groupe sanguin l.m.
blood type
Caractère d'ensemble d'individus possédant en commun dans le sang un même antigène.
Cet antigène est ou non compatible avec les anticorps d'autres sangs qui ne le possèdent pas.
Un tel polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau de structures présentes sur la membrane de cellules sanguines ou sur des molécules diverses du sang circulant.
Selon la situation de ces structures, on définit des systèmes de groupes :
- érythrocytaires : ABO, (chromosome 9), MNSs, Rhésus, Kell, Duffy, Kidd, etc. ;
- leucocytaires : NA, NB, etc. ;
- plaquettaires : PlA, PlE, KO ;
- salivaires : Lewis et présence de substances solubles A ou B chez les sujets sécréteurs (Se) ;
- sériques : d'immunoglobulines (Gm, Km, Am), d'enzymes, de transferrine, etc.
À l'état normal, il existe des anticorps anti-A et/ou anti-B chez les sujets n'ayant pas les antigènes A ou B. Cette présence constitue un danger potentiel grave en cas de transfusion de sang de groupe incompatible (accident par erreur de groupe). A la suite de transfusions sanguines ABO et Rhésus compatibles, les receveurs peuvent s'immuniser contre un ou plusieurs autres antigènes du receveur et produire des anticorps anti-Kell, anti-Duffy, p. ex. (autre type d'accident de transfusion sanguine).
La mère peut s'immuniser contre les antigènes de groupe sanguin de son fœtus autres que A et B : c'est l'allo-immunisation fœtomaternelle responsable de la maladie hémolytique du nouveau-né due p. ex. au facteur Rhésus.
K. Landsteiner, biologiste autrichien (1900), prix Nobel de médecine en 1930
→ groupage sanguin, groupes sanguins ABO, immunité
groupe sanguin A l.m.
blood group A
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies, caractérisé par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe A ».
groupe sanguin ABO l.m.
groupe sanguin B l.m.
blood group B
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies, caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe B ».
groupe sanguin H l.m.
blood group H
Structure génétiquement déterminée d’un épitope oligosidique des hématies, caractérisée par l’enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe H », de formule : L-Fuc alpha l – 2 – Gal bêta l – 3 –GlcNAc bêta l – 3 – Gal. Cette structure sert de base à celles des groupes A et B. Elle n’est reconnue par les anticorps ni antiA ni antiB.
Syn. groupe O
groupe sanguin Lewis Lea
Lewis Lea blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Lea ».
A. E. Mourant, chimiste et hématologiste britannique (1946)
groupe sanguin Lewis Leb l.m.
Lewis Leb blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Leb ».
groupe sanguin O l.m.
O blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe H ».
Cette structure sert de base à celles des groupes A et B. Elle n'est reconnue par les anticorps ni antiA ni antiB.
groupe sanguin privé l.m.
private blood group
Groupe connu pour n'exister que dans une famille et pouvant être identifié chez un seul individu.
groupe sous-orbitaire des ganglions faciaux l.m.
groupe (thérapie de) l.f.p.
group therapy
Traitement simultané d'un petit groupe de patients qui utilise à la fois la relation à un thérapeute neutre et formé à ces techniques, ainsi que les interactions et la dynamique de groupe, objet d'investissement pulsionnel.
Déjà utilisé notamment dans les champs de la psychologie sociale (K. Lewin et les "T groups"), par ex. en temps de guerre (W.R. Bion et J. Rickman), cet important instrument thérapeutique peut être verbal, centré sur la créativité (musique, expression corporelle, psychodrame, etc.) et/ou inclus dans les concepts psychanalytiques selon diverses techniques.
Ses indications comprennent, au-delà de symptômes névrotiques ou psychotiques (en particulier les schizophrénies récentes), les troubles relationnels invalidants. Plus généralement, il s'adresse à des patients aptes à mentaliser, à respecter la structure du groupe, mais qui vivent comme trop menaçante la relation duelle et chez qui le soutien, les gratifications et l'imaginaire groupal (D. Anzieu) sont utiles.
Il semble s'agir d'une approche privilégiée pour les adolescents. Des applications concernent aussi les thérapies familiales, avec diverses orientations (systémiques, analytiques).
K. Z. Lewin, médecin psychologue américain d’origine allemande (1948) ; W. R. Bion (1961) et J. Rickman (1957) psychanalystes britanniques ; D. Anzieu, psychanalyste français (1981)
groupe tissulaire l.m.
leukocyte system
Caractère d'un ensemble d'individus possédant en commun un système antigénique propre à leurs lymphocytes et leucocytes neutrophiles, et sur lequel est fondée une classification des individus en fonction de leurs variétés d’antigènes leucoplaquettaires et tissulaires.
Ces antigènes appartiennent en général à un seul système principal HLA (Human Leucocyte Antigen) d’antigènes leucoplaquettaires.
Ce polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau des structures glycoprotéiques présentes dans la membrane de la plupart des cellules de l'organisme (chez l'homme les globules rouges en sont dépourvus).
1) Ces structures (antigènes) constituent la cible principale des processus immunitaires de rejet des allogreffes. Ces dernières ne sont possibles que s'il y a une grande ressemblance entre donneur et receveur au niveau de ce complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Elles jouent en outre un rôle fondamental dans les processus de reconnaissance immunologique.
2) Chez l'homme, le CMH est représenté par le système HLA (chromosome 6) comprenant 4 locus : A, B, C (classe I) et D/DR (classe II).
3) Ces groupes sont différents, d'autres systèmes qui sont les uns propres aux plaquettes sanguines, d'autres propres aux granulocytes, etc.
Le système des groupes tissulaires est extrêmement complexe, il existe au moins 150 millions de combinaison d'antigènes. Ces derniers siègent sur la membrane des cellules et dépendent de gènes HLA situés sur des locus symétriques du petit bras des deux chromosomes de la sixième paire. Ce système joue un rôle essentiel dans l'histo-incompatibilité des greffes et des transplantations d'organe. Les groupes tissulaires sont indépendants du système d'antigènes érythrocytaires ABO et rhésus.
J. Dausset, hémato-immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine en 1980
→ immunité, HLA, groupes tissulaires, complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.
basolateral nuclear group
Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.
groupe nucléaire centro-médial
centromedial nuclear group
→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical
groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.
Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial
→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial
groupe HACEK l.m.
HACEK ( group)
Ensemble de cinq bacilles à Gram négatif, responsables d’endocardites à porte d’entrée dentaire et regroupés sans liens taxonomiques : Haemophilus aphrophilus, Actinobacillus, Cardiobacterium hominis, Eikenella corrodens, Kingella kingae.
Étym. acronyme constitué par l'initiale du nom du bacille
→ Haemophilus, Actinobacillus, Cardiobacterium hominis, Eikenella corrodens, Kingella
[D1, K2, P2]
Édit. 2019
Kell (groupe) l.m.
Kell. K
Groupe sanguin érythrocytaire.
médecine de groupe l.f.
pairs (groupe de) l.m.
peer group
Ensemble de personnes présentant des éléments communs avec un individu (âge, milieu social, préoccupations, aspirations, etc.) et susceptibles d'influencer celui-ci.
À l'adolescence, le jeune fuit sa famille pour retrouver ses pairs : le groupe rend possible le déplacement sur lui de conflits de dépendance infantile non résolus vis-à-vis des parents. Durant de longues heures, dans de véritables joutes oratoires, sont débattus des problèmes futiles ou importants : sociaux, philosophiques, sexuels, psychologiques, politiques. Par la valeur gratifiante et structurante pour le sujet des relations dynamiques ainsi établies, le groupe de pairs est pour l'adolescent un moyen grâce auquel il tente de trouver une identification, une protection, une exaltation et un rôle social.
Le groupe peut aussi être utilisé par l'adolescent pour rendre réelle sa propre symptomatologie en puissance (D.W. Winnicott). En effet, un groupe s'identifie volontiers à ses membres les plus malades.
para (groupe) l.m.
para group allergy
Expression simplifiée pour la série de substances chimiques de synthèse allergisantes parmi lesquelles les teintures occupent une place importante.
La paratoluène-diamine a remplacé légalement pendant un certain temps la paraphénylène-diamine (PPD). Parmi les autres « para », on peut observer une allergie croisée entre la PPD et certains anesthésiques locaux (procaïne, tétracaïne).
psychothérapie de groupe l.f.
group therapy
risque (groupe à) l.m.
Groupe de personnes pour lequel le risque de survenue d’un phénomène de santé ou de maladie est plus élevé que celui delà population générale.
thérapie de groupe l.f.
group therapy
Méthode psychothérapique utilisant des séances où le sujet est intégré dans un groupe de patients atteints ou non d’affections de même type que lui.
Le thérapeute est le meneur du groupe, il stimule les réactions des malades par ses questions ou celles qu’ils se posent.
échantillon groupé
l.m.
pooled sample
Technique de dépistage d’un germe pathogène dans une population permettant de limiter le nombre de tests à effectuer.
Une population de 100 personnes à tester est divisée en groupe de 10 dont les échantillons prélevés sont rassemblés. Chaque mélange d’échantillons est testé. Les mélanges trouvés négatifs font conclure que tous les individus du groupe sont négatifs. Si un mélange est trouvé positif, chaque individu du groupe est retesté. Dans le cas d’une faible prévalence de la maladie, 1% par exemple, 20 tests sont effectués au lieu de 100. Il est évident que l’intérêt de la technique s’amoindrit lorsque la nprévalence augmente. Cette technique a été largement utilisée dans les pays d’Afrique subsaharienne pour la recherche du virus Ebola ou du Sars-CoV2.
→ Ebola (virus), Sars-CoV2 (virus)
[D1, B3]
Édit. 2020