système nerveux parasympathique l.m.
parasympathetic nervous system
Ensemble de fibres nerveuses issues des régions crâniennes (nerfs III, VII, VIIbis, IX et X), et sacrées, dont les effets physiologiques sont généralement opposés au système nerveux sympathique : leur action met en jeu un médiateur chimique, l’acétylcholine.
Les inhibiteurs de la cholinestérase (ésérine, génésérine) sont des médicaments parasympathomimétiques.
système nerveux périphérique l.m.
systema nervosum periphericum, pars peripherica systema nervosi (TA)
peripheral nervous system
Ensemble de tous les organes du système nerveux qui n’appartiennent pas au système nerveux central.
Ce sont les ganglions, les nerfs et les plexus.
système nerveux sympathique l.m.
Pars sympatica (Pars autonomica systematis nervosi peripherici) (TA)
sympathetic nervous system
Système nerveux périphérique régulant la vie organique et végétative en agissant sur les viscères par l'intermédiaire de l'adrénaline et de la noradrénaline.
Il est constitué par des réseaux de nerfs et de ganglions localisés dans la chaîne latérovertébrale, en rapport avec les nerfs rachidiens (rameaux communicants) ainsi que par des plexus périviscéraux et viscéraux.
Le sympathique, au sens traditionnel tombé en désuétude dans l’usage médical, comprend deux systèmes complémentaires : orthosympathique et parasympathique. Au sens étroit actuellement en usage, sympathique est synonyme d'orthosympathique, autrefois dit grand sympathique.
Les anciens anatomistes considéraient la chaîne des ganglions paravertébraux comme un tronc nerveux distribuant des nerfs aux différents viscères. Ils l'ont appelé «nerf grand harmonisateur» (en latin, nervus harmonicus magnus gangliosus, transposé en grec «grand sympathique») parce qu'il semblait assurer la mise en communauté des sentiments que ces viscères étaient supposés abriter.
Étym. angl. sympathetic (1765), transposition d'harmoniser sous forme grecque (sumpatheia : ce qu'on ressent ensemble, sun - pathos).
→ système nerveux autonome, ganglion sympathique
système nerveux sympathique de l'utérus l.m.
uterine autonomous (sympathetic) nervous system
Partie du système sympathique et parasympathique constituant le plexus hypogastrique qui contrôle la sensibilité et la motricité de l'utérus.
Il pourrait jouer un rôle dans l'initiation et la maîtrise de la parturition, notamment par l'interaction de ses récepteurs α-stimulateurs et β-inhibiteurs de la contractilité du myomètre.
système nerveux végétatif l.m.
vegetative (autonomous) nervous system
Syn. système nerveux autonome, système viscéral
→ système nerveux autonome, ganglion sympathique, hypothalamus
angéite primitive du système nerveux central l.f.
Affection rare caractérisée par des lésions inflammatoires de la paroi des artérioles et des artères de petit et moyen calibre, limitées au système nerveux central, survenant sans cause identifiée.
Le diagnostic en est très difficile du fait de l'extrême polymorphisme et de l'absence de spécificité de la présentation clinique et des anomalies observées en neuro-imagerie. L’affection est suspectée en présence de déficits neurologiques focaux associés à des troubles cognitifs et/ou de la conscience, précédés par des céphalées inhabituelles La distinction avec le syndrome d'angiopathie cérébrale aiguë réversible est parfois très délicate. Le diagnostic de certitude est histologique. il s'agit d'un diagnostic d'exclusion. Le traitement de cette affection spontanément mortelle repose sur l'association de corticoïdes et d'immunosuppresseurs qui permet une amélioration dans la majorité des cas.
H. Cravioto, I. Feigin (1959)
[H1]
Édit. 2018
système immunitaire cutané l.m.
skin immune system
Locution employée pour signifier que l'épiderme contient toutes les cellules et molécules nécessaires à l'induction et à l'expression d'une réponse immunitaire, les éléments principaux de ce système étant les cellules de Langerhans et les kératinocytes.
rameau cutané fessier du nerf cutané postérieur de la cuisse l.m.
→ nerfs inférieurs de la fesse
bourse séreuse du pyramidal l.f.
Édit. 2017
faisceau pyramidal l.m.
[A1,H1]
Édit. 2018
lobe pyramidal de la glande thyroïde l.m.
lobus pyramidalis glandulae thyroideae (TA)
pyramidal lobe of thyroid gland
Prolongement inconstant, de hauteur variable, émanant du bord supérieur de l’isthme de la glande thyroïde, à gauche de la ligne médiane.
Il monte au-devant du cartilage thyroïde et peut se prolonger jusqu’à l’os hyoïde, à la face postérieure duquel il s’insère. Il se continue parfois au-dessus de l’os hyoïde par le canal
thyréo-glosse.
P. Lalouette, médecin français, (1711-1792) ; G. Morgagni, anatomiste et anatomo-pathologiste italien (1682-1771)
Syn. anc. pyramide de Lalouette ; corde du corps thyroïde ; colonne du corps thyroïde ; corne du corps thyroïde, appendice de Morgagni, processus pyramidal ; pyramide glanduleuse
muscle pyramidal de l'abdomen l.m.
musculus pyramidalis abdominalis (TA)
pyramidalis of abdomen
Petit muscle aplati, situé à la partie inférieure de la paroi abdominale antérieure.
Il s’insère sur la symphyse et sur le tubercule pubien. Il se porte vers le haut en se rétrécissant progressivement pour se terminer sur la ligne blanche. Il a probablement une action de mise en tension de la ligne blanche. Il est innervé par des rameaux du dernier nerf intercostal, de nerf ilio-hypogastrique et du nerf inguinal.
muscle pyramidal de l'auricule l.m.
musculus pyramidalis auriculae (TA)
pyramidalis muscle of auricle
Muscle peaucier inconstant, long, grêle et arrondi annexé à l’auricule.
Il se détache du sommet du tragus et se porte en haut pour se terminer sur l’épine de l’hélix. Il rapproche le tragus de l’hélix. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.
M. Sappey, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1853) ; G. Schwalbe, anatomiste et physiologiste allemand (1844-1916)
Syn. anc. muscle pyramidal du pavillon, faisceau accessoire du muscle du tragus de Sappey, faisceau superficiel du muscle du tragus de Sappey, musculus tragohelicinus de Schwalbe
muscle pyramidal du bassin l.m.
muscle pyramidal du nez l.m.
muscle pyramidal du pavillon l.m.
→ muscle pyramidal de l'auricule
nerf du pyramidal l.m.
os pyramidal l.m.
Édit. 2017
processus pyramidal l.m.
→ lobe pyramidal de la glande thyroïde
processus pyramidal de l'os palatin l.m.
processus pyramidalis ossis palatini (TA)
pyramidal process of palatine bone
Forte saillie en forme de pyramide triangulaire qui se détache de la partie postérieure de l’angle formé par les lames perpendiculaires et horizontales de l’os palatin.
Elle s’encastre entre la tubérosité du maxillaire et le processus ptérygoïde de l’os sphénoïde en comblant l’incisure ptérygoïde.
Syn. anc. apophyse pyramidale du palatin
pyramidal n.m.
pyramidal (faisceau) l.m.
syndrome pyramidal l.m.
pyramidal tract syndrome
Ensemble de troubles moteurs et réflexes produits par des lésions de la voie motrice principale, soit unilatéraux (hémiplégie), soit bilatéraux (paraplégie), qui comprend des signes négatifs (déficit moteur central, abolition des réflexes cutanés abdominaux, notamment) et positifs, "de libération" (exagération du tonus et des réflexes ostéotendineux, signe de Babinski, syncinésies, réflexes de défense).
La sémiologie clinique est assez constante :
- déficit moteur sévère et massif (lésions aigües) ou plus modéré, qui doit parfois être mis en évidence par l'épreuve des bras tendus et par celles de Barré (sujet à plat ventre, jambes relevées à angle droit) ou de Mingazzini (patient sur le dos, cuisses et jambes à angle droit), avec atteinte possible du facial inférieur en cas de paralysie faciale centrale ;
- modifications du tonus et des réflexes ostéotendineux (hypotonie et abolition de ces réflexes dans les lésions aigües ou, bien plus souvent, hypertonie spastique, élastique, élément fondamental associé à l'exagération de la même réflectivité, diffusée, polycinétique) ;
- altérations des réflexes cutanés, avec disparition des réflexes cutanés abdominaux et réflexe cutané plantaire en extension (signe de Babinski), d'une grande valeur sémiologique ;
- syncinésies globales ou de coordination, exprimant la libération d'une "motilité nouvelle", par ex. flexion combinée de la cuisse et du tronc lorsque le malade essaie de s'asseoir (J. Babinski) ;
- réflexes de défense, observés dans les lésions sévères, pouvant à l'extrême constituer un triple retrait permanent (paraplégie en flexion, dite cutanéoréflexe).
Un déficit limité, brachiofacial ou même chéiro-oral, peut traduire une lésion corticale.
tractus pyramidal l.m.
tractus pyramidalis (TA)
pyramidal tract
Tractus de la motricité volontaire.
Né des grandes cellules pyramidales du gyrus précentral, il traverse la capsule interne, le pied du pédoncule cérébral et le pont. Il se divise dans la moelle allongée en deux parties : les fibres cortico-spinales directes ou antérieures et les fibres cortico-spinales croisées ou latérales. Les fibres cortico-spinales latérales, plus abondantes, traversent la ligne médiane pour se placer dans le cordon latéral de la moelle spinale en dehors de la tête de la corne postérieure. Elles se terminent dans les noyaux de la corne antérieure de la moelle spinale, faisant synapse avec le neurone terminal. Les fibres cortico-spinales directes croiseraient la ligne médiane à leur terminaison médullaire pour s’articuler avec le neurone terminal. Le tractus pyramidal véhicule également des fibres cortico-nucléaires bulbaires et des fibres cortico-réticulaires.
Syn. anc. faisceau cortico-spinal, faisceau pyramidal
tractus pyramidal antérieur l.m.
Syn. tractus corticospinal antérieur