Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

85 résultats 

valvule veineuse l.f.

valvula venosa (TA)

venous valve

Dispositif physiologique empêchant le reflux du sang dans une veine.

[A1]

Édit. 2020

voie veineuse l. f

intravenous access, intraveinous line

Abord veineux, généralement percutané, par l'intermédiaire d'une aiguille ou d'un cathéter, permettant l'injection intraveineuse de substances à visée diagnostique ou thérapeutique.
On distingue les voies veineuses périphérique et centrale : voie veineuse périphérique dans une veine superficielle, en principe hors du thorax, située au :
- membre supérieur : veines basilique ou céphalique, exceptionnellement celles du dos de la main ;
- membre inférieur : veine saphène interne ;
- cou : veine jugulaire externe ;
- crâne : ponction de la fontanelle chez le nourrisson ;
- abdomen : crête iliaque (perfusion intra-osseuse), veine ombilicale chez le nouveau-né ; voie veineuse centrale, l'extrémité intrathoracique du cathéter est située dans la veine cave supérieure ou l'une de ses branches. Les accès les plus courants pour le cathétérisme central sont la veine sousclavière ou la veine jugulaire interne.

ectasie veineuse distale l.f.

distale venous ectasia

Ensemble malformatif vasculaire qui correspond à une dilatation veineuse à caractère généralement multiple faisant partie d'un type particulier d'angiome veineux siégeant aux mains et consistant en poches bleutées, molles, froides, difficiles à vider de leur contenu sanguin et contenant souvent des phlébolithes.

Étym. gr. ektasis : dilatation

angiome veineux, angiooplasiqueangiome veineux ostéo-hypoplasique, phlébolithe

[ K4]

Édit. 2019

embolie sur thrombose veineuse dans les cancers (risque d') l.m

Risk of venous thromboembolism in cancer

Le risque d’embolie sur thrombose veineuse est élevé dans les cancers.
Dans une double étude rétrospective et prospective Khorana a identifié cinq variables prédictives qui évaluent le risque d’accident thromboembolique dans le cancer et établissent un score:
1.site du cancer
- soit site à très haut risque (pancréas, estomac) : 2 points;

- soit site à haut risque (poumon, lymphome malin, gynécologique, vessie, testicule) : 1 point;
2. nombre de plaquettes sanguines ≥ 350. 109/ L : 1 point;
3. hémoglobine < 10g/dL : 1 point;
4. globules blancs > 11.109 /L : 1 point;
5. indice de masse corporelle > 35 : 1 point.
Par l’addition de ces différents points on établit un score qui se répartit en trois types de risque de présenter un accident thromboembolique dans un proche avenir (deux mois et demi) :
- faible risque (score 0) : probabilité de 0,3 à 0,8 %;
- risque intermédiaire (score 1-2) : probabilité de1,8 à 2 %;
- haut risque (≥ 3) : probabilité de 6,7 à 7 %.
Cette évaluation du risque est une bonne indication d’un traitement prophylactique des thromboses.

A. A. Khorana, hématologiste américain d'origine indienne (2008)

embolie pulmonaire, thrombose veineuse

[F1, F2, N1]

Édit. 2019

anastomose veineuse l.f.

venous anastomosis

Communication entre des veines.
Elles sont plus nombreuse que les anatomoses artérielles. Les anatomoses transversales entre deux veines satellites d'une artère sont considérées comme normales. Les anastomoses longitudinales réalisent un canal collatéral de la veine principale. Les anatomoses entre le réseau veineux superficiel et les veines profondes sont également fréquentes. Quand les anatomoses sont trés nombreuses dans une région déterminée, elles forment un réseau ou plexus veineux.

[A1, K4]

Édit. 2020

blanc avec ou sans pression l.m.

white with pressure, white without pressure

Aspect blanchâtre de la rétine pré-équatoriale correspondant à des anomalies de la jonction vitréorétinienne.
Ces modifications de la coloration de la rétine périphérique peuvent être observées directement à l’examen biomicroscopique (blanc sans pression) ou lorsqu’on indente la paroi sclérale en regard de ces zones (blanc avec pression).

Édit. 2017

courbe de pression cardiaque l.f.

heart pressure curve

Tracé dessinant l’évolution dans le temps de la pression existant dans une cavité cardiaque.
Une telle courbe est obtenue à l’aide d’un cathéter introduit dans la cavité cardiaque concernée, et relié à un manomètre électronique. La courbe de pression est directement visible sur le cadran d’un oscilloscope. Elle peut être enregistrée sur un papier se déroulant à vitesse constante. Elle objective et mesure les conditions hémodynamiques régnant dans les diverses cavités du cœur.

[K2,C2]

flexible de raccordement basse pression (tuyau) l.m.

low-pressure flexible connecting assembly, hose assembly

En anesthésie-réanimation, tuyau muni de façon permanente de raccords spécifiques au gaz utilisé, l'un à partir de la source d'alimentation, l'autre vers le dispositif médical.
Il est conçu pour acheminer un gaz médical donné ou pour faire le vide.

Syn. tube flexible

DISS

glaucome à pression normale l.m.

normal pressure glaucoma

Glaucome défini par la progression d'une excavation papillaire glaucomateuse et par la présence d'altérations typiques du champ visuel, alors que la pression se maintient au-dessous de 21 mm Hg durant le nycthémère.

A. von Graefe, ophtalmologiste allemand (1828-1890)

Syn. maladie de von Graefe

gradient de pression l.m.

pressure gradient

Différence pathologique de pression entre deux points d’un circuit cardiovasculaire qui devraient normalement se trouver à la même pression.
Le gradient de pression confirme et mesure un obstacle circulatoire congénital ou acquis, dont il est un moyen objectif d’apprécier l’importance. Le cathétérisme cardiaque permet la mesure du gradient de pression transvalvulaire (gradient instantané maximal et moyen) dans le rétrécissement aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte et le calcul de la surface aortique selon la formule de Gorlin. Les techniques actuelles d’exploration non sanglantes par écho-doppler dispensent de la pratique du franchissement par cathéter de l’orifice aortique rétréci.

R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)

Gorlin (formule de)

gradient de pression uréthrovésical l.m.

Différence de pression entre l'urèthre et la vessie.
Ce gradient est en faveur des pressions uréthrales pendant la phase de remplissage, et s'inverse durant la phase d'évacuation.

hydrocéphalie à pression normale l.f.

normal pressure hydrocephalus

Principale cause, avec les tumeurs intracrâniennes et l'hématome sous-dural chronique, de démence neurochirurgicale , caractérisée cliniquement par la triade : altérations cognitives , urination liées à un syndrome frontal, troubles de la marche et de l'équilibre.
Trouble de l'hydrodynamique du liquide cérébrospinal (LCS) dû à un obstacle à son écoulement, au niveau de la convexité du cerveau, vers les zones de résorption.
Sur le plan physiopathologique, elle correspond à une hydrocéphalie communicante obstructive par défaut de résorption du LCS. L'absence de gradient de pression entre les sites de sécrétion et de résorption se manifeste par une dilatation homogène, progressive, des quatre ventricules cérébraux, sans atrophie corticale, sans véritable hypertension intracrânienne et une résorption transépendymaire du LCS vers la substance blanche périventriculaire.
Sécrété principalement par les plexus choroïdes du système ventriculaire, le LCS s'écoule par les trous de Magendie et de Luschka dans les citernes de la convexité. L'absence de gradient de pression, entre les sites de sécrétion et de résorption, entraîne une dilatation quadriventriculaire, sans véritable hypertension intracrânienne.
Dans la moitié des cas environ, la cause est reconnue : antécédents d'hémorragie méningée ou de méningite, intervention neurochirurgicale.
Dans certains cas, l'amélioration clinique peut être obtenue par une ponction lombaire évacuatrice unique ou par des ponctions itératives. Une dérivation neurochirurgicale du LCS (notamment ventriculopéritonéale, parfois ventriculo-atriale, ou lombopéritonéale) s'avère habituellement efficace.
R.D. Adams neuropathologiste américain et S. Hakim Dow, neurochirurgien colombien (1965

Étym. gr. hudor : eau ; kephalê : tête

Syn. syndrome d'Adams et Hakim, hydrocéphalie communicante (discutable)

hydrocéphalie

[H2]

Édit. 2015

mesure ambulatoire de la pression artérielle l.f.

ambulatory blood pressure measurement

Dispositif permettant d'enregistrer automatiquement la pression artérielle par voie non effractive à une cadence choisie, toutes les 15, 20 ou 30 minutes, pendant 24 heures consécutives ou sur les périodes d'activité d'éveil ou de sommeil.
Les dispositifs actuellement disponibles utilisent un brassard placé au niveau d'un bras. La mise en mémoire et l'exploitation des données sont faites par une extension informatique. L'affichage des résultats donne les valeurs brutes, les pressions systoliques et diastoliques moyennes et leur écart type, la fréquence cardiaque moyenne et son écart type, le pourcentage des mesures supérieures à une valeur choisie, etc. Des histogrammes, des tableaux de moyennes horaires peuvent être imprimés. Les applications pratiques sont multiples : surveillance d'un traitement antihypertenseur, appréciation des modifications nycthémérales, avec mesure des variations tensionnelles en période d'activité et de sommeil, diagnostic des fausses hypertensions par effet «blouse blanche», dépistage des hypertensions paroxystiques ou réfractaires.

N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)

Sigle MAPA

pression artérielle

[K2]

mesure de la pression artérielle l.f.

measure of the blood pressure

Examen clinique fondamental, la mesure de la pression artérielle est le plus souvent réalisée avec un sphygmomanomète ou de façon préférentielle avec un appareil électronique mais elle peut être effractive dans des circonstances particulières.
En clinique on mesure la pression artérielle par la méthode auscultatoire, de l’artère humérale chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond approximativement à la pression régnant à la sortie du cœur gauche) en utilisant un sphygmotensiomètre ou un appareil électronique.
Le dégonflement progressif de ce manchon initialement gonflé au maximum est suivi par l’auscultation des battements artériels. L’apparition de battements audibles puis leur disparition marquent les niveaux de la pression artérielle systolique et de la pression diastolique. L’emploi d’un appareil électronique dispense de l’auscultation.
La mesure de la pression artérielle peut être effectuée de manière ambulatoire pendant 24 heures (mesure automatisée). Elle peut aussi être réalisée par le malade lui-même (automesure tensionnelle).
En anesthésiologie, particulièrement lors chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure effractive par cathétérisme artériel. Beaucoup plus précise elle apporte par  son enregistrement des informations supplémentaires.

pression artérielle, sphygmomanomètre, sphygmomanomètrie, mesure automatisée de la pression artérielle, auto-mesure tensionnelle, mesure effractive de la pression artérielle

mesure effractive de la pression artérielle l.f.

invasive measure of the blood pressure

Méthode de mesure de la pression artérielle, par cathétérisme artériel, utilisée en anesthésiologie, en particulier à l’occasion d’une intervention de chirurgie cardiaque, et en réanimation.
Beaucoup plus précise que la méthode clinique, elle apporte par son enregistrement des informations supplémentaires.

pression artérielle

neuropathie sensible à la pression l.f.

responsive to pressure neuropathy

neuropathie allantoïdienne

oxygène (pression partielle d') l.f.

oxygen partial pressure

pression partielle d'oxygène

Édit. 2017

PIC (pression intracrânienne) sigle f.

ICP

monitorage de la pression intracrânienne

pression n.f.

pressure

Force exercée par un fluide sur l'unité de surface de la paroi qui le contient, P = F/S, ou, à l'intérieur du fluide, énergie mécanique disponible par unité de volume, P = E/V ; cette dernière formule peut être appliquée à toute sorte de pressions (pression artérielle, pression partielle, pression osmotique, etc.).
Les deux définitions de la pression ci-dessus sont équivalentes : en effet le travail, E, d'une force, F, est égal au produit de la force, par le déplacement de son point d'application, ∆L, soit E = F. ∆L ; comme le volume, V, d'un parallélépipède est égal au produit de sa surface de base, S, par sa hauteur, ∆L, soit V = S. ∆L, on a bien l'équivalence E/V = F. ∆L/S. ∆L = F/S.
L'équation Pression = travail/volume, s'applique au travail du cœur et à l'ondée sanguine pour chaque systole. En ramenant le volume au premier membre de l'équation et en multipliant par la fréquence cardiaque, on obtient le débit cardiaque (volume de sang débité par minute), soit, en prenant pour pression la pression systolique moyenne :
travail du cœur par minute = débit cardiaque x pression artérielle.
L'unité internationale de pression est le Pascal : 1 Pa=1 Newton/mètre2 =1 Joule/mètre3, mais elle est très petite.
En pratique on utilise :
hectopascal 1 hPa = 100 Pa ≈ 1 cm d’eau
kilopascal 1 kPa = 1000 Pa ≈ 10 cm d’eau 
100 kPa ≈ 1 bar ≈ 1 ata
bar 1 bar = 105 Pa = 100 kPa ≈ 1 atm ≈ 10 m H2O
centimètre d’eau 1 cm H2O ≈ 1 h Pa
mètre d’eau 10 m H2O ≈ 1 bar
millimètre de Hg 1 mm de Hg ≈ 4/3 hPa, encore utilisé en médecine
atmosphère absolue 1 ata = 1 bar = 10 mg H2O, dont on se serre en physiologie de la plongée
Les britanniques emploient encore parfois :
-inch de Hg : 1 inHg=25,4 mm de Hg=33,86 hPa,
- pound per square inch: 1 psi ≈ 51,7 mm de Hg ≈ 68,94 hPa.

Étym. lat. pressio : pression, poids, déverbal de premo : serrer, presser, comprimer

Dalton (loi de), pression osmotique, pression partielle, travail du cœur

pression abdominale l.f.

abdominal pressure

hypertension abdominale

pression artérielle l.f.

blood pressure, arterial pressure

Pression résultant de l'équilibre entre le volume sanguin, la pression consécutive à la contraction du ventricule gauche (pression artérielle) et la force vasoconstrictrice des artérioles (tension artérielle).
Comme cette pression varie cycliquement au cours de chaque période cardiaque on distingue la pression maximale, qui correspond à la systole et la pression minimale qui correspond à la diastole ; en outre, pour estimer le débit sanguin délivré par une artère, on utilise la pression moyenne au cours du cycle (voisine de la pression efficace c'est-à-dire de la pression continue qui assurerait un même débit, toutes choses égales par ailleurs).
L'unité internationale de la pression est le Pascal (Pa). Un millimètre de mercure égale 133 Pa. En clinique, la pression artérielle (PA) est exprimée en cm de mercure ou soit en mm de mercure.
En clinique on mesure de façon non-effractive la pression artérielle par la méthode auscultatoire, sauf précision spéciale dans une grande artère, de préférence l'humérale droite chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond à peu près à la pression à la sortie du cœur gauche). Mais il ne faut pas perdre de vue que les pressions artérielles locales varient notablement avec la position du sujet et avec les accélérations, au cours des chocs et des vibrations notamment.
La méthode oscillométrique, non effractive elle aussi, est employée pour le monitorage : la pression systolique correspond au début des oscillations, la pression diastolique à leur extinction et la pression moyenne au maximum d'oscillations.
Les valeurs normales chez l'adulte sont : pression systolique < 140 mm de Hg, pression moyenne de l’ordre de 120 mm de Hg, pression diastolique < 90 mm de Hg. Le tableau ci-dessous donne les valeurs normales de la pression artérielle dans différentes artères et celle régnant dans les différentes veines et sa valeur dans les principales veines, dans le champ de pesanteur normal, 1Gz, et sous 5 Gz (cas des polytraumatismes), la pression dans l'oreillette droite servant de référence (sujet debout).
Au niveau des membres inférieurs, les pressions s’élèvent en position debout et s’abaissent en position de Trendelenburg. Les réductions tensionnelles lors du passage du clinostatisme à l’orthostatisme doivent être inférieures à 20mm de Hg.
En anesthésiologie, particulièrement en chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure directe (effractive) de la pression artérielle par cathétérisme artériel : elle est beaucoup plus précise et son enregistrement apporte des informations supplémentaires. Le calcul de la pression moyenne se fait alors par intégration électronique de la pression instantanée au cours du temps.
En microgravité, la distribution de la masse sanguine entraîne une augmentation de la pression artérielle (et veineuse) au-dessus du cœur et une diminution au-dessous du cœur.

Syn. tension artérielle (impropre)

pression artérielle diastolique l.f.

diastolic pressure

Pression artérielle exercée pendant le temps diastolique du rythme cardiaque.
La normalité est aux environs de 70 mm de mercure.

pression artérielle moyenne l.f.

mean arterial pressure

Pression qui se calcule comme le tiers de la somme : pression artérielle systolique + 2 X pression artérielle diastolique.

pression artérielle pulmonaire l.f.

pulmonary artery pressure

Pression mesurable régnant dans le réseau des artères pulmonaires.
La pression artérielle pulmonaire est mesurée et enregistrée de façon précise par le cathétérisme cardiaque droit, réalisé le plus souvent à l’aide d’une sonde à ballonnet de Swan-Ganz. Elle peut également être estimée de manière non invasive par l’échocardiographie-doppler. Elle est normalement de l’ordre de 25 mm Hg à la systole et 10 mm Hg à la diastole (moyenne 15 mm Hg).
Plusieurs situations pathologiques élèvent la pression artérielle pulmonaire. Le tableau ci-dessous (d'après Bevergård, 1960) donne les valeurs chez quelques sujets assis au repos, à l'effort modéré et intense.
Pression artérielle pulmonaire

   Repos  Effort modéré  Effort intense
nombre de sujets 6 8 8
V 'O2 moyenne 0,35 L/min 1,1 L/min 2,0 L/min
Pression systolique 1,87 kPa 2,89 kPa 3,63 kPa
Pression diastolique 0,70 kPa 1,16 kPa 1,40 kPa
Pression moyenne 1,18 kPa 1,91 kPa 2,37 kPa

S. Bevegård, physiologiste suédois (1960)

Sigle PAP

pression artérielle

pression artérielle pulsée l.f.

pulse arterial pressure

Différence entre la pression artérielle diastolique et la pression artérielle systolique.
La normalité est aux environs de 130 mm de mercure.
Ce paramètre physique influe sur la vitesse et l'amplitude des forces transmises dans les parois de l'arbre artériel, de même que sur le système d'ondes de réflexion qui fait suite à l'éjection systolique.

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