Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

58 résultats 

image de synthèse l.f.

synthesis picture

Image engendrée par des commandes de type informatique.
Contrairement à toutes les autres, les images de synthèse ne sont pas issues de la mise en relation de la lumière avec une surface photosensible. Leur création se fait par programmation et non par capture.

Étym. lat. imago : image, représentation

antithyroïdiens de synthèse, l.m.p.

antithyroid drugs

Médicaments inhibant la synthèse des hormones thyroïdiennes, mis à profit dans le traitement des hyperthyroïdies.
Ce sont tous des dérivés de la thio-urée. L’action antithyroïdienne de la thio-urée a été fortuitement découverte par Astwood  à l’occasion de l’apparition de goitres chez des animaux de laboratoire soumis à la sulfaguanidine ou à la carbamide. Il en développa l’utilisation chez les Hommmes.
Deux classes thérapeutiques sont actuellement commercialisées : les imidazolines soufrées ou mercapto-imidazolines (thiamazole anciennement dénommé méthimazole, et carbimazole) et les dérivés du thio-uracile (propylthio-uracile et benzylthio-uracile). Ces médications agissent au sein de la thyroïde en bloquant les réactions d’oxydation et d’organification de l’iode, et de couplage des iodotyrosines. De plus les dérivés du thio-uracile réduisent l’activation de T4 en T3 au niveau des tissus périphériques en inhibant la désiodase de type 1. Les antithyroïdiens de synthèse n’entravent pas la pénétration de l’iode dans la thyroïde ce qui rend possible la réalisation des scintigraphies thyroïdiennes chez les patients soumis  à ces traitements.
Sous traitement prolongé par antithyroïdien se réduisent les titres d’anticorps antirécepteuer de la TSH, ce qui permet l’extinction du pouvoir thyrostimulant responsable de la maladie de Basedow, et autorise l’interruption du traitement, souvent après 18 mois à 2 ans. En revanche les antithyroïdiens ne peuvent obtenir la guérison des autres causes d’hyperthyroïdie, liées notamment aux nodules et goitres mutinodulaires toxiques ; ils constituent alors seulement un mode de préparation au traitement radical radio-isotopique ou chirurgical. Les antithyroïdiens ne sont pas indiqués dans les états thyrotoxiques liés aux thyroïdites subaigües, silencieuses ou iatrogènes.  
Les antithyroïdiens sont des traitements efficaces et ordinairement bien tolérées. Surtout lors des premières semaines suivant leur initiation, peuvent être constatés dans 1-5% des effets indésirables mineurs, souvent transitoires : rashs cutanés, réaction urticarienne, épigastralgies, arthralgies, réaction fébriles, modifications du goût, raréfaction de la chevelure, perturbations discrètes des fonctions hépatiques, pancréatites, leuconeutropénie transitoire… Ceux-ci nécessitent parfois le changement de classe de l’antithyroïdien.
Des effets indésirables sévères sont très rares (moins de 1% des cas) mais parfois dramatiques : surtout agranulocytoses aigües soit brutales de nature toxo-allergique, soit résultant d’une leuconeutropénie progressivement aggravée (ce qui justifie la recommandation de la surveillance des hémogrammes tous les 10 jours durant les 2 premiers mois du traitement, ou immédiatement en cas de fièvre ou d’angine), hépatites cytolytiques ou rétentionnelles, hypoglycémies auto-immunes liés à des anticorps anti-insuline, vascularites à anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) surtout lors des traitements prolongés par un thio-uracile.
Les antithyroïdiens sont à manier avec beaucoup de prudence au cours de la grossesse du fait de leurs risques embryopathiques et hépatiques.

Edwin Bennett Astwood, médecin américain (1941)

antithyroïdiens, hyperthyroïdie, biosynthèse des hormones thyroïdiennes,  thyroïdites subaigües, agranulocytose, vascularite, anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles

[G5, O4]

Édit. 2019

vaccination par acide nucléique l.f.

nucleic acid vaccines

Technique consistant à injecter par voie intramusculaire un plasmide contenant l'ADN complémentaire codant l'antigène en cause, éventuellement associé à un promoteur.
La protéine exprimée dans l'organisme induit une réponse anticorps et une réponse T cytotoxique du fait de sa présentation sous forme de peptide associé aux molécules de classe I du Complexe majeur d’histocompatibilité. Ce procédé met en jeu la propriété des séquences CpG des micro-organismes de stimuler la synthèse d'IL-l2 par les cellules dendritiques. Cette méthode expérimentale pourrait présenter des avantages considérables par rapport aux procédés actuels d'immunisation.

[D1, E1, F3]

Édit. 2019

asthme (traitement de l') l.m.

asthma therapy

Traitement qui ne repose pas sur un remède unique contre l'asthme mais sur une association de moyens.
Le traitement médicamenteux a bénéficié de nouveautés galéniques et techniques, qui associent l'efficacité et l'innocuité de deux grandes familles de médicaments.
La première est représentée par les bêta-2 mimétiques, bronchodilatateurs qui constituent le traitement symptomatique de la crise et sont le plus souvent administrés en pulvérisations ("sprays") ou en aérosols, qui permettent, selon les formes, une efficacité immédiate (dans les 10 minutes) et une efficacité de durée, courte (3 à 4 heures) ou prolongée (8 à 10 heures).
La seconde famille de médicaments qui s'adresse au désordre principal de l'asthme, l'inflammation bronchique, sont les anti-inflammatoires. C'est pourquoi les glucocorticoïdes inhalés demeurent les meilleurs médicaments de l'asthme, susceptibles à eux seuls de maîtriser la grande majorité des asthmes bronchiques, évitant la corticothérapie par voie systémique.
La théophylline, présentée désormais sous des formes d'action prolongée en prise unique quotidienne, associe des effets bronchodilatateurs et anti-inflammatoires.
Les cromones, dotées d'une efficacité anti-inflammatoire réelle mais modérée, agissent de façon préventive et sont recommandées dans les formes d'asthme intermittent, particulièrement chez l'enfant. Plus récemment, ont été proposés les antileucotriènes.
Parmi les autres thérapeutiques, les moyens immunologiques (élimination des allergènes et désensibilisation spécifique) ont leur place dans la stratégie thérapeutique, ainsi que la kinésithérapie respiratoire surtout diaphragmatique. Les cures climatiques en altitude, en zone abritée des vents dominants, sont un élément de la prise en charge. Le thermalisme, le traitement des facteurs éventuels oto-rhino-laryngologiques et digestifs sont des compléments utiles.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

centre de traitement et de réadaptation sociale l.m.

treatment and social rehabilitation centre

Structure pilote créée dans les années 50 pour favoriser, en association avec la thérapie, la réadaptation socioprofessionnelle précoce des malades mentaux et prévenir la chronicité en utilisant au mieux les capacités du sujet grâce, en particulier, à la rééducation par l'ergothérapie.
Une importance excessive était peut-être donnée à cet aspect rééducatif dans la prise en soins des malades mentaux, dont les handicaps étaient surtout considérés selon le fonctionnalisme du néojacksonisme organodynamiste.

Sigle CTRS

[E]

dilatations des bronches (clinique et traitement des) l.f.p.

bronchiectasis (diagnosis and therapy)

Dans la forme diffuse, les symptômes sont ceux d'une suppuration bronchique chronique : expectoration purulente, abondante, facile, matutinale associée à des pics fébriles dès qu'elle n'est pas drainée, plus rarement hémoptoïque, simples crachats isolés ou associés au pus, parfois hémoptysie abondante.
Certaines dilatations sont silencieuses (forme "sèche" sans expectoration).
Soupçonné sur les symptômes cliniques, le diagnostic est confirmé par la tomodensitométrie, qui identifie désormais les lésions sans recourir à la bronchographie opaque. Ces lésions d'aspects variables (dilatations cylindriques ou kystiques) siègent sur les bronches terminales ou préterminales, avec des anomalies du parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Lorsque les bronchectasies sont constituées, le traitement est représenté par le drainage bronchique qui consiste à évacuer les sécrétions, associé lors des poussées de surinfection à une antibiothérapie reposant sur l'antibiogramme. Mais l'antibiothérapie ne saurait prétendre à une éradication définitive de l'infection.
La chirurgie est contrindiquée dans les formes diffuses. Elle est indiquée dans les formes localisées, après vérification de son caractère limité. En cas d'hémoptysie grave, l'indication peut être urgente.
L'artériographie bronchique est moins utilisée aujourd'hui par suite du risque d'obstruction de l'artère à destinée médullaire qui se complique de paraplégie. En cas d'hémoptysie massive, lorsque l'on hésite sur le territoire qui saigne, une artériographie bronchique est nécessaire complétée, si possible, par une embolisation de l'artère perfusant ce territoire.

diurétique (traitement) l.m.

diuretic treatment

Traitement administré par voie orale ou intraveineuse destiné à augmenter la diurèse et l'excrétion urinaire du sodium.
Trois classes principales de diurétiques sont individualisées en fonction du lieu de leur activité :
- au niveau de la branche descendante de l’anse de Henlé, les « diurétiques de l'anse » (furosémide);
- au niveau de la partie haute de la branche ascendante de l'anse de Henlé qui est le segment cortical de dilution, les diurétiques thiazidiques et apparentés (hydrochlorothiazide, indapamide) ;
- au niveau du tube distal, diurétiques distaux épargneurs de K+ (amiloride, triamtérène) ou antagonistes de l'aldostérone (spirolactone).
Les diurétiques de l'anse qui inhibent la réabsorption du Na+ sont puissants et provoquent une fuite importante de Na+ et de K+. Les diurétiques thiazidiques, sont moins puissants. Les diurétiques distaux qui agissent sur la réabsorption distale du Na+sont faiblement natriurétiques, ils diminuent l'excrétion du K+ par effet antialdostérone ou par action tubulaire directe.
Certaines présentations associent deux classes de diurétiques dont la complémentarité évite la fuite potassique urinaire (par ex. spirolactone ou triamtérène +hydrochlorothiazide).
Les principales indications sont l'insuffisance cardiaque globale avec rétention hydrosodée, l'insuffisance ventriculaire gauche, l'hypertension artérielle. L’œdème aigu pulmonaire et l'insuffisance rénale fonctionnelle sont les indications privilégiées du furosémide intraveineux.
Il existe un autre agent diurétique utilisé pour le traitement du glaucome, du mal des montagnes et de certaines formes de paralysie périodique : l’acétazolamide, inhibiteur de l’anhydrase carbonique qui diminue la formation de l’humeur aqueuse et du liquide céphalo-rachidien. Il augmente l’élimination urinaire CO3H-, du Na+, du K+ et diminue celle du Cl- pouvant ainsi provoquer une acidose hyperchlorémique et hypokaliémique.

Étym. gr. diouretikos : diurétique (dia : à travers ; ourô : uriner)

filtre de traitement d'image l.m.

data processing filter

Logiciel informatique destiné à modifier les images numériques, en supprimant ou en pondérant certaines données, pour augmenter le contraste, mieux faire ressortir certains détails ou améliorer la quantification.
Bien qu'il s'agisse toujours d'une suppression d'information, l'aspect final peut apparaitre comme un renforcement de données cliniquement importantes.
Les filtres numériques, appelés parfois masques, agissent dans le domaine fréquentiel de Fourier par multiplication et dans le domaine spatial par convolution.
Les filtres les plus employés sont les lissages qui améliorent l'homogénéité des images en atténuant les fluctuations statistiques non significatives et le filtre rampe (ou déconvolution en 1/r) qui est à la base des procédés de reconstruction d'une coupe à partir de ses projections.
D'autres types de filtres permettent le renforcement des contours de détails significatifs (segmentation ; fonction "contours" en scanographie).
Le filtrage peut s'effectuer en modifiant chaque pixel en fonction des pixels voisins (filtrage spatial), en fonction de son évolution dans le cas d'une cinétique (filtrage temporel).

Syn. filtrage de reconstruction, filtrage spatial, film temporel

[B2,B3]

Édit. 2018

Goeckerman (traitement de) l.m.

Goeckerman’s technique

Méthode de traitement du psoriasis surtout utilisée aux États-Unis, consistant en une application de pommade au goudron, éventuellement sous occlusion, suivie le lendemain d'une exposition aux rayons ultraviolets B.

W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)

coaltar, goudron

hypertension artérielle (traitement de l') l.m.

antihypertenseur (médicament)

induction (traitement d') l.f.

induction therapy, induction period

Phase initiale d'un traitement visant à obtenir une réduction tumorale maximale, utilisé le plus souvent dans le traitement des hémopathies malignes.
Elle est parfois suivie, selon les protocoles thérapeutiques, d'une phase de consolidation destinée à parfaire la réduction tumorale et à prévenir une rechute éventuelle.

Étym. lat. inductio : action d'introduire, de conduire (inducere : tirer dedans, vers)

infarctus cérébral (symptômes, évolution, traitement) l.m.

cerebral infarct (symptoms, outcome, treatment)

Accident ischémique qui peut être transitoire (AIT, trop bref pour déterminer une nécrose, souvent révélateur d'athérome des vaisseaux du cou) ou durable (infarctus proprement dit).
Qu'ils soient de nature hémodynamique (rétrécissement serré avec débordement des suppléances par le polygone de Willis et les anastomoses corticales) ou liés à la migration de thrombus formés sur une plaque ulcérée, les AIT peuvent comporter en clinique : amaurose transitoire, hémiparésie, hémi-paresthésies, aphasie ou troubles visuospatiaux pour les sténoses de l'une ou de l'autre carotide ; vertige, diplopie, chute ("drop attack") pour l'athérome des artères vertébrales.
Selon le siège de l'obstacle et le jeu des suppléances, la sémiologie durable des infarctus peut comporter : un ictus apoplectique (coma et hémiplégie massive) dans les thromboses de la carotide interne, bien qu'une compensation totale ou partielle soit possible (lésions alors maximales dans le territoire des branches profondes, terminales, de la cérébrale moyenne et dans les "derniers prés" des zones limitrophes des artères du cortex) ; hémiplégie proportionnelle, troubles arthriques, voire aphasie sous-corticale des infarctus sylviens profonds ; hémiplégie brachiofaciale avec, en fonction de l'hémisphère lésé, aphasie de Broca ou de Wernicke, apraxie ou syndrome de l'hémisphère mineur, dans les infarctus sylviens superficiels ; monoplégie crurale des infarctus du territoire de la cérébrale antérieure ; hémianopsie latérale homonyme et éventuellement hémianesthésie thalamique dans ceux de la cérébrale postérieure ; syndrome cérébelleux ou divers syndromes alternes (de Wallenberg notamment).
Le scanner X visualise l'infarctus après 24 à 48 heures, sous forme d'une zone d'hypodensité. L'IRM le manifeste comme un hypersignal en T2) Dans les deux cas, l'utilisation d'une méthode de contraste révèle la rupture de la barrière sang-cerveau.
L'évolution des infarctus cérébraux est défavorable dans 20 à 30% des cas : aggravation des troubles neurologiques (transformation hémorragique, œdème, engagement) ou complications intercurrentes. Sinon, une régression débute après quelques semaines, qui reste limitée. Après six mois, les déficits persistants sont généralement définitifs. Interviennent aussi les risques de récidive et ceux liés à l'état cardiovasculaire.
Leur prévention se fonde sur le dépistage et le traitement de ce dernier (hypertension artérielle, coronaropathie, etc.). Lors d'un accident constitué, la désobstruction par une médication thrombolytique risque de provoquer une transformation hémorragique. Les conditions d'une telle thérapeutique sont exceptionnellement réunies. Le traitement symptomatique vise à maintenir le statut hydroélectrolytique, à réduire l'œdème cérébral, à prévenir les fausses routes et les complication de décubitus.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

information en psychiatrie (traitement de l') l.m.

data processing in psychiatry

cognitivisme

intention de traitement (analyse en)   l.f.

intention to treat analysis

Au terme d’un essai randomisé, analyse des résultats selon le traitement qui a été théoriquement alloué par le tirage au sort, même si le sujet a reçu un autre traitement que celui qui était prévu par le tirage au sort, qu’elle qu’en soit la raison.

obésité (traitement chirurgical de l') l.m.

chirurgie bariatrique

Édit. 2017

observance d'un traitement l.f.

compliance

Respect par le patient des règles d'utilisation d'un médicament qui doivent avoir été exposées clairement par le médecin afin que le patient puisse bénéficier au mieux du médicament.
On insiste actuellement sur l’importance du « taux de maintien thérapeutique » qui souligne que c'est la durée thérapeutique et pas seulement l’observance du nombre de médicaments ou de la quantité prescrite qui est importante.

Édit. 2017

plan de traitement l.m.

treatment protocol

Document comportant toutes les indications nécessaires à la réalisation d’une irradiation thérapeutique.
Il spécifie le type de rayonnement, les dimensions et directions des faisceaux, la dose totale et sa distribution dans le temps - dose par séance et étalement -.
Il est préparé par un repérage du volume-cible, une étude dosimétrique pour optimiser la balistique, un contrôle par simulateur des régions anatomiques traversées par les faisceaux.

balistique, film de contrôle, repérage, simulateur

probabiliste (traitement antibiotique) l.m.

Traitement antibiotique entrepris, devant un syndrome infectieux, sur des arguments cliniques, sans prélèvements bactériologiques préalables ou avant les résultats de ceux-ci.

thrombolytique (traitement) l.m.

thrombolysis

Traitement utilisé par voie intraveineuse ou intraartérielle destiné à provoquer la lyse d'un caillot sanguin artériel afin de rétablir la perméabilité de l'artère.
La thrombolyse est effectuée par voie intraveineuse en unité de soins intensifs cardiologique ou au domicile du patient par une équipe du SAMU ou encore par voie intraartérielle en salle d'hémodynamique. La thrombolyse précoce dans les premières heures a transformé le pronostic de l'infarctus du myocarde. Ce traitement s'applique aussi à l'embolie pulmonaire massive et l'ischémie aigüe des membres.
Les principaux thrombolytiques utilisés sont l'activateur tissulaire du plasminogène (rtPA), la streptokinase, l'urokinase, le lys-plasminogène-streptokinase. Ils agissent en transformant le plasminogène circulant inactif en plasmine, à l'origine de la dégradation de la fibrine et de la lyse du caillot. La fibrinolyse générale observée avec la plupart de ces médicaments entraine un effondrement du taux de fibrinogène circulant, ce qui amène un risque hémorragique majeur, et jstifie le respect draconien des contre-indications (interventions chirurgicales, accident vasculaire cérébral récent, hémopathie, coagulopathie, etc.).

anticoagulant

traitement de la maladie alcoolique l.m.

treatment of alcoholic disease

Programme thérapeutique cohérent, comprenant un ensemble de moyens thérapeutiques envisagés et mis en œuvre conjointement ou successivement, dans le but d'aider le sujet alcoolique et son entourage à changer leur mode de vie.
Les objectifs sont de traiter les complications somatiques et psychiques, d'obtenir l'abstinence, d'aider la personne à reconstituer ses capacités relationnelles et à retrouver une autonomie.
Les outils thérapeutiques (médicaments, techniques psychothérapiques individuelles ou de groupe) sont nombreux et ne se bornent pas au recours à la "cure de désintoxication" qui, dans l'opinion publique et dans une partie du corps médical, résume encore la prise en charge de l'alcoolo-dépendant.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

abstinence, alcoolique (cure de désintoxication), aversion, centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie, disulfirame

[G3,G4,G5]

traitement de l'eau destinée à la consommation humaine l.m.

Ensemble des techniques et équipements mis en œuvre pour produire de l’eau de consommation humaine à partir d’une eau issue du milieu naturel, non distribuable.
Les eaux de surface ou souterraines ne sont pas toujours d’une qualité conforme aux normes de qualité requises pour leur distribution en vue de la consommation humaine ; elles doivent donc subir une ou plusieurs phases de « nettoyage » qui peuvent être physiques (filtration), chimiques (notamment chloration de l’eau) et/ou biologiques.

traitement en parallèle l.m.

parallel processing

Hypothèse d'une transmission et d'un traitement indépendant de chacune des composantes du stimulus, p. ex. la forme et la couleur, le long des voies visuelles.
Cette hypothèse s'appuie sur les connaissances anatomiques des voies magnocellulaire (M) et parvocellulaire (P) bien individualisées jusqu'au corps géniculé latéral, et physiologiques comme les caractéristiques des champs récepteurs de ces ensembles. Cette hypothèse est confortée par le grand nombre d'aires visuelles corticales et de connexions qui les relient.

traitement en série l.m.

serial processing

Hypothèse d'une transmission et d'un traitement progressif des signaux rétiniens.
Les caractéristiques de l'image seraient extraites les unes après les autres par un traitement séquentiel dans les aires corticales. Cette hypothèse est largement invalidée.

traitement hiérarchique l.m.

hierarchical processing

Hypothèse dun traitement progressif de l'image à partir d'éléments très simples, les champs récepteurs circulaires concentriques, puis les champs récepteurs des cellules simples, puis complexes.
Cette hypothèse a été largement invalidée par la découverte de projections directes du corps géniculé latéral sur les cellules complexes.

traitement immunosuppresseur l.m.

immunosuppressive treatment

Traitement qui consiste à réduire les réponses immunitaires normales ou pathologiques.
Tous les immunosuppresseurs sont dotés d’effets secondaires très puissants qui rendent leur utilisation prudente et délicate 

| page précédente | /3 | page suivante