Brindeau-Hinglais (réaction de) l.f.
Brindeau-Hinglais’ test
Méthode autrefois utilisée pour le dosage de l'hormone gonadotrophine chorionique (HCG), permettant d'apprécier le degré de vitalité de l'œuf.
La méthode consistait à soumettre le sérum ou l'urine de la femme présumée gravide à des dilutions de plus en plus fortes, à injecter ces dilutions à un animal, jusqu'à l'obtention de la réaction minimale encore appréciable, à savoir l'apparition d'un follicule ovarien hémorragique.
Le dosage de l'HCG est maintenant réalisé par des tecnniques immunologiques.
A. Brindeau, gynécologue membre de l'Académie de médecine et H. Hinglais, physiologiste français (1935)
[O3]
Édit. 2020
bronchospirométrie n.f.
bronchospirometry
Méthode d'étude de la ventilation et des échanges gazeux pulmonaires.
Une sonde spéciale à double canal du type de la sonde de Carlens, mise en place en regard des orifices des bronches principales droite et gauche, permet l'étude séparée de chaque poumon. Cette méthode, très utilisée autrefois dans l'appréciation de la fonction ventilatoire avant une pneumonectomie, a été progressivement remplacée par des techniques isotopiques. Normalement, le poumon droit assure 55% et le poumon gauche 45% de la ventilation.
Édit. 2017
Brosens (méthode) l.f.
Brosens’ test
1) Méthode de coloration par le bleu de Nil des cellules cutanées fœtales contenues dans le liquide amniotique, utilisable après 30 semaines d'aménorrhée, qui permet le diagnostic de rupture prématurée des membranes.
2) Méthode d'appréciation de la maturité fœtale combinant l'étude du pourcentage des cellules du liquide amniotique colorées en orange par le bleu de Nil et la mise en évidence des contours du fœtus recouvert de vernix caseosa par injection intra- amniotique de substance radio-opaque liposoluble.
Après la 38ème semaine d'aménorrhée, les membres et l'abdomen sont peu visibles ; après la 40ème semaine, seuls les contours du dos et de la tête sont visibles.
H. Gordon, gynécologue britannique et I. Brosens, gynécologue belge (1967)
→ rupture prématurée des membranes, maturité fœtale
Édit. 2017
chirurgie thoracique vidéo-assistée l.f.
thoracoscopy
Technique chirurgicale réalisée dans la cavité pleurale, au travers de trocards avec une instrumentation adaptée où le contrôle visuel des gestes de l'opérateur se fait sur un écran de télévision placé face à lui.
Le but de cette méthode est de supprimer les délabrements musculaires qu'entraînent les thoracotomies larges avec section de muscles dont la portion sous-jacente à cette section est définitivement dénervée et s'atrophie.
Cette méthode opératoire est utile pour traiter les pneumothorax, les tumeurs pulmonaires corticales bénignes énucléables, les petites tumeurs médiastinales bénignes, pour pratiquer des résections en coin de tumeurs périphériques jusqu'à 3 cm de diamètre. Elle est commode pour les biopsies pleurales, pulmonaires, ganglionnaires ou de tumeurs médiastinales inenlevables car les prélèvements sont bien orientés et de volume suffisant.
À tout moment, on peut faire une "conversion" en thoracotomie classique en cas d'incident, d'accident ou de besoin.
Dans les exérèses pulmonaires réglées telles que lobectomies, pneumonectomies ou pluri
Autre dénom. chirurgie thoracique sous vidéoscopie, chirurgie thoracique endoscopique
Sigle CTVA
[K3,B2]
concentration minimale inhibitrice (CMI) l.f.
minimal inhibitory concentration
Plus petite concentration d’antibiotique qui inhibe toute culture macroscopiquement visible d’une souche bactérienne, après incubation de 18 heures à 37°C (la CMI se réfère à l’effet bactériostatique d’un antibiotique).
Plusieurs méthodes permettent de déterminer la CMI : méthode de dilution en milieu liquide, méthode de diffusion ou des disques en milieu solide, E-test, méthodes automatisées.
La mesure in vitro de la concentration minimale inhibitrice d'un antibiotique vis-à-vis d'une souche bactérienne permet de définir si cette souche est sensible ou résistante à cet antibiotique.
[G3]
coproculture parasitaire l.f.
parasitological fecal culture
Méthode employée pour le diagnostic parasitologique de l’ankylostomose ou de la strongyloïdose, par mise en évidence et identification des larves.
En réalité, la coproculture pour l’ankylostomose ne correspond pas à une véritable "culture", avec multiplication parasitaire Il s’agit simplement d'une méthode de maturation et d’éclosion des œufs du parasite avec obtention de larves L1, L2 ou L3, ces dernières étant les plus facilement identifiables du fait de la gaine qui les entoure. Dans l’anguillulose, les coprocultures permettent un certain degré de multiplication parasitaire, grâce à l’apparition de vers adultes stercoraux et à leur reproduction, sexuée in vitro.
[D1,D2]
CRISPR-Cas 9 sigle pour Clustered regularly interspaced palindromic repeats (ou séquences regroupées palindromiques et espacées régulièrement) suivi de Cas-9, nom d’une endonucléase
Cas 9 est une endonucléase qui coupe les deux brins de l’ADN et qui est guidée par de petits ARN non codant lui permettant de se fixer sur l’endroit de l’ADN à cliver.
Il s’agit là d’un système de défense des bactéries contre les bactériophages. Lorsqu’un bactériophage infecte une bactérie, celle-ci exprime des ARN de type CRISPR complémentaires de fragments du génome du phage. Cas 9 s’associe à ces ARN qui s’apparient à l’ADN du phage et l’élimine. Ce système de défense des bactéries peut être utilisé pour modifier un gène quelconque dans un organisme vivant. En utilisant la spécificité de l’ARN guide, Cas 9 est programmée pour sectionner l’ADN à des endroits déterminés. On a ainsi un nouvel outil universel de thérapie génique somatique modulable grâce à la séquence de l’ARN. Il a l’avantage de réparer le gène altéré alors que la méthode classique est de le remplacer en introduisant dans la cellule le gène intact. Cet outil peut être également utilisé pour modifier le génome des gamètes. Les modifications apportées seront ainsi transmises à la descendance. Cette méthode est beaucoup plus rapide que la technique utilisée habituellement de transfection de cellules embryonnaires réimplantées dans un blastocyste.
Jennifer A. Doudna, biologiste américaine et Emmanuelle Charpentier, biologiste française (2014)
[Q1]
Édit. 2015
diazanalgésie n.f.
diazanalgesia
Méthode d'anesthésie associant un analgésique et une benzodiazépine.
Cette méthode est directement dérivée de la neuroleptanalgésie. Les benzodiazépines les plus utilisés ont été le diazépam et le flunitrazépam et comme analgésique, le fentanyl pur.
J. du Cailar, médecin anesthésiste français (1975)
diffusion (capacité de) des poumons l.f.
diffusion lungs capacity
Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :
formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .
August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)
Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire
→ capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)
dilatation uréthrale l.f.
urethral calibration
Méthode utilisée pour la cure des rétrécissements uréthraux, consistant à élargir les zones rétrécies par le passage d'instruments dilatateurs de calibre croissant.
Les instruments dilatateurs (bougies, béniqués) pouvaient ou non être solidarisés à une sonde filiforme et guidés par elle. Des séances répétées et parfois indéfinies étaient nécessaires. Les complications étaient nombreuses. La dilatation uréthrale a disparu en tant que méthode thérapeutique. Elle a été remplacée par les uréthrotomies endoscopiques, les uréthroplasties et les endoprothèses uréthrales.
Ch. Phillips, chirurgien urologue français (1860)
→ béniqué, filiforme, Phillips (bougie, sonde de)
disque d'antibiotique l.m.
disk (antimicrobial)
Pastille de papier buvard, imprégné d’un antibiotique à une certaine concentration, qui est utilisée pour étudier la sensibilité d’une souche bactérienne aux antibiotiques dans l’une des méthodes de détermination de la CMI, la méthode de diffusion en milieu solide ou méthode des disques.
Après ensemencement en surface d’un milieu solide, par inondation, avec la souche à tester, des disques contenant chacun un antibiotique sont déposés sur le milieu gélosé. Après solubilisation de l’antibiotique par l’humidité du milieu, il s’établit un gradient de concentration de l’antibiotique autour de chaque disque. Après incubation, il est observé autour des disques un halo ou zone circulaire d’inhibition de la croissance bactérienne, dont le diamètre est mesuré et comparé à des diamètres critiques.
doubles seuils colorés de Stiles l.m.p.
Stiles’ two colour threshold
Méthode permettant de séparer les différents mécanismes colorés grâce à la recherche de seuils colorés sur fond coloré.
Une méthode voisine a été développée par Wald.
W.S. Stiles, physiologiste britannique (1938)
Easterday (technique de) l.f.
Easterday technique
Méthode de cerclage du col par voie vaginale.
Proche de la méthode de Shirodkar et de la technique de Barter, elle consiste en un cerclage double ou triple, avec enfouissement des fils passés en deux temps, de la partie antérieure du col à la partie postérieure puis de la partie postérieure vers la partie antérieure où les fils sont noués.
C. L. Easterday, gynécologue américain (1959) ; V. N. Shirodkar, gynécologue indien (1955) ; R. H. Barter, gynécologue américain (1958)
→ béance cervico-isthmique, Shirodkar (technique de), Barter (technique de)
[03]
Édit. 2019
échelle visuelle analogique d'autoévaluation l.f.
visual analog scale
Méthode d'autoévaluation d'une sensation subjective, comme l'anxiété ou la douleur, faite par le sujet lui-même au moyen d'une réglette graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
L'infirmière ou le médecin montre la réglette au patient : l'extrémité 0 correspond à l'absence de douleur ou d'anxiété, l'autre, marquée 10 ou 100 correspond à une douleur maximale ou une anxiété extrême.
Cette méthode simple est reproductible. Elle est utilisée dans les études cliniques des médicaments analgésiques et anxiolytiques pour évaluer l'effet de la prémédication et ajuster les prescriptions d'analgésiques pour calmer la douleur aigüe post-opératoire.
C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)
Abrév. Abrév : EVA
→ échelle d'anxiété de Spielberger
[E1]
Édit. 2020
échocardiographie n.f.
echocardiography
Échographie appliquée à l'étude du cœur en mouvement
Méthode utilisant les ultrasons permettant d'apprécier la morphologie et la cinétique des cavités et des parois cardiaques et de mesurer les débits sanguins.
L'échographie est devenue très utile en cardiologie et en réanimation pour évaluer la fonction cardiaque globale et segmentaire. Elle permet d'apprécier l'état du myocarde et d'en évaluer l'hypertrophie éventuelle. Elle détermine les gradients d'écoulement à travers les orifices valvulaires.
Elle mesure de la surface des orifices intracardiaques, détecte et quantifie les régurgitations valvulaires. Elle permet d'évaluer les pressions pulmonaires et le débit cardiaque. La vélocimétrie doppler à codage couleur montre les régurgitations orificielles ou les communications anormales.
Diverses techniques d'enregistrement sont possibles : transthoracique, la plus ancienne et la plus utilisée; transœsophagienne, qui permet un examen plus détaillé de l'oreillette gauche et de la valve mitrale notamment. On peut accroître la puissance de la méthode par une injection de produit de de contraste échographique (microbulles) et des épreuves de charge à l'effort ou après injection de produits vasoactifs.
Étym. gr. Echo : héros mythologique
→ Doppler (effet), échographie
[B2, B3, K2]
Édit. 2019
écho de spin l.m.
spin echo
Séquence la plus utilisée en IRM consistant à faire suivre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°), quelques millisecondes après celle-ci, par une impulsion de π (180°).
Cette impulsion remet les spins en phase (après les avoir inversés) et fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu (d'où le nom d'écho de spin donné à ce signal). On peut utiliser un seul écho (méthode de Hahn), mais on peut également répéter les impulsions de 180° pour produire plusieurs échos (méthode de Carr et Purcell). L'amplitude maximale des échos successifs décroît alors progressivement. La courbe qui relie entre elles les amplitudes maximales des échos successifs est une exponentielle décroissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T2. Le temps qui s'écoule entre l'impulsion de 90° et le recueil du signal réapparu en écho, ou entre deux échos successifs, est le temps d'écho TE; le temps qui sépare deux séquences successives, autrement dit deux impulsions de 90°, est le temps de répétition TR ; le temps entre l'impulsion de 90° et la première impulsion de 180° (ou entre deux impulsions de 180° successives) est égal à TE/2 ; il est appelé temps d'inversion (TI). Si la séquence d'écho de spin est réalisée avec des TE courts (de l'ordre de 30 ms) et des TR courts (de l'ordre de 300 à 500 ms), elle se rapproche de la saturation partielle et met en évidence les différences de T1 des tissus; elle est dite pondérée en T1 et n'utilise qu'un seul écho. Si la séquence est réalisée avec des TE longs (de l'ordre de 60 à 120 ms) et des TR longs (de l'ordre de 2 s), elle met en évidence les différences de T2 ; elle est dite pondérée en T2 et utilise 2 ou 3 échos. Si enfin on utilise des TE courts (de l'ordre de 30 ms) avec des TR longs (de l'ordre de 2 s), l'image fait apparaître surtout les différences de concentration r des protons; mais celle-ci est en général peu contrastée. L'écho de spin est la seule séquence qui permette d'explorer les différences de T2 des tissus.
E.L. Hahn, physicien américain (1950)
Sigle angl. ES
→ écho (en IRM), temps d'écho, temps de répétition
[B2, B3]
Édit. 2019
Eve (méthode d') l.f.
Eve's method
Méthode de respiration artificielle par balancement du corps afin de mettre en mouvement un diaphragme inerte grâce à l'action de la pesanteur.
La méthode initiale du fauteuil basculant, simple chez l'enfant, demande une action permanente de soignants se relayant pendant de nombreux jours. Mais le balancement a l'intérêt de permettre une bonne évacuation des sécrétions bronchiques.
En premier secours, le brancard basculant d'Eve a été abandonné pour les méthodes d'insufflation. En clinique, le lit basculant à moteur est parfois encore utilisé chez l'enfant pour traiter des paralysies diaphragmatiques et éviter une réanimation plus agressive.
F. Eve, médecin interniste britannique (1932)
→ lit basculant, ventilation artificielle (méthodes)
[B3,K1]
Édit. 2018
évènement vital l.m.
life event, vital event
Évènement vécu par un sujet comme ayant pour lui un poids et une signification majeurs, à la suite duquel surviennent des répercussions non aléatoires sur son état de santé.
La méthode des évènements vitaux est actuellement surtout validée dans le cadre de recherches expérimentales et d'études épidémiologiques. Elle est appliquée à l'aide de questionnaires dans lesquels l'impact des évènements vitaux est noté de 1 à 100. Concernant à l'origine les maladies somatiques, cette méthode s'est progressivement étendue à la pathologie psychosomatique, puis aux affections psychiatriques.
A. Meyer, psychiatre américain (1913) ; L. R. Hinkle Jr et H. G. Wolff, psychiatres américains (1958)
[E1,E3,H3]
Édit. 2018
réflexe de fixation l.m.
fixation reflex
Réflexe d’apparition très précoce, dès les premiers jours de la vie (regard ¨surpris¨ de van Heule).
On le recherche avec une lumière douce (pour éviter la fermeture brutale des paupières), puis avec un objet contrasté ou coloré. Toutefois, le visage maternel constitue le meilleur moyen de le provoquer. Cette recherche peut être facilitée en faisant appel à la méthode de la motricité libérée de Grenier, ou à la méthode de Bullinger (chez l’enfant infirme moteur).
Le réflexe de fixation peut être normal, retardé (retard de maturation visuelle), absent (suspicion d’une atteinte sévère, de la fonction visuelle ou neurologique), ou anormal (mouvements anormaux des yeux, nystagmus, photophobie).
L’absence ou l’altération du réflexe de fixation doit toujours impliquer un bilan ophtalmologique (clinique et électrophysiologique), ainsi qu’un bilan neurologique et neuroradiologique.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17q21.2, codant pour une protéine de la famille des récepteurs intracellulaires appelée immunophillines.
Leur propriété principale est l’isomérisation de peptidyl-prolyl cis-trans. La plupart d’entre elles sont impliquées dans des évènements de conjugaison et d’échanges. Leur rôle est important dans des processus correctifs de molécules complexes tel que le collagène.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Bruck, la maladie de Kuskokwim, l’osteogenesis imperfecta.
R. Vanheule, pédiatre belge (1982) ; A. Grenier, pédiatre français (2000) ; A. Bullinger, psychologue suisse (2004)
Syn. arthrogryposis-like syndrome, Bruck syndrome 1, Kuskokwim disease
→ Bruck (syndrome de), Kuskokwim (maladie de), l'osteogenesis imperfecta
[O1,P2]
Édit. 2018
greffe veineuse in situ l.f.
in situ vein bypass
Méthode de revascularisation par un pontage veineux.
C’est une méthode de référence pour la réalisation des pontages distaux entre la fémorale et un axe jambier : la veine saphène est laissée en place dévalvulée et anastomosée à ses deux extrémités au segment artériel.
→ pontage
Grenier (motricité libérée de) l.f.
Méthode permettant d'obtenir facilement le réflexe de fixation chez le nouveau-né installé en position semi-assise, la nuque fermement maintenue par l'examinateur qui cherche à établir, par le regard, un état de communication.
Cette méthode permet d'obtenir une diminution du tonus de repos des membres, une diminution, voire une disparition de la gesticulation avec apparition de mouvements lents et harmonieux.
A. Grenier, pédiatre français (1981)
hétérohémothérapie n.f.
allohemotherapy
Méthode consistant à injecter par voie intramusculaire à une personne du sang prélevé chez une autre personne par voie veineuse.
Cette méthode est abandonnée car elle provoque la fabrication d'anticorps antiérythrocytaires pouvant entraîner en cas de transfusion sanguine des accidents très graves. Elle est actuellement prohibée.
Étym. gr. heteros : autre, haïma : sang, thérapéia : cure
[F1,F3]
holter cardiaque l.m.
cardiac holter
Méthode d'enregistrement continue et ambulatoire de l'électrocardiogramme, utilisée habituellement sur 24 heures consécutives (parfois plus longtemps) et destinée au dépistage d'évènements rythmiques ou ischémiques, paroxystiques et intermittents, dont l'existence ne peut être détectée par l'électrocardiogramme conventionnel, de durée trop brève.
On utilise un dispositif enregistreur portable relié à des électrodes précordiales (5 habituellement), l'une de type CM5, est morphologiquement proche du V5 classique, l'autre de type ML5, permet d'explorer la région postéro-inférieure. Le dispositif est alimenté par pile ou accumulateur, les informations sont conservées dans une disquette magnétique ou une mémoire solide. L'analyse se fait souvent en temps différé, ou mieux en temps réel, le dispositif analysant les complexes au moment même où ils surviennent.
Cette méthode est indiquée pour préciser les troubles du rythme et de la conduction, que les patients présentent ou non des symptômes ; pour évaluer l'efficacité d'un traitement anti-arythmique, pour contrôler le bon fonctionnement d'un stimulateur, pour dépister et quantifier un accès d'ischémie myocardique, silencieuse ou non.
Enfin la surveillance cardiaque chez les sportifs de compétition peut être facilitée par un tel enregistrement au cours de l'activité afin de prévenir des accidents en compétition.
N. J. Holter, biophysicien américain (1949 et 1961)
Étym. patronyme Holter
[K2]
Édit. 2015
hyperthermie n.f.
hyperthermia
1) Augmentation de la température centrale au-dessus de 37,5°C, chez l'Homme.
2) Méthode thérapeutique mettant en jeu les effets biologiques, sur les cellules et les tissus, d'une élévation modérée de la température, portée à 41-45°C.
Elle entraîne une mortalité cellulaire, un accroissement de la radiosensibilité et de la chimiosensibilité. Ces effets ont suscité des applications au traitement des tumeurs mais la méthode se heurte à la difficulté de réaliser dans les tissus un chauffage sélectif et uniforme.
Étym. gr. huper : trop (en composition) ; thermê : chaleur
impédance (mesure du débit cardiaque par) l.f.
measure of cardiac output by impedance
Variations d'impédance électrique entre deux électrodes cutanées placées le plus près possible de l'aorte, qui permettent de suivre les variations de diamètre de l'artère et, par-là, d'en déduire la fréquence cardiaque et le volume de l'ondée pulsatile, d'où l'obtention du débit cardiaque, en valeur relative (un étalonnage par une autre méthode est nécessaire).
Pour la mesure on utilise généralement un courant de 1 000 Hz qui ne produit pas d'effet physiologique. Pour avoir la valeur absolue il est nécessaire de procéder à un étalonnage préalable, généralement par une méthode de dilution plus facile à mettre en œuvre que par le principe de Fick.
W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932) ; A. E. Fick, mathématicien et physiologiste allemand (1855)
Étym. lat. impedire : empêcher
→ débit cardiaque, électrisation, Fick (principe de), impédance, Stewart-Hamilton (méthode de)