enzyme de restriction l.m.
restriction enzyme
[C1, Q1]
Édit. 2020
enzyme pancréatique l.f.
pancreatic enzyme
Enzyme sécrété par les cellules acineuses du pancréas.
Les principaux enzymes pancréatiques sont l'amylase, la lipase et la trypsine.
[C1, L1]
Édit. 2020
flavine-enzyme n.m.
flavin enzyme
Enzyme portant un coenzyme flavinique.
Il existe des enzymes à FMN et des enzymes à FAD. Ces flavine-enzymes sont généralement des sous-unités de systèmes enzymatiques d'oxydoréduction complexes. Les liaisons entre la protéine et la flavine sont multiples : elles peuvent être covalentes comme dans la succinate-déshydrogénase, ou électrovalentes faisant intervenir l'azote 3 de la riboflavine, et mettre en jeu des liaisons hydrogène. La couleur jaune de ces flavine-enzymes leur a valu le nom de ferments jaunes.
Syn. flavor-enzyme
[C1,C2]
Édit. 2018
lyo-enzyme n.m.
lyoenzyme
Enzyme soluble pouvant être libéré à l'extérieur de la cellule qui l'a bioynthétisé.
C'est le cas notamment d'enzymes digestifs sécrétés ou d'enzymes exocellulaires présents dans les milieux de culture de bactéries.
Étym. gr. luein : dissoudre ; enzyme
malique (enzyme) l.m.
malic enzyme
Enzyme catalysant d'une façon réversible la décarboxylation de l'acide malique en acide pyruvique en portant les deux atomes d'hydrogène sur le NADP (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide-Phosphate).
Cette réaction joue un rôle essentiel dans la formation de NADPH (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide Hydrogéné) nécessaire à la voie de biosynthèse des acides gras dans le foie, le tissu adipeux ou la glande mammaire en lactation. Le jeûne abaisse de 50 % la concentration de l'enzyme malique dans ces organes. La réalimentation glucidique l'élève à 140 % par rapport à un régime normal équilibré.
Syn. décarboxylase malique
→ NADP
multi-enzyme n.m.
multienzyme
Protéine possédant plusieurs activités enzymatiques.
On distingue deux types de multi-enzymes : les polypeptides multi-enzymes dans lesquels les activités enzymatiques sont portées par la même chaîne et les multi-enzymes complexes dans lesquels les activités enzymatiques sont portées par des chaînes polypeptidiques différentes associées dans un seul édifice protéinique.
Étym. lat. multus : nombreux ; gr. en- : en ; zymê : levain
Syn. polyenzyme (préférable)
pro-enzyme n.m.
proenzyme
Molécule protéinique synthétisée dans une cellule précurseur d'un enzyme.
La transformation d'un pro-enzyme inactif en un enzyme actif peut être obtenue de plusieurs manières : par ex. une protéolyse transforme un zymogène en enzyme dans l'intestin ; le détachement d'un inhibiteur lipidique est le mécanisme d'activation d'une protyrosinase.
thiol-enzyme n.m.
thiolenzyme
Enzyme ayant dans son site actif une fonction thiol, portée en général par un résidu de cystéine.
Ces thiol-enzymes sont inhibés par les ions mercure et les dérivés organiques du mercure, ainsi que par l'acide iodoacétique. P. ex. la phospho-glycéraldéhyde-déshydrogénase, enzyme important de la glycolyse, est un thiol-enzyme.
Syn. thio-enzyme
enzyme branchante n.f.
Syn. amylo (1-4 → 1-6) transglucosidase
→ amylo (1-4 → 1-6) transglucosidase
[C1, C3]
Édit. 2018
enzyme lysosomale l. f.
lysosomal enzyme
Enzyme présente dans les lysosomes.
→ lysosome
[C3]
Édit. 2018
déficience en enzyme débranchante l.f.
Syn. glycogénose de type III, maladie de Forbes, maladie de Cori, dextrinose limite
[L1, Q3, R1]
Édit. 2018
alpha 1-protéinase-inhibiteur l.f.
alpha1-antitrypsin, alpha1-protease inhibitor
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
Frey (inhibiteur de) l.m.
Antiplasmine antifibrinolytique isolée des parotides (aprotinine)
E. K. Frey, biochimiste allemand (1930 voir Kraut)
→ antifibrinolytique, aprotinine
[G3]
Édit. 2019
inhibiteur n.m.
inhibitor
En biochimie, substance capable de ralentir ou d'empêcher une réaction enzymatique.
On distingue plusieurs types d'inhibiteurs : compétitifs, absolus, allostériques, etc.
inhibiteur calcique l.m.
calcium chanel antagonist or blocker
Substance inhibant l'entrée du calcium dans les cellules myocardiques et musculaires lisses en empêchant l'ouverture des canaux calciques lents, dépendant du potentiel des courants d'action (canaux «voltage dépendants »).
Ces médicaments ont pour effet de réduire le calcium intracellulaire.
Au niveau du cœur et des vaisseaux les canaux L sont concernés : ils diminuent la contraction des parois des artères, abaissent donc la pression artérielle et diminuent le spasme des artères coronaires.
L’OMS distingue deux catégories :
- les inhibiteurs sélectifs d’action cardiaque et vasculaire : vérapamil et diltiazem (qui dépriment la conduction auriculo-ventriculaire et l’inotropisme) ainsi que les dérivés de la dihydropiridine (nifédipine et nicardipine) ;
- les inhibiteurs non sélectifs, dont les effets prédominent sur les vaisseaux périphériques, dérivés de la pipérazine : perhexilline, lidoflazine et prénillamine
Ils sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance coronaire, des arythmies, de l'hypertonie utérine, de la thyréotoxicose et de la migraine et dans la prévention des récidives d'hémorragie sous-arachnoïdienne à la phase précoce.
En anesthésie les inhibiteurs calciques sont utilisés pour traiter les accès hypertensifs peropératoires.
T. Godfraind, pharmacologue belge, membre de l'Académie de médecine (2014)
Syn. antagonistes calciques
→ dantrolène, voltage, phénylalcoylamines dihydropyridines, benzothiazépines, diphénylpipérazines, diarylamino-propylamine, vérapamil, diltiazem
inhibiteur de la contraction utérine l.m.
uterine contraction inhibitor
Syn. tocolytique
inhibiteur de la fixation de la FSH l.m.
FSH receptor binding inhibitor, FSH-RBI
Peptide qui empêche la maturation des cellules de la granulosa, l’aromatisation des androgènes et la formation des récepteurs à la LH.
De masse moléculaire inférieure à 500, il est composé de quatre à six acides aminés. Il est d’autant plus actif que les follicules sont plus petits.
→ granulosa, aromatisation, androgènes, LH
inhibiteur de la lutéinisation l.m.
luteinization inhibitor
Hormone ou cybernine ovarienne normalement produite par les cellules de la granulosa qui s’oppose à leur lutéinisation pendant la période folliculaire, jusqu'à l’ovulation.
inhibiteur de la maturation ovocytaire l.m.
ovocyte maturation inhibitor
Hormone ou cybernine ovarienne s’opposant à la maturation de l’ovocyte dans les follicules non dominants ou non recrutés au cours d’un cycle.
inhibiteur de la monoamine oxydase l.m.
monoamine oxydase inhibitor
Sigle : IMAO
→ monoamine oxydase (inhibiteur de la)
inhibiteur de la rénine l.m.
inhibiting factor of the renin
Médicament exerçant une activité directe et sélective sur la rénine bloquant la conversion de l’angiotensinogène en angiotensine I de 50 à 80 %, utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle.
Le médicament actuellement disponible est l’aliskiren.
→ antihypertenseur (médicament)
inhibiteur de tyrosine kinase l.m.
→ imatinib
[C1, O4]
Édit. 2020
inhibiteur de la voie du facteur tissulaire l.m.
tissue factor pathway inhibitor. sigle (TFPI).
Facteur naturel qui s'oppose à l'initiation ou au développement de la coagulation, aussi connu sous le nom d'inhibiteur de la voie extrinsèque de la coagulation (Extrinsic Pathway Inhibitor ou EPI) ou LACI (Lipoprotein Associated Coagulation Inhibitor) ou encore PAP (Plasma Anticoagulant Protein).
Il existe sous différentes formes moléculaires, dont deux majeures de masse moléculaire apparente 40 et 33 kDa. Ses séquences protéique et génomique sont connues et il peut être obtenu par recombinaison génétique. Sa concentration plasmatique est de 110 ng/mL soit 2,5 nM. La forme circulante est en grande partie liée à l'apolipoprotéine A II. Une part importante n'est pas circulante, mais retenue par les glycosaminoglycanes qui forment le manteau à la surface luminale des cellules endothéliales. Il exerce son activité inhibitrice en se fixant à du facteur X déjà activé pour empêcher que le complexe initiateur de la voie extrinsèque (le couple formé par le facteur VII sous sa forme activée et son activateur, le facteur tissulaire) ne continue à exercer son action sur la coagulation.
inhibiteur de l'intégrase du VIH l.m.
inhibiting factor of the intégrase
Inhibiteur de l’activité catalytique de l’intégrase, enzyme codé par le VIH, indispensable à sa réplication
Qui nécessite l’intégration du génome viral dans celui de la cellule hôte.
C’est le raltégravir prescrit en association avec d’autres antiviraux chez des patients adultes.
inhibiteur de type 1 de l'activateur du plasminogène l.m.
plasminogen activator inhibitor type 1 (PAI-1)
Glycoprotéine monocaténaire, de masse moléculaire voisine de 50 kDa, biosynthétisée par les cellules endothéliales vasculaires, par les hépatocytes, par le placenta, et également libérée à partir des plaquettes sanguines sous forme inactive.
La vitronectine se lie au PAI-1 d'origine plasmatique ou plaquettaire et le stabilise. Le PAI-1 inhibe l'activité de l'activateur du plasminogène d'origine tissulaire (t-PA) ou de l'urokinase en formant un complexe stœchiométrique réversible, puis irréversible. Son dosage est possible par des tests immunologiques ou fonctionnels. En physiologie, sa concentration est augmentée au cours de la grossesse et en pathologie, elle l’est au cours de l'obésité, des thromboses, des cancers, des affections hépatiques, du choc septique ou dans les situations postopératoires.