Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

131 résultats 

cataracte, bride orale aberrante et retard de croissance l.f.

cataract, aberrant oral frenula, and growth retardation

Syndrome caractérisé par une petite taille, une cataracte, un épicanthus, un ptosis, une hypermétropie, et un frein aberrant sur le haut de la marge alvéolaire supérieure.
La cataracte est présente dès les premiers mois ou n'apparaît que secondairement dans la première année. L’affection est autosomique dominante (MIM 115645).

Diana Wellesley, généticienne et pédiatre australienne (1991)

[P2,Q2]

cataracte, microcéphalie, arrêt de croissance et cyphoscoliose (syndrome) l.m.

cataract, microcephaly, failure to thrive, kyphoscoliose syndrome

A. B. Scott-Emuakpor, pédiatre d’origine nigériane (1977) ; D. Talwar et S. A. Smith, neuropédiatres américains (1989)

syndrome cataracte, microcéphalie, arrêt de croissance et cyphoscoliose

[P2,Q2,H1]

constriction péricardique et arrêt de la croissance l.m.

Étym. nommé à partir de muscle, liver, brain, et eye

Mulibrey nanisme

[K2,O1]

courbe de croissance l.f.

growth curve

Représentation graphique des variations, en fonction du temps, d'un critère caractéristique de la croissance d'un organisme vivant, uni ou multicellulaire.

[O1]

croissance contrainte l.f.

restraint growth

Accroissement progressivement ralenti d'une population cellulaire, caractéristique de l'évolution d'une culture de cellules et du développement des tissus et organes.
La multiplication cellulaire, initialement rapide, se ralentit progressivement et se stabilise à une valeur juste suffisante pour compenser les pertes et maintenir constant l'effectif cellulaire. Sa représentation mathématique courante est l'équation de Gompertz.

B. Gompertz, mathématicien britannique (1825)

[A2]

croissance et insuffisance rénale

nanisme rénal

[O1,M1]

croissance fœtale l.f.

fetal growth

Cinétique du développement statural et pondéral du fœtus, appréciée par la mesure de la hauteur utérine et par l'échographie.
L'excès de volume fœtal conduit à chercher un diabète de la grossesse. Le retard de croissance intra-utérin peut être dû à une anomalie chromosomique fœtale, une embryopathie virale, p. ex. la rubéole, ou parasitaire, p. ex. la toxoplasmose, un tabagisme ou une toxicomanie.

[O6]

défaut de croissance fœtale intra-utérine l.m.

intrauterine growth retardation

Anomalie de la croissance du fœtus qui se traduit par un poids de naissance inférieur à ce qu'il devrait être pour l'âge gestationnel.
Il peut être dû à une diminution du débit utéroplacentaire au cours d'un syndrome vasculorénal, à une lésion placentaire vasculaire ou tumorale, un chorio-angiome, à une anomalie funiculaire, une insertion vélamenteuse du cordon, une artère ombilicale unique, ou à un déséquilibre circulatoire entre deux jumeaux, à un état de malnutrition ou à une cardiopathie cyanogène maternelle. Il est alors dysharmonieux, affectant le tronc et les membres, respectant la tête. Il peut aussi être secondaire à une embryofœtopathie virale (la rubéole, l’herpès, le cytomégalovirus, le parvovirus) ou parasitaire (la toxoplasmose), ou toxique (l’alcool ou le tabac) ou tératogène ou enfin malformative, chromosomique ou génétique. Il est alors harmonieux, affectant en même temps le tronc, les membres et la tête. Le diagnostic est suspecté par la mesure de la hauteur utérine et confirmé par des mesures biométriques échographiques. La gravité de la souffrance fœtale chronique est attestée par l'augmentation de la résistance vasculaire ombilicale mesurée en vélocimétrie Doppler, et les ralentissements tardifs à l'enregistrement du rythme cardiaque fœtal. En l'absence de traitement médical efficace, il nécessite souvent une interruption prématurée de la grossesse.

Étym. lat. de : préfixe intensif, fallo : tromper, manquer à ce qu'on aurait dû faire

Syn. hypotrophie fœtale, malnutrition fœtale intra-utérine, souffrance fœtale chronique, retard de croissance intra-utérin

déficit en récepteur d'hormone de croissance l.m.

growth hormone receptor deficiency

Z. Laron, pédiatre israélien (1974)

nanisme type Laron

encéphalopathie avec calcification intracrânienne, déficience en hormone de croissance, microcéphalie et dégénérescence rétinienne l.f.

encephalopathy with intracranial calcification, growth hormone deficiency, microcephaly, and retinal degeneration

Encéphalopathie héréditaire avec nanisme par déficit en hormone de croissance, calcification du noyau lenticulaire et dégénérescence rétinienne.
Deux familles ont été trouvées. Il faut ajouter une dysmorphie légère du visage, un retard mental léger, et une ataxie spastique apparaissant secondairement.
L’affection est autosomique récessive (MIM 225755).

Catherine Billard, neurologue française (1989)

[H1, O4, P2 , Q2]

Édit. 2019

faciès anormal, retard de croissance et retard mental l.m.

mental retardation, unusual facies, and growth retardation


D. B. Pitt, J. G. Rogers, D. M. Danks, pédiatres et généticiens australiens (1984)

Étym. lat. facies : figure

Pitt-Rogers-Danks (syndrome de)[O1]Édit. 2017

[O1]

Édit. 2018

facteurs de croissance fibroblastiques n.m.

fibroblastic growth factors

Famille de facteurs de croissance synthétisés essentiellement par les fibroblastes, liant l’héparine et interagissant avec des heparan sulfate proteoglycanes, impliqués dans la cicatrisation des plaies, l’angiogenèse, le développement de l’embryon, la prolifération et la différentiation de nombreux types cellulaires.
Il existe 23 isoformes de structure apparentée dont les 10 premiers (FGF1-FGF10) se lient aux récepteurs FGFR au nombre de 4 (FGFR1-FGFR4). FGF1 est encore appelé acide (FGFa) et FGF2 basique (FGFb). Ces récepteurs possèdent une activité protéine kinase. Parmi eux, les FGF1 et 2 stimulent la prolifération de cellules endothéliales et favorisent l’angiogenèse, le FGF7 est un puissant facteur de multiplication des cellules épithéliales. Le FGF23 a une place à part. Il se comporte comme une hormone contrôlant le métabolisme phosphocalcique. Synthétisé par les ostéocytes, il diminue la réabsorption tubulaire des phosphates et inhibe la 1 alpha-hydroxylase aboutissant ainsi à un déficit en 1, 25 dihydrocholecalciférol. Sa concentration sanguine augmente dans l’insuffisance rénale chronique. Des mutations de son gène sont responsables du rachitisme héréditaire hypophosphatémique et de la calcinose familiale tumorale hyperphosphatémique.

angiogenèse, protéoglycanes, calcinose, rachitisme

[K4,I1]

Édit. 2018

fentes branchiales avec faciès caractéristique, retard de croissance, imperforation des canaux nasolacrymaux et vieillissement prématuré l.f.p.

branchial clefts with characteristic facies, growth retardation, imperforate nasolacrymal duct, and premature aging

Syndrome polymalformant de la tête avec fentes branchiales bilatérales, petit poids de naissance et retard de croissance.
Il existe également une ensellure nasale large, une protrusion de la lèvre supérieure, une bouche en carpe avec parfois pseudobec de lièvre, une obstruction des voies lacrymales, un strabisme congénital, d'autres anomalies sont possibles mais plus exceptionnelles comme un colobome, une microphtalmie, un palais ogival et des anomalies dentaires. L’affection est autosomique dominante (MIM 113620).

W. K. Lee, pédiatre américain (1982)

Syn. BOFS, branchio-oculofacial (syndrome), pseudofente hémangiomateuse de la lèvre et kyste branchial

[P1,P2,P3,Q2]

Édit. 2018 

fièvre de croissance l.f.

febrile growing pains

Fièvre algique de l’adolescent, concomitante d’une phase de croissance rapide. (Dénomination historique)


G. Bouilly, médecin français (1881)

Harris (ligne d'arrêt de croissance de) l.f.

Harris’ growth arrest line, Park's lines

Striation transversale dense située au niveau de la région métaphysaire, parallèle au cartilage de conjugaison, visible sur les radiographies.
Cette ligne est le témoin d'un trouble dans la croissance longitudinale de l'os par irritation, fracture ou contusion après intervention chirurgicale, etc. Elle migre avec la croissance par rapport à la physe.

H. A. Harris, anatomiste britannique (1931)

cartilage de conjugaison

[I1,2015]

Édit. 2015

hormone de croissance l.f.(GH) ]

growth hormone (GH), human Growth Hormone (hGH)

Hormone polypeptidique antéhypophysaire intervenant dans la croissance.
Constituée de 188 aminoacides, elle est produite par les cellules somatotropes (éosinophiles) de l’antéhypohyse, sous l’influence de neurohormones hypothalamiques : rôle stimulant de la GH-RH (somatolibérine) ou inhibiteur du SRIH (somatostatine). Sa sécrétion est pulsatile, avec des pics que déclenchent notamment l’accroissement de l’aminoacidémie postprandiale et les phases de sommeil paradoxal. Elle intervient par l’intermédiaire d’un facteur de croissance produit par le foie : la somatomédine C ou IGF1 (Insulin like Growth Factor de type 1). C’est la principale hormone intervenant dans la croissance staturale. Mais son action persistante chez l’adulte, est importante aussi dans l’anabolisme protéique, la régulation des équilibres glycémiques, lipidiques, phosphocalcique. Elle est produite en excès dans les adénomes somatotropes responsable chez l’enfant de rares cas de gigantisme, et chez l’adulte de l’acromégalie.
La GH est utilisable en thérapeutique pédiatrique ou d’adultes, dans les situations de déficit hormonal dûment documenté sous forme d’hormone de synthèse (les hormones extractives antérieurement utilisées ont été à l’origine de cas de maladie de Creutzfeld-Jakob liés à la contamination par des prions).

C. H. Li, biochimiste américain (1965)

Syn. hormone somatotrope, somathormone

somatotropine, hormone de libération de l'hormone de croissance, somatolibérine, somatostatine, somatomédine

[O1,O4]

Édit. 2015

hormone de libération de l'hormone de croissance l.f. (GH-RH)

growth hormone-releasing hormone

Polypeptide de 44 acides aminés d’origine hypothalamique qui stimule la sécrétion antéhypophysaire de l'hormone de croissance.
Libérée dans la circulation sanguine du système porte hypothalamo-hypophysaire, la GH-RH se lie à un récepteur spécifique à 7 domaines transmembranaires des cellules somatotropes de l’antéhypophyse.
En alternative aux tests de stimulation classiques par l’hypoglycémie insulinique, les aminoacides (arginine, ornithine) ou l’association propranolol-glucagon, la GR-RH peut être utilisée pour évaluer la capacité sécrétoire de l’hormone de croissance par l’antéhypophyse.

I. D. Frantz Jr, biochimiste américain (1962), R. R. Deuben et J. Meites, physiologistes américains (1964), identifiée et synthétisée par R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine (1982), prix Nobel de médecine en 1977.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. somatolibérine , somatocrinine

Sigle angl. GR-RH

hormone de croissance

[ O4]

Édit. 2019

ichtyose érythrodermique avec anomalie des cheveux, retard mental et retard de croissance

ichthyosiform erythroderma with hair abnormality and mental and growth retardation

Ichtyose érythrodermique avec aspect de progéria, retard mental et trichothiodystrophie.
Carence en protéines riches en soufre avec, dès la naissance, présence d'une ichtyose érythrodermique sèche qui, en disparaissant, est remplacée par une hyperkératose de la face et du tronc. Cheveux, sourcils et cils sont épars, courts et cassants. Les oreilles sont dites de "chauve-souris". Il y a lipo-atrophie, retard mental et cataracte ponctuée. Diagnostic anténatal possible. L’affection est autosomique récessive (MIM 242170).

C. H. Tay, médecin interniste singapourien (1971)

Étym. gr. ichthus : poisson

Syn. Tay (syndrome de), trichothiodystrophie avec ichthyose congénitale, trichothiodystrophie de type II

ligne d'arrêt de croissance de Harris l.f.

Harris’ growth arrest line, Park's lines

Striation transversale dense située au niveau de la région métaphysaire, parallèle au cartilage de conjugaison, visible sur les radiographies.
Cette ligne est le témoin d'un trouble dans la croissance longitudinale de l'os par irritation, fracture ou contusion après intervention chirurgicale, etc. Elle migre avec la croissance par rapport à la physe.

H. A. Harris, anatomiste britannique (1931)

cartilage de conjugaison

[I1]

Édit. 2015

lignes de croissance métaphysaires l.f.p.

Park’s transverse lines, Park’s stress lines

En radiographie, lignes opaques transversales des métaphyses des os longs, découvertes dans des circonstances normales ou pathologiques, en dehors de toute symptomatologie.
Bilatérales et souvent symétriques, parfois multiples et dans ce cas parallèles les unes aux autres, elles correspondent à des bandes de calcification traversant l'os spongieux. Elles traduisent des variations dans la croissance osseuse.

E. A. Park et C. P. Richter, médecins américains (1953)

Syn. lignes d’arrêt de croissance

ostéochondrose vertébrale de croissance l.f.

Scheuermann’s disease

maladie de Scheuerman

[I,O1]

Édit. 2017

phases de croissance l.f.p.

growth phases

Phases que l'on distingue sur la courbe représentant la croissance d'une culture microbienne en fonction du temps.

pseudo-anodontie, atrophie optique, retard de croissance et alopécie l.f.

growth retardation, alopecia, pseudoanodontia and optic atrophy

Gapo syndrome

retard de croissance intra-utérin dysharmonieux l.m.

dysharmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)

Défaut de croissance du fœtus in utero touchant dans un premier temps l'abdomen et respectant le cerveau, le plus souvent dû à une maladie vasculaire ou un tabagisme maternel.

retard de croissance intra-utérin global l.m.

global intra-uterine growth retardation (IUGR)

Défaut de croissance du fœtus in utero touchant d'emblée l'abdomen et le cerveau.
Décelé souvent dès le deuxième trimestre de la grossesse, il témoigne alors d'une embryopathie virale (la rubéole p. ex.), parasitaire (la toxoplasmose p. ex.) chromosomique, (une trisomie 18 ou 21 p. ex.), ou d'une toxicomanie par les morphiniques. Son pronostic est réservé.

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