Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

72 résultats 

Fisher (syndrome "un et demi" de) l.m.

Fisher's "one-and a-half" syndrome

Association d'une paralysie de la latéralité du regard à une ophtalmoplégie internucléaire homolatérale.
L'œil paralysé ne peut effectuer horizontalement qu'un mouvement de convergence ; l'œil opposé peut réaliser un mouvement d'abduction nystagmique alors qu'il y a paralysie de l'adduction.
En raison de la vulnérabilité et de la longueur de la VIème paire, ses atteintes n'ont pas une valeur localisatrice certaine. Toutefois, il est admis que la lésion responsable est unilatérale et siège dans la partie paramédiane de la protubérance intéressant du même côté les mécanismes de la latéralité et la bandelette longitudinale postérieure.
De même que pour les autres nerfs oculomoteurs, l'imagerie peut visualiser le diamètre tronculaire et les structures voisines au niveau de l'hexagone de Willis et du sinus caverneux (néoplasie, traumatismes, étiologies vasculaires, anévrismes artériels).

C. M. Fisher, neurologue canadien (1967 et 2004)

ophtalmoplégie internucléaire, paralysie de la latéralité du regard

[P2]

Édit. 2018

ligne demi-circulaire antérieure l.f.

ligne glutéale antérieure

ligne demi-circulaire postérieure l.f.

ligne glutéale postérieure

muscle demi-épineux l.m.

muscle semi-épineux

muscle demi-épineux de la nuque l.m.

muscle semi-épineux du cou

muscle demi-épineux de la tête l.m.

muscle semi-épineux de la tête

muscle demi-épineux du dos l.m.

muscle semi-épineux du thorax

muscle demi-membraneux l.m.

muscle semi-membraneux

muscle demi-tendineux l.m.

muscle semi-tendineux

pression d'oxygène de demi-saturation l.f.

PO2 for 50% O2 saturation. P50
Pression d'oxygène nécessaire pour saturer 50% de l'hémoglobine avec l'oxygène.

syndrome de « un et demi » l.m.

Fisher’s « one and a half » syndrome

Association d’une paralysie de la latéralité du regard atteignant les mouvements ipsilatéraux à la lésion (« un ») et d’une ophtalmoplégie internucléaire d’adduction du regard controlatéral (« demi »).
Le seul mouvement de latéralité que le patient peut effectuer est un mouvement d’abduction de l’œil controlatéral à la lésion, avec présence sur cet œil d’un nystagmus ataxique. Le syndrome « un et demi » est dû à une lésion unilatérale de la protubérance intéressant le noyau du nerf moteur oculaire externe, la formation réticulée pontique et le faisceau longitudinal médian.

nystagmus, ophtalmoplégie internucléaire, paralysie de la latéralité du regard

syndrome "un et demi" de Fisher l.m.

Fisher's "one-and-a-half" syndrome

C.M. Fisher, neurologue américain (1956)

Fisher (syndrome "un et demi" de)

temps d'ascension - de demi-ascension l.m

ascension time - half ascension time

Délais mesurés sur le tracé du piézogramme carotidien qui permettent d'évaluer la qualité de l’éjection ventriculaire gauche.
Le temps d’ascension est celui qui s’écoule entre le début de l’éjection ventriculaire (pointe du carotidogramme) et le premier sommet protosystolique p de la courbe piézographique. Il est normalement compris entre 0,06 et 0,14 secondes. Le temps de demi-ascension est le temps nécessaire pour que l’onde systolique atteigne la moitié de son amplitude maximale. Il est normalement inférieur à 0,06 s. Il est plus fidèle que le précédent pour mesurer la vitesse de l’éjection ventriculaire gauche. Il est allongé dans les sténoses valvulaires aortiques.

autopsie par imagerie l.f.

virtopsy, virtual autopsy

Autopsie non intrusive, réalisée au moyen de techniques d’imagerie médicale.

Syn. virtopsie, autopsie virtuelle

calcul matriciel en imagerie l.m.

matrix calculation

Calculs réalisés à partir des données brutes qui permettent, en imagerie numérique, scanographie IRM… de construire une image matricielle.

convolution (algorithme de), méthode par rétroprojection filtrée, méthode par projection-reconstruction, technique 2DFT

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

coloscopie radiologique par imagerie volumique l.f.

virtual coloscopy

Technique radiologique non effractive d’exploration du côlon combinant l’utilisation du scanner hélicoïdal ou de l’IRM, au traitement informatisé des images afin d’obtenir des représentations tridimensionnelles du côlon, simulant ainsi les images observées en coloscopie.
Elle a pour objet d’éviter les désagréments de la coloscopie.

capsule vidéoscopique

[B2,L1]

définition (en imagerie) l.f.

Definition (in imaging)

Qualité d'un support d'information mesuré en nombre d'éléments significatifs.
Par extension, qualité de l'information codée sur ce support exprimée en nombre d'informations élémentaires, au maximum égale à celle de son support.
P. ex., la définition d'un écran s'exprime en nombre de points par ligne et en nombre de lignes (640 x 480 pour le standard informatique VGA). Par extension, une image codée sur cet écran qui utiliserait tous les points de l'écran aura une définition de 307 200 pixels (640 x 480).

résolution

diffusion (imagerie de) l.f.

imaging of distribution

séquence de diffusion

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie de l'eau (en IRM)

Dixon (séquence IRM)

[B2,B3]

Édit. 2019

écho planar (imagerie par) l.f.

echo planar imaging

Syn. séquence écho-planar en IRM

Sigle EPI

séquence écho-planar (IRM)

[B2, B3]

Édit. 2019

facteur de conversion en imagerie l.m.

conversion factor

Rapport entre la luminance de l'image radioscopique et le débit d'exposition à l'entrée du système d'imagerie.
Il s'applique essentiellement à l'amplificateur de luminance (pour lequel il est de l'ordre de 100 cd/m2 pour 1 mR/s).

[B2]

Édit. 2017

fenêtre en imagerie numérisée n.f.

window computerised imaging

Lors de la visualisation d'une imagerie numérisée, segment de l'échelle des valeurs numériques contenues dans la matrice (densités) que l'on choisit d'explorer et de reconstituer.
Cette fenêtre est définie par deux données : sa hauteur, qui est le niveau de son point milieu sur l'échelle des densités (2000 valeurs sur l'échelle de Hounsfield d'un scanographe); et sa largeur, qui est la gamme des valeurs comprises entre la plus faible et la plus forte des densités qu'il est utile de représenter. À partir d'une même coupe, plusieurs images peuvent être visualisées avec des fenêtres différentes, pour exploiter au mieux les informations contenues dans la matrice (par exemple, fenêtre pour l'os et fenêtre pour les parties molles).

G. N. Hounsfield, Sir, ingénieur électricien britannique, prix Nobel de médecine en 1979 (1973)

codage en échelle de gris

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie n.f.

imaging

Ensemble des techniques qui, à partir de la mesure de certaines interactions entre un agent physique et les constituants du corps humain, tentent de reconstituer un ensemble d'informations cohérentes présentées sous forme d'images rappelant autant que possible les notions anatomiques et fonctionnelles classiques.
L'imagerie médicale regroupe en effet de nombreuses techniques utilisant des moyens d'investigation physiques très variés (rayonnements ionisants, lumière laser, ultra-sons, champs magnétiques, etc.). Dans la grande majorité des cas, si le résultat obtenu est très proche de l'image "anatomique" (cas p. ex. des coupes tomographiques en IRM ou en radiologie), il est fait de la résultante de nombreuses opérations mathématiques, plus ou moins complexes, sur des fichiers numériques issus eux-mêmes de capteurs dont il convient de bien  connaître les performances et les limites. Les causes d'artefact sont présentes tout au long de la chaine d'enregistrement et d'analyse. La force de conviction que toute image porte en elle doit donc être tempérée par un esprit critique toujours en éveil. L’imagerie fournit des documents de grande importance.

Étym. lat. imago : image, représentation

multimodalité, SLO, OCT, document

imagerie cérébrale et psychiatrie l.f.

cerebral imaging and psychiatry

Ensemble de techniques récentes d'exploration  morphologiques, dites aussi structurales (tomodensitométrie, ou scanographie, et imagerie par résonance magnétique) ; fonctionnelles (tomographie par émission de positons, tomographie par émission monophotonique et spectroscopie par résonance magnétique) ; ou bien portant sur les neurorécepteurs cérébraux.
Très riches, les informations qu'elles donnent à la psychiatrie ne sont pas toujours concordantes.
Bien qu'onéreuses et parfois anxiogènes, elles sont indispensables lorsqu'existe un doute concernant une organicité : tumeur frontale manifestée par un syndrome dépressif, syndrome obsessionnel avec nécrose des noyaux gris centraux, etc.
Dans les démences, elles facilitent le diagnostic différentiel avec une dépression pseudodémentielle et celui de causes curables (hématome sous-dural, p. ex.). Une atrophie hippocampique précoce serait constante dans la maladie d'Alzheimer, de même qu'une atrophie et un hypodébit focaux dans la démence frontotemporale.
Les anomalies diverses constatées dans les schizophrénies ne plaident guère pour leur unité. Par ces méthodes, il a été montré que la majorité des antidépresseurs peuvent modifier le nombre et la sensibilité des récepteurs aux neurotransmetteurs, notamment de certains sous-types de récepteurs.

Étym. lat. imago : image, représentation

schizophrénie (imagerie cérébrale)

imagerie de diffusion en IRM l.f.

diffusion weighted images (DWI)
L’imagerie de diffusion est une technique d’IRM qui étudie la manière dont les molécules d’eau diffusent au sein d’un tissu.
L’IRM est l’imagerie du proton de l’hydrogène et l’eau la principale source d’hydrogène du corps humain. La température du corps est à l’origine d’une agitation thermique (mouvements browniens), donc d’une diffusion des molécules d’eau. Plus l’eau est libre, plus l’agitation est importante, plus la diffusion est grande. Inversement, plus l’eau est liée, plus les obstacles à l’agitation sont importants et plus la diffusion est faible.
En IRM, les mouvements des protons d’hydrogène, surtout s’ils sont importants, sont source de déphasages, responsables d’une diminution du signal. Celle-ci est mesurable à l’aide de séquences adaptées, dites séquences de diffusion : gradients supplémentaires ajoutés à une séquence de type écho planar spin écho. La performance de ces gradients s’exprime par un facteur b. Plus b est important, plus la séquence est sensible au phénomène de diffusion. On observe un hypersignal en cas de diffusion faible, et un hyposignal en cas de diffusion rapide.
Dans un milieu homogène (isotrope) les molécules d’eau diffusent de manière équivalente dans toutes les directions de l’espace. Le coefficient de diffusion D chiffre cette diffusion en mètre/seconde. En IRM, pour des raisons de définition spatiale on mesure non pas le coefficient de diffusion direct de chaque molécule d’eau, mais la moyenne des coefficients de diffusion au sein d’une unité de volume (voxel) : c’est le coefficient de diffusion apparent (CDA).
Les tissus biologiques contiennent des obstacles anatomiques (membranes…) qui ralentissent la diffusion. Ces obstacles peuvent être répartis de façon homogène (tissu isotrope) ou avoir une orientation préférentielle (tissu anisotrope, par exemple les fibres d’un tendon ou d’un nerf) qui privilégie une direction de diffusion par rapport aux autres.
Cette direction préférentielle peut être étudiée par le biais d’une matrice mathématique (le tenseur de diffusion), qui permet une cartographie des faisceaux de fibres nerveuses (tractographie, ou fiber tractography)
Des séquences IRM spécifiques qui nécessitent des gradients puissants donc un appareillage récent, étudient la vitesse de la diffusion (imagerie de diffusion) et sa direction préférentielle (imagerie en tenseur de diffusion).
Cette technique a actuellement de très importantes applications en neurosciences : diagnostic précoce des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, diagnostic différentiel entre hématome et tumeur, mise en évidence des maladies de la substance blanche, étude de la direction et de la morphologie des faisceaux de fibres nerveuses du cerveau, de la moelle ou des nerfs (tractographie)... ainsi qu'en hépatologie, en pathologie mammaire… De nouveaux champs sont en cours d'exploration.

D. Le Bihan, médecin radiologue français, membre de l’Académie nationale de Médecine (2003)

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,B3]

Édit. 2018

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