photoprotection n.f.
photoprotection
Méthode mettant en œuvre des moyens physiques ou chimiques, naturels ou artificiels, pour obtenir une protection de la peau contre les effets délétères du rayonnement solaire.
On en distingue plusieurs types : la protection naturelle est induite par des constituants de la peau comme le système pigmentaire, la pilosité, l'épaississement épidermique, les pigments caroténoïdes, l'acide urocanique, les systèmes de réparation de l'ADN; la photoprotection artificielle comprend la photoprotection externe dite "passive", par le port de vêtements dont le degré de photoprotection dépend de la nature du textile et de son tissage, et par l'application de filtres et/ou d’ écrans solaires, et la photoprotection interne, qui tente de remplacer ou de renforcer les mécanismes de protection naturelle défaillants ou insuffisants, notamment dans les photodermatoses, grâce aux antipaludéens de synthèse, aux caroténoïdes, à l'acide para-aminobenzoïque, à la vitamine PP. Quant à la photoprotection dite "active", qui consiste en l'apport par voie externe ou interne de substances absorbant les radicaux libres telles que vitamine C, vitamine E, substances anti-inflammatoires, etc., elle est en cours d'évaluation chez l'homme.
Syn. protection solaire
PMI sigle f. pour
protection of mother and infant
→ Protection Maternelle et Infantile
promoteur n.m.
protein phosphatase
Famille d’enzymes clivant les résidus phosphates fixés sur les fonctions alcool des acides aminés tyrosine, sérine ou thréonine des protéines.
L’état phosphorylé ou déphosphorylé de nombreuses enzymes s’accompagne d’une modification de leur conformation, les faisant passer d’un état actif à un état inactif (ou inversement) et régulant ainsi de nombreuses voies métaboliques.
2) En biologie moléculaire, région de la molécule d'ADN située en amont de la séquence d'un gène qui doit être transcrite en ARN et servant de signal de début de transcription pour la RNA-polymérase.
Chez les procaryotes la région du promoteur comporte environ 40 paires de bases, comprenant quelques bases hautement spécifiques situées entre 35 et 30 bases et entre 12 et 7 bases avant le début de la transcription. Chez les eucaryotes, la région du promoteur comporte plusieurs centaines de paires de bases précédant le début de la transcription, et on y trouve, pour presque tous les gènes, des séquences caractéristiques : boîte TATA, boite CCAAT, boîte GC. Ces boîtes fixent spécifiquement certaines protéines appelées facteurs transrégulateurs. La boîte TATA, située à environ 25 bases du point de départ de la transcription, sert apparemment à fixer le complexe multiprotéique nécessaire à l'initiation de la transcription par la RNA-polymérase. D'autres séquences du promoteur interviennent dans la régulation de la transcription, séquences dites éléments cis-régulateurs.
2) En cancérologie, substance non tumorigène par elle-même mais capable d'induire une tumeur à partir de cellules initiées.
protéase n.f.
protease
Enzyme protéolytique hydrolysant les liaisons peptidiques des protéines et les dégradant en peptides.
On range parmi les protéases les protéinases et les peptidases. Certaines protéases ont une spécificité très large et peuvent agir sur de très nombreux substrats : c'est le cas des protéinases digestives, telles que pepsine, trypsine, chymotrypsine ; c'est aussi le cas d'exopeptidases, telles que les carboxypoly
D'autres sont plus spécialement actives sur un type de molécules déterminé, comme les élastases sur l'élastine, ou la rénine sur l'angiotensinogène, ou encore comme l'enzyme de conversion qui hydrolyse l'angiotensine I en angiotensine II.
Certaines protéases ont reçu des noms particuliers, tels que la protéase p12 ou pol-protéase des virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui contribue à la formation de nouvelles particules infectieuses.
protéasome n.m.
proteasome
Complexe d’enzymes dont la finalité est de recycler les protéines inutiles contenues dans le cytoplasme des cellules.
Le protéasome exerce une activité d’épuration des déchets protéiques cellulaires. En cas de blocage du protéasome, les protéines anormales s’accumulent et la cellule meurt.
A. Hershko, A. Ciechanover, I. Rose découvrirent un petit polypeptide, alors appelé APF-1 pour ATP-dependent proteolytic factor 1 dont la conjugaison à d’autres protéines déclenchait leur dégradation. Très rapidement, il fut établi que APF-1 était identique à une molécule déjà décrite et appelée ubiquitine.
La fonction principale de l’ubiquitine est de marquer les protéines inutiles en vue de leur destruction par protéolyse. Plusieurs molécules d'ubiquitine s'attachent à la protéine condamnée et le tout se déplace ensuite vers un protéasome dans lequel la protéolyse se déroule. Ceci a pour conséquence la reconnaissance puis la destruction de la protéine marquée par le complexe protéolytique du protéasome
Le système ubiquitine-protéasome est responsable de la dégradation de la majorité des protéines intracellulaires. Il participe ainsi à la régulation du niveau d'expression de protéines impliquées dans le cycle cellulaire et la mort cellulaire programmée ou apoptose. Une dérégulation du protéasome est ainsi susceptible de participer à l'oncogénèse. L'inhibition du protéasome induit in vitro la mort de cellules tumorales. Le protéasome est nécessaire à la survie de toute cellule mais les cellules tumorales apparaissent beaucoup plus sensibles que les cellules saines à son inhibition et une dérégulation du protéasome procure un avantage compétitif aux cellules tumorales. L'activité accrue du protéasome dans les cellules tumorales semble en particulier participer à la résistance à l'apoptose qui est une caractéristique commune à la plupart des tumeurs. Des études expérimentales ont confirmé que le bortezomib (inhiteur de protéasome) en altérant la stabilité ou l'activité de ces protéines impliquées dans le cycle cellulaire, induit l'apoptose des cellules myélomateuses malignes, et semble épargner les cellules normales.
A. Hershko, biochimiste israélien, A. Ciechanover, biochimiste israélien, I. A. Rose, biochimiste américain, tous trois prix Nobel de chimie en 2004 (1979)
Étym. Ces enzymes sont des protéases, d’où le terme de protéasome, situé à l’intérieur de la cellule
→ ubiquitine, bortezomib, myélome multiple
protection n.f.
pad
Tissu naturel ou synthétique utilisé pour absorber les fuites d'urines.
Le nombre des "protections" utilisées par jour est un moyen indirect d'apprécier l'importance d'une incontinence : celle-ci peut être quantifiée par pesée de ces protections lors de tests de durée déterminée, avec efforts standardisés (pad-test).
Syn. garniture
protection civile l.f.
protection des consommateurs l.f.
protection cérébrale l.f.
brain preservation
En circulation extracorporelle, ensemble des techniques et procédés permettant de prévenir la souffrance et les lésions cérébrales : refroidissement, inhibiteurs calciques, perfusion cérébrale sélective antérograde ou rétrograde.
protection cérébrale et arrêt cardiaque l.f.
brain protection after cardiac arrest
Il faut distinguer les mesures de protection préventives, qui ont une efficacité vérifiée, et celles appliquées après l'accident cardiaque (prévention tertiaire) qui sont plus contestées.
Le principe de ces mesures est de réduire le plus possible le métabolisme cérébral par l'hypothermie ou par des médicaments.
L'hypothermie est utilisée en chirurgie cardiaque pour permettre de tolérer un arrêt du cœur de quelques dizaines de minutes et plus.
De même les arrêts cardiaques sont mieux tolérés dans les noyades en eau glacée.
Les barbituriques sont les médicaments les plus utilisés comme protecteurs après un arrêt circulatoire, notamment en chirurgie nécessitant le clampage de la carotide. Il est possible que l'étomidate, le propofol et la kétamine aient un certain effet.
→ œdème cérébral, pression intracrânienne
protection cutanée l.f.
skin protection
Défense de la peau assurée par le film hydrolipidique de surface et la couche cornée sous-jacente, qui permet à la peau de garder une hydratation optimale, de se défendre contre les agressions bactériennes ou mycosiques et de limiter la pénétration de substances étrangères.
protection des biens (mesures de) l.f.p.
protective measures for property of legally incapacitated persons
protection (facteur de) l.m.
protective factor
protection (idée de) l.f.
protection delusional idea
Idée délirante d'influence que le patient reçoit avec complaisance.
Il s'agit de voix ou d'avertissements bienveillants, d'expressions d'une protection divine, spirite, surnaturelle, ou bien d'un patronage par l'Élu que vit l'érotomane.
Parfois le malade se situe comme en enjeu entre les forces du Bien et du Mal (manichéisme délirant).
protection maternelle et infantile l.f.
protection of maternal and child health
Institution créée par la loi du 2 novembre 1945 ayant pour mission d'assurer les mesures médicosociales de prévention nécessaires à la protection des femmes enceintes, des mères de famille, des nouveau-nés et des jeunes enfants jusqu’à l’âge de 6 ans.
Elle a également en charge la planification familiale. Ses moyens d'action sont les crèches, les pouponnières, les garderies et jardins d'enfants, les assistantes maternelles agréées, les dispensaires, les centres de planification familiale.
Sigle : PMI
protection médullaire l.f.
spinal cord preservation
En circulation extracorporelle, et particulièrement au cours de la chirurgie de l'aorte descendante, ensemble des techniques et procédés permettant de prévenir la souffrance et les lésions de la moelle épinière.
protection myocardique l.f.
heart preservation
En circulation extracorporelle, ensemble des techniques physiques, des méthodes, et des moyens médicamenteux permettant de prévenir la souffrance et les lésions du cœur pendant le clampage aortique.
protection sociale l.f.
Tous les moyens utilisés par une société, un Etat, une entreprise, pour garantir ses membres ou certaines personnes choisies contre certains risques : la maladie, les accidents, le vieillissement, les dépenses liées à la maternité, etc.
protection solaire l.f.
sun protection
Protée (syndrome de) l.m.
Proteus’ syndrome
Syndrome dysmorphique regroupant un ensemble d’anomalies mésoectodermiques : hémihypertrophie crânienne, hémihypertrophie corporelle, hypertrophie du médian, lipomatose abdominale et pelvienne, hypertrophie de la peau des mains et des pieds.
Plus particulièrement on note une macrocéphalie, une grande taille, un gigantisme partiel des mains et des pieds (doigts, orteils), une asymétrie corporelle, une cyphoscoliose. Au niveau cutané on décrit une hyperplasie cérébriforme hamartomateuse ou lipomateuse de la plante des pieds, des naevus pigmentés, des taches café au lait, des xantholipomes, des hamartomes vérruqueux épidermiques, des tumeurs souscutanées lymphangiomateuses. Possibilité d’angiomatose et de lymphangiomes viscéraux. Au niveau des yeux, un hypertélorysme, un nystagmus et occasionnellement un strabisme et une cataracte. Le syndrome peut être confondu avec d'autres syndromes hémi-hypertrophiques tels que l'ostéochondromatose d'Ollier, le syndrome de Maffucci-Kast et le syndrome de Klippel-Trenaunay-Weber. L’affection est autosomique dominante (MIM 176920).
La prise en charge est chirurgicale (plastique et orthopédique).
H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1983)
Étym. du dieu marin grec Protée qui pouvait changer de forme à volonté.
Syn. Proteus syndrome
protéide n.m.
proteid
1) Holoprotéine ou hétéroprotéine, qui peut donner par hydrolyse soit uniquement des acides aminés, soit des acides aminés et des matières non protidiques, lesquelles constituent les groupements prosthétiques.
Nom générique pour désigner protéine et hétéroprotéine.
2) Toute hétéroprotéine dont la partie protéinique est liée par une liaison chimique à un groupement prosthétique, par opposition aux protéines ou holoprotéines, dont l'hydrolyse ne libère que des acides aminés, et aux autres hétéroprotéines où le groupement prosthétique est associé par des liaisons physiques, comme les lipoprotéines ou les nucléoprotéines.
Une telle définition n'est pas universellement adoptée, le terme de protéine couvrant généralement l'ensemble des holo- et hétéroprotéines. Ainsi, les termes de chromoprotéines, glycoprotéines, phosphoprotéines ont-ils rendu désuets ceux de chromoprotéides, glycoprotéides et phosphoprotéides.
protéinase n.f.
proteinase
Enzyme catalysant l'hydrolyse de liaisons peptidiques de polypeptides de poids moléculaire élevé.
On range parmi les protéinases les endopeptidases comme la pepsine, la trypsine, la papaïne, et certaines exopeptidases qui agissent sur les polypeptides comme les carboxypoly-peptidases et les aminopeptidases.
Certaines protéinases sont des enzymes à fonction thiol (papaïne, ficine), d'autres sont des sérine-protéases ayant aussi des propriétés estérasiques susceptibles d'être inhibées par les dérivés organophosphorés (trypsine, chymotrypsine, thrombine, fibrinolysine, subtilisine). Les protéinases digestives (pepsine, trypsine, chymotrypsine) jouent un grand rôle dans la digestion des protéines alimentaires, qu'elles transforment en peptides. Elles sont aussi utilisées au laboratoire comme réactifs pour l'étude de la structure des protéines. Les protéinases intracellulaires, telles que les cathepsines des lysosomes, sont nécessaires au métaboli sme des protéines dans les cellules.
Syn. sérine-protéase
protéinase 3 l.f.
proteinase 3
Protéase neutre de 27 kDa présente dans les granulations azurophiles des polynucléaires neutrophiles et ayant un site catalytique comportant une sérine.
Elle possède une activité proche de celle de l'élastase et de la cathepsine G. La présence sérique d'anticorps antiprotéinase 3 est en faveur du diagnostic d'une vascularite telle que la maladie de Wegener.
protéine n.f.
protein
Macromolécule polypeptidique, en principe non dialysable, de masse moléculaire généralement supérieure à 10 kDa, mais parfois comprise entre 2 et 10 kDa.
Les protéines sont le principal constituant azoté des êtres vivants, formant la masse essentielle du cytoplasme des cellules et du plasma sanguin. Les protéines sont caractérisées par leur grande plasticité, malléabilité qui leur permet de changer facilement de conformation, et leur affinité pour de nombreuses autres molécules ou ligands. Pour certains auteurs, le terme de protéine est réservé aux holoprotéines, à l'exclusion des hétéroprotéines.
Étym. de Protée, dieu marin qui pouvait changer de forme à volonté
→ protéide
protéine A l.f.
protein A
Protéine initialement caractérisée dans la paroi de la bactérie Staphylococcus aureus, possédant la propriété de fixer les immunoglobulines, en particulier les IgG des sous-classes 1 et 2.
La capacité de la protéine A à se lier aux IgG fait qu’elle est fréquemment utilisée en biochimie pour purifier des protéines spécifiques.