développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 12 à 16 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (12 to 16 weeks)
Cette période correspond approximativement aux 17ème à 21ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 112 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la face est humanisée ; les cheveux apparaissent ; les muscles acquièrent une activité spontanée ; les dimensions de la tête et du corps s’harmonisent ;
- cavité buccale : palais dur et palais moue se différencient ; les différentes structures de l’hypophyse sont acquises ;
- pharynx et ses annexes : les lymphocytes colonisent les tonsilles ; la tonsille pharyngée se développe ;
- tube digestif et ses glandes : les glandes gastriques et intestinales se développent ; le duodénum et le côlon s’accolent sur la paroi du corps ; le méconium s’accumule ;
- système respiratoire : les sinus nasaux accessoires se développent ; les glandes trachéales apparaissent ; le mésoderme devient plus abondant entre les alvéoles pulmonaires ; les fibres élastiques apparaissent dans les poumons ;
- cavité cœlomique et les mésos : le grand omentum s’accole au côlon transverse et à son méso ; le mésoduodénum et les portions ascendante et descendante du mésocôlon se fixent sur la paroi du corps ;
- système urogénital : les reins acquièrent leur forme et leur organisation typiques ; le testicule est en position pour sa descente ultérieure dans le scrotum ; l’utérus et le vagin sont identifiables comme tels ; le mésonéphros involue ;
- système vasculaire : les structures sanguines de la rate entrent en activité ; la musculature du cœur est plus structurée ;
- système squelettique : de nombreux os sont distinctement identifiables dans l’ensemble du corps ; apparition des cavités articulaires ;
- système musculaire : le muscle cardiaque apparu dans les dernières semaines est maintenant plus organisé ; les mouvements musculaires in utero peuvent être ressentis ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme s’adjoint d’autres couches ; les poils corporels commencent à se développer ; les glandes sudoripares apparaissent ; les premières glandes sébacées se différencient ;
- système nerveux : les hémisphères recouvrent la majeure partie du cerveau ; les lobes cérébraux se délimitent ; les colliculus s’individualisent ; le cervelet prend du relief ;
- organes des sens : œil, oreilles et nez ont grossièrement atteint leur aspect typique ; dans leur ensemble les organes des sens sont différenciés ;
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 16 à 40 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (16 to 40 weeks)
Cette période correspond approximativement aux 22ème à 38ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 160 mm. ; la taille allongée de naissance est en moyenne de 350mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la pilosité du lanugo apparaît ; le vernix caseosa s’amasse ; le corps amaigri est mieux proportionné ; le fœtus amaigri est ridé et rouge ; les paupières ptosiques s’ouvrent à nouveau ; les testicules ont gagné le scrotum ; la graisse s’accumule, les rides s’adoucissent ; le corps s’arrondit ;
- cavité buccale : l’émail et la dentine se déposent ; la tonsille linguale se forme ; les dents permanentes primordiales s’ébauchent ; les dents de lait ne font pas éruption à la naissance ;
- pharynx et ses annexes : les tonsilles ont pris leur structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les nodules lymphatiques et la muscularis mucosae de l’intestin sont en place ; le côlon ascendant est identifiable ; l’appendice vermiculaire s’allonge derrière le caecum ; les grosses glandes oesophagiennes se forment ;
- système respiratoire : l’ossification du nez commence ; les narines s’ouvrent à nouveau ; l’épithélium pulmonaire cuboïdal disparait des alvéoles ; seules les ramifications pulmonaires de 2ème et 3ème ordre sont complètes ; les sinus frontaux et sphénoïdaux sont encore très incomplets ;
- cavité cœlomique et les mésos : les accolements mésentériques sont complets ; les sacs vaginaux sont descendus dans le scrotum ;
- système urogénital : le sinus urogénital femelle devient un vestibule peu profond ; la lumière vaginale se reforme ; les glandes utérines apparaissent ; les tubules rénaux arrêtent leur formation à la naissance ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse s’accroît dans la moelle osseuse et diminue dans le foie ; la rate acquiert sa structure typique ;
- système squelettique : les os du carpe et du tarse et le sternum s’ossifient plus tard, un peu après la naissance ; de nombreux centres épiphysaires apparaissent après la naissance et beaucoup durant l’adolescence ;
- système musculaire : le développement des muscles périnéaux est terminé ;
- téguments et leurs annexes : le vernix caseosa est visible ; l’épiderme se kératinise ; le lit des ongles apparait ; les cheveux poussent ; les glandes mammaires primordiales bourgeonnent ; ces bourgeons se ramifient et se creusent ; l’ongle atteint l’extrémité des doigts ; la pilosité du lanugo pousse puis disparait ;
- système nerveux : les commissures sont complètes ; la myélinisation de la moelle spinale commence ; le cortex cérébral acquiert ses couches caractéristiques ; les fissures et les gyrus cérébraux apparaissent rapidement ; la myélinisation du cerveau commence ;
- organes des sens : le nez et l’oreille sont ossifiés ; la tunique vasculaire du cristallin est à son développement maximum ; les couches rétiniennes sont complètes et la lumière perçue ; le sens du toucher est présent ; les paupières sont ouvertes ; les cellules mastoïdiennes ne sont pas formées ; l’oreille est sourde à la naissance.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
embryon n.m.
embryo (TE)
embryo
Produit de la conception par conjugaison de deux gamètes, l’un mâle, l’autre femelle, correspondant à la première période du développement de l’œuf après la fécondation, dans le règne animal et dans le règne végétal.
Chez les ovipares, la période embryonnaire s’étend des premières segmentations de l’œuf (cellule initiale fécondée) jusqu’au moment où l’embryon se libère des enveloppes vitellines.
Chez les mammifères en général (vivipares), la période in utero comporte deux étapes, l’embryogénèse, période durant laquelle la cellule initiale fécondée se multiplie et se différencie en tissus et organes de plus en plus complexes (stades Carnegie 1 à 23), et l’organogénèse (stade fœtal ou de gestation) durant laquelle, tous les organes étant en place, ils n’ont plus qu’à croître (8 séquences de gestation de la 8ème à la 38ème semaine dans la chronologie de Streeter).
Chez l’Homme, le passage de l’état d’embryon à l’état de fœtus se situe vers la septième semaine après la conception, lorsque l’embryon atteint une dimension vertex-coccyx de 17 mm : c’est « l’horizon XIX » de Streeter. C’est durant la période embryonnaire que peuvent se constituer la plupart des malformations congénitales décelables ou non en échographie prénatale. Durant cette période l’embryon est très vulnérable à tous les agents extérieurs (physiques, chimiques, microbiologiques) responsables potentiels de malformations acquises.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1873-1948)
Étym. gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), embryogénèse, période pré-embryonnaire, période embryonnaire, fœtus, fœtogénèse, organogénèse, période f&oe
[A4]
Édit. 2019
embryon préblastocystique l.m.
embryo praeblastocysticus (TE)
preblastocystic embryo
Embryon dont le développement tout initial correspond aux stades Carnegie 1 à 2 et aux horizons I à II de Streeter.
Cette étape de la période pré-embryonnaire s’étend de la fécondation au 2ème jour.
A cette période l’embryon comprend la cellule unique du follicule ovarien fécondée puis l’œuf en cours de segmentation jusqu’au stade de 8 blastomères.
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, follicule ovarien, blastomère
[A4]
Édit. 2019
embryon prégastrulation l.m.
embryo praegastrulationis (TE)
pregastrulation embryo
Embryon dont le développement correspond aux stades Carnegie 1 à 6a et aux horizons I à VI de Streeter.
Le blastocyste implanté s’enfouit plus profondément dans l’endomètre par des villosités choriales plus ramifiées.
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, blastocyste
[A4]
Édit. 2019
embryon préimplantatoire l.m.
embryo implantationis (TE)
preimplantation embryo
Embryon obtenu par fécondation in vitro avant implantation dans l’utérus, dont le développement correspond aux stades Carnegie 1 à 4 et aux horizons I à IV de Streeter.
Durant ces périodes l’ovocyte fécondé subit une série de divisions mitotiques aboutissant à la formation des blastomères. Au 3ème jour la division cellulaire à 16 cellules donne la morula libre dépourvue de villosités (horizons I – III de Streeter). L’implantation de la morula libre dans la cavité utérine reproduit sa pénétration naturelle ; la morula libre devient villeuse et pénètre dans la muqueuse utérine au niveau des cellules trophoblastiques situées au pôle embryonnaire ; cette pénétration est favorisée par l’action de la muqueuse utérine (stade Carnegie 4 ; horizon IV de Streeter). Le zygote est alors appelé blastocyste.
En droit, l’embryon pendant sa phase préimplantatoire n’est pas une personne au sens habituel du terme. (Conseil de l’Europe, Documents de séance, 3-8 octobre 1988).
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, blastomère, morula, cellules trophoblastiques, pôle embryonnaire, zygote, blastocyste
[A4]
Édit. 2019
embryon unicellulaire l.m.
embryo unicellulare (TE)
single celle embryo
Follicule ovarien au premier jour de la fécondation par le spermatozoïde, avant la première division en deux blastomères.
Cette étape très brève correspond au stade Carnegie 1 et au tout début de l’horizon I de Streeter. Cette fécondation peut avoir lieu à n’importe quel niveau de la filière ovaro-utérine, y compris en intra-abdominal, ce qui explique la diversité de localisation des grossesses extra-utérines.
Syn. stade de la cellule unique
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, follicule ovarien, blastomères
[A4]
Édit. 2019
pôle caudal de l'embryon l.m.
polus caudalis embryonis (TE)
caudal pole of embryo, caudal end of embryo
Extrémité postérieure ou distale de l’embryon.
Au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire, la ligne primitive établit l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent son orientation cranio-caudale et le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
La dimension vertex-coccyx (VC) de l’embryon mesure la distance entre le pôle caudal et le pôle rostral.
Étym. lat. polus : axe du monde ; cauda : queue ; gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
→ embryon, gastrulation, ligne primitive, distance vertex-coccyx
[A4,O6]
pôle céphalique de l'embryon l.m.
[A4,O6]
pôle crânial de l'embryon l.m.
[A4,O6]
pôle rostral de l'embryon l.m.
polus rostralis embryonis (TE)
rostral pole of embryo, rostral end of embryo
Extrémité antérieure ou crâniale de l’embryon.
Au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire, la ligne primitive établit l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent son orientation cranio-caudale et le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
La dimension vertex-coccyx (VC) de l’embryon mesure la distance entre le pôle rostral et le pôle caudal.
Étym. lat. polus : axe du monde ; rostrum : bec, éperon ; gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
Syn. pôle crânial de l’embryon, pôle céphalique de l’embryon
→ embryon, gastrulation, ligne primitive, distance vertex-coccyx
[A4,O6]
tube vasculaire endothélial de l'embryon l.m.
1ère ébauche du système vasculaire de l’embryon apparue au milieu de la 3ème semaine, dans la période présomitique, par l’individualisation de « cellules cardiaques » situées dans l’épiblaste, immédiatement en dehors de la ligne primitive.
Ces cellules, situées dans l’épiblaste migrent à travers la ligne primitive. Elles gagnent l’aire cardiaque au contact de la membrane pharyngienne et de la plaque neurale. Elles sont situées dans la splanchnopleure intraembryonnaire. La migration commence par les cellules destinées à la partie supérieure de cœur et aux gros vaisseaux puis par celles destinées aux parties distales, ventricule et sinus veineux. Au contact du feuillet entoblastique de la membrane pharyngienne elles se transforment en myoblastes cardiaques tandis que les cellules endocardiques (angioblastes) se multiplient dans le mésoblaste en amas cellulaires angioformateurs. Ces amas confluent pour former le tube vasculaire endothélial entouré des myoblastes. Sa partie antérieure constitue l’aire cardiaque autour de laquelle s’individualise la cavité péricardique à partir de la cavité cœlomique. La splanchnopleure intraembryonnaire formera l’épicarde ou péricarde viscéral.
En aval de l’aire cardiaque du tube vasculaire endothélial d’autres amas cellulaires angioformateurs apparaissent de chaque côté de la ligne médiane. Creusés d’une lumière ils forment la paire des aortes dorsales qui entreront en connexion avec le tube vasculaire endothélial.
→ épiblaste, ligne primitive, aire cardiaque, membrane pharyngienne, plaque neurale, cavité cœlomique, splanchnopleure intraembryonnaire
[A4,K2,K4,O6]
scission d'embryon l.f.
Syn. scission embryonnaire, séparation blastomérique, scission de blastocyste, scission gémellaire
[A4, O6, Q1, Q4]
Édit. 2019
ARN de transfert l.m.
transfer RNA
Acide ribonucléique de petite dimension comportant 70 à 90 nucléotides, impliqué dans l’assemblage séquentiel des acides aminés lors de la Synthèse des protéines au niveau des ribosomes.
Chaque ARNt est spécifique d’un acide aminé donné et contient un triplet de bases complémentaires (anticodon) à un triplet (codon) du RNA messager. Tous les ARNt présentent une extrémité CCA-OH 3' sur laquelle peut être attaché l'acide aminé correspondant, et trois boucles en épingle à cheveux constituant des domaines « doubles brins » ; la deuxième boucle présente à son extrémité un triplet de nucléotides dit « anticodon » complémentaire antisens du codon de l'ARNm sur lequel il se fixe lors de la biosynthèse d'une protéine.
Les ARNt sont Syn.thétisés à partir d'une séquence complémentaire d'ADN par l'action d'une ARN-polymérase III.
Sigle : ARNt (ou tRNA)
capacité de transfert pulmonaire l.f.
[C2,K1]
facteur de transfert l.m.
transfer factor
1) En génétique, ensemble des gènes responsables du transfert dans un plasmide conjugatif.
On les nomme gènes de transfert.
2) En immunologie, facteur capable de transférer la mémoire immunitaire des lymphocytes vis à vis d'un antigène à d'autres lymphocytes non sensibilisés.
→ facteur sexuel, facteur RTF, plasmide conjugatif
[Q1,D1,F3]
Édit. 2018
fonction de modulation de transfert l.f.
modulation transfer function
Fonction qui décrit la différence entre le signal d'entrée et le signal de sortie.
Ce concept s'applique essentiellement aux fonctions linéaires mais il est étendu à de nombreux domaines qui comportent des éléments linéaires, qu'il s'agisse d'un amplificateur, d'un milieu optique ou même d'un capteur biologique. On parle du profil de la fonction de modulation de transfert de l'œil humain pour décrire la sensibilité de l'observateur en fonction de la fréquence spatiale et temporelle du stimulus.
[P1, B2, B3, B4]
Édit. 2018
fonction de transfert l.f.
transfert function
En termes de traitement du signal, la fonction de transfert d'un filtre se définit comme la transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle du filtre. Par extension, on appellera fonction de transfert ou encore fonction de pondération d'un système quelconque la distorsion appliquée par ce système au signal d'entrée et modifiant plus ou moins les caractéristiques du signal de sortie.
C'est ainsi qu'on a pu utiliser cette notion concernant les propriétés optiques du système visuel et parler de la fonction de transfert de l'œil (Arnulf) comme représentant l'ensemble des déformations de l'image entraînées par la traversée des milieux transparents antérieurs combinée à la projection sur la surface hémisphérique de la rétine. Une telle étude a conduit à des expériences très fines de psychophysique et a apporté de nouvelles connaissances importantes sur l'aspect fonctionnel de notre vision.
A. Arnulf, physicien français (1960)
[B3, P1]
Édit. 2018
fonction transfert de modulation (FTM) l.f.
modulation transfer function
Fonction mathématique donnant, pour chaque valeur des fréquences spatiales, le rapport entre la modulation-image (modulation du signal de sortie du système d'imagerie) et la modulation-objet (modulation du signal d'entrée du système).
La FTM d'un système est la transformée de Fourier de sa fonction de dispersion ponctuelle ; mais l'action d'un système d'imagerie passant de l'objet à l'image peut se décrire par une série d'opérations mathématiques sur les modulations successives.
P. ex. dans un amplificateur de luminance, on caractérise les performances du système en prenant en compte les différentes FTM de la chaîne d'amplification : énergie des photons X incidents, puis amplification électronique, puis énergie des photons lumineux de sortie.
→ modulation, transformée de Fourier
[B2]
Édit. 2018
gène de transfert l.m.
transfer gene, TRA
protéine de transfert des esters de cholestérol l.f.p.
cholesteryl ester transfer protein
Glycoprotéine plasmatique servant au transfert du cholestérol estérifié entre les lipoprotéines HDL, anti-athérogènes , et LDL, pro-athérogènes.
L’utilisation d’inhibiteurs de de la cholesteryl ester transfer protein a été proposée pour inhiber l’athérogenèse.
Abrév. CETP
transfert n.m.
1) En anatomie (angl. transfer), déplacement complet d’un organe, selon un protocole chirurgical préétabli, soit chez un même individu, soit entre deux individus différents.
2) En psychanalyse (angl. transference), ensemble des manifestations conscientes et inconscientes qui marquent dans la cure la singularité de la relation de l'analysant à l'analyste.
Repéré par S. Freud à partir du traitement d'Anna O. par J. Breuer, dans sa dimension de résistance à la guérison, le transfert est devenu le socle sur lequel il a inventé la psychanalyse et ses principes. C'est autour des questions que soulève ce concept que se jouent aussi bien l'installation d'une relation analytique, son maniement dans la cure, que son devenir à la fin d'une analyse.
S. Freud neurologue autrichien (1856-1939) J. Breuer, physiologiste autrichien (1842-1925)
transfert d'aimantation en IRM l.m.
magnetization transfer
En IRM, lors de l'examen d'un tissu contenant un nombre non négligeable de protons fixes ou peu mobiles (tissu cérébral, muscles, membranes), technique consistant à ajouter à l'impulsion de radiofréquence correspondant à la fréquence de Larmor des protons mobiles, une autre impulsion de fréquence légèrement décalée.
Cette onde décalée a pour résultat de saturer les protons fixes ou peu mobiles, sans agir directement sur les protons mobiles. Mais du fait du phénomène de transfert de saturation, ces derniers se trouvent indirectement affectés : la saturation des protons fixes ou peu mobiles s'effectue au détriment des protons mobiles ; leur aimantation et donc le signal de ceux-ci s’en trouvent diminués. (Il y a un transfert d'aimantation du pool des protons mobiles vers celui des protons fixes). Il en résulte une diminution du signal du tissu concerné.
Cette technique est utilisée en angiographie par résonance magnétique, où elle permet de réduire le signal de certains tissus sans modifier celui du sang (qui ne contient que des protons mobiles). Le résultat est une augmentation du contraste sang/tissus, permettant une meilleure visualisation des petits vaisseaux.
→ transfert de saturation en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
transfert de gènes l.m.
Introduction d’un ADN étranger dans une cellule
[Q1]
Édit. 2018
transfert de noyaux de cellules somatiques l.m.
somatic cell nuclear transfer (SCNT)
Technique consistant à transférer le noyau d’une cellule somatique dans un ovule énucléé afin de donner naissance à un embryon pouvant être transféré dans l’utérus d’une mère porteuse (clonage reproductif) ou dont les cellules peuvent être utilisées à titre thérapeutique (clonage à visée thérapeutique).
Cette méthode s’est illustrée par la naissance de la brebis Dolly. On parle de clonage parce que l’animal né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que le donneur à partir duquel la cellule somatique a été prélevée. Le clonage reproductif est interdit dans l’espèce humaine. Le clonage à visée thérapeutique a l’intérêt théorique de fournir des cellules à greffer identiques à celles du receveur, ce qui évite tout rejet .Il pose chez l’Homme des problèmes éthiques majeurs puisqu’il suppose la création d’un embryon humain secondairement détruit. L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites autologues supprime également le risque de rejet tout en évitant le problème éthique.