Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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lame compacte sous-cervicale du col du fémur l.f.

substancia compacta inferior colli femoris
inferior compact bone of femoral neck
Lame de tissu osseux compact qui soutient le tissu spongieux du col sur sa face inférieure.
Cette gaine de la paroi inférieure du col est renforcée par un gros épaississement, la lame osseuse sous-trochantinienne. Il s’en détache en éventail des travées de tissus spongieux  qui s’entrecroisent en ogive, à l’union du col et de la tête du fémur, avec des travées identiques émanées de la lame compacte sus-cervicale. Ces travées poursuivent leur trajet et se terminent sous la surface articulaire de la tête du fémur suivant la direction des rayons de la surface sphérique. Cette structure répond aux lois de la statigraphie.

Syn. arc d’Adams, arc boutant inférieur de Rodet

lame compacte sus-cervicale du col du fémur l.f.

substancia corticalis superior colli femoris
superior cortical bone of femoral neck
Lame de tissu osseux compact qui forme la face supérieure du col du fémur.
Il en émane des travées de tissu osseux spongieux en éventail qui s’entrecroisent en ogive avec les travées émanées de la lame compacte sous-cervicale. Comme celles-ci elles se poursuivent dans la tête du fémur et se terminent sous la surface articulaire suivant la direction des rayons de la surface sphérique.

ligament de la tête du fémur l.m.

ligamentum capitis fémoris (TA)

ligament of head of femur

Bande fibreuse intraarticulaire tendue entre la moitié supérieure de la fossette de la tête fémorale et l’acétabulum où elle s’insère sur le bord latéral du ligament transverse de l’acétabulum, sur les cornes de la surface semi-lunaire et dans la fosse de l’acétabulum.
Elle est appliquée sur le tiers inférieur de la tête fémorale et présente des structures fonctionnelles analogues à celles d’un tendon de réflexion. Elle est considérée comme le vestige d’un chef fémoral du muscle pectiné.

Syn. anc. ligament rond de l’articulation coxo-fémorale

ligne oblique du fémur de Testut l.f.

J. Testut, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1849-1925)

ligne inter- trochantérique

ligne pectinéale du fémur l.f.

linea pectinea femoris (TA)

pectineal line of femur ; spiral line of femur

Branche moyenne de trifurcation de la ligne âpre à son extrémité proximale.
Elle se dirige vers le petit trochanter et donne insertion au muscle pectiné.

Syn. anc. crête du pectiné ; crête pectinéale du fémur

os fémur l.m.

fémur

Édit. 2017

surface patellaire du fémur l.f.

facies patellaris femoris (TA)

patellar surface of femur

Partie antérieure des surfaces articulaires des condyles médial et latéral du fémur.
Ces deux surfaces articulaires forment les deux versants convexes d’une trochlée réunis par une gouttière antéro-postérieure. Le versant condylien latéral est plus étendu, plus large et plus saillant en avant que le versant condylien médial. Chacun des versants se continue sur les faces inférieure et postérieure articulaires de chacun des condyles. Les faces patellaires sont séparées des surfaces condyliennes proprement dites par les rainures condylo-trochléennes étendues du bord latéral de chacun des condyles à l’extrémité antérieure de la fosse intercondylaire. La rainure interne est plus antérieure que l’externe. Cet ensemble trochléen s’articule avec la face articulaire de la patella.

Syn. anc. trochlée fémorale

surface poplitée du fémur l.f.

facies poplitea femoris (TA)

popliteal surface of femur

Surface triangulaire à sommet supérieur limitée par les deux branches, latérale et médiale, de la ligne âpre qui font suite en bas aux deux lèvres correspondantes de cette ligne.
Chacune de ces branches se porte vers la saillie du condyle fémoral correspondant limitant ainsi la surface poplitée. Celle-ci est séparée de la fosse intercondylienne sous-jacente par la ligne intercondylienne.

Syn. anc. espace poplité du fémur

surface poplitée du fémur l.f.

facies poplitea femoris (TA)

popliteal surface of femur

Surface triangulaire à sommet supérieur limitée par les deux branches, latérale et médiale, de la ligne âpre qui font suite en bas aux deux lèvres correspondantes de cette ligne.
Chacune de ces branches se porte vers la saillie du condyle fémoral correspondant limitant ainsi la surface poplitée. Celle-ci est séparée de la fosse intercondylienne sous-jacente par la ligne intercondylienne.

Syn. anc. espace poplité du fémur

tubercule condylien externe du fémur l.m.

épicondyle latéral du fémur

tubercule condylien interne du fémur l.m.

épicondyle médial du fémur

tubérosité externe du fémur l.f.

épicondyle latéral du fémur

tubérosité interne du fémur l.f.

épicondyle médial du fémur

Barton (fracture de) l.f.

Barton’s fracture

Fracture articulaire de l’extrémité inférieure du radius intéressant le rebord dorsal de l’os avec sub-luxation dorsale du poignet.

J. R. Barton, chirurgien orthopédiste américain (1838)

Syn. fracture marginale postérieure de l’extrémité distale du radius, fracture de Rhea Barton

Édit. 2017

bassin de fracture l.m.

fractured pelvis

Bassin anormal parce qu'ayant été fracturé.
Les modifications dépendent du type de fracture et du mode de consolidation du cal osseux.

Édit. 2017

Bennett (fracture de) l.f.

Bennett’s fracture-dislocation

Fracture articulaire de la base du premier métacarpien, avec subluxation trapézométacarpienne.
Elle est provoquée par un choc violent de la main fermée contre un obstacle (fracture des boxeurs). Le fragment osseux de la base du premier métatarsien reste solidaire de l’os trapèze retenu par le fort ligament oblique postéromédial. En raison de la faiblesse de la capsule latérale, le premier métacarpien est déplacé vers le haut par la traction du muscle long abducteur du pouce (m. abductor pollicis longus) et en dedans par les muscles thénariens. La fixation chirurgicale est nécessaire en cas de déplacement.

E. Bennett, chirurgien irlandais (1882)

boxeurs (fracture des)

Édit. 2017

Bosworth (fracture de) l.f.

Bosworth’s fracture

Fracture-luxation de la cheville comportant une fracture de la malléole latérale associée à une luxation ou subluxation postérieure du pied et une luxation tibiofibulaire proximale avec rupture ligamentaire des faisceaux tibiofibulaires antérieurs et postérieurs et incarcération de la fibula en arrière du tibia.

D. M. Bosworth, chirurgien orthopédiste américain (1947)

Édit. 2017

boxeurs (fracture des) l.f.

boxer’s fracture

Fracture du col des métacarpiens ou fracture de la base du premier métacarpien, fréquente chez les boxeurs.

Bennett (fracture de), carpe bossu

Édit. 2017

Colles (fracture de) l.f.

Fracture de l'extrémité inférieure du radius.

C. Pouteau, chirurgien français (1760) ; A. Colles, chirurgien irlandais (1814)

Pouteau-Colles (fracture de)

[I2]

double étage (fracture à) l.f.

double fracture

Fracture avec deux localisations sur une seule diaphyse d'os long, ou sur un os plat assez large.

bipolaire

Dupuytren (fracture de) l.f.

Dupuytren’s fracture

Variété de fracture bimalléolaire en abduction de la partie distale des deux os de jambe associant une fracture de la malléole médiane et une fracture de la fibula à 5 ou 6 cm de la pointe de l’os au-dessus de la syndesmose tibiofibulaire distale.
La fracture de Dupuytren basse est caractérisée par un trait péronier plus bas, au niveau ou immédiatement au-dessus de la syndesmose tibiofibulaire.

G. Dupuytren, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1819) ; J. Maisonneuve, chirurgien français (1840)

Maisonneuve (fracture de)

fracture n.f.

fracture

État de ce qui est brisé et, en ce qui concerne l’appareil moteur, solution de continuité d’un os, liée à un traumatisme.
Une fracture est caractérisée par son siège, le type de son trait, son déplacement et son mécanisme. Elle peut être complète ou incomplète, totale ou parcellaire, ouverte ou fermée.
- Selon le siège sur l’os on distingue les fractures épiphysaire, épiphysométaphysaire, diaphysaire, le décollement-fracture. La fracture peut être bipolaire ou étagée.
- Selon le trait de fracture, on distingue entre autres les fractures transversale, oblique courte ou longue, spiroïde, à deux ou plusieurs fragments, les fractures multifragmentaires ou comminutives.
- Selon le déplacement: on distingue les fractures avec décalage, translation et/ou rotation, angulation, chevauchement, pénétration.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture fermée, ouverte, comminutive, spiroïde, en bois vert, ostéochondrale, pathologique, obstétricale.

[I2]

Édit. 2018

fracture comminutive l.f.

comminuted fracture, burst fracture

Fracture à fragments multiples.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture

[I2]

Édit. 2018

fracture complexe l.f.

complex fracture

Fracture d’au moins trois fragments principaux associée à des lésions graves des parties molles.
L’expression est ordinairement utilisée pour des fractures fermées unifocales ou multifocales sur le même os ou un os adjacent, à déplacement important, compliquées de traits de refends articulaires ou de luxation, de dommages musculaires, tendineux, ligamentaires, de lésions vasculo-nerveuses. Le bilan anatomique peut être difficile à établir.  Le traitement nécessite une stabilisation stricte et la réparation précise des parties molles. Des complications secondaires, nécrose osseuse, pseudarthrose peuvent nécessiter des interventions complémentaires. La rééducation peut être longue et les séquelles importantes

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture, luxation, ostéonécrose, pseudarthrose

[I2]

Édit. 2018

fracture costale l.f.

costal fracture

Lésion osseuse avec solution de continuité des corticales, qu'il y ait ou non un déplacement des fragments.
C'est la lésion la plus fréquente au cours des traumatismes thoraciques de l'adulte, elle est quasi constante chez les vieillards. La fracture est due à une hyperflexion de la côte dans les traumatismes d'avant en arrière, c'est la corticale externe qui cède la première. Dans les traumatismes latéraux, la fracture se fait par redressement de la côte, la corticale interne cède la première venant menacer la plèvre et la corticalité pulmonaire, le trait de fracture se fait au niveau de la zone d'impact.
On opposait jadis les fractures paucicostales considérées comme bénignes et les fractures pluricostales. Or l'enfant et l'adulte jeune peuvent présenter un tableau gravissime avec peu ou pas de fractures costales du fait de la souplesse des côtes, alors que la violence du traumatisme a entraîné de graves lésions viscérales sous-jacentes. Les fractures pluricostales se voient surtout chez le vieillard au thorax rigide et aux côtes ostéoporotiques, liées volontiers à un traumatisme modéré. Le nombre des fractures de côtes joue donc peu dans la gravité qui est liée aux lésions pleuropulmonaires et des organes du médiastin.
Des fractures de plusieurs arcs contigus en deux ou plusieurs endroits de chaque côte constituent un volet costal ; si celui-ci est désolidarisé de la paroi thoracique, il peut causer une grave insuffisance respiratoire par respiration paradoxale.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture, respiration paradoxale, volet thoracique

[I2]

Édit. 2018

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