pleurésie hémorragique l.f.
haemorrhagic pleuritis
Épanchement pleural incoagulable contenant au moins 10.000 hématies par mm3 en dehors de tout incident de ponction.
On en exclut par définition les épanchements hémorragiques par traumatisme récent où le liquide est coagulable.
Ce type de pleurésie s'observe lors d'affections tumorales pleurales malignes, de tuberculose, d'infarctus pulmonaire, ou de causes beaucoup plus exceptionnelles.
Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de) l.f.
hereditary hemorrhagic telangiectasia, Osler-Rendu-Weber disease
Maladie familiale caractérisée par la survenue dans l'enfance d'épistaxis à répétition et, chez l'adulte jeune, de bouquets de télangiectasies et de multiples formations angiectasiques saillantes, localisés principalement à la face, sur les muqueuses buccale et nasale, parfois aux extrémités, saignant facilement et qui peuvent évoluer vers la formation d'angiomes atteignant le volume d'un pois.
Les télangiectasies seraient le résultat d'un dysfonctionnement des shunts artério-veineux.
Les hémorragies peuvent conduire à une anémie grave. La maladie peut s'accompagner de lésions viscérales, telles des fistules artério-veineuses pulmonaires, une sclérose hépatosplénique, des télangiectasies et des anévrismes artériels du tube digestif.
S’y associent des malformations multiples, dont des fistules artério-veineuses pulmonaires, qui peuvent être la cause d'embolies septiques bactériennes ou mycosiques du cerveau, voire d'emboles cruoriques responsables d'accidents ischémiques cérébraux et même d'embolies gazeuses. Des angiomes du système nerveux central ont aussi été décrits.
En ophtalmologie : larmes de sang, angiomes conjonctivaux ayant l'aspect de pétéchies, et hémorragies striées ou en nappes avec angiomes et dilatations vasculaires au fond d'œil.
L'affection est chronique, mais les symptômes ont tendance à s'atténuer avec l'âge.
C’est une phacomatose mésodermique liée à une mutation du gène codant l’endogline sur le chromosome 9q3 (locus du gène (ORW, HHT) en 9q33-q34.1). Elle se transmet en dominance régulière. (MIM 187300).
M. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1896), W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1901)
Étym. gr. telos : fin ; aggeion : vaisseau
Syn. télangiectasie hémorragique héréditaire, télangiectasie hémorragique héréditaire de Rendu-Osler
→ fistule artérioveineuse pulmonaire, télangiectasie, angiome, shunt, phacomatose
[H1, J1, K1, L1, O1, P1, P2, Q3]
Édit. 2019
réticuloendothéliose aigüe hémorragique du nourrisson l.f.
→ Abt-Letterer-Siwe (maladie d')
[N3]
Édit. 2017/1
sarcome hémorragique multifocal l.m.
multifocal hemorragic sarcoma
Etym : gr sarx : chair
→ sarcome, acrosarcomatose de Kaposi
suffusion hémorragique l.f
hemorragic suffusion
Epanchement de sang en dehors du vaisseau qui le contient, limité au tissu qui l’entoure.
Les suffusions hémorragiques témoignent souvent d’une fragilité capillaire. Un exemple fréquent est la suffusion de sang sous conjonctivale. Elle est bénigne et habituellement unilatérale.
syndrome hémorragique du nouveau-né l.m.
haemorrhagic syndrome of the newborn
Syn. maladie hémorragique du nouveau-né
télangiectasie hémorragique héréditaire l.f.
hereditary hemorrhagic telangiectasia, Osler-Rendu-Weber’s disease
Ensemble de lésions télangiectasiques affectant les vaisseaux conjonctivaux de la tête, du cou, des avant-bras, des mains, de la partie supérieure du thorax, ainsi que des lèvres et des conjonctives, dans le cadre de la maladie de Rendu-Osler.
Le tableau clinique peut comporter : épistaxis récidivantes, hémorragies après avulsion dentaire ou coupure, ménorragies importantes, hémorragies digestives, carence martiale par saignement digestif.
L'atteinte du foie est marquée par des lésions vasculaires de petite taille (repérables en laparoscopie) et par des fistules artérioveineuses repérables en artériographie. La fonction hépatique est conservée avec seulement une augmentation modérée des phosphatases alcalines. Dans certains cas, existe une hypertension portale et rarement une encéphalopathie hépatique. Une hyperplasie nodulaire hépatique a pu être décrite.
Il s'agit d'une anomalie structurelle congénitale des vaisseaux, de transmission dominante et dont l'incidence est d'environ 1 à 2 pour cent mille en Europe.
M. Rendu, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1896) ; W. Osler, Sir, médecin britannique, membre de l'Académie de médecine (1901) ; F. P. Weber, médecin interniste britannique (1904)
Syn. angiomatose hémorragique familiale, angiomatose de Rendu-Osler-Weber
télangiectasie héréditaire hémorragique l.f.
→ télangiectasie hémorragique héréditaire
télangiectasie héréditaire hémorragique de Rendu-Osler l.f.
telangiectasia hereditaria haemorrhagica
M. Rendu, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1896) ; W. Sir, Osler, médecin britannique, membre de l'Académie de médecine (1901) ; F. P. Weber, médecin interniste britannique (1904)
Syn. télangiectasie hémorragique héréditaire
→ Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de), télangiectasie hémorragique héréditaire
rachitisme hémorragique l.m.
infantile scurvy, Barlow’s disease
T. Barlow, médecin britannique (1883)
Syn. maladie de Barlow, maladie de Moeller-Barlow, maladie de Cheadle- Moeller-Barlow, scorbut infantile
[ I2, 01]
Édit. 2018
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
Fièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l'Homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ arbovirus, Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1]
Édit. 2020
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
fFièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l’homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1]
Édit. 2
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
Fièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l’homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1, D2, F1]
Édit. 2020
Score de Mayo de la colite hémorragique l.m.
Ulcerative Colitis Activity Index
Fréquence des selles
0 : normale
1 : 1 à 2 selles en plus du nombre habituel
2 : 3 à 4 selles en plus du nombre habituel
3 : >5 selles en plus du nombre habituel
Présence de sang dans les selles
0 : absent
1 : <50% des émissio,ns
2 : > 50% des émissions
Appréciation globale de la gravité
0 : quiescente
1 : activité légère
2 : activité modérée
3 : maladie sévère
Evaluation de la sévérité des lésions endoscopiques
0 : normale ou maladie inactive
1 : anomalies légères (érythème, diminution de la trame vasculaire, légère fragilité)
2 : anomalies modérées (érythème franc, disparition de la trame vasculaire, fragilité, érosions)
3 : anomalies sévères (saignement spontané, ulcérations)Score < 2 : maladie inactive
Score compris entre 3 et 5 : activité faible
Score compris entre 6 et 10 : activité modérée
Score >11 : activité sévère
P. Rutgeers, gastroentérologue belge (2005)
→ rectocolite ulcéro-hémorragique
[L1]
Édit. 2021