leucémie oligoblastique l.f.
Elle correspond à l'une des deux variétés de syndromes myélodysplasiques : l'anémie réfractaire avec excès de blastes (AREB) et la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC)
leucémie myéloïde chronique l.f.
chronic myeloid leukemia, chronic myelogenous leukemia
Variété de leucémie, individualisée dans le cadre des syndromes myéloprolifératifs, par un mécanisme moléculaire spécifique.
La connaissance de ce mécanisme, en grande partie élucidé, s'est développée en plusieurs étapes : découverte du marqueur chromosomique de la maladie : le chromosome Philadelphie (Ph)1, démonstration que le Ph est le résultat d'une translocation du proto-oncogène c-abl du chromosome 9 vers un point de cassure variable, mais toujours situé dans une région étroite sur le chromosome 22 (région dite bcr), description de l'expression protéique P210 résultant de la fusion génique bcr/abl, démonstration expérimentale du rôle leucémogène de cette phosphoprotéine chimérique à activité tyrosine-kinase sur les cellules souches hématopoïétiques.
L'évolution naturelle de la maladie se déroule en deux ou trois phases : une phase chronique relativement tranquille, aisément contrôlable d'une durée médiane de 3,5 ans, mais pouvant aller jusqu'à 20 ans, une phase accélérée de durée variable pouvant aller jusqu'à 12 à 18 mois et une phase blastique fatale dans un délai de trois à six mois. Le devenir des patients atteints de cette affection a totalement changé au XXIème siècle. Le traitement de cette affection a été révolutionné par la thérapeutique ciblée des inhibiteurs de la tyrosine kinase qui conduit à de très nombreuses rémissions complètes et à des guérisons. Une nouvelle molécule, l'asciminib, se montre très efficace chez des patients résistants aux inhibiteursde la tyrosine kinase. Le recours à d’autres choix thérapeutiques et en particulier à des transplantations de cellules souches hématopoïétiques est exceptionnel. Des colloques d’experts internationaux précisent régulièrement la ligne de conduite thérapeutique de cette leucémie.
P. Nowell et D. Hungerford, biologistes américains (1960) ; M. Baccarani, hématologiste italien (2015) ; T. P. Hughes, médecin australien (2019)
→ leucémie, syndrome myéloprolifératif, chromosome Philadelphie, imatinib, tyrosine kinase, translocation, inhibiteur de tyrosine kinase, ABL gene
[F1 G5]
Édit. 2020
stade d’une leucémie lymphoïde chronique (détermination du) l.f.
clinical staging of the chronic lymphatic leukemia
Détermination du stade d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) reposant sur la classification de Rai et sur celle de Binet.
- La classification de Rai détermine 5 stades
Stade 0 :
Le nombre de lymphocytes dans le sang est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate et le foie ne sont pas augmentés de volume.
La LLC de stade 0 est à risque faible
Stade I :
Certains nœuds lymphatiques sont augmentés de volume mais pas la rate ni le foie.
La LLC de stade I est à risque moyen
Stade II :
Le volume de la rate est accru et certains nœuds lymphatiques ainsi que le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade II est à risque moyen.
Stade III
Le nombre des hématies est diminué (anémie). Le nombre de plaquettes est normal. Les nœuds lymphatiques, la rate ou le foie peuvent être augmentés de volume.
La LLC de stade III est à risque élevé
Stade IV
Le nombre de plaquettes est diminué (thrombocytopénie). Le nombre de globules rouges peut être bas. Le volume des nœuds lymphatiques, de la rate ou du foie peut être accru.
La LLC de stade IV est à risque élevé. La classification de Binet est constituée de 3 stades
(Les régions de tissu lymphatique comprennent la rate, le foie et les nœuds lymphatiques du cou, des aisselles et des aines).
Stade A :
Le nombre de lymphocytes est plus élevé que la normale. Le nombre des hématies et des plaquettes est normal. Il y a moins de 3 régions de tissu lymphatique augmenté de volume.
La LLC de stade A est à risque faible.
Stade B
Il y a au moins 3 régions de tissu lymphatique augmentés de volume.
La LLC de stade B est à risque moyen
Stade C
Il existe une anémie ou une thrombopénie ou bien les deux. Il y a plusieurs régions de tissu lymphatique hypertrophiées.
La LLC de stade C est à risque élevé.
K. Rai, hématologue américain d’origine indienne (1975) ; J. L. Binet, hématologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1981)
→ leucémie lymphoïde chronique
[F1]
Édit. 2020
leucémie aigüe myéloblastique : traitement personnes âgées l.f.
acute myeloid leukemia : treatment older patients
Les patients âgés de plus de 75 ans ne sont pas éligibles pour le traitement d'induction standard comportant de hautes doses de cytostatiques. Le pronostic de leur affection est, dès lors, très réservé.
Un traitement comportant l'association de Azacitidine et du Vénétoclax se montre très efficace par rapport au traitement par Azacitidine seule sans augmenter le risque de complications.
C. D. DiNardo, hématologiste américain (2020)
→ leucémie aigüe myéloblastique, Azacitidine, Vénétoclax
[F1, G5]
Édit. 2020