Bert (effet Paul) l.m.
Bert's effect
Toxicité cérébrale de l'oxygène hyperbare qui se traduit par des convulsions généralisées avec perte de connaissance.
Édit.2017
P. Bert, physiologiste français (1878)
Bezold-Brücke (effet) l.m.
Bezold-Brücke’s effect
Variation de la tonalité en fonction de la luminance du stimulus.
L'appellation "effet Bezold-Brücke" désigne plus particulièrement le fait qu'aux luminances élevées toutes les teintes du spectre tendent vers deux teintes fixes : bleu et jaune.
J. von Bezold, météorologue et physicien allemand (1874) ; E. von Brücke, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1878)
[P2]
Édit. 2018
blouse blanche (effet) l.m.
white coat effect, white coat hypertension
Désigne familièrment les accès tensionnels apparaissant lors de l’examen médical.
D. Ayman, A.D. Goldshine, médecins américains (1940)
Syn. : hypertension artérielle labile
Édit. 2017
Bohr (effet) l.m.
Bohr’s effect
Influence inhibitrice du dioxyde de carbone pour la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Ce mécanisme physiologique de régulation de l’affinité pour l’oxygène(O2) de l’hémoglobine (Hb) par le dioxyde de carbone (CO2) est dû à la fixation des protons H+ sur certains sites de la molécule désoxygénée, stabilisant ainsi, en agissant sur des effecteurs hétérotropes, la structure T à faible affinité pour l’oxygène
L'affinité de l'Hb pour l'O2 se mesure par la quantité d'O2 fixée sur elle.
L’effet Bohr est chiffré par la quantité de protons libérés par sous-unité d’Hb lors du passage de la forme désoxygénée à la forme oxygénée. Sa valeur normale est de – 0,5.
En pathologie, l'Hb anormale des hématies falciformes dans la drépanocytose et dans certaines intoxications, notamment celles qui transforment l'Hb en méthémoglobine, ralentit la fixation d'O2 et diminue l'affinité. La réduction de la concentration en Hb dans le sang ne la modifie pas : la courbe de dissociation reste normale dans l'anémie par dilution (hémorragie, etc.). Dans l'anémie chronique il y a en outre une adaptation de la concentration de 2,3-DPG.
Ch. Bohr, physiologiste danois (1904)
→ effet Haldane, diphosphoglycérate (2,3-DPG), drépanocytose, saturation oxyhémoglobinée
[Cette réaction réversible règle la pO2 en fonction de la quantité d'O2 fixée sur l'Hb. Elle est représentée par la courbe sigmoïde de dissociation de l'hémoglobine en fonction de la pO2. Une diminution de la pCO2 augmente l'affinité lors des échanges entr]
Édit. 2017
Bowditch (effet) l. m.
Bowditch’s effect
L’accélération de la fréquence cardiaque produit une augmentation homéométrque de la contractilité.
H. P. Bowdicth, physiologiste américain (1871)
Édit. 2017
bride (effet de) l.m.
leash effect
Édit. 2017
cohorte (effet de) l.m.
cohort effect
La cohorte étant un ensemble d'individus qui ont vécu un même évènement en même temps, l'effet de cohorte désigne les modifications que va subir le groupe, qui résultent des caractéristiques définissant celle-ci et sont une source possible de biais d'interprétations.
[E1]
Compton (effet) l.m.
Compton effect
A. H. Compton, physicien américain, prix Nobel de physique en 1927 (1923)
[B1]
Coriolis (accélération de, effet) l.f. et l.m.
Coriolis’ effect
Accélération à laquelle est soumis un mobile sur une trajectoire courbe, non plane, ou lorsqu’un mobile est en rotation autour d’un axe dont l’orientation varie.
Un effet Coriolis peut par exemple être obtenu chez l’homme sous la forme d’une violente illusion de mouvement survenant lors d’une rotation régulière, de vitesse constante, lorsque le sujet bouge brusquement la tête dans un plan différent de celui de la rotation.
G-G. de Coriolis, mathématicien et ingénieur français (1838)
[B1]
courbe dose-effet l.f.
dose effect curve
Courbe de l'effet observé sur des cellules, en fonction de la dose de rayonnement.
Cette relation est exponentielle pour les bactéries ; la courbe comporte un épaulement pour les cellules humaines.
[F2]
doppler (effet) l.m.
doppler effect Fi
Lorsqu'une source sonore est en mouvement par rapport à un observateur, la fréquence du son (sa hauteur) recueillie est modifiée en raison du mouvement relatif de la source : les ondes sonores se trouvent comprimées si la source se rapproche (son plus aigu), ou dilatées si elle s'écarte (son plus grave).
La variation de fréquence de l'onde, ∆N, est égale à sa fréquence initiale, N, corrigée par le rapport de la vitesse de déplacement relatif de la source, v, à l'écart, V - v, entre cette vitesse et la célérité, V, de l'onde :
Le phénomène est identique pour les ultrasons ou les ondes lumineuses (Fizeau) : étant donné leur fréquence élevée, les ultrasons et les ondes lumineuses sont très sensibles à l'effet Doppler. Lors de la réflexion d'une onde sur une surface en mouvement, cette surface devient une source virtuelle et l'effet Doppler-Fizeau permet de mesurer la vitesse de déplacement de la surface réfléchissante. On utilise soit une émission continue pour mesurer la vitesse de déplacement, soit une émission pulsée qui permet en outre, de mesurer le temps de retour des échos et d'obtenir ainsi la distance (principe du radar).
L'échographie utilise cet effet pour mesurer le déplacement des structures en mouvement (ex. valves cardiaques) et apprécier les débits sanguins (aorte, carotides, artères rénales, fémorales, etc.).
La modification de fréquence des ultrasons réfléchis par les hématies, permet d’apprécier la vitesse et le débit du courant sanguin et de détecter une anomalie circulatoire. Réalisé dans ce but, l’examen transcutané ou intravasculaire en un point quelconque du système vasculaire, est désigné par extension simplificatrice, sous le nom de doppler.
En obstétrique, il est utilisé pour capter les mouvements des valves cardiaques du fœtus, signal qui permet le calcul instantané du rythme cardiaque. Il est aussi utilisé pour la mesure du débit sanguin dans la circulation fœtale et dans les artères utérines maternelles. Ses indications sont alors essentiellement les grossesses à risque, le retard de croissance intra-utérin, la toxémie gravidique, le diabète ancien ou gestationnel, une affection placentaire.
C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien (1842) et (indépendamment), A. H. Fizeau, physicien français (1848)
Syn. effet Doppler-Fizeau
dose-effet (relation) l.f.
dose-effect relationship
Rapport existant dans un système biologique entre l'action produite par une substance et la quantité administrée : plus souvent logarithmique que linéaire.
L'absence de seuil spécifique d'activité est l'une des caractéristiques de l'éthanol, avec une variabilité importante chez un individu et entre individus, même si beaucoup d'effets de l'ingestion d'éthanol restent fonction des quantités absorbées.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
→ buveur excessif, tolérance en alcoologie, vulnérabilité à l'alcool
dose iso-effet l.f.
isoeffect dose
Dose qui produit un effet biologique déterminé et dont la valeur change lorsqu’on modifie un paramètre de l’irradiation.
Elle se rapporte généralement à une modification de l’étalement ou du fractionnement de l’irradiation: par ex. des doses de 25 Gy, en 5 séances de 5 Gy, et de 30 Gy, en 15 séances de 2 Gy, produisent la même desquamation cutanée, et sont des doses iso-effet. Une modification du fractionnement, de l’étalement (ou d’un autre paramètre) peut entraîner une variation différente de la dose iso-effet selon les effets considérés.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
effet additif l.m.
additive effect
Effet combiné produit par l’action de deux ou plusieurs agents, égal à la somme de leurs effets séparés.
En génétique, pour un caractère simple, somme des effets moyens des allèles homologues impliqués. Pour un caractère quantitatif, somme des effets moyens des allèles pour tous les gènes intervenant dans son expression.
Syn. effet d'additivité
→ effet de dominance, effet d'épistasie, héritabilité, caractère additif, caractère non additif
[Q1]
Édit. 2019
effet antabuse l.m.
Troubles vasomoteurs avec érythème, bouffées de chaleur et hypotensio, dus à l’ingestion simultanée de coprins (C. atramentarius ou C. noir) et d’alcool.
→ coprin, accidents précoces par ingestion de champignons, aldéhyde-déshydrogénase
[G2, G4, G5]
Édit. 2019
effet Auger l.m.
Auger effect
En physique corpusculaire, éjection d'un électron consécutive à une transition électronique dans un atome excité ou ionisé.
L'énergie libérée par la transition est le plus souvent rayonnée sous forme d'un photon de fluorescence, mais, surtout dans les atomes légers, elle peut être transférée à un électron périphérique qui est éjecté, ce qui entraîne une nouvelle ionisation.
P. Auger, physicien français (1923)
[B1]
Édit. 2019
effet blouse blanche l.f.
white coat effect
Expression qui traduit les fausses élévations de la pression artérielle induites par l’émotivité du patient.
[H4, K2,,K4]
Édit. 2019
effet cis l.m.
cis effect
Chez les bactéries, effet d’une séquence d’ADN sur une autre séquence d’ADN contigüe sans l’intermédiaire d’une protéine diffusible.
Ex.action d’un promoteur sur l’expression d’un gène adjacent.
[Q1]
Édit. 2018
effet columellaire l.f.
collumelar effect procedure
Jeu physiologique normal des fenêtres ronde et ovale, permettant aux liquides labyrinthiques d’entrer en mouvement.
[ P1]
Édit. 2019
effet Compton l.m.
Compton effect
Interaction entre un photon incident X ou γ et un électron libre (ou faiblement lié) d’un atome.
Le photon cède une partie de son énergie à l'électron qui est éjecté (électron Compton ou de recul), le reste de son énergie étant emporté par un photon (photon diffusé). Il en résulte une atténuation du faisceau à la sortie.
Ce mécanisme majeur de l'atténuation du rayonnement, de l'apparition de photons diffusés et de l'absorption d'énergie par le milieu est le plus important dans les applications médicales des rayons X et γ.
A. H. Compton, physicien américain, prix Nobel de physique en 1927 (1923)
→ photon
[B1, B2]
Édit. 2019
effet Coriolis l.m.
Coriolis’ effect
G-G. de Coriolis, mathématicien et ingénieur français (1838)
[B1]
Édit. 2019
effet cytopathogène l.m.
cytopathic effect
Altération cellulaire liée à l'action des virus qui, par leur réplication, interfèrent avec le métabolisme de la cellule-hôte.
Les principales lésions cellulaires ainsi produites sont la lyse cellulaire, les altérations du cytosquelette, la formation de cellules géantes, de koïlocytes et les corps d'inclusion.
[D1]
Édit. 2019
effet de barrière l.m.
barrier effect
Résistance, exercée par la flore autochtone du tube digestif, qu'un animal holoxénique oppose à la colonisation par les bactéries exogènes quotidiennement ingérées.
[D1, D2, L1]
Édit. 2019
effet de cohorte l.m.
cohort effect
L'effet de cohorte désigne les modifications que va subir un ensemble d'individus qui ont vécu un même évènement en même temps.
Il en résulte des caractéristiques définissant cet effet qui sont une source possible de biais d'interprétations.
[E1]
Édit. 2019
effet de dominance l.m.
dominance effect
Pour un caractère génétique oligogénique, interaction entre allèles homologues d'un même locus, et, pour un caractère polygénique, somme de ces interactions pour tous les gènes intervenant dans son expression.
[Q1]
Édit. 2019