Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

49 résultats 

récepteur du tumor necrosis factor l.m.

tumor necrosis factor receptor

Ensemble de glycoprotéines transmembranaires liant spécifiquement le tumor necrosis factor (TNF) et assurant la transmission intracellulaire du signal aboutissant à ses effets biologiques.
Trois types de récepteurs de TNF ont été isolés, appelés TNFR I, TNFR II et TNFR III. Ils sont exprimés en quantité variable selon les types cellulaires. Ils s’associent sous forme de trimères pour lier les molécules de TNF.
Syn 5-hydroxy-indole-acétate

Sigle TNFR

TNF

récepteur éboueur l.m.

scavenger receptor

Récepteur membranaire des macrophages responsable de la captation des Low-Density-Lipoproteines (LDL) modifiées.

macrophage

récepteur hormonal 1.m.

hormone receptor

Protéine de membrane située dans une cellule effectrice sensible à une hormone et dont le signal est transmis au noyau par des messagers intracellulaires.
P. ex. l'utérus possède des récepteurs pour l'ocytocine, les prostaglandines ou les hormones adrénergiques. Dans les cancers du sein, les récepteurs des œstrogènes et de la progestérone reflètent le degré de différenciation de la tumeur, sa sensibilité à une hormonothérapie et donc son pronostic.

récepteur intracérébral l.m.

intracerebral receptor

Structure protéinique encéphalique capable de reconnaître spécifiquement le neuromédiateur qui lui correspond.
Chaque neuromédiateur possède de nombreux récepteurs pré et postsynaptiques. Au niveau postsynaptique, le récepteur permet la transmission de l'influx, alors qu'au niveau présynaptique, la liaison neurotransmetteur-récepteur peut agir en réduisant la biosynthèse du premier. Ces récepteurs sont, en effet, dynamiques : ils peuvent modifier leur densité ou leur affinité pour le ligand en fonction de la quantité de stimulation reçue.
La spécificité des récepteurs pour un seul neuromédiateur donné est un point important, qui explique que des molécules différentes puissent exercer des effets différents sur le système nerveux.
Il apparaît qu'il y a environ I0 000 molécules de neurotransmetteur dans une vésicule synaptique et qu'il faut autour de 100 microsecondes à 1000 d'entre celles-ci pour traverser la fente synaptique et se fixer sur leurs récepteurs spécifiques.
Jusqu'à présent, la liaison directe d'un type de récepteur au tableau clinique d'une affection psychiatrique ne peut être démontrée.

récepteur membranaire l.m.

Protéine située au niveau de la surface cellulaire et pouvant reconnaître spécifiquement un ligand.

récepteur

récepteur-médié adj

Médié par un récepteur.

récepteur muscarinique l.m.

Récepteur membranaire  sur la cellule myocardique sensible à l’acetylcholine  provoquant une augmentation de la perméabilité potassique et une augmentation de la polarisation cellulaire

récepteur pulmonaire l.m.

pulmonary J receptor

Barorécepteurs présents dans l'interstitium pulmonaire, près des capillaires.
Ces récepteurs sont stimulés en cas d'augmentation de la pression de remplissage du cœur gauche ou par l'injection d'irritants dans la circulation pulmonaire. Ceci entraîne une polypnée de faible amplitude.

récepteur sensible au calcium l.m.

calcium-sensing receptor (CaSR)

Récepteur couplé à une protéine G à 7 domaines transmembranaires, sensible à la concentration sérique de calcium ionisé, exprimé dans les parathyroïdes et le tube rénal.
La libération de l’hormone parathyroïdienne (PTH) à partir des glandes parathyroïdes est inhibée en réponse à une élévation du calcium ionisé circulant par activation du récepteur sensible au calcium (CaSR). Le mécanisme proposé est le suivant : le calcium ionisé se fixe sur la partie extracellulaire du récepteur entraînant un changement de sa configuration. Celui-ci active la voie de la phospholipase C via une protéine G, ce qui accroît la concentration d’inositol-triphospate et in fine la concentration de calcium dans le cytosol, inhibant ainsi l’exocytose de la PTH. Les mutations du gène de CaSR avec perte de fonction sont à l’origine de l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, maladie à transmission autosomique dominante, bénigne chez les porteurs hétérozygotes. Chez les homozygotes, la maladie appelée hyperparathyroïdie néonatale sévère peut être fatale en l’absence de traitement rapide. D’autres mutations plus rares entraînent un gain de fonction et sont à l’origine de l’hypocalcémie hypercalciurie familiale.
CaSR est aussi présent au pôle basolatéral des cellules de la branche large ascendante de l’anse de Henle. Son activation diminue la réabsorption tubulaire de calcium et augmente la calciurie. Des médicaments (cinacalcet, etelcalcetide) dits calcimimétiques qui activent CaSR et diminuent la libération de PTH peuvent être utilisés dans l’hyperparathyroïdie et l’insuffisance rénale chronique.

protéine G, hormone parathyroïdienne, phospholipase C, inositol-triphosphate, hypercalcémie hypocalciurique familiale, récepteur sensible au calcium, calcimimétique

[O4]

Édit. 2018

récepteur soluble de la transferrine l.m.

récepteur de la transferrine

récepteur transmembranaire l.m.

transmembrane receptor

Récepteur traversant la membrane plasmique et comportant une partie extracellulaire et une autre intracellulaire.
La partie extracellulaire peut se lier à un ligand spécifique (hormone polypeptidique, cytokine, facteur de croissance, …) provoquant ainsi des modifications de la partie intracellulaire qui lui conférent de nouvelles propriétés, par exemple l’apparition d’une activité de protéine kinase. Les récepteurs transmembranaires assurent ainsi la transmission de messages de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule
Edit.2017

ligand, protéine kinase

[C1]

transactivation de récepteur n.f

receptor transactivation

Processus par lequel la stimulation d’un ligand par son récepteur conduit à l’activation d’un deuxième récepteur, distinct du premier.
Un tel processus se retrouve dans la stimulation d’un récepteur à tyrosine kinase par un récepteur couplé aux protéines G.
On peut citer comme exemple la transactivation du récepteur du facteur de croissance épidermique (« epidermal growth factor » ; EGF) par l’angiotensine II. Le mécanisme est le suivant : l’angiotensine II stimule l’activité d’une enzyme appelée Adams 17 ou TACE qui détache la partie extracellulaire active (ou ectodomaine) du précurseur transmembranaire du facteur transformant de croissance-alpha (« transforming growth factor α » ; TGF-α). Le TGF-α libéré dans le milieu extracellulaire se lie au récepteur de l’EGF qui est commun aux deux peptides et l’active. Ce mécanisme est un de ceux par lesquels l’angiotensine II favorise la fibrose rénale.
La transactivation de récepteur est à distinguer de la transactivation génétique par lequel un virus code pour une protéine qui va augmenter l’expression d’un gène, comme par exemple d’un proto-oncogène conduisant ainsi à l’apparition d’un cancer. L’expression trans signifie que la molécule activatrice est différente de la molécule initiatrice.

ligand, tyrosine kinase, protéine G, métalloprotéinase,proto-oncogène

transferrine (récepteur de la) l.m.

transferrin receptor

Protéine membranaire, d’une masse moléculaire d’environ 120 kDa qui joue un rôle majeur dans la captation, par endocytose, du fer lié à la transferrine par les cellules érythroblastiques et par les hépatocytes dans des proportions moindres, sauf en cas d’hémochromatose génétique.
 

hémochromatose génétique, transferrine

transferrine (récepteur soluble de la) l.m.

transferrin soluble receptor

Fragment soluble du récepteur membranaire de la transferrine auquel il manque les 100 premiers acides aminés.
Le dosage du récepteur soluble de la transferrine peut être effectué en complément du bilan martial classique. Sa concentration diminue dans les surcharges intracellulaires en fer. Elle augmente lorsque l’érythropoïèse est stimulée, notamment dans les anémies hémolytiques et mégaloblastiques, lors de l’administration d’érythropoïétine ou dans la maladie de Vaquez.

Sigle  sTfR

transferrine

récepteur de l'acide rétinoïque l.m.

retinoic acid receptor

Récepteur nucléaire se liant à l'acide rétinoique.
Le récepteur de l'acide rétinoique RAR forme avec l'acide rétinoique et un deuxième récepteur nucléaire,
RXR, un complexe ternaire qui se fixe sur la région promoteur des gènes cibles pour activer leur transcription.

Sigle RAR

acide rétinoïque, RXR

[C1, C3, Q1]

Édit. 2018

récepteur de mélanocortine l. m.

melanocortin receptor

Famille de récepteurs à 7 traversées de membrane liant les hormones dérivées de la mélanocortine.
Il existe 5 récepteurs de la mélanocortine numérotés de MC1R à MC5R.
MC1R est exprimé principalement dans la peau, MC2R dans la glande surrénale, MC3R et MC4R dans le cerveau et les tissus périphériques, MC5R dans tout l'organisme.
MC2R est le récepteur de l'hormone corticotrope (ACTH). MC1R, MC3R,MC4R et MC5R sont  les récepteurs des hormones mélanotropes alpha, bêta et gamma (alpha-, bêta- et gamma-MSH).

mélanocortine, hormone corticotrope, hormone mélanotrope

[C3, O4]

Édit. 2018

récepteur de l'endothéline l.m.

endothelin receptor

Protéine transmembranaire liant spécifiquement l'endothéline et assurant la transduction du signal dans les cellules cibles.
Il existe deux types principaux de récepteurs de l'endothéline, appelés ETA et ETB . Ils appartiennent à la famille des récepteurs couplés aux protéines G.
ETA est exprimé principalement par les cellules musculaires lisses et, lorsqu'il a fixé l'endothéline, il provoque une vaso-constriction.
ETB est exprimé par l'endothélium vasculaire rénal et provoque au contraire une vasodilatation. Il est également exprimé par les cellules épithéliales médullaires du rein et réduit la réabsorption d'eau et de sodium.
Des inhibiteurs spécifiques d'ETA siont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire.

Sigle ETA , ETB

endothéline, protéine G, récepteur, hypertension artérielle pulmonaire

[C1, C2]

Édit. 2019

récepteur à tyrosine kinase l.m.

tyrosine kinase receptor

Famille de récepteurs transmembranaires dont la partie intracellulaire possède une activité de tyrosine protéine kinase.
Lorsque le récepteur à tyrosine kinase fixe son ligand extracellulaire, il devient capable de phosphoryler des protéines intracellulaires ou d'autres récepteurs transmembranaires sur certains acides aminés tyrosine, permettant ainsi la transduction du signal de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule. Les principaux récepteurs à tyrosine kinase sont les récepteurs de facteurs de croissance polypeptidiques (EGF, FGF, PDGF, VEGF, etc...) et le récepteur de l'insuline.

Sigle RTK

tyrosine kinase, facteur de croissance polypeptidique, insuline

[C1, C2]

Édit. 2019

récepteur d'immunoglobulines polymériques l.m.

polymeric immunoglobulin receptor

Le récepteur des immunoglobulines polymériques (PIGR) est une glycoprotéine transmembranaire exprimée dans la membrane baso-latérale des cellules épithéliales, fixant spécifiquement les immunoglobulines polymériques (Ig  A secrétoires et Ig M).
La fonction principale de PIGR est de transporter les dimères d'Ig A secrétoires et les poymères d'Ig M au travers de la barrière épithéliale pour permettre leur passage dans les diverses secrétions de l'organisme (mucus intestinal, mucus bronchique, salive, etc...).

Holly Turula, Christiane E. Wobus, immunologistes américaines (2018)

Sigle PIGR

Réf. Holly Turula and Christiane E. Wobus. The Role of the Polymeric Immunoglobulin Receptor and Secretory Immunoglobulins during Mucosal Infection and Immunity. Viruses 2018, 10(5), 237; https://doi.org/10.3390/v10050237.

immunoglobuline A, immunoglobuline M

[C1, C3]

Édit. 2019

récepteur de phospholipase A2 l.m.

phospholipase A2 receptor

Le récepteur de la phospholipase A2  est une glycoprotéine transmembranaire de 180 kDa exprimée chez l'Homme dans le rein, la rate, le poumon, le colon et certaines cellules fibroblastiques, épithéliales et immunitaires,  possédant une très haute affinité pour l'enzyme  phospholipase A2.
La fixation de la phospholipase A2 sur son récepteur entraîne une inhibition de son activité enzymatique puis son internalisation et sa dégradation intracellulaire, ce qui supprime son activité pro-inflammatoire. Le récepteur de la phospholipase A2 possède donc une activité anti-inflammatoire. Il induit également la sénescence des cellules tumorales, ce qui lui confère des propriétés anti-cancéreuses. Des auto-anticorps récepteur de la phospholipase A2 sont impliqués dans la glomérulonéphrite extramembraneuse idiopathique.

Sigle  PLA2R

Réf. -Christophe A. Girard, Barbara Seitz-Polski, Guillaume Dolla, Arnaud Augert, David Vindrieux, David Bernard et Gérard Lambeau. Nouveaux rôles physiopathologiques pour le récepteur PLA2R1 dans le cancer et la glomérulonéphrite extramembraneuse. Med. Sci. (Paris) 2014, 30 : 519 - 525
-Ronco P, Debiec H: Pathogenesis of membranous nephropathy: Recent advances and future challenges. Nat Rev Nephrol 2012, 8: 203–213

phospholipase A2, inflammation, glomérulonéphrite extramembraneuse

[C1, C3, M1]

Édit. 2019

récepteur ionotropique l.m.

ionotropic receptor

Protéine membranaire réceptrice  d’un ligand qui ouvre un canal ionique sélectif d’un anion ou d’un cation.
Un exemple est le récepteur du glutamate, récepteur tétramérique, sélectif pour les cations.

ligand, canal ionique

[C1, C2]

Édit. 2019

récepteur couplé à une protéine G l.m.

G protein-coupled receptor

Famille de récepteurs hétérotrimériques à 7 domaines transmembranaires (extrémité N extracellulaire et extrémité C intracellulaire) qui après activation par la fixation de leur ligand activent une protéine G  assurant l’échange GDP/GTP (guanosine di-  et triphosphate) sur la sous unité a de ces protéines  qui modulent ensuite des effecteurs (enzymes comme l’adénylate cyclase ou des canaux ioniques)
Ces récepteurs sont très nombreux (plusieurs centaines). Ils reconnaissent des ligands  très différents : les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine, ceux de la noradrénaline, l’adrénaline, la dopamine, la morphine, les prostaglandines, l'angiotensine II, ou les leucotriènes. Les effecteurs des protéines G peuvent être des canaux ioniques directement activés par les protéines G, sans l’intermédiaire de seconds messagers, ou des enzymes qui vont permettre la synthèse de seconds messagers. Parmi ces derniers, il faut citer l’AMPc résultant de l'activation de l’adénylate cyclase par la protéine Gs (la protéine Gi inhibant l'adénylate cyclase) ainsi que l’IP3 (inositol triphosphate) et le DAG (diacylglycérol) résultant de l'activation de la phophoslipase C par une protéine Gq.

protéine G, canalionique, ligand

[C1]

Édit. 2019

récepteur aryl hydrocarbone l.m.

aryl hydrocarbon receptor

Récepteur de xénobiotiques comme la dioxine et d’autres polluants, doué également de fonctions endogènes comme la transition épithélio-mésenchymateuses et l’inflammation.
Récepteur doué de plasticité. Ses ligands sont non seulement les polluants, mais aussi des métabolites endogènes et des nutriments. Il concourt à l’expression de gènes multiples impliqués dans le métabolisme des xénobiotiques comme ceux de cytochromes hépatiques et aussi dans le développement de cellules immunitaires, la prolifération de cellules tumorales et l’inflammation.

Sigle AhR

xénobiotique

[C1]

Édit. 2020

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

| page précédente | /2