tunique muqueuse du gros intestin l.f.
tunica mucosa intestini crassi (TA)
mucosa of large intestine
Couche profonde de la paroi du gros intestin.
Elle repose sur la lame musculaire muqueuse et contient les glandes intestinales.
musculaire muqueuse gastrique l.f.
→ lame musculaire de la muqueuse gastrique
musculaire muqueuse oesophagienne l.f.
→ lame musculaire de la muqueuse oesophagienne
lame granulaire externe de l'isocortex [Lame II] l.f.
lamina granularis externa isocorticis [Lamina II] (TA)
→ couche granulaire externe de l'isocortex
[external granular layer of isocortex layer II]
lame granulaire interne de l'isocortex [Lame IV] l.f.
lamina granularis interna isocorticis [Lamina IV] (TA)
→ couche granulaire interne de l'isocortex
[internal granular layer of isocortex layer IV]
biopsie du grêle (jéjuno-iléale) l.f.
biopsy of the small intestine
Biopsie endoscopique de l’intestin grêle.
Elle n’est plus pratiquée à l'aveugle à l'aide de sondes d'aspiration-section depuis que l'on a démontré que les biopsies duodénales étaient aussi efficaces pour le diagnostic des affections diffuses de la muqueuse intestinale (maladie cœliaque, maladie de Whipple).
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
sténose ischémique du grêle l.f.
small intestine ischemic stenosis
Sténose du grêle due soit à une radiothérapie, soit à une maladie de Crohn, soit à l’utilisation chronique d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Étym. gr. : stenos : étroit
transit du grêle (durée du) l.m.
small intestine convey
Temps que met le bol alimentaire à parcourir la longueur de l’intestin grêle.
Il pourrait se mesurer approximativement en suivant la progression de l’index baryté en examen radiologique standard. Le temps de transit de marqueurs colorés nécessite un contrôle endoscopique. Le transit isotopique permet de mesurer la vidange gastrique et le remplissage colique et donc indirectement le temps de transit dans le grêle. Un temps de transit segmentaire peut être mesuré au cours d’une perfusion de l’intestin grêle en mesurant le temps d’apparition d’un colorant introduit en amont.
transit du grêle l.m.
small intestinal barium study
Examen de radiologie qui était pratiqué après ingestion d'une préparation barytée et destiné à déceler les anomalies fonctionnelles ou organiques de l'intestin grêle.
Il tend actuellement à être remplacé par l’IRM, voire l’entéro-scanner, ou la capsule vidéoscopique.
Syn. transit baryté
→ entéro-scanner, capsule vidéoscopique
volvulus du grêle l.m.
volvulus of the small intestine
Torsion plus ou moins complète d'une ou de plusieurs anses intestinales autour de leur mésentère avec, comme conséquence, un arrêt de la circulation artérielle et veineuse et l'infarcissement du segment intestinal correspondant.
Étym. lat. volvere : rouler
syndrome du grêle court l.m.
short bowel syndrome
Le syndrome dit du « grêle court » est secondaire à une résection chirurgicale (par exemple après infarctus mésentérique) laissant en place moins de 150 à 200 cm d'intestin grêle chez l’adulte.
Il s'agit d'une maladie rare (environ 1 cas pour 1 000 000 de personnes en France). Elle est caractérisée par une diarrhée, une malabsorption des nutriments, des troubles hydroélectrolytiques. Le grêle court peut aussi être d’origine congénitale. L’évaluation de l’insuffisance intestinale tient compte du grêle restant, du type d’anastomose, de la longueur du colon restant et de la préservation de la valvule iléo-caecale. La longueur de l’intestin réséqué n’a que peu de valeur, variant si elle est mesurée fraiche ou fixée, mais surtout en raison de la variabilité anatomique l’intestin grêle allant de 3 à 7 mètres. La longueur de l’intestin restant est mesurée au bloc opératoire ou évaluée à partir des données de l’imagerie (scanner). Le côlon restant est estimé en pourcentages, en divisant le côlon en 7 parties, supposées de longueur égales, et correspondant chacune à 14 % de la totalité.
Le type de SGC est distingué par une classification anatomique : l’entérostomie terminale (type I anatomique), l’anastomose jéjuno-colique (type II anatomique) et l’anastomose jéjuno-iléocolique (type III anatomique). Les types II et III sont de meilleur pronostic car la malabsorption est moins sévère. Le côlon peut en partie pallier l’insuffisance intestinale, en particulier pour les glucides.
Les principales causes du SGC sont, chez l’adulte, l’ischémie intestinale, la maladie de Crohn, les cancers et les traumatismes. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, ce sont les conséquences de l’entérocolite nécrosante néonatale et le syndrome du grêle court congénital, trouble intestinal rare des nouveau-nés d'étiologie inconnue. Les patients naissent avec un intestin grêle court (moins de 75 cm de long) compromettant l'absorption intestinale se manifestant par une diarrhée chronique, des vomissements et un retard de croissance staturo-pondérale.
Le taux de citrulline plasmatique (acide aminé produit par les entérocytes) est un marqueur d’insuffisance intestinale. Il est corrélé à la longueur de grêle restant et donc abaissé chez les patients atteints du SGC. La citrulline plasmatique permet de discriminer les patients pouvant être sevrés de nutrition parentérale (> 20 μmol/L) de ceux qui restent dépendants de la nutrition parentérale deux ans après la résection intestinale, témoignant d’une insuffisance intestinale permanente.
Les troubles sont définitifs dans 50 % des cas. Ils peuvent régresser, au moins en partie, après une période d'adaptation intestinale de 6 à 12 mois. La prise en charge en centre spécialisé est très complexe et difficile pour les patients. Après une phase de réanimation hydro-éléctrolytique et une phase d’alimentation orale hypercalorique et hyperprotéique, en favorisant les solides par rapport aux liquides, une autonomie nutritionnelle est possible. Dans 50 % des cas, la nutrition parentérale à domicile de longue durée reste le traitement de référence. Les alternatives à la nutrition parentérale peuvent être l’utilisation des facteurs de croissance de la muqueuse intestinale, tel le téduglutide, polypeptide recombinant, analogue du GLP2 (Glucagon Like Peptide 2), qui diminue le débit des selles et augmente la citrullinémie, mais dont l'efficacité n'a été établie que sur la réduction des besoins en nutrition parentérale. Les données à long terme sont limitées. La surveillance d'éventuelles proliférations de cellules muqueuses digestives (polypes colorectaux, néoplasie gastro-intestinale ou biliaire, etc.) est recommandée. La transplantation intestinale est une alternative à la nutrition parentérale, isolée ou associée à la transplantation hépatique en cas d’insuffisance hépatique.
Les principales causes d’échec de la nutrition parentérale sont l’hépatopathie, les infections et les thromboses veineuses liées au cathéter, le refus de la nutrition parentérale. Ces situations sont des indications potentielles à une transplantation intestinale.
Syn. syndrome de l'intestin court
Réf. Nuzzo A, Corcos O, Joly F . Syndrome du grêle court: de la nutrition à la greffe intestinale. Post'U 2014.
→ citrullinémie, analogue du GLP2, transplantation intestinale, infarctus mésentérique, entérostomie, maladie de Crohn, entérocolite nécrosante, alimentation parentérale
[L1, L2]
Édit. 2018
syndrome du grêle court congénital l.m.
[L1, O1]
Édit. 2018
glandes intestinales du gros intestin l.f.p.
glandulae intestinales intestini crassi (TA)
Ensemble des glandes de la muqueuse du cæcum, du colon et du rectum
gros intestin l.m.
intestin glacé l.m.
ice-cold bowel
intestin (gros) n.m.
intestinum crassum (TA)
large intestine
Segment terminal du tube digestif étendu depuis la valvule iléo-cæcale jusqu’à l’anus.
Il se subdivise en caecum, côlon et rectum. Sa longueur moyenne est de 1,50m. Son calibre, supérieur à celui de l’intestin grêle, diminue du caecum (7cm) jusqu’au côlon iliaque (3 à 5cm), pour s’élargir à nouveau légèrement au niveau du côlon pelvien et surtout de l’ampoule rectale. Dans son ensemble, le côlon à une forme générale en cadre qui circonscrit dans l’abdomen la masse des anses de l’intestin grêle. Du cæcum à l’anus il occupe la fosse iliaque droite, la fosse lombaire droite, la région sous-hépatique droite, la partie moyenne de la cavité abdominale sous la grande courbure gastrique, la loge sous-diaphragmatique gauche sous la rate, la fosse lombaire gauche, la fosse iliaque gauche et la partie postérieure de la cavité pelvienne. Il est constitué de quatre tuniques superposées : séreuse, musculaire, sous-muqueuse et muqueuse.
intestin irritable (syndrome de l') l.m.
irritable bowel syndrome
intestin pancréatique l.m.
→ duodénum
intestin primitif l.m.
primary intestine
Partie dorsale du lécithocèle secondaire s’invaginant dans l’embryon au cours de sa délimitation à la quatrième semaine de vie.
Il communique avec la vésicule ombilicale par l’intermédiaire du canal omphalomésentérique. Sa partie antérieure est fermée par la membrane pharyngienne, sa partie postérieure par la membrane cloacale.
maladies inflammatoires chroniques de l'intestin l.f.p.
inflammatory bowel disease
Regroupement des deux maladies inflammatoires du tube digestif : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
Elles se caractérisent par des lésions inflammatoires ulcéreuses pouvant atteindre tout le tractus digestif pour la maladie de Crohn et par la localisation au colon et au rectum pour la rectocolite hémorragique. En France l’incidence serait d’environ 5000 par an et la prévalence d’environ 200.000. Les troubles peuvent survenir dans l’enfance (15%), plus souvent entre 20 et 30 ans : douleurs abdominales, diarrhée pouvant être hémorragique, rectorragie, vomissements, perte de poids. Des poussées, souvent fébriles, sont séparées par des périodes de rémission. L’endoscopie digestive avec prélèvements biopsiques permettent le diagnostic. Des complications peuvent survenir : occlusion intestinale, perforation et cancérisation et des manifestations périphériques peuvent se voir en cours d’évolution (arthrite inflammatoire). Ces affections semblent liées à une perturbation du système immunitaire avec des gènes de prédisposition et pourraient être favorisées par des facteurs environnementaux.
B. B. Crohn, gastro-entérologue américain (1932)
Sigle MICI
→ Crohn (maladie de), rectocolite hémorragique
plexus sous-muqueux de l'intestin l.m.
sous-séreuse du gros intestin l.f.
tela subserosa intestine crassi (TA)
subserosa of large intestine; subserous layer of large intestine
Tissu celluleux interposé entre la séreuse du gros intestin et la paroi musculaire.
tunique séreuse du gros intestin l.f.
tunica serosa intestini crassi (TA)
serosa of large intestine ; serous coat of large intestine
syndrome de l'intestin court l.m.
Syn. syndrome du grêle court
[L1, L2]
Édit. 2018
barrière muqueuse l.f.
mucous barrier
Notion d'abord appliquée à la muqueuse gastrique et à sa capacité de résister à la digestion acidopeptique, par la suite étendue à la résistance à des agents toxiques pour la muqueuse.
Édit. 2017