Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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vaccin contre l'hépatite virale A l.m.

viral hepatitis A vaccine

Vaccin antiviral inactivé recommandé pour les voyageurs (adultes et enfants au dessus de 1 an) non immuns se rendant en zone d’endémie, pour les adultes et les adolescents exposés à des risques particuliers ainsi que dans l’exercice de certaines professions (services de voirie, compagnies des eaux, restauration, etc.).
Ce vaccin, efficace et bien toléré, ne nécessite qu’une injection suivie d’un rappel 6 à 12 mois plus tard et confère une protection vaccinale d’au moins 10 ans. Il est compatible avec les autres vaccins inactivés.

vaccin hépatite virale A, hépatite virale A

[E1; D1]

Édit. 2019

vaccin contre l'hépatite virale B l.m.

viral hepatitis B vaccine

Vaccin antiviral inactivé préparé à partir d’une fraction antigénique non infectante et conférant une immunité très satisfaisante, apparaissant environ 1 mois après la deuxième injection et persistant bien au-delà de 10 ans.
La vaccination consiste en deux injections à 1 mois d’intervalle suivies d’une troisième à 6 mois. Certaines complications graves (risque d’affection démyélinisante) ont fait l’objet de vives polémiques et semblent maintenant infirmées. Ce vaccin est recommandé chez les nourrissons et les adolescents non immuns. En l’absence d’immunisation antérieure, il est obligatoire pour les personnels de santé et vivement conseillé chez divers sujets exposés (voyageurs, utilisateurs de drogues, partenaires sexuels ou entourage d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B, patients suceptibles de recevoir des transfusions massives ou itératives, etc.). La vaccination contre l’hépatite B est compatible avec l ‘ensemble des vaccins inactivés.

vaccin hépatite virale B, hépatite virale B

[E1, D1]

Édit. 2019

vaccin hépatite virale A l.m.

viral hepatitis A vaccine

Vaccin antiviral inactivé recommandé pour les voyageurs (adultes et enfants au-dessus de un an) non immuns se rendant en zone d’endémie, pour les adultes et les adolescents exposés à des risques particuliers ainsi que dans l’exercice de certaines professions (personnel soignant, services de voirie, compagnies des eaux, restauration, etc.).
Ce vaccin, efficace et bien toléré, ne nécessite qu’une injection suivie d’un rappel six à douze mois plus tard et confère une protection vaccinale d’au moins dix ans. Il est compatible avec les autres vaccins inactivés.

hépatite A

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin hépatite virale B l.m.

viral hepatitis B vaccine

Vaccin antiviral inactivé préparé à partir d’une fraction antigénique non infectante et conférant une immunité très satisfaisante, qui apparaît environ un mois après la deuxième injection et persiste bien au-delà de dix années.
La vaccination consiste en deux injections à un mois d’intervalle suivies d’une troisième à six mois. Ce vaccin est recommandé chez les nourrissons et les adolescents non immuns : administré dès la naissance, il permet de prévenir la transmission à partir de mères porteuses du virus de l’hépatite B. En l’absence d’immunisation antérieure, il est obligatoire pour les personnels de santé et vivement conseillé chez divers sujets exposés (voyageurs, utilisateurs de drogues, partenaires sexuels ou entourage d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B, patients susceptibles de recevoir des transfusions massives ou itératives, etc.). La vaccination contre l’hépatite B est compatible avec l ‘ensemble des vaccins inactivés. Certaines complications graves (affection démyélinisante) ont fait l’objet de vives polémiques et semblent maintenant infirmées.

hépatite B

[D1, E1]

Édit. 2019

virus de l'hépatite A l.m.

hepatitis A virus

Virus à ARN du genre Hepatovirus (famille des Picornaviridae), responsable des hépatites A à transmission féco-orale.
Il s'agit d'un virus icosaédrique, non enveloppé, à ARN monocaténaire, d'une taille de 28 à 30 nm, dont on ne connait qu'un seul sérotype infectant l'Homme. Il se multiplie dans les cellules de l'épithélium intestinal. Eliminé par les selles des sujets infectés, ce virus est très résistant dans le milieu extérieur.

Sigle : HAV

hépatite A, Hepatovirus 

virus de l'hépatite B l.m.

hepatitis B virus

Virus à ADN du genre Hepadnavirus (famille des Hepadnaviridae), responsable des hépatites B principalement transmises par le sang.
Ce virus est icosaédrique et enveloppé. Le virion complet mesure 42 nm (particule de Dane). On en connait 8 sérotypes. La transmission de ce virus intervient par le sang ou d'autres liquides corporels, le matériel d'injection souillé, ou à travers le placenta.

D. S. Dane, antomopathologiste britannique (1970)

Sigle : HBV

hépatite B, Hepadnavirus

virus de l'hépatite B de la marmotte (WHBV) l.m.

Woodchuck (marmot) Hepatitis B Virus

Virus appartenant à la amille des Hepadnaviridae et au genre Orthohepadnavirus qui constitue l'un des principaux modèles d'étude des virus de l'hépatite B.
L'organisation de son génome est très proche de celle du virus de l'hépatite B humaine, caractérisée par un ADN partiellement bicaténaire d'environ 3,2 kb avec 4 phases de lecture ouverte codant pour des protéines d'enveloppe, la polymérase, les protéines capsidiques et une protéine X.
L'analyse du génome et de son mode de réplication originale a permis de mieux comprendre l'organisation structurale du génome du virus de l'hépatite B humaine ainsi que le mécanisme de l'hépatocarcinogénèse virale B : le WHBV induit fréquemment des atteintes hépatiques chroniques, responsables de cancer du foie (dans 100% des cas d'inoculation néonatale) par des mécanismes de mutagénèse insertionnelle, p. ex., par modification de l'expression de l'oncogène c-myc. Comme pour les autres Hepadnavirus animaux, le WHBV a permis d'approcher les différentes stratégies thérapeutiques antivirales utilisant les analogues nucléosidiques ou les oligonucléotides antisens.

Hepadnaviridae, hépatite B (virus de l'), carcinome hépatocellulaire

virus de l'hépatite C l.f.

hepatitis C virus

Virus à ARN du genre Hepacivirus (famille des Flaviviridae), responsable des hépatites C, transmises par voie sanguine ou sexuelle.
Ce virus enveloppé, dont le diamètre est de 80 nm, présente 7 génotypes dont les répartitions géographiques sont différentes. La transmission a surtout lieu lors de transfusions ou de transplantations, à l'occasion d'injections IV  chez les toxicomanes, par voie sexuelle ou encore par voie materno-fœtale.

H. J. Alter, virologiste américain (1989), H. Houghton, virologiste britannique (1989), C. M. Rice, virologiste américain (1989) : tous trois prix Nobel de médecine en 2020

Sigle : HCV

hépatite C, Hepacivirus

[L1, D3]

Édit. 2020

virus de l'hépatite D l.m.

hepatitis D virus

Virus à ARN du genre Deltavirus, classé parmi les virusoïdes, encore appelé virus ou agent delta, considéré comme satellite du virus de l'hépatite B.
On en connait au moins 3 génotypes. Ce virus, transmis par voie sanguine ou sexuelle, est responsable de l'hépatite D, ou hépatite delta.

Syn. : virus delta, agent delta

Sigle HDV

hépatite delta, virusoïde, delta (agent)

virus de l'hépatite E   l.f.

hepatitis E virus

Virus à ARN simple brin, non enveloppé, habituellement rattaché à la famille des Caliciviridae (cette position est discutée), responsable d'hépatites asymptomatiques ou aiguës.
On a proposé pour ce virus le genre Hepevirus. Sa transmission a lieu par voie féco-orale.

Sigle : HEV

hépatite E

virus de l'hépatite G   l.m.

hepatitis G virus

Virus à ARN appartenant à la famille des Flaviviridae, soupçonné d'être un agent étiologique d'hépatite.
La transmission de ce virus, isolé pour la première fois en 1995, se fait surtout par voie sanguine (notamment par aiguilles souillées chez les usagers de drogues par voie IV ou par transfusion), éventuellement par voie sexuelle et materno-foetale. La séropositivité chez les donneurs de sang est de 2 à 5 %. Sa responsabilité dans la survenue d’hépatites chroniques n’est plus admise. Il est donc tombé dans l’oubli, c’est-à-dire qu’il n’est recherché ni devant une hépatite chronique, ni chez les donneurs de sang.

Sigle : VHG

[D1,L1]

hépatite hypoxique l.f.

hypoxic hepatitis

L’hépatite hypoxique responsable d’une nécrose anoxique aigüe du foie est habituellement la conséquence d’une diminution brutale, importante et transitoire du débit cardiaque.
Les causes sont nombreuses, à titre d’exemple : une insuffisance cardiaque aigue par trouble du rythme, une insuffisance respiratoire aigüe, un choc septique ou hypovolémique. Dans les causes plus rares, citons le coup de chaleur. Les manifestations cliniques sont dominées par la cause de l’hépatite hypoxique, les malades étant souvent hospitalisés en réanimation. La biologie est dominée par l’élévation des transaminases ASAT et ALAT, le lendemain de l’épisode hypoxique, à plus de 20 fois la limite supérieure de la normale, pouvant même être supérieure à 100 fois. Leur régression rapide est très évocatrice du diagnostic. Les formes sévères se compliquent d’une insuffisance hépatocellulaire. Contrastant avec l’ampleur de l’élévation des transaminases et la chute des facteurs de la coagulation, la bilirubine est normale ou très peu élevée. Une élévation de la bilirubine s’observe en cas d’association à une insuffisance rénale, une hémolyse ou une infection. Les phosphatases alcalines et la gamma glutamyl transférase son normales ou peu augmentées. La lésion histologique caractéristique est une nécrose centrolobulaire qui n’est pas de type inflammatoire et qui s’associe souvent une congestion centrolobulaire avec dilatation des veinules centrales, des sinusoïdes et de l’espace de Disse. Le pronostic est le plus souvent défavorable (survie à un mois de 50 % des cas).

Syn. foie ischémique (terme le plus adapté), foie de choc, foie cardiaque aigu

Disse (espace de)

[L1]

Édit. 2018

vaccin anti-hépatite virale A l.m.

viral hepatitis A vaccine

Syn. vaccin hépatite virale A

vaccin hépatite virale A

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin anti-hépatite virale B l.m.

viral hepatitis B vaccine

Syn. vaccin hépatite virale B

vaccin hépatite virale B

[D1, E1]

Édit. 2019

auto-accusation n.f.

self-accusation

Sentiment de culpabilité portée sur soi-même, concernant soit un fait précis (délit, accident), soit une faute imaginaire ou très exagérée par rapport à la réalité, avec évocation éventuelle de châtiments.
Élément habituel du syndrome de culpabilité et d'indignité de la mélancolie.
En médecine légale, on rencontre surtout l'auto-accusation dans la mythomanie, l'hystérie et chez certains individus qui recherchent une certaine publicité en s'accusant à la suite d'un crime.

auto-activation psychique (perte d') l.f.

Inertie comportementale, perte de la résonance affective et vide mental spontanés, liés à des lésions des circuits fronto-putamino-pallido-frontaux

Typiquement, cette hypoactivité est réversible lors de stimulations extérieures, avec retour transitoire fréquent à un fonctionnement quasi normal, parfois stéréotypé. Elle évoque notamment le ralentissement psychomoteur dépressif, mais sans tristesse ni anxiété. Elle accompagne souvent des troubles de type obsessionnel-compulsif, mais sans le monde obsessionnel qui caractérise la névrose.
De telles perspectives permettent de renouveler le dialogue entre spécialistes des neurosciences, neurologues et psychiatres.

D. Laplane, neurologue français (1981)

auto-agglutinable adj.

auto-agglutinable

Se dit d'une culture bactérienne manifestant une agglutination spontanée en suspension dans l'eau physiologique.

auto-agglutination n.f.

autoagglutination

1) Agglutination des hématies sans ajout de facteur extérieur.
Elle est due à la présence d'un auto-anticorps anti-érythrocytaire ou à une anomalie des érythrocytes eux-mêmes agglutinés par des composants plasmatiques ou des anticorps naturels.
2) Agglutination spontanée des bactéries en suspension dans l'eau physiologique.

auto-agglutinine n.f.

autoagglutinin

Anticorps agglutinant présent dans le sérum et capable d'agglutiner les hématies du sujet dans certaines conditions.

auto-agressivité n.f.

self-aggressivity

Retournement de l'agressivité contre soi-même.
L'introduction en 1920 de la pulsion de mort par S. Freud implique une relecture du concept d'agressivité, tournée vers l'extérieur. Il existe au cœur du sujet une pulsion d'autodestruction qui concerne à la fois les relations à l'objet et celles entre les différentes instances. En fait, c'est l'auto-agressivité qui, point d'appui de l'agressivité, est fondement même du sujet.
En clinique, sa forme extrême est le suicide. L'acte procède du retournement sur le sujet de l'impulsion meurtrière initialement destinée à l'objet. Le moi se détruit en se traitant lui-même comme un objet auquel était originairement rattachée l'hostilité. Le suicide altruiste du mélancolique est paradigmatique de l'intrication fréquente dans les dépressions, de l'auto- et de l'hétéro-agressivité.

dangerosité

auto-analyse n.f.

self-analysis

Investigation sur soi-même par une technique qui se réfère aux fondements de la psychanalyse (association libre, interprétation des rêves, etc.) tout en excluant le tiers considéré comme indispensable à une analyse : le psychanalyste.
Pour S. Freud, fondateur de la psychanalyse, la logique singulière de son auto-analyse se comprend bien. Cependant, non seulement il en a situé les limites, mais toute l'orientation de son œuvre démontre que la psychanalyse n'a de sens que dans le dispositif analytique : celui qui inclut le psychanalyste et son corollaire incontournable, le transfert.

auto-anticorps n.m.

autoantibody

1) Anticorps fabriqué par un organisme contre l'un de ses propres antigènes.
.La plupart des auto-anticorps peuvent être présents dans l'organisme sain. Certains auto- anticorps ayant fait l'objet d'une commutation de classe et de mutations somatiques peuvent être à l'origine de maladies auto-immunes : anticorps dirigés contre les récepteurs de l'hormone thyréostimulante, anticorps dirigés contre les récepteurs d'acétylcholine de la jonction neuromusculaire, anticorps dirigés contre des hématies, des polynucléaires neutrophiles, des plaquettes ou des protéines des cellules de l'épiderme. Le rôle pathogène d'un auto-anticorps ne peut être démontré que par l'observation des lésions provoquées par son injection dans un organisme sain.
2) Par extension, en clinique humaine, anticorps détecté in vitro par sa réaction avec un antigène commun sans spécificité de groupe ni d'individu au sein de la même espèce.
Par ex. facteur antinucléaire, etc

auto-anticorps naturel l.m.

natural autoantibodies

Anticorps présent dans le sérum normal et dirigé contre des épitopes portés par des protéines sériques ou des épitopes cellulaires ou tissulaires.
Par ex. ADN, actine, myosine, etc.
Certains auto-anticorps naturels sont dirigés contre des idiotopes des récepteurs d’antigènes des lymphocytes T et B et participent à la régulation du système immunitaire.

réseau idiotypique

auto-antigène n.m.

autoantigen

Substance capable d'induire l'apparition d'anticorps (auto-anticorps) ou de lymphocytes T autoréactifs au sein même de l'organisme dont elle est issue.

auto-épissage n.m.

self-splicing

Dans un ARN précurseur, mode d'épissage réalisé par la séquence d'ARN de l'intron.
Ce mode d'épissage est réalisé dans l'ARN précurseur des mitochondries de certains champignons.

gène discontinu, maturase, ribozyme

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