fréquence de résonance l.f.
resonance frequency
Syn fréquence de Larmor, fréquence de précession
J. Larmor, Sir, physicien, mathématicien et homme politique irlandais (1857-1942)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
résonance paramagnétique électronique l.f.
electronic paramagnetic resonance (EPR)
Sigle RPE
[B2,B3]
Édit. 2018
résonance plasmonique l.f.
plasmon resonance
Méthode permettant de mesurer la cinétique des interactions entre des molécules en solution et fixées sur un support.
résonance plasmonique de surface l.f.
La résonance plasmonique de surface est une technique optique permettant la détection d’un ligand (molécule organique, biologique, micro-organisme, …) se fixant à un récepteur immobilisé (adsorbé) à la surface d'une couche métallique.
Le système de détection SPR mesure la variation de l'indice de réfraction au voisinage de l'interface quand le ligand se fixe aux récepteurs. Le plasmon de surface est une onde à décroissance exponentielle des deux côtés de l’interface séparant un métal (or, argent, etc.) d’un milieu diélectrique sans pertes (milieu biologique par exemple), parallèlement à laquelle elle se propage. Le champ électromagnétique dans le milieu biologique présente un caractère d’onde évanescente, c’est-à-dire d’amplitude décroissant exponentiellement avec la distance à l’interface. La fixation de molécules sur l’interface va modifier l’information contenue dans l’onde tant au niveau de sa phase que de son amplitude. L’onde plasmon joue le rôle de sonde dans le milieu où se situe la réaction biomoléculaire. L’information pourra alors être recueillie soit sur la phase soit sur l’amplitude du faisceau réfléchi. Généralement, l’onde incidente, polarisée transverse magnétique (TM), traverse d’abord un prisme de verre d’indice de réfraction élevé et se réfléchit sur l’interface recouverte de métal sous un angle d’incidence supérieur à l’angle critique défini par rapport au milieu biologique. Ce prisme constitue le dispositif de couplage de l’onde incidente avec l’onde de surface (plasmon de surface).
La résonance plasmonique de surface ne nécessite aucun marquage préalable des molécules cibles, permet une détection en temps réel qui peut être quantitative. En outre, les capteurs SPR peuvent être régénérés par injection d’une solution dite de régénération.
[B,B2,B3]
cinématographie par IRM l.f.
magnetic resonance cinematography
→ ciné IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
méthode par projection-reconstruction en IRM l.f.
projection-reconstruction technique
En IRM, méthode proposée pour reconstruire un plan préalablement sélectionné par un gradient de sélection Gs, consistant à utiliser un gradient de lecture Gl dont la direction, dans le plan de coupe, tourne d'un petit angle à chaque séquence.
A la fin des n séquences, l'ensemble des signaux du plan examiné aura été "projeté" sur 180° ou 360° et l'intensité du signal en chaque point pourra être calculée. La rotation du gradient Gl dans le plan de lecture est effectuée en combinant deux gradients perpendiculaires. Ainsi, si l'on fait des coupes axiales, le gradient Gs est dirigé selon l'axe z'z ; pour faire tourner le gradient Gl on combine deux gradients GY et GX dirigés suivant y'y et x'x. En contrôlant leur intensité respective, on "balaie" l'ensemble des directions du plan.
Cette méthode, qui a l'avantage d'être simple, est très sensible aux artéfacts de mouvement et aux inhomogénéités du champ magnétique. On lui préfère actuellement la technique par double transformation de Fourier (technique 2DFT).
Étym. lat. projectio : action de jeter en avant (pro et jacere : jeter),
→ calcul matriciel, technique 2DFT
[B2,B3]
Édit. 2018
pelvimétrie par IRM l.f.
MRI pelvimetry
Technique IRM permettant d'obtenir une mesure précise du pelvis sans exposition aux radiations ionisantes. Les parties molles maternelles et fœtales sont en outre visibles.
[B2,B3]
Édit. 2018
apraxie magnétique l.f.
magnetic apraxia
Comportement irrépressible observé chez des patients porteurs de lésions frontales, dont la main semble suivre un objet présenté par l'examinateur, comme guidée par un aimant.
Si l'examinateur interrompt son mouvement, le patient saisit l'objet (comportement de préhension pathologique).
Trouble souvent associé au grasp reflex et au collectionnisme.
D. E. Denny-Brown, neurolophysiologiste américain d’origine néo-zélandaise (1958)
Étym. gr. apraxia : inaction (a : privatif ; praxis : action)
Syn. apraxie d'aimantation
bas champ (magnétique) l.m.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
B0 (champ magnétique) l.m.
B0 magnetic field
Champ magnétique principal produit par l’aimant de l’IRM.
Son intensité, mesurée en tesla (T) est compris, dans le domaine de l’imagerie médicale, entre 0,1T et 7 T. On nomme « bas champs » les champs magnétiques inférieurs à 0.5 T, « moyens champs » ceux compris entre 0.5 et 1T et « hauts champs » les champs supérieurs à 1T. Actuellement, les champs magnétiques les plus fréquemment employés sont de 1,5 T, soit environ 30.000 fois le champ magnétique terreste.
Le champ, orienté selon le grand axe de l’aimant, se doit d’être le plus constant et le plus homogène possible.
Edit. 2018
[B1,B2,B3]
B1 (champ magnétique) l.m.
B1 magnetic field
En IRM, champ de radiofréquence servant à l’excitation des spins.
[B1, B2, B3]
Édit. 2018
blindage magnétique l.m.
magnetic shielding
Procédé permettant de réduire l'étendue des lignes de champ d'un aimant pour en limiter la nuisance.
Ce blindage magnétique peut être "passif" (les lignes de champ sont contenues par d’épaisses plaques de fer, très lourdes) ou "actif", l'aimant principal étant entouré d'un bobinage qui crée un contre-champ magnétique opposé au champ principal. Les aimants supraconducteurs actuellement utilisés en IRM sont en général dotés d'un blindage actif.
Edit. 2018
Étym. : all. blenden: aveugler
[B1,B2,B3]
champ d'induction magnétique l.m.
agnetic induction field
Ancien nom du champ magnétique.
S'utilise encore lorsqu'un risque de confusion est possible entre le champ magnétique proprement dit et le champ magnétisant, jadis désignés par le même vocable de "champ magnétique".
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
champ magnétique (symb. B) l.m.
magnetic field
Entité fondamentale du magnétisme ; propriété de l'espace environnant un aimant d'exercer des forces sur la matière voisine présentant le phénomène de magnétisme.
Le champ magnétique peut se définir à partir de la loi de Laplace comme une grandeur vectorielle liée à l'espace, exprimant la force F exercée sur une charge électrique q qui se déplace à une vitesse v au point considéré.
Une définition équivalente rattache le champ magnétique B à son flux à travers une surface limitée par un conducteur, le flux se déduisant de la différence de potentiel que son établissement fait apparaître aux bornes du conducteur.
Le champ magnétique B, régnant dans un milieu matériel au voisinage d'un aimant, se décompose en deux termes selon B = mu0 (H + I) relation où mu0 représente la perméabilité magnétique du vide, H l'effet de l'aimant lui-même (champ magnétisant, appelé jadis champ magnétique) et I la réponse de la matière (intensité d'aimantation) qui vient ajouter son effet propre à H.
Le rapport de I sur H, appelé susceptibilité magnétique permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur le diamagnétisme, le paramagnétisme et le ferromagnétisme.
L'unité SI de champ magnétique est le tesla (T) : les appareils d'IRM ont habituelement des champs de 0,5 à 3 T ; le champ magnétique terrestre, voisin de 0,5.10-4T se mesure plus volontiers en gauss (G), unité CGS. Un gauss vaut 10-4 T.
Désigné autrefois par l'expression "champ d'induction magnétique"
→ B0 (champ magnétique) flux magnétique, moment magnétique, précession, diamagnétisme, ferromagnétisme, paramagnétisme, champ d'induction magnétique
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
champ magnétique (artefact de) l.m.
Inhomogénéité du signal IRM sans base anatomopathologique, en rapport avec de nombreuses causes potentielles : sensibilité en émission et en réception des antennes, courants de Foucault, interaction électrodynamiques avec l’objet, ondes de radio-fréquence
Toutes ces inhomogénéités sont susceptibles d’être source d’erreurs diagnostiques si leur origine n’est pas perçue comme artéfactuelle.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
flux magnétique l.m.
magnetic flux
Grandeur qui caractérise le magnétisme traversant une surface S, et qui se définit comme le produit du champ magnétique par la surface S perpendiculaire à la direction de celui-ci.
Lorsque la surface est limitée par un conducteur électrique, la variation du flux entraine l'apparition d'une différence de potentiel aux bornes du conduc
L'unité de flux magnétique est le weber (Wb).
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
haut champ (magnétique) l.m
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
induction magnétique (champ d') l.m.
magneto-induction (field of)
→ champ d'induction magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
microscope magnétique l.m.
magnetic microscope
Microscope électronique comportant des lentilles magnétiques.
[B1,B3]
Édit. 2017
moment magnétique l.m.
magnetic moment
Grandeur vectorielle liée à un aimant et représentant des propriétés magnétiques.
Deux types de moments magnétiques sont importants en IRM : les moments élémentaires des protons (moments microscopiques) : μ (mu) qui suivent les lois de la mécanique quantique et le moment macroscopique M0, correspondant à la somme des précédents pour la quantité pondérale de matière représentée par un voxel et qui suit les lois de la mécanique classique.
Edit. 2018
Étym. lat. momentum, contraction de movimentum : mouvement ; magneticus, de magnes : aimant
[B2,B3]
pas d'échantillonnage d'un gradient de champ magnétique l.m.
sampling thread
En IRM classique, nombre d'étapes d'incrémentation que devront comprendre les gradients de champ magnétique pour coder tous les plans de coupe, toutes les lignes et toutes les colonnes de la matrice.
Si p. ex. on fait une série de 12 coupes, le pas d'échantillonnage du gradient de sélection de coupes est de 12 ; si la matrice est de 128 x 256, le pas d'échantillonnage du gradient de codage de phase est de 128 et celui du gradient de codage en fréquence de 256.
[B2,B3]
Édit. 2018
stimulation magnétique transcraniale l.f.
Méthode d’activation transitoire de structure cérébrale ou cérébelleuse à l’aide d’une stimulation magnétique.
Elle a l’intérêt d’être transitoire et de ne pas provoquer de lésion.
susceptibilité magnétique l.f.
magnetic susceptibility
Propension d'une substance à devenir aimantée lorsqu'elle est placée dans un champ magnétique.
Elle s'exprime par le rapport I sur H où le vecteur I est l'intensité d'aimantation de cette substance placée dans le champ H.
La valeur de ce rapport permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur, le diamagnétisme, (rapport négatif), le paramagnétisme (rapport faiblement positif) et le ferromagnétisme (rapport fortement positif). En IRM, une grande différence de susceptibilité magnétique entre deux tissus contigus est suceptible d’être source d’artefact.
→ champ magnétique, susceptibilité magnétique (artefact de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
susceptibilité magnétique (artefact de) l.f.
magnetic susceptibility artifact
En IRM, artéfact important lié à une distorsion du champ magnétique local dans la zone frontière entre deux régions de susceptibilités magnétiques très différentes (p. ex. zone de transition air-os, os-tissu, hémoglobine-tissu, etc.).
Il existe à leur interface un gradient de champ magnétique intrinsèque qui induit un déphasage des spins au niveau de la zone de transition. Ce déphasage est à l’origine d’une zone de signal hypo-intense artéfactuelle. A l’interface air-tissu, cet artefact en hyposignal peut donner l'impression d'un agrandissement de la cavité aérique. Au niveau d'une calcification ou d'une structure osseuse, il peut simuler un agrandissement de celles-ci.
Cet artefact peut être exploité dans un but diagnostique, son augmentation en écho de gradient par rapport à l'écho de spin étant un argument en faveur de certains diagnostics : calcification, foyer hémorragique ancien riche en hémosidérine, métastase de mélanome riches en mélanine…
Il est à l’origine du principe de l’IRM fonctionnelle et de l’IRM de perfusion.
→ susceptibilité magnétique, champ magnétique, imagerie de perfusion (en IRM), imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
flux magnétique l.m.
magnetic flux
Grandeur qui caractérise le magnétisme traversant une surface S, et qui se définit comme le produit du champ magnétique par la surface S perpendiculaire à la direction de celui-ci.
Lorsque la surface est limitée par un conducteur électrique, la variation du flux entraîne l'apparition d'une différence de potentiel aux bornes du conducteur (phénomène d'induction électromagnétique). En IRM, le signal enregistré a pour origine les variations de flux provoquées à travers l'antenne par la rotation de l'aimantation transversale, durant la précession libre de la relaxation. Ce signal IRM, dont l’intensité et la topographie peuvent être déterminés, est à l’origine de l’image IRM matricielle.
L'unité de flux magnétique est le weber (Wb).
→ précession, signal RM, weber
[B1,B2,B3]
Édit. 2018