prothèse trachéobronchique l.f.
tracheobronchial stent
Matériel prothétique tubulé, plastique ou métallique, destiné à être installé dans l'arbre respiratoire pour lutter contre son obstruction.
Ces prothèses, dont il existe de nombreux modèles, sont mises en place sous contrôle de la vue lors d'une endoscopie bronchique sous anesthésie générale. Elles permettent un traitement palliatif des sténoses trachéales et bronchiques (bronches principales droite ou gauche) lorsque la chirurgie est impossible.
prothèse urétérale l.f.
ureteral prosthesis
Remplacement du conduit urétéral par un tube artificiel en matière synthétique inerte.
Ces tubes prothétiques ayant posé de nombreux problèmes techniques ont été abandonnés au profit des urétéroplasties de remplacement et des endoprothèses.
prothèse valvulaire cardiaque l.f.
cardiac valvular prosthesis
Substitut valvulaire utilisé en chirurgie du cœur pour remplacer une valvule traumatisée ou pathologique.
- On appelle prothèses artificielles celles qui sont fabriquées avec des matériaux non biologiques, métalliques, textiles ou plastiques. Il en existe trois grandes sortes, prothèse à bille (valve de Starr), prothèse à disque (valve de Bjork) ou prothèse à ailette, la plus utilisée aujourd'hui (valve de Saint Jude et assimilée).
- On appelle bioprothèses celles qui sont constituées d’un tissu biologique venu d’un animal et traitées chimiquement pour supprimer toute réaction immunitaire. Les bioprothèses peuvent être cousues sur le malade ou montées sur un cadre rigide. On rapproche de ces bioprothèses animales les homogreffes provenant d'autres êtres humains et des autogreffes (opération de Ross).
Certaines prothèses valvulaires s’efforcent de reproduire le plus possible la forme et la structure de la valvule remplacée. D’autres s’en éloignent délibérément, surtout pour la valvule mitrale.
prothèse vasculaire l.f.
vascular prosthesis
Substitut utilisé chirurgicalement pour suppléer à un segment vasculaire traumatisé ou pathologique, peu utilisé en chirurgie veineuse, mais s’appliquant surtout aux grosses et moyennes artères, soit pour remplacer, soit pour ponter un segment pathologique.
Les premières utilisées étaient des bioprothèses (homogreffes). Elles ne sont plus utilisées que dans de rares indications (lésions infectées) et ont laissé la place aux prothèses artificielles en fibres synthétiques tissées ou tricotées.
Starr (valve-prothèse de) l.f.
Élément mécanique de substitution utilisé dans la chirurgie de remplacement valvulaire cardiaque.
Cette prothèse à bille comporte une bille de silastène qui évolue, selon le sens du courant sanguin, dans une cage métallique dont la base est montée sur une collerette qui permet la fixation de la valve. C'est le type de prothèse qui a été le premier et le plus largement utilisé depuis son invention. Elle impose un traitement anticoagulant à vie.
A. Starr, chirurgien cardiologue américain, a inventé en 1958 avec l’ingénieur L. D Edwards, la première valve cardiaque artificielle mécanique (greffée pour la première fois, avec succès, en 1960). La première publication date de 1961.
prothèse intermédiaire de hanche l.f.
femoral hip arthroplasty
Prothèse partielle de hanche, dite aussi prothèse céphalique, ne remplaçant que la composante fémorale de l'articulation et laissant en place l'acétabulum naturel.
Elle est indiquée principalement chez les patients âgés à la suite d'une facture du col du fémur avec acétabulum normal. Cette prothèse se reconnaît facilement sur une radiographie : le toit de l'acétabulum reste visible.
A. Moore, chirurgien orthopédiste britannique effectua la première chirurgie de remplacement de la tête du fémur par une prothèse métallique (1942)
Réf. A. Moore (1899-1963), chirurgien orthopédiste britannique
[I2]
Édit. 2019
prothèse trachéobronchique l.f.
tracheobronchial prosthesis
Dispositif permettant de constituer un tuteur pour la trachée ou les bronches (voire les deux) pour traiter une compression extrinsèque, une sténose ou conserver l'ouverture obtenue par une désobstruction.
Ces prothèses sont en silicone ou en métal. Elles peuvent avoir une forme de cylindre creux pour la trachée ou les bronches, de tube bifurqué, voire une morphologie spécialement conçue pour la bronche souche et la bronche lobaire supérieure droites.
→ prothèse
[B4, K1]
Édit. 2020
absence totale de vision des couleurs et myopie forte l.f.
total colourblindness with myopia
[P2]
Édit. 2016
achromatopsie congénitale totale incomplète l.f.
blue cone monochromacy
→ achromatopsie congénitale incomplète avec amblyopie
[P2,Q2]
Édit. 2017
aplasie utérine totale l.f.
congenital absence of the uterus
Absence congénitale d'utérus par aplasie totale des canaux de Müller.
Il en existe quatre types, les trois premiers étant des variétés létales :
- type 0 : sans organes génitaux ni organes urinaires,
- type 1 : sans voies génitales ni organes urinaires mais avec deux ovaires,
- type 2 : sans utérus ni vagin ni organes urinaires mais avec deux ovaires et deux ébauches de trompes,
- type 3 : sans utérus ni vagin, mais avec deux ovaires, deux trompes et d’un côté un appareil urinaire normal.
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
capacité pulmonaire totale l.f.
total lung capacity (TLC)
Volume de gaz présent dans le thorax en fin d'inspiration complète, égal à la somme des volumes mobilisables et non mobilisables soit de la capacité vitale et du volume résiduel.
Les résultats s'expriment en valeur absolue, LBTPS, et en pourcentage de valeurs théoriques dépendant de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle CPT
[C2,K1]
capacité totale de fixation du fer l.f.
total iron binding capacity (TIBC)
Somme du fer sérique et de la quantité de fer que peut lier la transferrine, protéine porteuse.
La quantité de fer fixable sur sa protéine porteuse dépend de la concentration de cette transferrine qui est synthétisée par le foie.
Sigle CTFF
[C2,F1]
capacité totale des poumons l.f.
total capacity
Volume d'air dans les poumons et les voies aériennes en fin d'inspiration maximale.
[C2,K1]
cataracte nucléaire totale l.f.
nuclear total cataract
Opacités du noyau embryonnaire et surtout fœtal, ponctuées denses ou confluantes aux limites irrégulières.
La plus fréquente des cataractes congénitales sévères avec mauvaise acuité visuelle. La transmission récessive est très rare. L’affection est autosomique dominante (MIM 116400).
A. L. Brown, ophtalmologiste américain (1924)
[P2,Q2]
cataracte totale congénitale l.f.
cataract, total congenital
Cataracte dense, visible à la naissance.
Observée dans une translocation 3p-4p.
L’affection est autosomique dominante (MIM 116700).
M. Meissner, ophtalmologiste autrichien (1933)
[P2,Q2]
cataracte totale congénitale avec opacités des sutures postérieures chez les femmes vectrices l.f.
congenital total cataract with posterior sutural opacities in heterozygotes
Cataracte nucléaire donnant une altération sévère de la vision chez les garçons.
Les femmes vectrices présentent également des opacités nucléaires mais n'ont qu'une légère baisse d'acuité visuelle. Le gène est en Xp. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 302200).
F. B. Walsh et M.E. Wegman, ophtalmologistes américains (1937)
[P2,Q2]
cécité totale aux couleurs l.f.
colour blindness total
[P2,Q2]
cellulectomie pelvienne totale l.f.
extended hysterectomy
Colpohystérectomie chirurgicale élargie avec lymphadénectomie et colpectomie large et exérèse étendue des ailerons sus et sous-urétéraux.
M. Dargent, membre de l'Académie de médecine et G. Guillemin, chirurgiens français (1950)
[N2]
colectomie totale l.f.
total colectomy
Exérèse totale du cadre colique, depuis la fin de l'iléon jusqu'à l'ampoule rectale, rétablissant l'évacuation fécale, soit par le maintien de la fonction anale, soit par un anus cutané définitif.
Les indications de cette intervention majeure sont la rectocolite ulcérohémorragique diffuse, ou une polypose généralisée.
[L2]
colpohystérectomie totale élargie l.f.
extended total hysterectomy
Hystérectomie avec annexectomie, élargie à une exérèse des paramètres après dissection des uretères, complétée par une exérèse plus ou moins étendue du vagin, pratiquée dans les cancers du col de l’utérus.
E. Wertheim, gynécologue autrichien (1900)
Syn. opération de Wertheim
[O3]
cystectomie totale l.f.
total cystectomy
Ablation chirurgicale de la totalité du réservoir vésical, adaptée au traitement des lésions bénignes diffuses de la paroi vésicale (petites vessies scléreuses, papillomatose vésicale).
Elle enlève le trigone mais respecte le col vésical. Elle nécessite une entérocystoplastie de remplacement avec réimplantation urétérale bilatérale, ou une dérivation urinaire définitive.
→ dérivation urinaire, entérocystoplastie
[M2]
cystectomie totale élargie l.f.
radical cystectomy
Ablation totale de la vessie à visée carcinologique, adaptée au cancer infiltrant de vessie : elle enlève également le tissu cellulaire périvésical et le péritoine sus-vésical, est associée à une lymphadénectomie pelvienne bilatérale et souvent une prostatectomie totale.
Chez la femme elle comporte une hystérectomie totale élargie avec colpectomie antérieure, réalisant une pelvectomie antérieure. Dans les deux sexes elle peut être associée à une uréthrectomie totale. Elle est suivie d'une entérocystoplastie de remplacement si la localisation et l'exérèse de la tumeur le permettent, et dans le cas contraire une dérivation urinaire définitive.
→ prostatocystectomie totale, pelvectomie antérieure, entérocystoplastie, uréthrectomie
[M2]
fer (capacité totale de fixation du) l.f.
total iron binding capacity (TIBC)
Sigle CTFF
→ capacité totale de fixation du fer
[C2,F1]
Édit. 2018
flèche totale l.f.
overall sagitta
Distance mesurée le long de l'axe de symétrie du pôle postérieur de la zone centrale au plan tangent au bord.
[I2]
Édit. 2018
flore totale l.f.
total cell count, viable cell count
1) Ensemble des microorganismes, en général unicellulaires, présents dans un volume donné d'un échantillon, et dénombrés par examen microscopique direct, par filtration sur membrane ou à l'aide d'un compteur de cellules.
2) Ensemble des microorganismes revivifiables présents dans un échantillon, dénombrés indirectement par culture.
Le milieu de culture ayant une composition donnée et les conditions d'incubation étant déterminées, on ne peut prétendre obtenir le développement de la totalité des germes. Il est préférable de préciser : coliformes totaux, flore aérobie mésophile totale, etc.
[B3,D1]
Édit. 2018