hétérophiles présents dans le sérum et capables d’agglutiner les hématies d’espèces différentes (Mouton, Cheval, Bœuf) ; mise en évidence d’anticorps spécifiques du virus : IgM anti VCA (antigène de la capsule virale) et absence d’anticorps anti EBNA (Epstein-Barr Nuclear Antigen).
Le traitement est symptomatique. Il ne doit pas comporter d’ampicilline qui déclenche quasi-systématiquement une éruption érythémateuse. La majorité des cas guérissent sans incidents. Une courte corticothérapie est prescrite dans les formes compliquées.
J. R. Paul et W. W. Bunnell, médecins américains (1932), I. Davidsohn, biologiste américain (1937) ; M. A. Epstein et Yvonne M. Barr virologues britanniques : (1958 pour Burkitt et 1964) ; E. Pfeiffer, pédiatre allemand (1889) ; N. Filatov, pédiatre russe (1887)
Étym. gr. monos : seul, lat. nucleus : noyau
Syn. maladie de Filatov, maladie de Pfeiffer
→ Epstein-Barr (virus), Paul, Bunnel et Davidsohn (réaction de), Herpesviridae, Lymphocryptovirus