greffe pulmonaire l.f.
greffe (rejet de) l.m.
graft rejection
Phénomène par lequel l'organisme tente d'éliminer le système immunitaire étranger ou toute structure étrangère.
Toute disparité antigénique entre donneur et receveur déclenche un cortège de manifestations immunitaires qui ne peuvent être maîtrisées que par la mise du receveur en immunosuppression. Parallèlement à cette mise en route des phénomènes de rejet par le receveur, un autre phénomène peut également être déclenché : c'est la réaction du greffon contre l'hôte (GVH) qui est possible si la greffe contient des cellules lymphoïdes immunocompétentes.
Les antigènes qui conditionnent l'histocompatibilité ou l'histo-incompatibilité sont avant tout ceux codés par le complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) qui sont répartis en deux catégories : les antigènes de classe 1 qui sont présents sur l'ensemble des cellules de l'organisme et les antigènes de classe 2 qui se libèrent préférentiellement sur les cellules d'origine hématopoïétique : lymphocytes, macrophages, cellules de Langerhans et sur les tissus vasculaires. Les lymphocytes T interviennent dans le rejet de la greffe aussi bien que dans la réaction de GVH.
→ greffon contre l'hôte (réaction du), GVH
greffe rénale l.f.
greffe valvulaire l.f.
valvular graft
Substitution à une valvule cardiaque pathologique réséquée d’une prothèse de remplacement fabriquée avec un tissu biologique.
Le greffon peut être prélevé sur le receveur lui-même (autogreffe), un homme (allo- ou homogreffe), un animal (xéno- ou hétérogreffe). Au terme de greffe, certains préfèrent celui de bioprothèse ou de transplantation valvulaire.
greffe vasculaire l.f.
vascular graft
Substitution à un vaisseau pathologique réséqué (greffe terminoterminale) ou même laissé en place (greffe en pontage) d’un conduit de nature biologique (greffon) prélevé soit sur le sujet lui-même (autogreffe), soit sur un autre être humain (homo- ou allogreffe), soit sur un animal (hétéro- ou xénogreffe).
Certains donnent à la greffe le nom de bioprothèse. Les greffes, qui ont pris une place considérable dans la chirurgie vasculaire, sont en compétition dans ce domaine avec les prothèses vasculaires.
→ prothèse vasculaire, pontage
greffe veineuse l.f.
venous graft
Interposition chirurgicale d'un segment veineux autologue entre les portions proximale et distale d'une artère pour réaliser un pontage.
greffe veineuse in situ l.f.
in situ vein bypass
Méthode de revascularisation par un pontage veineux.
C’est une méthode de référence pour la réalisation des pontages distaux entre la fémorale et un axe jambier : la veine saphène est laissée en place dévalvulée et anastomosée à ses deux extrémités au segment artériel.
→ pontage
membrane amniotique (greffe de) l.f.
amniotic membrane graft
Utilisation de la membrane amniotique pour la réparation des pathologies oculaires de surface (ulcères cornéens chroniques, brûlures chimiques, syndrome de Stevens-Johnson, ptérygion, dystrophie cornéenne douloureuse).
La membrane est obtenue à partir de placenta recueilli après accouchement par césarienne et avec le consentement éclairé de la parturiente. Elle est préparée en banque de tissus. A l’issue de la durée de conservation (de 3 à 6 mois selon les banques), la greffe est effectuée après contrôle bactériologique et viral rigoureux de la membrane amniotique et des sérologies chez la donneuse.
Étym. gr. amnios : amnios, sac fœtal
Ollier-Thiersch (greffe de) l.f.
Ollier-Thiersch’s graft
Greffe de lambeaux dermo-épidermiques plus ou moins grands.
L. L. Ollier, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1830-1900), C. Thiersch, chirurgien allemand (1822-1895)
Édit. 2017
rejet aigu de greffe hépatique l.m.
Rejet survenant en cas de transplantation hépatique soit dès le 3e jour postopératoire et dans 80% des cas avant le 15e jour, soit tardivement nécessitant la poursuite du traitement immunosuppresseur.
Un traitement est nécessaire dans 35 à 70% des cas. Suspecté en cas de fièvre, d'élévation des tests hépatiques, le diagnostic est fait histologiquement par biopsie hépatique. Il existe dans l'espace porte un infiltrat inflammatoire portal, des canaux biliaires interlobulaires et de l'endothélium veineux. Le traitement repose sur les fortes doses de corticoïdes (bolus), en cas d'échec sur l'anticorps monoclonal antiCD 3 (OKT3) ou le tacrolimus (ou FK 506, lactone macrocyclique hydrophobe de mécanisme d'action voisin de celui de la ciclosporine).
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet aigu de greffe cardiaque l.m.
acute rejection
Intolérance tissulaire précoce d'une allogreffe cardiaque induite par le système lymphocytaire.
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet chronique de greffe cardiaque l.m.
chronic rejection
Intolérance retardée d'une allogreffe cardiaque induite par le développement d'une hyperplasie intimale et/ou d'une athérosclérose à marche rapide.
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet chronique de greffe hépatique l.m.
Rejet du greffon précédé le plus souvent d'un rejet aigu non contrôlé et qui se manifeste par un ictère avec ou non un prurit, une élévation des phosphatases alcalines, des gammaglutamyl transpeptidases, et de la bilirubine.
Histologiquement, il existe une disparition des canaux biliaires interlobulaires dans plus de 50% des espaces portes, peu d'infiltrat inflammatoire, une endartérite à cellules spumeuses pouvant oblitérer les artérioles, et une nécrose centro-
→ rejet aigu de greffe hépatique, rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet de greffe l.m.
graft rejection
Processus immunologique complexe qui induit l'exclusion par destruction d'un tissu ou d'un organe greffé provenant d'un autre individu de même espèce (greffe dite allogénique) ou d'espèce différente (greffe xénogénique).
Le processus de rejet est plus ou moins précoce et intense : suraigu immédiat en cas de pré immunisation du receveur (nécrose fibrinoïde et thrombose des vaisseaux), aigu, souvent réversible, survenant dans les premiers jours ou semaines (infiltration de l'interstitium par des cellules mononucléées avec tubulite), lent, pouvant évoluer sur plusieurs années (fibrose interstitielle et endoartérite fibroproliférative). Les mécanismes de rejet mettent en jeu des facteurs humoraux et cellulaires multiples au sein desquels les lymphocytes T et B jouent un rôle important.
Les antigènes d'histocompatibilité impliqués dans la réaction de rejet sont sous le contrôle d'une région chromosomique, le complexe majeur d'histocompatibilité, appelé chez l'homme le système HLA.
La réaction de rejet peut être évitée ou atténuée en sélectionnant un donneur ayant avec le receveur une bonne histocompatibilité, et en réduisant la réaction de l'hôte contre le greffon par un traitement immunosuppresseur adéquat.
→ histocompatibilité (système d'), HLA, traitement immunosuppresseur et transplantation
rejet suraigu de greffe hépatique à médiation humorale l.m.
Rejet de greffe avec dépôts d'immunoglobulines (IgM) et de fractions du complément (C1q, C3) dans l'intima des vaisseaux, qui survient dans les 10 jours après la transplantation hépatique et s'observe presque exclusivement lors de transplantation en groupe sanguin ABO incompatible, d'évolution cataclysmique avec forte élévation des transaminases, effondrement des facteurs de coagulation, nécessitant une seconde transplantation d'urgence.
Le greffon est augmenté de volume, nécrotique. L'aspect histologique est celui d'une infiltration hémorragique portale avec nécrose lobulaire hémorragique.
→ rejet aigu de greffe hépatique, rejet de greffe, histocompatibilité (système d'), HLA, traitement immunosuppresseur et transplantation
rejet suraigu de greffe cardiaque l.m.
hyperacute rejection
Intolérance tissulaire précoce et intense d'une allogreffe cardiaque induite par la présence d'anticorps préalables à la transplantation.
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
Reverdin (greffe de) l.f.
Reverdin’s graft
Greffe cutanée de petits greffons de trois à quatre millimètres de diamètre.
La peau est piquée et soulevée superficiellement à la pointe d’une petite aiguille de Reverdin et prélevée au bistouri, sous la pointe de l’aiguille, en une fine rondelle dont les berges coupées tangentiellement contiennent toutes les couches superficielles de la peau, assurant ainsi les meilleures chances de prise de chacun des petits greffons prélevés. Cette technique est particulièrement indiquée pour couvrir de petites surfaces sur un lit de greffe de vascularisation médiocre.
J. L. Reverdin, chirurgien suisse, membre de l'Académie de médecine (1869)
greffe de cornée l.f.
corneal graft
greffe intestinale l.f.
Syn. transplantation intestinale
[L1, L2, R2]
Édit. 2018
greffe de région parentale hypervariable l.f.
complementarity determining region (CDR)-grafting
Technique utilisée pour humaniser un anticorps développé dans une autre espèce en insérant les régions hypervariables de l’anticorps monoclonal parental dans la charpente (« framework ») d’une immunoglobuline humaine receveuse afin de diminuer l’immunogénicité de l’anticorps parental.
[F3]
Édit. 2020